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 Arjuzon (Gabriel d')

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Jean-Yves
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MessageSujet: Arjuzon (Gabriel d')   Mer 27 Sep - 23:04

Le 5.02.1761, Gabriel d'Arjuzon nait des oeuvres de Jean-Marie d'Arjuzon et Hélène Duchesnay-Duprey. L'enfant ne connaitra jamais sa mère, celle-ci mourant en le mettant au monde ; son père ne se remariera pas.

En 1763, son père devient trésorier-général des Etats de Bretagne et fermier général en 1768.

En 1779, ce dernier revend son domaine de Remiencourt, en Picardie, pour acheter, l'année suivante, celui de Louye en Normandie (dépt de l'Eure, pour être plus précis).

Le 30.07.1784, Jean-Marie d'Arjuzon est nommé par Louis XVI conseiller secrétaire-honoraire du roi, titre qui lui permettra, en 1789, de siéger parmi les députés de la noblesse lors de la réunion des Etats-Généraux, en tant que député du baillage de Nonancourt (eure). Son fils, gabriel, commandant du bataillon de la garde nationale de St-Philippe du roule , l'accompagne. Ce dernier fait également partie de la franc-maçonnerie. il appartient depuis 1788 à "la loge Olympique" ainsi qu'à "la société Philantropique".

A Paris, les d'Arjuzon logent en l'hôtel de la rue d'Aguesseau. C'est en cet hôtel, que le 6.03.1790, décède Jean-Marie d'Arjuzon. Il est inhumé en l'église de la Madeleine (l'ancienne), dans la capitale.

Gabriel d'arjuzon, face aux évènements révoulutionnaires, reste fidèle à ses souverains. Courageux et fidèle en amitié, lors des massacres des prisons du 2 septembre 1792, ayant peur pour son ami l'abbé De Lalande, curé d'Illiers-l'Evêque (Eure), qui, partisan, au début, des réformes, a refusé de prêter le serment constitutionnel. Gabriel d'Arjuzon court à l'Abbaye pour tenter de le sauver. Hélas, il arrive trop tard : L'abbé n'est plus qu'un cadavre tout sanglant et mutilé.

Le 4 frimaire an II (24.11.1793), la Convention décrète l'arrestation des ci-devants receveurs-généraux et la révision de leurs comptes. gabriel d'Arjuzon est à Louye quand il apprend la nouvelle. Fort de son innocence, il retourne à Paris afin de se justifier. Il est arrêté et comparait devant le tribunal criminel. Il échappe par miracle à la guillotine et est condamné à la prison. On le conduit à l'(ancienne abbaye de Port-Royal, devenue Port-Libre, et ironie, devenue, prison d'Etat.

C'est là que gabriel d'Arjuzon va faire connaissance avec sa future épouse, Pascalie Hosten, celle-ci venant tous les jours rendre visite à sa mère emprisonnée. les deux jeunes gens s'éprennent l'un de l'autre.
Le 22 pluviôse an II (30.02.1794), les receveurs généraux sont renvoyés à leurs domiciles sous bonne garde. les hosten, quant à eux, doivent s'éloigner de Paris. Toutefois, gabriel réussit à convaincre ses geoliers de l'accompagner chaque fois qu'il ira rendre visite à sa fiancée.

Le 9 floréal an III (28.04.1795), les amoureux peuvent enfin convoler en justes noces dans le salon de Mme Hosten transformé à l'occasion en chapelle, les églises n'ayant pas encore été rendues à la liberté dde culte. Ce mariage va mettre le ménage sur la route de la fortune, car une cousine de Pascalie, Mme de Lamothe-Hosten, loge chez elle, à Croissy-sur-Seine, une certaine Joséphine de Beauharnais qui, un jour "sera plus que reine".

Gabriel d'Arjuzon et son épose croqués par la reine Hortense en 1809.

De l'union de Gabriel d'Arjuzon et de Pascalie Hosten naitront : Pascal-François-Marie, le 25 pluviose an VII (13.02.1797), Félix-François Thomas, le 8 floréal an VIII (28.04.1800) et Louis-Napoléon-Paul, le 3.08.1806. Ce dernier eut pour parrain le roi Louis de Hollande et comme maraine la princesse Pauline Bonaparte.

Deux ans après la mort du père de son épouse, Jean-baptiste Hosten, lt-colonel de dragons et chevalier de St-louis, tué à St-Domingue lors d'une révolte, en 1798, la france ayant remis sa destinée entre les mains de Napoléon Bonaparte, Gabriel d'Arjuzon grâce à ses relations avec Joséphine, épouse du maître, rallie la nouvelle cour et se voit confier à partir de 1804,différentes missions : -Le 15 pluviôse an XIII (5.02.1804), président du collège électoral du canton de Nonancourt ;
-Le 21 messidor an XII (10.07.1804), Napoléon institue les maisons de ses frères et soeurs, et nomme Gabriel d'Arjuzon premier chambellan de son frère Louis.

Le 14.06.1806, Louis étant roi de Hollande, Gabriel d'Arjuzon devient Grand Chambellan et sa femme d'honneur de la reine Hortense, dont, ayant des dons artistiques et élève de de Isabey, elle fera le portrait. Hormis ses dons pour la peinture, Pascalie d'Arjuzon en a également pour la musique. Son époux, quant à lui, est aussi un protecteur des arts et un grand collectionneur de tableaux : Il possédait plusieurs toiles de Fragonard.

Le 24.06.1806, il est nommé président du collège électoral du département de l'Eure.
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Gabriel d'Arjuzon, par Boilly

Jusqu'en 1807, gabriel d'Arjuzon fera la "navette" entre la France et la Hollande, mais ne joue pas un très grand rôle politique. Il s'occupe essentiellement de représenter ses souverains aux diverses cérémonies de l'Empire (Le sacre, l'inhumation du fils de Louis et d'Hortense à St-Denis, napoléon-Louis-Charles décédé le 5.05.1807, le mariage avec marie-louise..).

Le 17.02.1807, il est grand croix du mérite de la Hollande. mais bientôt les relations entre Napoléon et son frère se dégradent . Louis se méfie alors de tous ceux que son frère a placé autour de lui, et décide de les remplacer par des personnes plus sûres. Toutefois, les époux d'Arjuzon restent au service de la reine Hortense, celle-ci étant, il est vrai, plus souvent à Paris qu'en Hollande, celà ne gêne pas Louis, et ce, jusqu'en 1814.


Visite de la reine Hortense à Louye. A cheval Gabriel d'Arjuzon

Le 2.02.1809, Napoléon nomme d'Arjuzon comte. Le 3.03.1810, est grand croix de l'ordre civil de la couronne de Bavière, et, le 22.02.1812, de l'ordre impérial de la Réunion à l'occasion de l'annexion de la Hollande à la France. Toutefois, sous la Restauration, l'ordonnance du 28.07.1815 interdisant le port de cette dernière décoration. Il sera contraint, le 7.07.1816 de la retourner à la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur.

Le 11.01.1814, alors que l'invasion menace, Gabriel d'Arjuzon est nommé chef de bataillon de la Garde Nationale de Paris.

Le 30.03.1814, l'ex-reine de Hollande,a llant rendre visite à sa mère l'ex-impératrice, à Navarre, s'arrête pour passer la nuit, à la demeure seigneuriale des d'Arjuzon à Louye.

Rallié à Louis XVIII, il reçoit le 7.12.1814, sur proposition du comte d'Artois, commandant de la Garde Nationale, la légion d'honneur. Mais la joie est de courte durée,car le 30 du même mois, il apprend la mort d son fils Pascal, alors lieutenant au 7eme Chasseurs à Cheval.
A son retour de l'île d'Elbe, Napoléon, peu rancunier, le nomme membre du Conseil Général de la Seine, le 11.04.1815,et lui confirme le 15, sa légion d'honneur.

Louis XVIII, de nouveau sur le trône, l'exclut, comme tous les autres pairs nommés par Napoléon,et, en 1816, la police le soupçonne de cacher la reine Hortense à Louye. Cependant, malgré tous ces événements contraires, la fortune lui sourit de nouveau, et le 5.03.1819, il retrouve sa place à la chambre des pairs, avec le titre de baron-pair.


Gabriel d'Arjuzon en pair de France (peinture attribuée à David)

Ayant retrouvé "la confiance du roi", Gabriel d'Arjuzon est nommé le 20.05.1824, membre du Conseil Général.

Sous la monarchie de Juillet, Gabriel d'Arjuzon intervient à la tribune, en novembre 1831, pour défendre l'hérédité face à Casimir Périer. Mais, malgré ses efforts, la loi étant votée en décembre, le 8.01.1822, il démissionne de la paierie. Désormais ses activités se borneront à être membre du Conseil Général de l'Eure en 1841, puis, président, en 1847, du conseil de fabrique de l'église de la Madeleine à Paris;
Gabriel d'Arjuzon décède le 10.12.1851, un an après sa femme et 8 jours après le coup d'état. Son corps est rapporté à Evreux le 12.
Sources : Je tiens mes sources, textes et photos, de monsieur Jacques d'Arjuzon, descendant de Gabriel d'Arjuzon.

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