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 Le brave CORVISART ...

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MessageSujet: Le brave CORVISART ...   Jeu 16 Nov - 16:28

Jean-Nicolas Corvisart, Premier Médecin de l'Empereur et des deux Impératrices, devenu à quarante ans, Professeur de clini_que médicale.

C'est à la Charité que Corvisart fit son enseignement.
Eminent cardiologue, il démontra l'importance de la percussion comme procédé d'investigation dans les affections du coeur et des poumons.

Professeur au Collège de France, Médecin du Gouvernement, Premier Médecin de l'Empereur, Membre de l'Institut, Baron d'Empire, Jean-Nicolas Corvisart accumula honorablement les titres les plus honrifiques.
Et si l'Académie de Médecine ne le compte pas parmi ses membres, c'est parce que cette Institution vit le jour la même année que celle de la mort de l'éminent médecin, en 1821 ...

Corvisart avait du caractère et c'est ce qui lui a permis d'en imposer à Napoléon qui, comme chacun sait, n'était pas un "malade facile".
Mais ils surent, l'un et l'autre, composer pour rendre leur duo non seulemnt très clèbre mais aussi très complice.

C'était un homme mélancolique, malgré des élans ponctuels de gaieté.
Sa connaissance et son analyse parfaite des hommes et de leurs faiblesses ou de leurs vices , conférait à son esprit une certaine âpreté qu'il ne cherchait pas à modérer...

D'ailleurs, Napoléon l'avait bien cerné, dans ces propos :

"Honnête et habile homme, seulement un peu brusque."

C'est en 1804 que Napoléon attacha officiellement Corvisart à sa personne.
A cette époque déjà, sa réputation avait fait le tour de l'Europe.

Jusqu'en 1814, il remplit donc avec beaucoup de conscience la mission qui lui était confiée.
Napoléon quant à lui, se reposa entièrement sur lui, et en 1812 il écrivait en ces termes à Madame de Montesquiou :

"-J'ai confiance en fait de médecine en mon premier médecin, Corvisart."



A suivre.
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Sergent LOMBART

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MessageSujet: Re: Le brave CORVISART ...   Jeu 16 Nov - 22:31

Ma Chère Joséphine,

Vous savez à quel point je n'aime pas vous contrariez, mais Corvisart Premier Médecin de l'empereur, n'hésita pas a l'abandonner en 1814 Twisted Evil

La fidélité, est à mon sens, comme l'amitié, on la constate dans les moments difficiles Wink

Serviteur Madame,

serg Lombart

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Jean-Nic
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MessageSujet: Re: Le brave CORVISART ...   Jeu 16 Nov - 22:48

Citation :
mais Corvisart Premier Médecin de l'empereur, n'hésita pas a l'abandonner en 1814

Je ne suis pas du tout d'accord avec Vous Sergent Lombart !!! Corvisart resta fidèle à L'Impératrice à la Première Abdication, puis revint au service de L'Empereur lorsqu'il le rappela à lui durant les Cent Jours. Puis ne pouvant l'accompagner à Ste Hélène car beaucoup trop âgé ( 60 ans en 1815 ! ) , il se résolu à prendre sa retraite. Il décéda 5 mois après son Illustre Maître . Comment pouvez-vous employer le terme " abandonner " !!!! Mad Evil or Very Mad Shocked Twisted Evil Mad Shocked scratch scratch


salut


Dernière édition par le Ven 17 Nov - 19:09, édité 1 fois
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Sergent LOMBART

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MessageSujet: Re: Le brave CORVISART ...   Ven 17 Nov - 8:30

Embarassed Embarassed

Je présente mes humbles excuses à la mémoire de Corvisart
salut

J'ai fais une confusion.

Ce que dit l'Empereur de lui*

A Madame de Montesquiou : Dresde, 23 mai 1812
"...J'ai confiance en fait de médecine dans mon premier médecin Corvisard."

A Corvisart : Fréjus, 28 avril 1814
"...J'ai vu avec plaisir la bonne conduite que vous avez tenue dans ces derniers temps, où tant d'autres se sont mal conduits. Je vous en sais gré, et cela confirme l'opinion que j'avais conçue de votre caractère. Donnez-moi des nouvelles de Marie-Louise, et ne doutez pas jamais des sentiments que je vous porte.
Ne vous livrez pas à des idées mélancoliques; j'espère que vous vivrez encore des services et pour vos amis."



serg Lombart

*Extraits du Dictionnaire de l'Empereur d'A. Palluel

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MessageSujet: Re: Le brave CORVISART ...   Ven 17 Nov - 11:12

Un petit portrait de Corvisart qui s'appelait en fait Corvisart de Marets :



Pour en savoir plus Arrow http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Nicolas_Corvisart_de_Marets
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MessageSujet: Re: Le brave CORVISART ...   Ven 17 Nov - 18:00

Mon Cher Sergent Lombard, vous avez dû effectivement confondre avec le collègue "Yvan" ...

Pour en revenir à notre Corvisart, ce dernier se rendait deux fois par semaine aux Tuileries, les mercredi et samedi.
Ces jours-là, le médecin asistait au lever de l'Empereur et revenait très souvent aussi pour le coucher.
Dans le salon d'attente où patientaient plusieurs personnages venus rencontrer Napoléon, c'est toujours Corvisart qu'on introduisait avant tous.
C'est là que, bien souvent, l'Empereur l'accueillait avec ces mots :

"Vous voilà, grand charlatan ! Allez-vous tuer beaucoup de monde aujourd'hui ?"

C'était de la part de Napoléon, une taquinerie courante, à laquelle Corvisart se contentait de sourire.
Il questionnait beaucoup son médecin favori sur de grands sujets philosophiques, sur la vie , la mort, le sommeil, etc ...
Ses boutades étaient continuelles, et toujours bien accueillies par Corvisart.

Collectionneur, ce médecin affectionnait aussi la chasse qui constituait son plaisir favori.
D'ailleurs à ce propos, Napoléon lui fit un jour une faveur spéciale en lui remettant "la clef de ses forêts", clef symbolique signifiant que désormais Corvisart pouvait aller chasser dans toutes les forêts impériales.

Accompagnant parfois l'Empereur à la chasse, Corvisart n'avait pas pour habitude de le suivre aux armées ; c'est Yvan que l'on voyait toujours à cheval, derrière Napoléon, et ce depuis la Campagne d'Italie.

La confiance que Napoléon avait mise en la personne de Corvisart, avait fait de ce dernier, son médecin préféré, mais aussi le médecin de famille, et en particulier des deux Impératrices.
Même s'il est convenu d'admettre qu'un autre médecin, en la personne du Docteur Horeau, jouissait d'une grande faveur auprès de Joséphine.

Toutefois, pour l'Empereur, Horeau était un parfait ignorant, et Corvisart un savant médecin...

Lors du divorce de l'Empereur, Corvisart se montra hostile au second mariage, et ce , sur un plan purement médical.
Il redoutait en effet un changement de vie trop radical pour son patient.

Les évènements confirmèrent ses craintes, puisque nous savons que dans la période suivant ce mariage autrichien, l'Empereur souffrit de nombreuses mauvaises digestions (l'Autrichienne si gourmande devait le faire manger trop !), et aussi de fréquents accès de toux ...



A suivre ...




salut
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MessageSujet: Re: Le brave CORVISART ...   Dim 19 Nov - 18:46

C'est en 1921 que fut exposé à La Malmaison, la lettre autographe que Joséphine adressait à son médecin, le 18 Février 1814, lettre dans laquelle elle le remerciait des bonnes nouvelles qu'il lui avait envoyées :

"Je ne puis mieux vous en remercier qu'en vous disant le bien qu'elles m'ont fait. J'avais passé la journée dans l'inquiiétude. Votre lettre m'a rendu plus que la tranquillité. L'Empereur et vous, vous êtes de grands médecins."

Trois mois plus tard, la bonne Joséphine s'éteignait ...

Après les Adieux de Fontainebleau, on retrouve Corvisart auprès de Marie-Louise, qu'il n'avait pas quittée depuis son départ de Paris , et avant d'embarquer pour l'île d'Elbe, le 28 Avril 1814, Napoléon félicitait encore son fidèle médecin, lui demandant de lui faire parvenir des nouvelles de l'Autrichienne, et l'assurant des nobles sentiments qu'il ne cesserait jamais de lui porter...

Lors du fameux retour impérial, en 1815, Corvisart retrouva ses fonctions de "Premier Médecin de Leurs Majestés Impériales".
Mais ce ne fut, hélas, que pour la fugitive période des Cent Jours, car notre brave médecin fut victime d'une première attaque d'apoplexie ...

Comme bon nombres de personnages illustres, il mourut d'apoplexie, après une dernière attaque, le 18 Septembre 1821, cinq mois à peine après l'Empereur ..

En parfaite connaissance de cause, il avait écrit :

"La première attaque est une sommation sans frais, la seconde une sommation avec frais, et la troisième une prise de corps" ...

Le seul regret que nous puissions formuler, c'est de constater que le Baron Corvisart, qui approcha Napoléon et sa famille aussi intimement, n'ait jamais écrit ses Mémoires ...





salut
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