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 Bicentenaire de la bataille d'Iéna

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Cyril-Napoléon
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MessageSujet: Bicentenaire de la bataille d'Iéna   Sam 14 Oct - 11:23

LA BATAILLE D'IENA

14 octobre 1806

« L’Empereur n’eut qu’à siffler et la Prusse n’existait plus »
(Henri Heine)


Voilà une phrase qui résume bien cette bataille et le génie militaire de Napoléon.

Résumé de la bataille :

Jusqu’au mois d’août 1806, le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume III, parait se contenter du Hanovre que lui a concédé Napoléon. La tranquillité semble alors régner sur l’Europe. Pourtant Frédéric-Guillaume est informé de tractations entre la France et l’Angleterre à propos de la restitution du Hanovre à son propriétaire initial et réagit brutalement. Dès juillet, la Prusse se joint donc au Royaume-Uni, à la Russie, à la Saxe et à la Suède pour former la quatrième coalition.
Napoléon reçoit un ultimatum l’invitant à se retirer d’Allemagne avant le 8 octobre. Le 6 octobre, il fait lire aux soldats une nouvelle proclamation : « Soldats ! L’ordre de votre rentrée en France était déjà donné, des fêtes triomphales vous attendaient. Mais des cris de guerre se sont fait entendre à Berlin. Nous sommes provoqués par une audace qui demande vengeance. » A cette provocation Napoléon répond par un ordre de concentration de la Grande Armée à laquelle il fait traverser les monts du Frankenwald. L’armée est un torrent submergeant la région à une vitesse vertigineuse. Napoléon et son armée arrive à Iéna le 13 octobre.

Le 14 octobre à 6 heures, le 5e corps s’ébranle, Lannes en tête. La bataille d’Iéna est commencée. « L’armée était superbe, dans un ordre parfait, pleine d’enthousiasme, de confiance et d’ardeur pour se mesurer avec l’ennemi ». Au milieu d’un épais brouillard, le maréchal Lannes est bientôt suivi de Soult, Ney, Augereau. Quel spectacle pour un premier combat, remarque le capitaine Bertrand : « Mon bataillon, en tirailleurs, a devant lui de la cavalerie prussienne. Mes vieux camarades, fermes comme des rocs, me disent : « Cadet, ce sont des Prussiens, vise au poitrail, ils veulent de la musique, il faut les faire danser », et les Prussiens « dansèrent ». Comme à leur habitude, ils avancent lentement, parfaitement comme durant la guerre de sept ans. Ils restent ainsi deux heures sous une grêle de mitraille. Un officier de l’armée prussienne se rend compte que l’affaire est mal engagée : « Au milieu de es cris répétés par nos supérieurs affolés : « En avant, en avant ! Avancez donc ! » Il me semblait percevoir comme une rumeur sinistre ; je croyais entendre commander : « En retraite, en retraite ! » La glorieuse armée prussienne se met bientôt à ressembler à un « fleuve de fuyards ». Mais cette victoire du 14 octobre pourrait s’appeler Auerstaedt. Pendant que Napoléon écrase les Prussiens du prince de Hohenlohe, Davout, à la tête de son seul 3e corps tombe, à Auerstaedt, sur le gros de l’armée du roi Frédéric-Guillaume commandée par le feld-maréchal duc de Brunswick. Malgré son infériorité numérique, 29 000 hommes contre 64 000, non seulement Davout réussit à repousser l’ennemi, mais il n’hésite pas à prendre des risques. Il attaque avec furie et malgré des pertes énormes met l’armée royale en pleine déroute. Vers 17 heures, le roi de Prusse ordonne la retraite. Celle-ci s’effectue dans un désordre indescriptible par toutes les routes conduisant à Weimar, où Frédéric-Guillaume espère pouvoir s’appuyer sur l’armée de Hohenlohe, mais en approchant de l’Ilm, les vaincus d’Auerstaedt rencontrent les vaincus d’Iéna. Le désastre prussien est complet.
Napoléon n’apprendra la nouvelle que le lendemain. Il tombe littéralement des nues. Ce n’est pas une victoire mais deux. En tout l’armée prussienne a perdu plus de 45 000 hommes. Ses pertes sont de 15 000 tués et blessés et 15 000 prisonniers.


Murat chargeant pendant la bataille


Plan de la bataille de Iéna


Voici ce que Napoléon a fait la vieille, le jour et le lendemain d’Austerlitz :

Lundi 13 octobre :
Il quitte Géra entre 9 et 10 h. il passe par Lobeda, Roda, Koestritz, puis devant Ziegensheim. Il arrive à Iéna entre 14 et 15 h. il s’arrête sous les tilleuls de la Grossherzoglich Schloss ; il ressort par la porte de Weimar, la Johannisthor. Par un sentier sur la droite, il arrive vers 16 h, sur le Landgrafenberg. Après avoir choisi l’emplacement de son bivouac et donné ses ordres, il revient à la porte de Weimar. Il monte ensuite avec l’Etat-Major sur le Galbenberg. Avant 18 h, il est de retour au château d’Iéna. A la nuit tombante, il monte à son bivouac établi, non à l’endroit appelé le Napoleonstein, mais plus bas, dans l’évidemment du mont. A 22 h, il va surveiller les travaux pour assurer un passage à l’artillerie jusqu’au sommet.

Mardi 14 octobre :

Bataille d’Iéna. A 1 h, avec Suchet, il fait la reconnaissance sur la ligne des avant-postes. A 6 h, il monte à cheval et passe entres les bataillons du 5e corps qu’il harangue. Après la bataille, il est à Weimar à 16 h. Il couche à Iéna dans une auberge.

Mercredi 15 octobre :

Il quitte Iéna à 13 h, il couche au palais ducal à Weimar. Il écrit à Joséphine : « Tout a été comme je l’avais calculé. Jamais armée n’a été plus battue et plus entièrement perdue. Il me reste à dire qu je me porte bien et que la fatigue, le bivouac, les veilles, m’ont engraissé.»


Sources :

Napoléon au jour le jour, Jean Tulard, Louis Garros, éditions bibliothèque Napoléonienne, Tallandier, 2002

Larousse Napoléon Bonaparte, éditions Larousse 2004

L'épopée Napoléonienne, les grandes batailles, Jean Tranié, éditions Tallandier 1999

Site Internet http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d'I%C3%A9na

VIVE L'EMPEREUR !! VIVE LES BICENTENAIRES NAPOLEONIENS !! ET HONNEUR A TOUS CES BRAVES TOMBES AUX CHAMPS D'HONNEURS







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