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 Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...

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MessageSujet: Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...   Mer 13 Sep - 21:44

Bonjour à toutes et à tous,

Dans ce post, vous pouvez insérer vos documents concernant tous les monuments ou souvenirs de la bataille de Waterloo, 18 juin 1815.

Exclamation *Pour les néophytes : Merci de bien poster sur ce sujet en utilisant le bouton "répondre". Exclamation

Idea *Pour vous aidez à poster vos photos : http://lesapn.forumactif.fr/viewtopic.forum?t=11 Idea

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Moustache
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MessageSujet: Monument français dit de "L'Aigle blessé"   Jeu 5 Oct - 1:33


Monument français dit de "L'Aigle blessé", situé à l'emplacement du dernier carré de la vieille Garde à Waterloo.
Oeuvre du sculpteur Gérome.
Inauguration : le 28 juin 1904 / La Sabretache.



Photo de l'auteur ( Moustache )
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Jean-Yves
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MessageSujet: Re: Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...   Ven 27 Oct - 23:20

Sur la bataille de Waterloo : Dans l'édition des poèmes de 1835 :"Napoléon en Egypte ; Waterloo ; le fils de l'homme" de Barthélémy, il y est inclus, suite au poème "Waterloo", une lettre que M. Saintine, ami du poète, lui écrivit du champ de bataille où il s'était rendu en pélerinage. Voici des extraits de cette lettre :"....j'étais encore dans la stupéfaction du réveil, lorsque je fus distrait par l'arrivée de plusieurs étrangers, qui, avec leurs guides, vinrent prendre place auprès de moi sur la plate-forme. Il y avait parmi eux des Français, des habitans (sic) [i]de Bruxelles, et surtout des Anglais. L'un de ces derniers, qui, aussi bien que les autres, avait payé le guide pour qu'il luin racontât sa victoire, fut d'abord très attentif lorsque le savant cicérone lui nomma, en les lui désignant du doigt, les hauteurs, les versans et les ravins occupés par les deux armées ; mais, sitôt que le narrateur eut commencé sa bataille et expliqué comment la gauche des français attaqua et délogea d'abord les alliés du bois d'Hougoumont, l'honnête gentleman, qui n'était pas vnu à Waterloo pour entendre médire des Anglais, fit aussitôt un demi-tour à droite, et, passant derrière le large piédestal du lion belgique, s'y promena quelques temps pour donner à l'historien le temps d'en finir avec son bois d'Hougoumont. Il revint bientôt se mêler au groupe d'auditeurs, mais au côté opposé à celui d'où il tait parti. Il entendit alors avec une satisfaction marquée, raconter la charge brillante de la cavalerie de Ponsonby sur l'infanterie française du centre ; mais, lorsqu'il vit pour résultat les cavaliers anglais enveloppés, écrasés, les généraux Ponsonby et Picton tués, les Français maîtres de La Haie-Sainte, il fit un demi-tour à gauche, et retourna derrière son lion, exhaler sa mauvaise humeur. Puis il se risqua de nouveau ; mais alors les artilleurs anglais abandonnaient leurs pièces, les carrés étaient entamés, plusieurs régimens (sic) en pleine déroute. Le grave Breton n'y tint plus ; cette foi² il n'alla pas chercherun refuge derière le piédestal ; et, sans attendre Blücher, il descendit les deux cent vingt-cinq marches de la montagne, indigné, sans doute, de ce qu'aux yeux mêmes d'un misérable guide, la vérité historique était encore plus respectable que les Anglais.
Nous allâmes de la visiter ce célèbre château d'Hougoumont, dont la guerre a fait une ruine. Les arbres qui l'entourent sont mutilés par la mitraille et les boulets ; de nouvelles portes viennent d'y être placées ; mais on assure que les anciennes étaient tellement criblées et déchiquetées par les balles qu'elles ressemblaient à un tamis. Les français perdirent beaucoup de monde avant de pouvoir s'emparer d'Hougoumont ; une forte haie qui, du côté qu'ils attaquaient, masquait un tour dont ils ignoraient l'existence, leur fit long-temps épuiser infructueusement tout le feu de leur mousqueterie. Deux fois ils pénétrèrent dans les cours, et deux fois ils furent repoussés. Enfin ils s'en rendirent maîtres, mais déjà l'incendie dévorait cette vieille construction, et un grand nombre de blessés furent écrasés et brûlés sous les dcombres. La chapelle seule fut préservée. Les paysans, comme vous le pensez bien, ne manquèrent pas de crier au miracle, et aujourd'hui le guide nous raconta comment, lorsque de longues colonnes de flamme, après avoir détruit les bâtimens (sic) principaux, se dirigeaient vers la chapelle, elles s'arrêtèrent et s'anéantirent tout-à-coup à la vue d'un énorme Christ de bois qui en surmonte la porte à l'intérieur. Je vérifiai moi-même le miracle. La chapelle était intacte ; mais le Christ avait les pieds brûlés.
En revenant d'Hougoumont, nous rencontrâmes des femmes qui voulurent nous vendre des tronçons d'armes, des débris d'obus et des balles de fusil. On m'avait dit que les habitans (sic) de ce pays en tenaient fabrique. Je me rappelais la mystification des trente mille "Othons grand bronze", vendus aux Anglais par les italiens modernes, faux monnayeurs de l'antiquité. Je consultai mon guide, il me dissuada. "Dans les premières années, me dit-il, en labourant la terre, nous trouvions une telle quantité de balles et de débris, que nous ne les ramassions que pour les vendre à la livre. Aujourd'hui encore, avec un peu d'attention, on en découvre en grand nombre. Ce n'est plus là-dessus que nous pouvons spéculer : Cela est devenu trop commun. Mais si vous êtes curieux d'acheter des têtes, j'en ai là quelques unes bien nettoyées, et que je vous céderai-Comment, des têtes !...m'écriai-je ; vous vendez des têtes ? - Les Anglais nous en emportent beaucoup," me répondit-il froidement.
Il m'expliqua alors par quel moyen il se les procurait. Nous arrivions devant La Haie-Sainte. "Vous voyez, me dit-il, en me montrant un grand champ de seigle à droite, tous ces épis ne sont pas de même couleur ; il y a là des places entières d'un vert plus foncé, plus noirâtre que les autres : C'est là que sont les fosses. Il en est ainsi presque dans toute la plaine, et lorsque nous voulons quelques ossements, quelques têtes, nous remarquons l'endroit, nous attendons le soir et nous fouillons."
Je quittai ce spoliateur de la tombe des héros pour entrer à la ferme où je devais dîner..............................................................................[/
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Route Napoléon

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MessageSujet: GENERAL KELLERMANN   Mer 13 Déc - 21:24

François-Etienne KELLERMANN, comte de VALMY - " RECIT DE LA CAMPAGNE DE 1815 " .

Après la bataille des Quatre-Bras, Kellermann attaque dans son récit le gros morceau la Bataille du Mont Saint Jean et l'on sait qu'il participera à la grande charge...Ca commence bien ...
Dimanche 18 juin :

" Nous voilà donc arrivés à cette funeste journée, plus désastreuse pour la France qu'aucune de cellesdont ses annales fassent mention. De cette journée qui a terminé la carrière de Napoléon, qui a mis la France à la merci de l'étranger et qui a frappé de la plus douloureuse imprerssion ces nobles et illustres débris de nos armées si longtemps victorieuses, avant lui, avec lui et malgré lui.
Et sa main n'a pas hésité au moment de jeter les dés ! Et son sang ne s'est point retiré vers son coeur à l'idée de risquer, dans son intérêt personnel à lui, la destinée d'une nation dans une seule bataille qui présentait aussi peu de chances de succès !

Il est bien vrai qu'au point où en étaient les affaires de 18 juin, elle était inévitable. il n'y avait pas à reculer. Mais aujourd'hui que l'auteur de cette affreuse catastrophe peut mesurer l'abîme où il nous a plongé, il n'en est pas même pas touché. il ne s'occupe ni des maux, ni de l'humiliation de la France. Il ne pense qu'à lui. Il n'a qu'une idée dans son insolent égoïsme, c'est de persuader qu'il aurait dû vaincre et que ce n'est pas à lui qu'il faut attribuer le désastre.
Ainsi, quand la Victoire le favorisait, qu'elle que fût la main à qui il en était redevable, il s'en appropriait la gloire, et s'il éprouvait des revres, il en rejetait le tort ou la faute sur l'un ou l'autre de ses lieutenants.
Quoiqu'il en soit, Napoléon se persuada que le maréchal Ney, après lui avoir sacrifié avec tant d'abnégation personnelle la cause des Bourbons, qu'il avait d'abord ambitionné de défendre, lui serait dévoué de corps et d'âme et ferait des efforts extraordinaire pour lui. Il crut pouvoir mieux faire que partager le commandement. Il ne réfléchit pas que sa conduite, ou si l'on veut sa défection de Lons-le-Saunier, n'avait pas été approuvée de ceux-là même qui s'étaient prononcés le plus vivement pour Npoléon, que cette désapprobation s'était manifestée dans plus d'une circonstance, qu'elle ne put échapper au maréchal et dut le remplir d'une funeste préoccupation, propre à nuire au développement de ses facultés militaires.
La journée du 16 à Fleurus n'eut pas de résultat définitif contre les Prussiens, et les Anglais se maintinrent dans leur position des Quatre-Bras. Ainsi, les deux armées alliées ne furent point séparées. Cependant,Blücher ayant été obligé d'abandonner Fleurus, Wellington jugea nécessaire de se retirer pendant la nuit et d'aller occuper le terrain où il avait sans doute résolu de livrer bataille, ne laissant qu'une faible arrière garde pour masquer son mouvement... "
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MessageSujet: Re: Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...   Jeu 14 Déc - 19:22

"...Le maréchal Ney n'en eut pas connaissance et, restant immobile dans ses positions, attendit des ordres. Il fut tiré de cette espèce d'engourdissement par l'arrivée de l'Empereur qui débouchait vers 11 heures du matin, le 17, avec ses colonnes sur les Qautre-Bras et obligea l'arrière garde de Wellington de rejoindre le gros de l'armée.
(les historiens notent que c'est plutôt vers 14 heures que Napoléon arrive aux Quatre-Bras...)
L' Empereur croyant avoir fini avec les Prussiens et les avoir totalement séparés des Anglais, revint sur ces derneirs avec le gros de son armée et chargea Grouchy de poursuivre les Prussiens, de les presser et surtout de les empêcher de rejoindre les Anglais. On sait comment il s'acquitta de cette mission. On ne décide pas s'il ne put faire ce que l'Empereur attendait dans cette circonstance.
On doit le dire, la fatalité présidait au sort de Napoléon. A la droite Grouchy perdit la journée du 17 et la trace de Blücher, à la gauche la fatigue et l'absence d'ordres rendaient les troupes stationnaires. L' Empereur lui-même à son arrivée aux Quatre-Bras, les fit mettre en mouvement à midi et on suivit en tiraillant l'arrière-garde des Anglais jusque vers le gros de leur armée. Il est à remarquer que vers les 3 heures, il s'éleva une pluie battante qui fit bien du mal à l'armée Française.
Elle prit position comme elle put pendant la nuit et non sans un peu de désordre et de confusion, suite inévitable de la contrariété de ce temps déplorable et du manque de subsistance.

Le gros de l'armée Anglo-belge avait fait sa retraite non seulement sans être inquiétée, mais encore sans qu'on en eût une connaissance. Elle avait été s'établir tout à son aise dans le camp qu'elle s'éatait préparé et y avait fait ses dispositions de combat. Elle n'eut à y souffrir ni les intempéries de l'air, ni la privation des vivres.

On ne fait pas assez attention à l'influence que peut et doit excercer sur le coprs humain, surtout à la veille d'une bataille, la fatigue excessive, le mauvais temps, le défaut de nourriture et de repos. Les causes d'épuisement du physique opèrent nécessairement sur le moral, engendrent le dégoût et le découragement. Qu'on se représente donc l'armée française courant depuis 8 jours de marche dans les terres détrempées, couchant dans la boue, sans abri contre une pluie continuelle. On jugera avec quel désavantage elle allait aborder des troupes fraîches, bien supérieures en nombre, rassurées par un premier succès, et qui l'attendaient sur un terrain qu'elles s'éataient préparés.

L'apologiste de Napoléon s'étend beaucoup que les instructions données au maréchal Grouchy, sur les officiers qu'on lui dépêcha coup sur coup, sur sa négligence à suivre l'ennemi, à s'assurer de la direction qu'il avait prise. C'est à ceux qui faisaient partie du corps de ce général à apprécier sa conduite et la vérité des reproches qui lui sont faits.
Sans doute, il ne devait pas perdre les Prussiens de vue, ni leur laisser de repos. Il devait surtout les séparer des Angalis et rendre impossible ou bien difficile leur jonction. Avait-il les moyens d'obtenir de tels résultats ?
L'énergie nécessaire pour suppléer à ce manque de moyens ? Nous ne déciderons pas de cette question. Napoléon devait connaître son monde et si son choix n' a pas répondu à son attente il ne doit en accuser que lui.

Peut-être aussi l'Empereur commit-il la faute de détacher le corps de Grouchy trop loin de lui à la veille d'une aussi grande bataille. Il devait se lier mieux à lui. Mais dans son imprudente confiance il croyait avoir décidé la question à Ligny. Il se flattait que les Anglais se retireraient devant lui et ce ne fut que le 17 au soir ou le 18 au matin qu'il put reconnaître que l'on se préparaît à lui disputer la possession de Bruxelles..."
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MessageSujet: WATERLOO   Ven 15 Déc - 16:11

..." Quoiqu'en aient dit les généraux ennemis, leur armée était incontestablement supérieure en nombre et de beaucoup, à l'armée française et ne lui était inférieure en qualité ou en nature de troupes.
L'Empereur a fafecté cette prétention avec d'autant plus de tort, qu'elle n'a pas été justifié par le succès. le soldat anglais est connu par sa fermeté et les soldats belges avaient longtemps partagé nos succès et nos revers. il serait bien plus vrai de dire que dans cette fatale circonstance le sodat français, si valeureux, si entreprenant est resté en-dessous de lui-même.

Dans l'intérêt même de sa propre gloire, on exalte ordinairement le courage de son ennemi. On ne peut s'expliquer pourquoi Napoléon vaincu en agit autrement, ravale son adversaire, annonce que la victoire n'était pas douteuse. Et il éprouve la plus affreuse défaite et l'on peut ajouter, la plus méritée, à en juger par la manière dont les troupes ont été dirigées. Il se donne 80 chnaces sur 100. Comment donc a-t-il succombé ? Il est plus vrai de dire qu'il n'y en avait pas 20 sur 100.

Quoiqu'il en soit, ce qu'il appelle la simplicité de Wellington l' a merveilleusement servi et, heureusement pour lui, ce général n'eut pas l'esprit ou la prudence de s'échapper avec 90.000 hommes devant 66.000. Il pensa, avec queqlue raison, que dans une position dont il avait fortifié plusieurs points à sa droite et à son centre et dont la gauche se trouvait appuyée par l'armée prussienne, il pouvait avec ses forces, toutes disponibles, tenir tête à une armée harassée, inférieure en nombre et dont une partie (au moins le quart) serait obligée de faire face aux Prussiens.
Sur la droite Napoléon ne pouvait disposer que de 55 à 60 mille hommes popur agir offensivement contre 90 mille Anglais, Belges, Hollandais etc..
Qu'on juge, d'après cet aperçu, de quel côté étaient les chances de succès, hélas, tout à peu près était contre nous et je dirai surtout l'esprit de vertige et d'erreur de notre chef.

Le temps s'était élevé vers onze heures et permit de distinguer l'armée angalise et si Napoléon, si prompt ordinairement àse flatter, ne crut pas à la retraite de l'ennemi, il jugea mieux de ses intentions que ceux qui s'obstinaient à voir des mouvements rétrogrades dans les manoeuvres des Anglais.
Au moment où il donnait ses ordres aux généraux réunis autour de luin, un coup de canon partit du camp des Anglais, donna le signal du combat. les corps ses disposaient, ainsi qu'il est détaillé aux pages 36 et 37 de la relation ( de Gourgaud ) et l'affaire s'engagea par la gauche..."
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MessageSujet: CHARGE   Sam 16 Déc - 16:27

... " L'auteur (Gourgaud ) parle du projet de l'Empereur sur le centre de l'armée anglaise, comme d'une exécution facile et d'un suucès certain. L'événement a prouvé que ce n'était pas chose aisée et l'on a manqué tant de moyens d' exécution que d'une bonne direction et d'efforts bien déterminés.
L'engagement commença par la gauche de l'armée française. De l'aveu même de l'auteur, elle ne put s'emparer des bois et château retranché de Hougoumont devant lequel le deuxième corps se consumma inutilement toute la journée. Cependant, l'arrivée du coprs de Bülow sur notre flanc droit, vers trois heures, dut fortement donner à penseer à Napoléon et, de son propre aveu, il fut obligé de distraire dix mille hommes pour faire face à cette attaque.

Espérant faire illusion au public, ainsi qu'il la fallait peut-être à lui-même, et donner le change sur son entreprise désespérée, il nous assure qu'il avait pris de suffisantes précautions contre ce corps ennemi de 30 mille hommes etqu'il pouvait, en toute sûreté, exécuter l'attaque qu'il avait projetée et qu'il osa hasarder sur le centre ennemi.
Il est plus que probable que l'arrivée de Bülow et le danger dans lequel elle plaçait Napoléon, le décida à précipiter son attaque dans l'espoir qu'un prompt succès sur les Anglais le sauverait de ce qui menaçait son flanc droit et que, dans une situation qui allait devenir désespérée, il fallait risquer tout. Il est difficile d'expliquer autrement sa témérité que ne justifiait point ce prétendu enthousiasme des troupes, qui nous a paru bien froid.

Quoi qu'il en soit, l'attaque sur le centre fut ordonnée, mais au lieu d'avancer avec cet ensemble, cet ordre imposant, qui inspirent la confiance et présagnet le succès, de réserver le grand effort pour le moment de l'abordage, on lança la cavalerie de réserve du général Milhaud. La Garde Impériale la suit. La droite de la cavalerie de réserve du IV° corps fut entraînée imprudemment par l'imbécile général qui la commandait ( général L'Héritier...) et n'attendit pas les ordres du comte de Valmy, son commandant en chef, et tout arriva pêle-mêle, en désordre et hors d'haleine, sur le rideau qu'occupait la ligne d'artillerie anglaise. Les pièces effectivement furent momentanément abandonnées, mais les chevaux emmenés.

D'ailleurs en arrière une double ligne d'infanterie était formée en carré. Il fallut s'arrêter, se remettre en ordre tant bien que mal, sous le feu de l'enneùi, mais il n'était plus possiblede décider la cavalerie, toute excellente qu'elle fût, à de nouvelles charges : elle se trouva dans la position la plus cruelle, sasn infanterie, sans artillerie pour l'appuyer.

Les carrés ennemis réservaient leur feu, mais couverts d'une nuée de tirailleurs dont chaque coup portait. C' est dans cette affreuse position que notre cavalerie presqu' entière resta plusieurs heures entre le bois d'Hougoumont et la Haie-Sainte, ne pouvant ni se retirer dans la crainte d' entraîner l'armée, ni charger parce qu'elle n'avait pas de carrière, recevant la mort sans pouvoir la donner, en butte au feu de nos propres batteries qu'elle avait dépassées de beaucoup..."
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MessageSujet: CARABINIERS   Lun 18 Déc - 13:11

..." Napoléon lui-même reconnut ce qu' avait d'imprudent et d'intempestif cette charge de toute la cavalerie, à une aussi grande distance de l'infanterie. Ce fut la première cause du malheur de la journée. Le comte de Valmy en jugea de même. Il préserva la brigade de carabiniers, forte de mille chevaux, de cet entraînement fatal.
(la brigade Blancard, 1° et 2° Carabiniers de la 12° division de Roussel d'Hurbal...)
Elle fut placée par lui près d'une batterie de la Garde, avec féense la plus expresse de faire aucun mouvement sans ordre immédiat du comte de Valmy.
Celui-ci se porta sur la ligne où le général Lhéritier avait follement entraîné sa division. Il aurait voulu retirer la cavalerie de cette position insoutenable, mais craignant d'occasionner une débandade en effectuant un mouvement rétrograde, les généraux, résignés à maintenir par leur présence les troupes, étaient condamnés à voir tomber incessamment les hommes et les chevaux, sans défense, autour d'eux.
(Le général Lhéritier commande la 11° division de cavalerie composée des brigades Picquet, 2° et 7° Dragons et Guiton, 8° et 11° Cuirassiers )

Tout à coup, on aperçoit, dans l'éloignement, les casques rouges des carabiners en mouvement. Le comte de Valmy pressentant un malheur, courut pour l'arrêter. Il ne put arriver à remps. Ce superbe corps, en peu d'instants, fut détruit à moitié. on serait tenté de dire que le mauvais destin de la France dirigeait toutes les fausses mesures de la journée. Cette brigade de carabiniers était donc dans la plaine et le maréchal (Ney) l'aperçoit, court à elle et s'indigne de son inaction. Il lui ordonne de se précipiter sur sept ou huit carrés anglais placés en échelons sur le pente de la colline, près du bois d'Hougomont, et flanqués de nombreuses batteries d'artillerie.
Les carabiniers durent obéir. Soit impuissance, soit maladresse, leur charge n'eut aucun succès. La moitié de cette brigade fut couchée par terre. Quelques heures plus tard, s'il fut resté intact dans sa position, ce coprs eût pu renouveler le miracle de Marengo sur les Gardes anglaises ou au moins sauver l'armée d'une déroute complète...
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MessageSujet: LA GARDE   Lun 18 Déc - 16:14

..." L' infanterie épuisée de fatigue n'en voulait plus. la cavalerie réduite à rien, pliait forcément et cédait peu à peu le terrain. On pouvait prévoir forcément le résultat de la journée. Un désastre paraissait inévitable avec des conséquences plus ou moins terribles. Les boulets du corps de Bülow étaient venus jusque nos derrières et c'est dans ce moment que Napoléon, usant de ses ruses ordinaires, prétendit que c'étaient les boulets de Grouchy et envoyait annoncer partout l'arrivée de ce maréchal et le gain de la bataille.
L'artifice était d'autant plus grossier que l'on devait se croire coupé et il est bien étonnant que le corps de Bülow ne nous ait pas fermé le chemin de Charleroi. mais le comte de Lobau et le général Duhesme préservèrent l'armée du malheur et pervinrent avec leurs faibles moyens et une vigueur au dessus de tout éloge, non seulement à contenir, mais à repousser le coprs de Bülow. Ce fut un service bien important et peut-être le plus beau fait de la journée.

Napoléon, pour soutenir et ranimer le courage, faisait donc répandre le bruit de la jonction des corps de droite mais Grouchy, fût-il arrivé dans ce moment, n'eût pu changer la face des affaires. Il n'est donc pas vrai d'avancer que 60 mille Français avaient jusque là battu 115 mille Anglais et Prussiens. Quoiqu'en dise l'auteur de la relation, l'on croit pouvoir affirmer que, dans aucun moment de la journée, on n'a pu raisonnablement se flatter de la gagner.
Cependant, avec de la prudence, on aurait pu éviter une catastrophe. La circonspection ordinaire des Anglais nous laissait cette chance. Mais la prudence n'était pas la qualité distinctive du chef de l'armée Française. tant qu'il lui restait un bataillon à faire mouvoir, un écu à jouer, n'en doutez pas, il risquera l'un ou l'autre.
On ne peut disconvenir que le rapport ne soit très spécieux et que, pour qui n'a pas assisté à cette bataille,il ne soit évident que Napoléon a agi avec suite et conséqemment. Il arrange aujourd(hui ses défaites, comme autrefois il arrangeait ses victoires. A l'entendre dire que le moment était venu de faire une attaque décisive et de terminer la journée, on croirait qu'il n'y a plus qu'un effort à tenter et qu'à chanter victoire. Et cependant l'ennemi n'était entamé nulle part et nos troupes étaient réduites à moins de moitié et cédaient continuellement du terrain.
il restait à Napoléon toute la Vieille Garde intacte. le jour tirait à sa fin, on se battait faiblement, mais tout en cédant, on ne lâchait pas encore pied. On ne pouvait plus vaincre, mais on pouvait encore espérer gagner la nuit sans désastre et se retirer derrière la sambre, en conservant précieusement la seule réserve qui nous restait, la seule troupe qui n'eût pas donné..."
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MessageSujet: LA GARDE   Mar 19 Déc - 18:33

..." Il convient lui-même de l'arrivée de l'armée prussienne et d'une division de cavalerie anglaise toute fraîche. Il avoue qu'une partie de sa droite se retire quoiqu'il l'engage à reprendre sa position. Et c'est alors que napoléon juge que l'instant était venu de frapper un coup décisif ! Il engage le peu de troupes qui lui restent comme si une poignée de braves, à moins d'une occasion subite et imprévue comme à Marengo, pouvait forcer la nature et l'emporter sur l'ordre, le nombre et la bravoure réunis.
Avec quelle qu' adresse que soit présentée cette dernière tentative, on ne peut s'empêcher de voir qu'elle était irréfléchie, désespérée et ne présentait pas la moindre de chance de succès. Et c'est ici le cas de déplorer cette charge imprudente qui détruisit la brigade de carabiniers. Elle se trouvait précisement sur le point par où débouchait la division de cavalerie anglaise à laquelle Napoléon attribua la retraite de sa garde. Il est probable qu' elle eût été arrêté ou culbuté cette cavalerie ou qu'elle eût pu se jeter sur le flanc droit de la colonne des Gardes angalises qui poursuivaient les grenadiers de la Garde Impériale.
On n'a pas entendu dire que nos troupes se soient battues entre elles mais, si ce fait est vrai, il prouverait de plus en plus qu'aucunes dispositions n'avaient été faites pour le cas probable où l'on serait forcé à la retraite. Aussi, dès qu'elle fut déterminée et que la nuit fut venue, il fut impossible d'établir de l'ordre et d'arrêter les fuyards. Ce ne fut plus qu'une confusion, une déroute épouvantable, sans remède, mais telle qu'elle devait être quand on engage tout ce quel'on a, quand on ne se ménage pas une faible réserve.
On ne peut trop admirer le soin que prend l'auteur (Gourgaud) pour justifier Napoléon des reproches qu'on lui a adressés de ne pas s'être fait tuer. Il nous le présnete toujours dans une situation d'âme égale, impassible, mais il se garde bien de soulever le voile dont la nuit couvrit ses aberrations. il est certain qu'on ne l'entraînait sans qu'il sut pour ainsi dire où il allait et l'on tient de ceux qui l'accompagnèrent, qu'il était dans une telle situation d'esprit, dans un tel abattement, qu'il ne connaissait plus les personnes qui lui étaient les plus familières.

L'auteur (Gourgaud) nous ramène encore sur les opérations du marécahl Grouchy, s'appesantit sur ses irrésolutions, sur les instances que ses généraux lui firent de se porter sur le point où on entendait la canonnade, sur la résolution tardive qu'il prit enfin de suivre ce conseil. Il a l'air de la défendre pour mieux faire ressortir les reproches qu'il lui adresse. La justification est faite avec une adresse perfide qui doit donner plus de pods à l'accusation. Nous n'entreprendrons pas de justifier le maréchal Grouchy, car nous n'avons pas une connaissance exacte, ni de sa position, ni de ses ordres, mais on peut calculer qu'il n'avait pas des moyens suffisants pour pousser l'armée prussienne et empêcher sa jonction avec les Anglais. Toutefois, il lui eût été possibble de se diriger, avec le gros de ses forces, sur Napoléon, mais il est permis de douter qu'il eût pu prendre un parti décisif et arriver à temps.
L'auteur (Gourgaud) termine le récit de la bataille par le détail des causes auxquelles Napoléon en a attribué principalement la perte. Elles sont sans doute présenttées d'une manière spécieuse et l'on a déjà fait la remarque dans cette réfutation. mais la principlae cause selon nous, était dans la disproportion des forces, la composition d'une armée formée à la hâte, et peut-être dans le défaut de confiance en ses forces;
Quand des armées sont à peu près égales en intelligence, en discipline et en valeur, la victoire doit nécessairement se ranger du côté du plus grand nombre et dans la supposition même où l'armée française fût parvenue à se maintenir sur le champ de bataille, on ne pourrait raisonnablement espérer que l'ennemi eût fait sa retraite pendant la nuit;
Après avoir accablé les maréchaux Ney et Grouchy, l'auteur (Gourgaud) donne aux commandants des coprs des éloges qui pourraient passer pour des reproches. Il ne peut disconvenir de leur bravoure et de leur dévouement, mais il les accuse de ne pas avoir été d'accord entre eux. que signifie ce reproche ? Ils n'avaient pas à se concerter, ils n'avaient qu'à obéir au chef suprême. de plus, c'est une injustice. Certainement, tous n'avaient pas pris une part égale aux événements de 1814 et jusqu'au jour du danger. Ils ont pu ne pas voir les choses du même oeil. Mais, bien qu'ils ne pussent méconnaître combien cette nouvelle lutte était inégale, du moment qu'il s'était agi de voler à la défense de la patrie menacée par l'étranger, qui dissimulait mal ses vrais dessins, ils ont tous été, quoiqu' avec peu d'espoir de succès, animés du même esprit et du zèle le plus ardent pour la défense du pays.
Napoléon se reproche (après l'événement) d'avoir employé le maréchal Ney, mais convaincu qu'il n'y avait de salut pour lui que dans la victoire, Napoléon se flattait, avant le combat, d'en obtenir des efforts surnaturels. Il n'est malheureusement que trop vrai que ce guerrier a agi comme un homme qui n'était pas dans son assiette ordinaire et qui livrait à la fougue de son tempérament. Il a sacrifié les coprs dans des attaques irréfléchies ou intempestives et tout en respectant la mémoire de cet infortuné guerrier, il faut convenir que Napoléon fut mal inspiré en lui confiant presque sa destinée "...


.."
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MessageSujet: Re: Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...   Dim 8 Avr - 18:39

Eglise St-Joseph : La chapelle a été convertie en un véritable temple de la bataille. Parmi les nombreuses plaques commémoratives, celle-ci dédiée au général belge Van Merlen :



ainsi, que celle-ci, inaugurée le 15.06.1990, à l'initiative de la Fondation Napoléon, par l'Association Franco-Européenne de Waterloo.

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MessageSujet: Re: Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...   Dim 8 Avr - 18:58

Ferme de la Haie-Ste : En face de la ferme, stèle inaugurée le 7.11.1992, en mémoire du 8e de ligne :

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MessageSujet: Re: Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...   Dim 8 Avr - 19:05

Ferme de la Belle-Alliance : Stèle commémorative du 6e régiment d'artillerie à pied.


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MessageSujet: Quelques distances   Mar 19 Juin - 19:37

sunny

Voici les distances qu'indiquaient dans un ouvrage intitulé "ITINERAIRE ILLUSTRE DE L EPOPEE DE WATERLOO", Georges Barral dans un ouvrage annonciateur du guide du Routard à l'intention des visiteurs français du champ de bataille. C'est à l'occasion d'une visite qu'il fit en 1895.

Belle Alliance est à 1 km de la Haye Sainte

Braine l'Alleu est à 5,500 km de Plancenoit, 6 km de Waterloo, 19,500 km de Bruxelles.

Fleurus est à 28 km de Namur, 32 km de Dinant, 64 km également de Bruxelles et de Liège.

Genappe est à 6 km de la Belle-Alliance, à 4 km de l'abbaye de Villers, à 10 km de Mont-Saint-Jean.

Hougoumont est à 350 m à l'est de la chaussée de Nivelles et à 1 km environ de Braine l'Alleu

Mont-Saint-Jean est à 3 km de l'église de Waterloo, à 8 km de Groenendaele (gare).

De Nivelles à Hougoumont il y a 11,500 km

Pappelotte est à 5 km de l'église de Waterloo, 2 km de Plancenoit.

Plancenoit est à 1 km de la chaussée de Charleroi, à 1,300 km de l'ancienne ferme de Rossomme, à 3 km de Maransart, à 5,500 km d'Ohain et de Braine l'Alleu, à 6,500 km de Genappe, à 6 km de Chapelle St Lambert, à 7,500 km du bourg de Waterloo, à 11 km de Nivelles, à 23 km de Buxelles.

Waterloo est à 2,600 km de Mont-Saint-Jean, 6 km de Braine l'Alleu, 6,500 km d'Ohain, 7,500 km de Plancenoit, 15,500 km également de Bruxelles et de Nivelles

Wavre est à 12,500 km de la belle Alliance.

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MessageSujet: AUTOUR DE WATERLOO   Mer 20 Juin - 9:51

sunny

Je vais dans ce post décrire le champ de bataille tel qu'il a été perçu en 1895.
Percy nous dira si le champ de bataille présente de nos jours ce même cadre.

PREMIERE PARTIE


DESCRIPTION DE LA NATURE AMBIANTE - Nous avons raconté dans l'épopée de Waterloo [du même auteur - même éditeur], la bataille et ses péripéties grandioses et douloureuses. On a vu aux prises les armées les plus redoutables et les hommes de guerre les plus renommés. Voici maintenant le décor.... Il [cet ouvrage] suffira pour tout saisir complètement et avoir une compréhension entière du sujet. Cependant si on a pu s'imprégner auparavant du menu des événements qui se sont passés dans ces lieux illustres, le chemin se fera avec un intérêt encore plus vif, une impression plus poignante.....

Les plaines de Fleurus et de Waterloo sont belles à toutes les époques de l'année. Avec la même admiration, le même serrement de coeur, je les ai contemplées, plongées dans les brouillards de novembre, couvertes de neige, comme par un vaste linceul blanc, en janvier, ensuite riantes et reverdissanrtes au printemps. En été les moissons s'élèvent sur les champs, puissantes et dorées. c'est le moment où ces contrées réssucitent aux regards l'aspect de juin 1815. Mais quels que soient l'heure, le jour, la semaine, le mois, l'année, le spectacle est constamment instructif et émouvant.

En fanchissant, aux environs de Maubeuge, la frontière idéale qui sépare la France de la Belgique, on se trouve sur le champ de bataille de l'Europe. Nous sommes d'abord en plein Hainaut, dans le pays de Charleroi. En avançant, nous entrons au coeur du Brabant, au centre de ces campagnes vastes, grasses, limoneuses, doucement mamelonnées, comme une mer mollement agitée. Ces contrées ont pour horizon la Sambre et les Ardennes au sud et à l'est, les Flandres à l'ouest, les polders de la Hollande au nord. C'est là que depuis des siècles, se sont débattues les querelles des souverains et les destinées des peuples. Dans ces lieux mémorables, se sont épanchées les haines des nations, et des races....

DEUXIEME PARTIE


Positions et stations de Napoléon durant la bataille de Waterloo - En quittant la ferme du caillou, le matin à neuf heures, l'Empereur s'arrêta assez longuement sur un point élevé, situé à l'embranchement du chemin de genappe à braine l'Alleu, sur la chaussée de Charleroi. Ce fut sa première station. Il était à cheval. De là, il contempla la formation de ses lignes et celles de l'armée anglaise. Il quitta cette colline pour parcourir nos rangs et rentra au Caillou, où il s'abandonna à quelques instants de repos.
A 11 heures, il vint se placer à l'encoignure du chemin de Plancenoit à Braine l'Alleu, sur la chaussée de Charleroi. C'est de là qu'il envoya une deuxième dépêche à Grouchyn et qu'il donna l'ordre de commencer la bataille. Il était onze heures heures et demie. C'est sa deuxième station. Il y demeura quelques instants encore.
A midi il descendit de cheval et vin s'installer un peu plus bas de l'autre côté du chemin de traversesur un mamelon central et élevé, aux pentes doucement inclinées, faisant partie du territoire de Plancenoit, et appartenant comme champ de culture à divers propriétaires de la région. On étendit une épaisse litière de paille sur le sol fangeux; il demanda une chaise et une table qu'on lui apporta de la ferme de Rossomme. Il étendit ses cartes, et s'assit la tête inclinée pour étudier le terrain et commander ses manoeuvres. C'est sa troisième station. Il devait y rester jusqu'à trois heures...
Il la quitte à trois heures de l'après-midi pour monter à cheval et parcourir les rangs de l'armée, à droite et à gauche de la chaussée de Charleroi, au milieu de la mitraille et des dangers sans cesse renouvelés et grandissants. A huit heures du soir, il descend jusqu'au milieu de la chaussée de charleroi, derrière le verger de la Haye Sainte, pour conduire la garde à l'attaque du centre anglais. C'est sa quatrième position.
Repoussé par la marche en avant de de wellington et l'arrivée de Blücher, il remonte pas à pas jusqu'à Rossomme où un carré de la garde lui donne asile vers neuf heures. C'est là sa cinquième et dernière position.

L'Auberge de "Jean de Nivelles" à Waterloo - Wellington logea pendant les deux nuits consécutives des 17 et 18 juin 1815 à Waterloo, dans une auberge située en face de l'église, sur la place communale. Elle portait pour enseigne à Jean de Nivelles. Elle était tenue par la veuve de son ancien propriétaire, Auguste Bodenghien. C'est de cette modeste maisonnette qu'il data son bulletin de victoire. C'est ainsi qu'un village a eu son nom immortalisé par une bataille livrée sur un territoire qui porte un autre nom, celui de Plancenoit.
Le lit sur lequel Wellington dormit deux nuits a été conservé religieusement dans la famille Bodenghien. Il est actuellement en possession d'un petit-fils du coté maternel, M Joseph Langendries, contrôleur des contributions à Wavre. Ce lit est en bois de chêne sculpté. On y a mis une plaque de cuivre prtant cette inscription: "Souvenir historique. Lit sur lequel l'illustre duc de Wellington se reposa à waterloo les 17 et 18 juin 1815." On en a offert jusqu'à dix mille francs à feu la dame Marie Bodenghien, veuve de pierre Vital Langendries, fermier, propriétaire à Waterloo et mère de M. le contrôleur Langendries.
Plus tard cette ferme-auberge à laquelle était annexée une brasserie fut acquise par M. de Becquesoort, qui y installa la pote aux chevaux. Actuellement [1896] elle est la propriété de M. Charles de Roeck de Champs qui l'habite.
Aprsè la bataille et dans la suite, cette hôtellerie fut visitée par de grands personnages, notamment par le roi d'Angleterre Georges IV, le roi de Prusse, le roi des Pays-Bas. celui-ci venait même tous les ans y faire une collation et s'entretenait familièrement avec l'hôtesse. Un fourgon de la cou précèdait le royal convive. Un jour la dame Bodenghien reçut la visite de la grande-duchesse de Russie, née princesse de nassau. Elle était accompagnée de la duchesse de Clermont, qui fit don à l'h^tesse d'un protrait lithographié du duc de Wellington. Ce portrait éxecuté en 1815, orne encore le salon de M. Langendries. Un autre souvenir resté dans la famille est une chaîne d'or que le duc mit au cou de la mère de M Langendries, alors une fillette d'une douzaine d'années.
Ce fut lord Murch, aide de camp du duc de Wellington en Espagne, et ensuite aide de camp du prince héréditaire d'Orange, qui contribuaprincipalement à sauver la vie à ce dernier à la bataille de waterloo. Voyant le héros blessé, il le plaça sur son propre cheval, le conduisit hors de la mêlée, et comme les français s'avançaient, il ota la plume du chapeau du prince pour qu'il ne fût pas reconnu Il le mena chez la veuve Bodenghien à Waterloo, dans la maison où s'était installé Wellington. Le prince y resta quelques heures àvant de se retirer à Bruxelles. L'ancienne maison de cette veuve indique par une enseigne donnée par la duchesse de Richmond, domiciliée à Bruxelles en 1815, que cette habitation servit d'asile au prince d'Orange. Il avait passé la nuit du 17 au 18 juin, avant la bataille, dans une ferme à Mont-Saint pont, sous Braine l'Alleu.

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MessageSujet: Re: Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...   Jeu 21 Juin - 0:30

Merci pour cette première description.

Il est évident qu'aujourd'hui, la plaine de Mont-Saint-Jean est beaucoup moins vallonée qu'à l'époque.
Le tracé des grands axes routiers ont nivellé le terrain et la surface occupée par les espaces boisés s'est considérablement réduite.
Ainsi, la forêt de Soignes n'est plus apparente comme jadis.
Les mamelons sur lesquels Napoléon stationna à différents moments de la bataille sont donc actuellement difficilement repérables, compte tenu de la modification du paysage.
Cependant, on peut estimer leur emplacement approximatif et j'ai eu l'occasion d'effectuer un repérage sur le terrain en compagnie de l'historien belge Bernard Coppens.
Par contre, l'ancienne auberge Bodenghien qui servit de QG au duc de Wellington existe toujours et elle a été transformée en musée qui dispose de pièces et reliques intéressantes et d'un superbe diaporama explicatif de la bataille.
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MessageSujet: Re: Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...   Ven 22 Juin - 15:48

sunny

Les derniers carrés de la Garde impériale - On peut aisément retrouver les emplacements où les derniers débris de la Vieille garde se formèrent en carrés avant d'être exterminés, en se rapportant au croquis dressé sur les indications de mes deux grands-pères, le capitaine de cuirassiers Janot et le sous-lieutenant de grenadiers Barral.
Le premier se forma et fut dissout à l'extrémité occidentale de la haye-Sainte, en face le monument actuel du Lion. C'est le carré du gnéral Michel, qui fut tué après avoir répondu aux sommations anglaises, ces simples mots qu'on a confondus dans la soldatesque interjection de cambronne:"La garde meurt et ne se rend jamais!"
Au dessus, le long du chemin de la belle Alliance à braine l'Alleu, et dans le voisinnage d'Hougoumont, se formèrent d'autres carrés qui résistèrent longtemps et ne disparurent sous la mitrailleennemie qu'après avoir été réduits en triangles.
Le carré de cambronne était placé derrière et un peu plus au sud de la belle-Alliance. Au mot du général français, la sommation anglaise rpondit ; feu ! Les batteries et les fusils flamboyèrent, et quand la fumée se dissipa, il n'y avait plus rien que les hommes couchés à terre, la plupart morts, le reste blessé. Mon grand-père barral en était. Il tomba gravement contusionné et s'évanouit. Il revint à lui vers une heure du matin, fut fait prisonnier et transporté à Bruxelles.
Le carré où se réfugia napoléon avec son frère le roi Jérôme et le maréchal Soult, se forma un peu plus haut, vers Rossomme. En le quittant, l'Empereur reprit la chaussée de Charleroi jusqu'au caillou, entraîné par le flot de fuyards.

Voici le croquis établi d'après les indications des grands-pères de l'auteur.
Ce croquis ne respecte pas les règles de la topographie, car le Sud et le Nord ont été inversés. Le Nord se trouvant normalement en haut.


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Dernière édition par le Sam 23 Juin - 13:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...   Sam 23 Juin - 0:44

Les lieux évoqués existents bien sûr toujours.
La topographie de l'époque ne devait pas être une science exacte, car il semble bien qu'une mauvaise lecture des cartes ou un relevé topographique imprécis soit à l'origine de certains ordres déconcertants qui entraînèrent des manoeuvres aléatoires aux conséquences parfois désastreuses...
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MessageSujet: Re: Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...   Jeu 4 Juin - 15:23

Un monument presque inconnu de la bataille, sur le mur du cimetière de Nivelles.

http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/Nivelles1815.htm

On ne sait pas exactement quand cette pierre a été apposée, mais il est très vraisemblable qu'elle est de loin postérieure à l'inhumation des soldats morts en 1815, sans doute de leurs blessures dans les hôpitaux de la ville. Leurs tombes n'existent cependant plus dans le cimetière.

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Jean-Yves
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MessageSujet: Re: Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...   Lun 24 Aoû - 20:22

La légende de cette carte postale ancienne, édition A. Durr et fils., Bruxelles, indique "Fin de la bataille de Ligny" , il semble s'agir plutôt de la bataille de waterloo, plus exactement une scène des "Quatre Bras" montrant les cuirassiers Français chargeant les écossais.


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MessageSujet: Re: Bataille de WATERLOO (Belgique), 18 juin...   Dim 14 Fév - 2:13

la belle alliance et le champs de bataille sous la neige :


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MessageSujet: Visite complète des monuments de l'AFEW à Waterloo   Sam 26 Fév - 19:02



1) Stèle au 21e de Ligne (3e Div. (Marcognet), 1er Corps)

2) Stèle au 8e de Ligne (4e Div. (Durutte), 1er Corps)

3) Plaque au 13e Léger (2e Div. (Donzelot) et au 1er Génie (1er Corps)

4) Stèle au 6e d'Artillerie (1er Corps)

5) Plaque au Corps de Santé

6) Stèle au 5e Cuirassiers (14e Div. (Delort))

7) Stèle à la Jeune Garde

8 ) Plaque au Lt Louis (3e Tirailleurs, Div. de Jeune Garde)

9) Plaque au 8e d'Artillerie (6e Corps)

10) Stèle au 5e de Ligne (19e Division (Simmer), 6e Corps)

11) Stèle au 11e Chasseurs à Cheval (5e Division Subervie, 1er Corps de Cavalerie de Réserve)

12) Plaque à la Grande Armée


Pour la visite complète, c'est ici :
http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/1815AFEW.htm

Je parie que vous n'en connaissez pas certains....
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