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 LA ROUTE NAPOLEON EN BELGIQUE

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Route Napoléon

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MessageSujet: LA ROUTE NAPOLEON EN BELGIQUE   Sam 11 Nov - 17:23

Paris, aux Tuileries, 7 juin 1815 :

« Donnez ordre à toute ma maison qui se trouve à Compiègne qu’elle se rende demain à Soissons où sera mon Quartier-général. Concertez-vous avec le Grand Ecuyer et le Maître de ma garde-robe pour que, s’il me manque quelque chose on le fasse partir. Comme je camperai souvent, il est important que j’aie mes lits de fer et mes tentes. Veillez à ce que mes lunettes soient en état. Il est nécessaire que M. Caulaincourt, Grand Ecuyer me fasse connaître que est l’écuyer qui sera de service auprès de moi, lorsqu’il sera absent comme Ministre des Relations Extérieures. Il est nécessaire aussi que les voitures de voyage soient prêtes, de manière que je puisse partir deux heures après avoir donné l’ordre. Il est probable que je me rendrai en droite ligne à Soissons. Donnez ordre que mes aide de camp, les officiers d’ordonnance et les aides de camps de mes aides de camp fassent partir leurs chevaux pour Soissons. »


Dimanche 11 juin : Dernière messe aux Tuileries. Napoléon voit le maréchal Ney mais il Ne lui parle pas de commandement pour lui à l’Armée du Nord. C’est après le départ du maréchal que l’Empereur écrit au ministre de la guerre, le maréchal Davout d’écrire à Michel Ney :

« Faites appeler le maréchal Ney. Dites-lui que, s’il veut se trouver aux premières batailles, il soit rendu le 14 à Avesnes où sera mon quartier-général. »


Lundi 12 juin 1815 : Napoléon quitte Paris vers 4 heures du matin avec Maret duc de Bassano, et le général Bertrand, grand maréchal du Palais. Ils sont à Soissons à midi pour déjeuner et à Laon dans la soirée où ils passent la nuit. Le maréchal Grouchy a son quartier-général à Laon avec ses quatre corps de cavalerie. Pourquoi est-il encore là ? Parce qu’il n’a pas reçu d’ordre : Soult a oublié la Cavalerie de Réserve, soient 104 escadrons, 15.000 chevaux …


Mardi 13 juin 1815 : Napoléon est à Avesnes-sur-Helpe d’où il envoie l’ordre à Grouchy de se mettre en marche, entre Beaumont et Walcourt, il faudra faire vingt lieues sans débrider pour rattraper le retard… Ney arrive ayant voyagé en voiture avec son premier aide de camp le colonel Heymès. Ils dînent ensemble. Napoléon ne lui donne encore aucune indication.

Mercredi 14 juin 1815 : Prenant vers le Nord-est, Napoléon est à Beaumont. C’est de là que partent les ordres pour l’offensive en Belgique. Le temps est assez mauvais.
Les troupes qui ont bivouaqué aux alentours, dans un rectangle de huit lieues sur deux, aux contacts des avant-postes ennemis, peuvent au réveil entendre :

« Soldats ! C’est aujourd’hui l’anniversaire de Marengo et de Friedland qui décidèrent deux fois du sort de l’Europe. Alors, comme après Austerlitz, comme après Wagram, nous fûmes trop généreux. Aujourd’hui cependant, coalisés contre nous, les princes que nous avons laissés sur le trône en veulent à l’indépendance et aux droits les plus sacrés de la France. Ils ont commencé la plus injuste des agressions. Marchons donc à leur rencontre : eux et nous, ne sommes-nous plus les mêmes hommes ? »

Le général Foy note dans son journal de marche : « Les troupes éprouvent non du patriotisme, non de l’enthousiasme, mais une véritable rage pour l’Empereur contre ses ennemis. Nul ne pense mettre en doute le triomphe de la France. »

Les officiers tirés de la demi-solde partagent les sentiments des soldats. Seuls les officiers supérieurs qui ont porté la cocarde blanche paraissent douteux et le soir aux bivouacs on trouvent de véritables « clubs jacobins » où l’on parle politique, comme en 93…Le calme et la discipline en souffrent car il y a une psychose de la trahison.

En mai, Soult a été nommé Major-Général à la surprise générale. Le général Vandamme qui commande le 3° corps, a écrit au ministre Davout : « J’ai reçu une lettre par laquelle le Duc de Dalmatie s’annonce comme Major général. Comme le duc de Raguse pourrait me donner le même avis, je dois donc regarde celui-ci comme non avenu jusqu’à ce que je sois prévenu de cette nomination par votre Excellence ou par décret Impérial. »

La trahison verra ce 14 juin, le divisionnaire Bourmont du corps de Gérard, passer à l’ennemi avec son état-major...Ayant appris les troubles en Vendée, Bourmont retourne sa veste, une nouvelle fois, avec Clouet, ancien compagnon du maréchal Ney, de Villoutreys ancien écuyer de l’ Empereur et trois aide de camp de Trelon, d’Andigné et Sardat. « Ce qui est blanc sera toujours blanc… » dira Napoléon, à peine surpris, quand on lui apprendra…

Marchand dans ses Mémoires « L’Empereur fit aussitôt quelques changements à ses dispositions d’attaque »…


Ce même jour le colonel Hardinge, officier de liaison entre Wellington et l’état-major Prussien, indique que les troupes Françaises quittent Beaumont pour Maubeuge…Les services d’espionnage sont aux abois. Wellington apprend à la fois que Napoléon est en Vendée, en Alsace, fortifiant Laon, attendu à Rocroi ou acclamé à Maubeuge. Wellington ne croit plus en rien qu’en lui-même…


Dernière édition par le Mar 14 Nov - 17:38, édité 1 fois
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Route Napoléon

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MessageSujet: CHARLEROI   Dim 12 Nov - 20:05

Jeudi 15 mai 1815 : Napoléon part à l’aube et nous sommes dans les jours les plus longs de l’année et l’aube arrive vers les 3 heures du matin…

Le général Vandamme qui doit passer le premier, a quitté Beaumont pour laisser la place à la Garde et au 6° corps de Mouton Lobau. Il est parti en retard. L’officier de liaison envoyé par Soult, chargé de lui porter le message, ne le trouve pas au bivouac, car mécontent de devoir céder la place, il s’en est allé coucher dans une maison de campagne sans donner de précisons. Il faut que le général Rogniat parvienne à le retrouver et il sera reçu fraîchement par Vandamme, le « mauvais coucheur » comme l’appelait Napoléon lui-même. Ce n’est donc qu’à 6 heures ce matin au lieu de 3 h. que Vandamme décampe et comme il a plu, les bivouacs inondés sont plus longs à s’écouler. Les hommes sont lourdement chargés 4 jours de pain et toutes les munitions, faute de voiture.

Les généraux Rogniat et Haxo avec les Sapeurs et les Marins de la Garde qui devait marcher derrière Vandamme lui passent devant en échangeant quelques noms d’oiseaux…

Napoléon, qui ignore ces incidents, a suivi les chemins de Barbençon, le bois du Gaiolet où les bivouac de Pajol sont vides, puis Bossu-lès-Walcourt où les chevaux d’Exelmans sont à l’abreuvoir. Il franchit l’Eau d’Heure, passant la frontière à Thy-le-Château avec 4 escadrons de la Garde. Sur la place de l’église Napoléon trouve Biot, l’aide de camp de Pajol parlant avec un civil qui le prévient que les bois de Maubert sont coupés de tranchées et de sauts de loup et comme il y a du brouillard, la marche sera lente. Napoléon reconnaît en ce civil un ancien Garde d’Honneur, il le salue et court vers Jamioulx où on s’arrête dans une prairie, près du presbytère avec le curé M. Jénicot.

Le général Rogniat suit et avertit du retard de Vandamme. L’Empereur donne aussitôt l’ordre à la Garde de presser le pas et de prendre la tête de la colonne. Puis ordre à Reille de passer la Sambre sur la grand route de Bruxelles, en s’éclairant du côté de Fleurus et à Drouet de passer par Marchiennes, se mettre en ordre de bataille sur la route de Mons à Charleroi. Les ordres porté par Soult ne sont pas clairs car Soult n’a pas l’habitude de Berthier pour interpréter la pensée de Napoléon…

Il est 8 heure, Reille marche sur Marchienne et le général Bachelu prend l’Abbaye de l’Aulne à un poste Prussien. Reille avec le 2° corps occupe les huit ponts de la Sambre et Bachelu est vers 11 heures face à Charleroi, occupé par deux bataillons du 6° Prussiens de la brigade Pirch II. Ziethen y avait son Q.G. ce matin et écavue à l’annonce de l’approche des troupes Françaises, par la chaussée de Charleroi à Bruxelles par Frasnes, Gosselies et les Quatre-Baras et par la chaussée qui part de Charleroi à Gilly va Namur.

A midi, le bataillon Négrier du 2° léger du colonel Maigrot de la brigade Husson de la division de Bachelu s’installe à la place des Prussiens qui retraitent vers le Nord…Ce matin le chef de bataillon Négrier et son colonel Maigrot ont eu une vive discussion avec leur brigadier Husson qui regrette les calamités qu’entraîne le retour de Napoléon et prévoit l’écroulement de la France…
Négrier, blessé à Waterloo sera tué en 1848 sur une barricade du faubourg Saint Antoine…
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Sergent LOMBART

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MessageSujet: Re: LA ROUTE NAPOLEON EN BELGIQUE   Mer 15 Nov - 21:53

Mon cher Route Napoléon,

Je te suis avec ravissement dans ton parcours salut

serg Lombart

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Le lion de Friedland : François Amable RUFFIN
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