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 Le 43ème Régiment d'Infanterie de Ligne

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Michel

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MessageSujet: Le 43ème Régiment d'Infanterie de Ligne   Mar 21 Nov - 12:41

Le 43ème Régiment d'Infanterie de Ligne

    1635 : Création : Régiment Royal-Vaisseaux (alias Royal des Vaisseaux);
    1791 : 43ème Régiment d'Infanterie de Ligne;
    1793 : Réformé : 1er Bataillon => 85ème Demi-Brigade d'Infanterie de bataille : 2ème Bataillon => 86ème Demi-Brigade d'Infanterie de bataille;
    1796 : Création : 43ème Demi-Brigade d'Infanterie de Ligne, constituée à partir de : 34ème Demi-Brigade d'Infanterie de bataille et du 149ème Demi-Brigade d'Infanterie de bataille (3ème bat.);
    1803 : 43ème Régiment d'Infanterie de Ligne;
    1er Empire : 43ème Régiment d'Infanterie de Ligne;
    1ère Restauration : 40ème Régiment d'Infanterie de Ligne;
    Cent-Jours : 43ème Régiment d'Infanterie de Ligne;
    2ème Restauration : Licenciement;
    1820 : 43ème Régiment d'Infanterie de Ligne, recréé à Brest;
    2003 : Il s’établit alors sur les sites de Lille et Douai.

Le 43ème est à Valmy le 20 septembre 1792, à Marengo le 14 juin 1800, à Austerlitz en 1805 et Iéna en 1807.
Austerlitz
Fait partie du 4e corps de Soult, Division St-Hilaire, brigade Varé, Colonel du régiment Viviès.
Le corps de Soult opère au centre. Il est placé, après avoir traversé le Goldbach, en position de départ pour l'attaque du Pratzen. Un bataillon du 43 intervient en renfort de la Brigade Ferey, le deuxième vers la droite de Thiébault. Après la prise du plateau le 43 ème participe à la prise de Sokolnitz avec la brigade St-Hilaire.
Iéna
Fait partie du 4e corps de Soult, Division St-Hilaire, brigade Varé, Colonel du régiment Lemarois.
Le corps de Soult opére à l'aile droite de Napoléon contre les troupes d'Holtzendorf.

Si vous possédez d'autres informations concernant ce régiment, postez les à la suite de ce message. Surprised
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MessageSujet: Le 43 e (suite)   Ven 1 Déc - 16:57

Première campagne d'ltalie en 1797

Dès la fin d'octobre, la 43e demi-brigade est désignée pour renforcer l'armée d'Italie au sein d'un corps de 20 000 hommes. Elle commence son mouvement le 7 novembre 1796, et arrive à Strasbourg le 9 janvier 1797, à Bourg-en-Bresse le 1er février, à Chambéry le 5. Elle passe le Mont Cenis le 14 et arrive à Milan le 21, à Vérone le 28. Elle est embrigadée dans la division Augereau le 7 mars à Trévise.
Le 13, elle franchit la Piave avecl'armée et rejoint sa division; le même jour à Conegliano.
Dès le 22 du même mois, la 43e demi-brigade se fait remarquer au combat de la Steppizza où elle enlève le village fortifié du même nom. Le 24, elle réitère le même exploit en prenant d'assaut le fort de Chiuza.
Ces deux coups de force ne coûtent que 13 tués et 36 blessés dont 3 officiers.

Le général commandant sur place rend compte en ces termes à Bonaparte de l'action de la 43 : ". Je remarque avec plaisir qu'on désigne beaucoup d'individus qui ont mérité par leur bonne conduite d'être distingués
De ce nombre sont les capitaines Courtois et Hanvion de la 43 qui, le 5 germinal, passèrent les premiers le défilé du pont, sous la redoute et le fort de Chiuza, les capitaines Pochon, Brion et Gruyères du même corps qui se portèrent avec impétuosité sur les pièces qui défendaient la redoute tandis que le chef de bataillon Broussier l'attaquait par le haut.

Le général Guyeux dont dépend la 43 écrit après ces combats : « On recommande plus particulièrementà la reconnaissance générale le citoyen Broussier, chef de bataillon de la 43e demi-brigadegade, et le sous-lieutenant Jacquet adjudant sous-lieutenant au même corps.
Le premier a chargé avec cinq ou six hommes environ cent Autrichiens embusqués derrière les maisons de Steppizza, et a déterminé par son audace le succès de la journée.À l'affaire Chiuza, il monta l'un des premiers à l'assaut de la redoute, et se dirigea ensuite avec quelques hommes sur la porte du fort et l'enfonça, malgré le feu très vif de la mousqueterie ennemie.
Le citoyen Jacquet monta à l'assaut dans la redoute en même temps que le citoyen Broussier et fit à lui seul cinquante prisonniers.
Ces deux officiers réunissent à la bravoure, de la moralité et des talents
."

Bonaparte annota cette lettre : " Le chef d'état-major donnera ordre que le citoyenBroussier, chef de bataillon,soit reconnu demain comme chef de brigade commandant en second la demi-brigade, et le citoyen Jacquet, adjudant sous-lieutenant comme lieutenant. Il leur écrira une lettre flatteuse. Il donnera ordre qu'il soit reçu avant le départ de la division."

Le 2 avril, la 43 commence la marche vers l'Autriche. Le 13, elle est à Leoben.
Le 15, l'armistice signé dans cetre ville stoppe l'avance française. La 43 se replie sur Vérone ou elle tient garnison. Elle est ensuite renvoyée en France sur Lille ou elle arrive en janvier 1798.
Puis elle se rend 1e 15 juin de la même année a Coblence,où le sort la tient à l'écart des combats toute l'année.
Au début de 1800, la 43 est appelée à Paris. Le 19 février le 1er Consul passe la revue des troupes, s'arrête devant le drapeau de la 43e et le salue..

(sources le 43 e R.I. le régiment de Lille ,Edition de la Voix du Nord)


Dernière édition par le Sam 2 Déc - 11:56, édité 2 fois
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MessageSujet: 43e (suite)   Sam 2 Déc - 11:51

Deuxième campagne d'Italie de la 43e, Marengo 14 juin 1800

Au printemps Bonaparte envoie 35000 hommes en Suisse qui forment une armée d'intervetion dans le but de descendre en Italie par les Alpes. La 4e est de ce rassemblement. C'est même un des premiers corps prêts pour la campagne.
En effet le 20 avril, Lauriston, aide de camp du 1er consul, l'informe que la division Chambarlhac à laquelle appartient la demi-brigade est la seule qui soit entièrement sur pied de guerre.
Le 27, le général Dupont, chef d'état-major de la nouvelle armée, signale à l'ordre du jour la 43 comme modèle pour son instruction et sa tenue.
Le 14 mai, la 43 se met en marche vers la plaine du PÔ. Elle se trouve placée dans le gros de l'armée commandée par le général Victor.

Du 18 au 20 mai, elle traverse le Saint-Bernard en trainant à la corde son propre matériel et une partie du parc d'artillerie de réserve.
Le 24 mai, elle passe avec tout son matériel juste sous le fort de Bart, forteresse imprenable tenue par les Autrichiens. Elle avait au.préalable, comme toute l'armée, graissé ses canons, enveloppé leurs roues et essieux de drap et de laine, jonché la route de fumier. Puis les soldats tirant leus artillerie passent à quelques mètres sous les murailles
ennemies d'où au moindre bruit peut partir dans la nuit extrêmement noire une mitraille qui les anéantirait. Ils ne se font pas entendre et au petit matin tout le monde est passé. Seuls quelques hommes sont blessés par des tirs d'interdiction que les Autrichiens entretiennent sporadiquement toute la nuit.
Le sergent Nicolas Bernard Huet de la 43 se trouve parmi les blessés. Il reçoit quelques mois plus tard par décret du 4 pluviôse an IX (24 janvier 1801) un fusil d'honneur pour avoir été blessé au genou gauche en protégeant son canon.

Les 1er et 2 juin, le corps de Victor, où se trouve la 43, franchit de vive force le Tessin à Turbigo. Le 3. il entre à Milan, le 6 à Lodi et le 8 rencontre l'ennemi dans un combat victorieux à Broni. Le lendemain 9 se déroule la bataille de Montebello.
La 43 n'y arrive qu'au milieu de la journée vers :4 heures en renfort de la division Lannes, qui se bat depuis le matin à un contre deux avec succès mais sans parvenir à l'emporter nettement. La demi-brigade se porte sur l'aile gauche de Lannes, et soutient fermement la division par ses trois bataillons disposés côte à côte attaquant à la baïonnette. Au centre, le 3e bataillon en colonne d'attaque est conduit par Rivaud, à sa gauche le 2e fait de même. Ainsi disposée la 43 enlève six petites collines, repoussant 3 000 Autrichiens assez peu combatifs à cemoment. Dans son recul, l'ennemi s'établit solidement dans le château de Dordone. Le 3e bataillon de la 43 lui donne l'assaut et enlève cette espèce de citadelle en y tuant 150 hommes et en y faisant autant de prisonniers. De son côté, le 2e bataillon prend un canon et force les équipages de deux autres à une fuite précipitée. À 8 heures du soir, le combat est terminé.
La 43 avait parcouru environ dix kilomètres en six heures de combat. La bataille a causé 3 500 morts aux deux parties sur 31000 engagés et 4000 prisonniers aux Autrichiens. De cette journée, le général Richard, commandant la brigade, dit dans son rapport en parlant de la 43e : "les conscrits ont rivalisé de courage avec les vieux soldats. »

Le 13 juin, avançant avec toute l'armée en direction des Autrichiens, la 43 s'établit au village de Marengo. Le lendemain, deux de ses bataillons sont situés immédiatement à gauche de Marengo, et le 3e à la lisière avant le village lorsque s'engage la bataille, à 10heures du matin. Elle défend le village pris et perdu plusieurs fois jusqu'à 13 heures mais doit retraiter à 15 heures avec de grosses pertes
L'arrivée d'une division fraîche avec Desaix permet de constituer un corps de réserve pour la contre attaque auquel la 43 est rattachée. En trois quarts d'heure, dans une charge furieuse, cette division reconquiert e village de Marengo. La victoire est dès lors assurée.
La demi-brigade a bien contribué, mais la moitié de son effectif, soit un millier d'hommes, se trouve hors d combat. Le 1er bataillon en particulier est anéanti.
Parmi les officiers,les pertes sont élevées : 31 sont hors de combat, dont dix morts et neuf infimes à vie.

Après la bataille, dix-sept sous-officiers et soldats de la 43 reçoivent une arme d'honneur. En particulier les sergents Lecler et Mathieu Etienne et le soldat Mathieu Pierre qui se sont emparés d'un canon.l'ont retourné contre l'ennemi et ont tiré à mitraille sur lui. Les grenadier Jean et François Bihoreau ont fait la même chose avec une autre pièce. A titre de récompense également le colonel Bisson est promu général de brigade le 5 juillet 1800. Il est remplacé par le colonel Viviès originaire de Saint-Colombe-sur-l'Hers dans l'Aude. Agé de 36 ans à son arrivée au régiment, cet officier à commencé sa carrière militaire en 1793 comme trésorier au 8e bataillon de l'Aude et s'est fait remarquer plusieurs fois par son energie au combat.

(sources le 43 e R.I. le régiment de Lille ,Edition de la Voix du Nord)
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MessageSujet: 43e (suite)   Dim 3 Déc - 12:25

La bataille de Pozzolo. 25 décembre 1800

Le 22 novembre, la 43, dont l'effectif est alors de 966 hommes, s'apprête à repartir en campagne.
Le 21 décembre, elle s'élance à l'attaque de la place forte de Volta. Mais l'ennemi évacue avant l'assaut.
Le 25 décembre, en fin de journée, la 43 arrive en renfort et exécute le dernier et victorieux assaut. Alors que la demi-brigade marque le pas, le sous-lieutenant Michel, saisit le fanion et le porte en avant. Ce geste entraîne tout le régiment et dès lors rien ne lui résiste. Michel reçoit un sabre d'honneur le 27 frimaire an X. La 43 perd dans cette action quatre officiers et six autres blessés et infirmes à vie.
Au cours de cette campagne, la 43 se fait encore remarquer au passage de l'Adige le 1er janvier 1801. Le lendemain, elle entre dans Vérone sans combattre.
Puis elle poursuit avec toute l'armée les Autrichiens en retraite jusqu'au 16, jour où est signé l'armistice de Trévise, transformé le 9 février à Lunéville en traité de paix avec l'Autriche. La 43 tient garnison à Padoue le 21 février et y reste jùsqu'à son retour en France.

La campagne se termine pour le régiment par un fait d'armes qui vaut à son auteur l'attribution d'un fusil d'honneur par décret du 10 vendémiaire an XI (2 octobre 1802).
Le sergent Claude Jean Brot est, envoyé avec quelques hommes quelque part entre Vérone et Trévise, dans un bois occupé par l'ennemi. Bientôt entourés de toutes parts. ils réussissent néanmoins à se dégager, tuant deux officiers et ramenant plusieurs prisonniers.
Le nombre total des armes d'honneur attribuées à la 43e pour la campagne est de 23, chiffre considérable à une époque où les récompenses étaient loin d'être prodiguées. À la création de la légion d'Honneur,ces armes furent transformées en croix de chevalier.

Au moins d'avril 1801,
le régiment rejoint la France ou elle tient garnison à Caen pendant deux ans.

(sources le 43 e R.I. le régiment de Lille ,Edition de la Voix du Nord)
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MessageSujet: 43e (suite)   Lun 4 Déc - 18:12

Au camp de Boulogne dès septembre 1803.

Le même mois, la 43 rejoint le camp de st Omer, premier embryon du fameux camp de Boulogne. La 43 est une des premières désignées pour ce rassemblement. Elle est incluse dans la 1re division du général Saint-Hilaire avec deux bataillons. Le 3e constituant le dépôt, est dirigé sur Béthune.
Le camp de Saint-Omer se trouve en fait situé à Ambleteuse dans la circonscription de Saint-Omer. La 43 s'y entraîne en vue d'un débarquement en Angleterre. Elle fait avec une flottille de chaloupes, bateaux plats, canonnières et autres transports, dans les bassins de Boulogne,Wimereux et Ambleteuse, des exercices d'embarquement, d'arrimage, de combats simulés, de débarquement.
Officiers et soldats se familiarisent rapidement avec la mer, calculent à une heure près le temps nécessaire pour mettre à bord le régiment, ses paquetages, ses armes, ses approvisionnements. Des manoeuvres de canon sont montées : les transports sont en effet dotés, selon leur taille, d'un, de deux ou de trois canons de gros calibre. Ils s'avancent fréquemment jusque sous le feu des croiseurs anglais. Dans l'échange de coups, les grosses masses de croiseurs offrent des cibles plus faciles que ces coquilles de noix. Aussi les navires anglais sont-ils touchés plus souvent que les embarcations françaises qui reçoivent le renfort des feux des batteries côtières sans lesquelles il aurait été impossible de sortir. Ces exercices journaliers permettent à la troupe de s'aguerrir et de mieux estimer les difficultés de l'entreprise. Ils font travailler ensemble les militaires et les matelots, ce qui ne pouvait que faciliter leurs bons rapports.

À partir de décembre 1803, cet entraînement spécifique est porté à sa perfection. Aussi le Premier consul ordonne-t-il d'y joindre une instruction infanterie avec manoeuvres et une étude des anciennes théories pour les officiers. Des exercices de détail, puis de bataillon, de brigade, et de corps d'armées sont repris progressivement et exécutés avec soins. Les mouvements de tirailleurs. les feux divers, les placements et déploiements des formations, les dispositifs contre l'action de la cavalerie sont spécialememt étudiés.Des modifications et simplifications sont ainsi apportées aux manoeuvres les plus usuelles. Les bienfaits s'en font sentir très vite sur les champs de bataille.


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MessageSujet: 43e (suite   Lun 4 Déc - 19:11

La 43e demi-brigade redevient 43e régiment d'infanterie.

Par ailleurs, Bonaparte prescrit une réorganisation générale de l'armée. Il apporte des modifications à la constitution intérieure des corps, à la structure de l'administration, aux mesures concernant l'hygiène, l'habillement, l'équipement, l'armement.
Au cours de ces changements, le décret du 1er vendémiaire (24 septembre 1803) supprime les demi-brigades : l'ancien terme de régiment est rétabli. La 43e demi-brigade devient ainsi le 43e régiment d'infanterie de ligne. Les chefs de demi-brigades reprennent le titre de colonel.
C'est également au camp de Boulogne que sont testées les compagnies de voltigeurs, organisées sur le modèle de celles de grenadiers. Considérées comme des compagnies d'élite, elles sont formées de soldats de petite taille alors que les grenadiers étaient eux de grande taille. Elles sont destinées à encadrer, dans le déploiement du bataillon, la compagnie de grenadiers placée au centre du dispositif.

Le 16 août 1804, a lieu la première distribution des Aigles et des insignes de la Légion d'honneur au cours d'une splendide fête militaire à laquelle participe le régiment.
La tenue des troupes a été modifiée : le pantalon de fort drap bleu, la capote et l'habit reçoivent une coupe plus élégante et uniforme, le chapeau à cornes est remplacé par le shako, le havresac est agrandi et rendu plus commode pour le transport.
Le port des cheveux est également modifié. Jusque-là, ils se portaient longs et tressés par-derrière, ce qui demandait un entretien assez long et entraînait une notion très relative de la propreté compte tenu des aléas de la vie en campagne. Le passage aux cheveux courts rencontre des résistances : il faut que le chef de !'État lui-même donne l'exemple pour que la mode nouvelle soit suivie, non sans murmures.

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MessageSujet: 43e (suite)   Lun 4 Déc - 19:52

La marche de Boulogne à Vienne, puis en Bohême

Napoléon, ayant dû renoncer en avril 1805 à son projet d'invasion de l'Angleterre, décide d'attaquer les Autrichiens et les Russes. Il regroupe l'essentiel de ses forces en Allemagne.
Le 43e, toujours placé sous le commandement du colonel Raymond Viviés, fait partie de cette Grande Armée. Il met en ligne deux bataillons à neuf compagnies chacun, une de grenadiers et huit de fusiliers, chaque compagnie comptant cent hommes. Il appartient au 4e corps de Soult, à la division Saint-Hilaire, brigade Varé.
Le 24 septembre, le 43 se trouve le long du Rhin avec la Grande Armée Il le franchit le 26 à Spire et se dirige sur le Neckar, puis participe au mouvement tournant en direction du Danube qui amène Napoléon à enfermer une partie de l'armée autrichienne à Ulm.

Le 43 marche beaucoup. Sous un temps affreux, dans un pays en partie inondé où rivières et ruisseaux débordent, mais il ne tire pas une seule cartouche. La seconde partie de la campagne débute par une marche sur Vienne.
L'armée russe de Koutousoff retraite devant la Grande Armée en coupant les ponts et en tentant de saisir toute occasion de retarder les français. Le 43 se contente de suivre l'avance en escortant le parc de matériel et d'artillerie de réserve de Napoléon. Il rejoint le champ de bataille d'Austerlitz le 23 novembre, soit dix jours avant la bataille.


(sources le 43 e R.I. le régiment de Lille, Edition de la Voix du Nord)
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MessageSujet: 43e (suite)   Mar 5 Déc - 19:35

La bataille d.Austerlitz, prise des villages de Pratzen et Sokolnitz

Dès le 29, Napoléon fait évacuer le plateau d'Austerlitz. Le 43 est inclus au centre du dispositif avec le corps de Soult, au sein de la division Saint-Hilaire. Le 2 décembre 1805, à 8 heures du matin, il part à l'attaque avec ordre de s'emparer des crêtes du versant droit du plateau et d'occuper le village de Pratzen.
Vandamme est chargé du plateau, lui-même. Par sa position dans la bataille, le 43 doit marcher à mi-côte, sa droite sur Pratzen, sa gauche débordant les crêtes et longeant le bord méridional du plateau. Ces quatre colonnes d'attaque sont soutenues en second échelon par le corps de Bernadotte.
Le 1er bataillon monte droit sur Pratzen. Le second passe plus à gauche mais se perd dans le brouillard qui tapisse les pentes et se joint au 55eR.I. situé à gauche pour attaquer le plateau lui même. Le village de Pratzen, situé au fond d'un ravin secondaire entre deux mamelons du système de collines formant le rebord du plateau, est fortement tenu par des détachements russes qui essayent de s'y maintenir. Le 1er bataillon du 43e et le 2e du 36e l'attaquent à la fois de front et sur les deux flancs et l'emportent après une résistance assez vive.
Dans le même temps le 2e bataillon continue sa marche vers le plateau. Un peu avant de l'aborder, il se trouve face à un régiment de chasseurs russes appuyés par six canons et postés sur une terrasse à flanc de coteau. L'inclinaison du terrain ne permet pas à cette artillerie d'être efficace.
Le 2e bataillon joint au 55e R.I., s'élance à la baïonnette sur les Russes, les met en fuite par une décharge à six pas, s'empare des pièces de canon. Après s'être reformé, il poursuit sa marche vers ie plateau. Défense avait été faite de tirailler. En quelques minutes, les crêtes que gardaient sur ce point quatre bataillons russes et six canons sont bordées. Comme précédemment, un feu unique à bout portant fait d'horribles brèches dans ces bataillons. Aussitôt, ceux-ci lâchent pied et se replient en désordre en accompagnant leur artillerie.
Partout le succès est identique. En moins d'une heure le plateau de Pratzen est pris. De neuf heures à midi, les Russes attaquent de toute part pour reprendre le plateau, mais malgré leurs furieuses charges ils ne peuvent y parvenir. Le 43 défend sa position comme toutes les troupes françaises, sans se laisser entamer. À midi. les Austro-Russes se retirent au centre et à gauche du dispositif rançais. Dès lors le corps de Soult fait face à la droite. Le 43e s'empare de Sokolnitz acculant, avec ses voisins, les Russes dans les étangs. La bataille est terminée à 14 heures.
Le régiment a exécuté avec l'ensemble de sa division et celle de Vandamme l'action essentielle de la bataille. Ses pertes sont particulièrement élevées. Alors que l'armée française déplore la perte de 1 288 tués et 6 903 blessés sur 45 000 hommes effectivement engagés, le 43e perdit 42 tués dont un officier, et 421 blessés dont 12 officiers sur 1 598 hommes présents à la bataille : 28 % de l'effectif est hors de combat contre à peine 20 % pour la totalité de l'armée. Le général Varé, commandant la brigade, est tué.
En récompense de la conduite du régiment, le colonel Viviés, son chef, est promu général de brigade le 24 décembre 1805. Un peu plus tard, le 31e bulletin de la Grande Armée cite officiellement le 43e au nombre des six régiments qui se sont fait le plus remarquer à Austerlitz. Au cours de la bataille deux faits d'armes sont plus spécialement dignes d'être cités. Le sergent Deslanoes, grièvement blessé, sort des rangs pour se faire panser et revient aussitôt après avoir été soigné pour se battre avec ses camarades. Son courage lui vaut la Légion d'honneur. Le fourrier Sauvé et le chef de bataillon Gruyère s'élançant sur les batteries ennemies tuent deux canonniers, en blessent plusieurs, mettent les autres en fuite et s'emparent de la position. Dès le lendemain, le 43e part à la poursuite de l'ennemi. Il rejoint le 4 plusieurs partis russes, les faits prisonniers. La campagne s'arrête alors sur un armistice. Le traité de Presbourg consacre la victoire française.

(sources le 43 e R.I. le régiment de Lille, Edition de la Voix du Nord)
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MessageSujet: 43e (suite)   Mer 6 Déc - 17:04

Iéna. 14 octobre 1806

Le régiment rentre sur Vienne, passe en février 1806 aux environs de Braunau, puis le 3 mars dans la ville même. Il y reste six mois. Le 1er février 1806, le colonel Viviès est remplacé par le colonel Lemarois. L'effectif du régiment est alors de 1.949 hommes répartis en deux bataillons. 1.452 d'entre eux sont présents, 140 détachés et 357 aux hôpitaux. Dès le 1er octobre, les effectifs présents remontent à 1.752 grâce à des recrues provenant du dépôt régimentaire de Vimereux.
En septembre 1806, lorsque la guerre avec la Prusse devient inévitable, Napoléon dispose de 150.000 hommes répartis en Allemagne méridionale entre le Rhin à l'ouest et l'Autriche à l'est, la Sarre et la Thuringe au nord et les Alpes bavaroises au sud.
À partir du 17 septembre, l'armée française se concentre dans la région de Bamberg et de Cobourg. Le 27 septembre, le 43 quitte Braunau, Il passe le Danube le 1 octobre à Regenburg, puis gagne à marche forcée Bayreuth où il arrive le 7. Les étapes journalières avaient été très longues et particulièrement pénibles. L'armée prussienne ayant envahi la Sarre voisine, la concentration devait se faire en effet à toute hâte. Le 43 avait effectué des marches journalières de 4 à 45 kilomètres sans perdre d'effectifs. Ces marches s'exécutaient dans des conditions matérielles meilleures que les années précédentes, les soldats disposant de trois paires de chaussures par homme au lieu de deux.
Le 8 octobre 1806, la Grande Armée commence, conformément au plan de l'Empereur, à tourner par l'est l'armée prussienne. Elle avance sur trois colonnes sensiblement parallèles. Le 43 fait toujours partie de la1re division du 4e corps. En tant que tel, il marche en tête de la colonne de droite, celle qui est partie de Bayreuth. Ce jour-là, comme toute la colonne, le régiment effectue une marche de 40 kilomètres extrêmement pénible en montagne. Et cependant, nous dit Soult, chef du 4e corps, dans son rapport à l'Empereur, "de tout le corps d'armée il ne reste que vingt hommes en arrière."
Les 9, 10 et 12 octobre, la marche se poursuit sans incident pour le 43, qui perçoit à peine quelques groupes de cavaliers ennemis s'enfuyant à l'horizon.
Le 4e corps, campé à quelques dizaines de kilomètres de Iéna, n'est appelé par Napoléon que le 13 à midi. Seule sa 1re division parvient donc à temps dans la nuit du 13 au14 pour participer à la bataille .Le 43 passe la nuit sur la rive droite de la Saale. Puis, la bataille commencée au point du jour ,il se porte sur la droite du front français où il parvient vers 10 heures du matin le 14 octobre.
Sa mission était de marcher sur les bois de Klozewitz, occupés par l'aile gauche prussienne, d'en chasser l'ennemi ainsi que du village voisin du même nom. Le but de cette manoeuvre consistait à déborder constamment l'extrémité gauche de l'ennemi pour l'obliger à reculer et à quitter sa ligne de défense. La mission est exécutée avec allant, mais une fusillade très vive de plus d'une heure est nécessaire pour déloger l'ennemi dont la résistance est désespérée. Dans la prise du village, la division Saint-Hilaire, dont fait partie le 43, enlève six canons, deux étendards, un général, une vingtaine d'officiers et une centaine d'hommes. Trois bataillons et quelques escadrons ont juste le temps de s'enfuir. Peu après, vers 13 heures, la division Saint-Hilaire prend le village de Gross-Romstedt, enlevant quinze canons et de nombreux prisonniers. Une demi-heure plus tard, la division fait face à un retour de l'ennemi et le combat pendant un quart d'heure à la baïonnette. Un bataillon du 43 se fait particulièrement remarquer par son courage. La division prend six canons de plus à l'ennemi. À partir de 14 heures ,la bataille n'est plus qu'une longue déroute de l'ennemi. Le 43 le poursuit jusqu'à la nuit, lui faisant de nombreux prisonniers.
La poursuite continue les jours suivants. Un petit combat a lieu à Creusen où la division Saint-Hilaire fait des prisonniers. Un autre se déroule à Nordhausen sans que le 43 n'intervienne. Le 21octobre, le corps Soult investit Magdebourg. Puis il se lance de nouveau à la poursuite de l'ennemi en fuite.
L'Elbe est franchie le 28. Jusqu'au 5 novembre, l'ennemi ne peut être rejoint, mais de très nombreux prisonniers sont faits et une artillerie très importante prise. Le lendemain, le dernier corps prussien en état de se battre est capturé à Lübeck. Le 22, le 43 entre dans Berlin. Le lendemain, il y est passé en revue par l'Empereur. Dès le 24, la marche vers la Pologne commence. Le 27, le 43 arrive à Francfort-sur-Oder, puis il traverse la Vistule.


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MessageSujet: 43e (suite)   Jeu 7 Déc - 12:58

Eylau. 16 février 1807

La première marche contre les Russes a lieu le 22 décembre dans la région de Varsovie. Le 4e corps de Soult, auquel appartient le 43, ne rencontre aucune résistance. l'armée russe ayant réussi à s'échapper grâce à une courageuse résistance et grâce aussi au terrain peu favorable à la mobilité, qualité essentielle des troupes napoléoniennes, l'armée française établit ses quartiers d'hiver à partir du 27 décembre. Le 15 janvier, le dispositif resserré adopté pour se prémunir de l'armée russe présente est élargi, lorsque celle-ci s'éloigne vers le nord. Elle s'établit dans les cantonnements au lieu de bivouaquer et obtient ainsi un meilleur confort dans le plein hiver polonais.
Le 28 janvier 1807, le 43 repart en campagne avec toute l'armée. Il doit rallier la petite ville de Allenstein. Il se trouve dans la colonne la plus à droite du corps d'armée remontant vers la Baltique.
La rencontre avec les Russes a lieu le 3 février à Bergfried. Un combat s'engage en fin d'après-midi, mais il doit s'arrêter sans avantage décisif. Les Russes s'échappent une fois de plus. Le 6, un autre petit combat a lieu à Hoff, qui fait perdre du temps à l'armée russe, contrainte dès lors à la bataille générale. Le lendemain un violent combat s'engage à Grundfen en avant de la ville d'Eylau. L avant-garde française repousse les Russes jusqu'à la ville. Le 43 maintenu en réserve de deuxième ligne ne prend pas part à l'affaire sauf pour tourner durant la nuit la ville par la droite et s'emparer presque sans tirer un coup de feu du village voisin de Rothenau.
La bataille d'Eylau s'engage au point du jour dès 7 heures du matin par une gigantesque canonnade entre 400 pièces russes et 200 françaises .Les Russes concentrent leur feu sur l'aile droite française. Le 43 qui s'y trouve en souffre tout spécialement : ses troupes, établies en rase campagne, ne bénéficient d'aucune protection contre le feu. il ne se met en route qu'à 10 heures du matin avec toute l'aile droite française ou il attaque. Cette action menée sous le feu de 72 canons russes cause de très grosses pertes. Sur un terrain balayé par une bourrasque de neige, le 43 s'égare, lorsque l'ouragan s'arrête au bout d'une demi-heure. il est éloigné des troupes. La cavalerie russe en profite pour charger et sème le plus grand désordre dans les rangs. Les cuirassiers français doivent charger à leur tour pour dégager la division que Saint-Hilaire reforme. Il l'emmène alors à l'attaque d'un plateau où un sérieux affrontement a lieu avec l'infanterie russe qui recule en abandonnant six canons. Dès lors, vers 14 heures la division passe en réserve.
La bataille a été très meurtrière. L'armée française compte 40 % de gens hors de combat, l'armée russe plus encore. Le général Viviés, ancien colonel du 43 et chef de la brigade où se trouvait le régiment, est grièvement blessé et meurt peu après. Le 43 figure parmi les régiments les plus maltraités. Le jour de la bataille, à 14 heures, tous ses officiers supérieurs étaient morts ou blessés. Aussi, le commandement fut-il assuré jusqu'à la fin de la journée par le capitaine Nicolas Cune, lui même blessé. Au nombre des morts le régiment compte le colonel Lemarois emporté par un boulet au début de l'action, un chef de bataillon, deux capitaines, deux sous-lieutenants. Dix-sept autres officiers sont blessés. Deux d'entre eux meurent de leurs blessures. trois sont réformés pour invalidité. Peu après cette victoire chèrement acquise, le 43 se retire du 17 au 20 février plus à l'ouest avec tout l'armée pour couvrir le siège de Dantzig.

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MessageSujet: 43e (suite)   Ven 8 Déc - 17:14

la bataille d'Heilsberg, 10 juin 1807

Jusqu'à la reprise des opérations en juin, le 43 panse ses plaies. Il reçoit un nouveau chef, le colonel Beaussin, et lève ses cantonnements le 26 mai 1807 pour prendre position sur les hauteurs dominant la ville de Liebstadt.
L'armée française rencontre inopinément les Russes le 10 juin devant la ville de Heilsberg. Le combat s'engage avec seulement deux corps d'armée, ceux de Murat et de Soult. L'attaque française très impétueuse balaye la première ligne russe. La division Saint-Hilaire jusque-là en réserve passe en tête vers 13 heures. Elle repousse à la baïonnette la seconde ligne russe. Le 43 participe à cette charge.
l'armée russe contre-attaque et submerge les régiments français, malgré une défense à la baïonnette. Coupés les uns des autres, ceux-ci doivent retraiter. Le maréchal Soult dit des combattants de la division Saint-Hilaire (10e léger, 57e R.I., 43 R.I. et 46e R.I.) dans son rapport sur la bataille : "Ainsi on voit la division du général Saint-Hilaire en imposer à 50.000 Russes par son audacieuse témérité, et, malgré toutes ses pertes, conserver sur le même terrain qu'elle avait emporté à la baïonnette l'ordre et la régularité qu'on eut exigés d'elle dans un exercice. Le lendemain on trouva les hommes qu'elle eut de tués, alignés par rangs, soit en carré, soit en bataille, suivant les formations qu'avaient ces régiments quand ces braves succombaient.»
Malgré tout, la situation - entre 30 000 Français à découvert et 80.000 Russes retranchés - était trop inégale. La nuit arrive a-propos pour sauver les troupes de Napoléon d'un mauvais pas. Le lendemain, les Russes se sont retirés.
Mais le 43 avait perdu un capitaine, quatre lieutenants, trois sous-lieutenants tués; deux autres capitaines et un sous-lieutenant moururent peu après de leurs blessures. Le colonel Beaussin, nouveau chef de corps, et trois autres officiers furent sérieusement blessés. Le 43 perdait en plus cent sous-officiers et soldats tués et neuf cents blessés.
Du 11 au 14 juin 1807, la poursuite de l'armée russe continue. Détaché avec le 4e corps de Soult vers Koenigsberg, le 43 ne participe pas à Friedland le 14. Le régiment est désigné avec le 14e et le 36e pour tenir garnison dans la ville. Passé en revue le 12 juillet par l'Empereur, il rentre alors en France et parvient à Boulogne le 5 février 1808 après trois mois de marche. Le 43 est alors désigné, avec onze autres régiments de l'armée d'Allemagne, pour rejoindre l'Espagne.
Dans les premiers jours de juin 1808, les bataillons du 43 se dirigent vers un camp provisoire créé à Pontivy en Bretagne tandis que le dépôt du 43 est dissous. Ses deux compagnies d'élite et deux compagnies ordinaires sont envoyées à Orléans pour servir de noyau au 13e régiment provisoire nouvellement créé. Les 200 hommes restant tiennent garnison au Havre.


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MessageSujet: 43e (suite)   Lun 11 Déc - 18:43

La campagne d'Espagne,1808-1813

Le 18 juillet soir, arrivés à Ploërmel, les bataillons reçoivent l'ordre de se rendre à Bayonne. Le 1er août, le régiment y campe à l'extérieur des fortifications .Le lendemain, deux compagnies d'élite du 3e bataillon se dirigent vers Fontarrabie pour y renforcer la garnison, menacée par la flotte anglaise. Le 5 août t,le 43 franchit les Pyrénées avec la 2e brigade de la division de réserve. Il renforce l'armée d'Espagne commandée par Napoléon lui-même, dont le but est d écraser les Espagnols après les capitulations françaises de Baylen et Cintra.
Suivant les prescriptions d'un décret du 18 février 1808, le 43 est alors formé de cinq bataillons. Chaque compagnie se compose, en principe, de 140 hommes, chiffre rarement atteint, appliqué lors du séjour du régiment à Bayonne. Le 5e bataillon forme dépôt dans un premier temps à Paris puis à Boulogne. Le reste du régiment forme, avec le 51e, la brigade Godinot qui se trouve le 7août à Vittoria en Espagne. Le 16 août, le régiment se porte sur Bilbao alors en pleine émeute. Les Espagnols viennent à la rencontre des Français à deux kilomètres de la ville et sont écrasés dans un combat court mais violent où ils perdent 1.200 hommes.

Dès lors, le 43 est incorporé avec sa brigade dans la division de réserve commandée par le général Dessoles et rattachée au 6e corps de Ney. Le 25 août 1808, les deux premiers bataillons du régiment se trouvent à Vittoria avec l'état-major. Ils comprennent 37 officiers et 1.173 sous-officiers et hommes. Le 3e bataillon, fort de cinq officiers et 491 hommes, constitue un deuxième dépôt à Bayonne. Le 4e bataillon, d'un effectif de quatorze officiers et 578 hommes, est d'abord intégré dans une division chargée de renforcer l'armée de Junot au Portugal. Mais, à la suite de sa capitulation, cette division part pendant trois mois entre Bilbao et Tolosa. Puis le 4e bataillon rejoint les deux premiers .Pendant ces trois mois, trois des quatorze officiers sont mis hors de combat au cours d'opérations de guérilla. Le 15 novembre, les effectifs du régiment sont de 2.890 dont 55 officiers et 2.077 sous-officiers et hommes de troupe effectivement présents au front.

Le 5 novembre, Napoléon arrive en Espagne. Le10, l'armée française se met en marche. Le 13, le 6e corps de Ney, dont ait partie le 43, commence les opérations. Sa mission consiste à se porter sur les arrières de la droite ennemie. Mais Ney, une fois isolé sur les arrières ennemis, n'ose exécuter sa mission. Bien qu'écrasés par Napoléon, les Espagnols peuvent ainsi s'échapper car le 6e corps n'est pas là pour leur couper la route. Le 43 ne tire donc aucun coup de fusil dans cette partie de la campagne.

A Madrid le 6 janvier 1809, il est, avec la division Dessoles, placé directement à la disposition du roi Joseph. En juillet 1809. le 43 est dispersé dans toute l'Espagne : à Madrid se trouvent l'état-major et le 1er bataillon. le second est détaché à Buyrrago au centre de la chaîne de Guadarama, le troisième forme dépôt à Aguilar del Campo dans la province de Samander Quand au 4e, il est réparti en petits détachements de 25 à 30 hommes éparpillés un peu partout. Pendant toute l'année, le 43 participe à des actions de contre-guérilla dans ces régions d'abord, puis à Ségovie en fin d'année. Le seul fait marquant de cette opération est la participation du régiment à la bataille d'Ocana en novembre où, cantonné la garde des ponts en arrière du champ de bataille, il n'y joue qu'un rôle passif. La contre-guérilla menée par le 43 est incessante mais ne donne lieu qu'à un petit nombre de rencontres.
Ainsi pour toute l'année 1809, n'y a-t-il qu'un seul officier tué et deux blessés.Dans les derniers jours de décembre1809, le 43 reçoit l'ordre de se rendre à Madrid. L'effectif du régiment est de 2.404 dont 44 officiers, et 1.661 sous-officiers et hommes présents.

A suivre.......


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MessageSujet: Re: Le 43ème Régiment d'Infanterie de Ligne   Lun 11 Déc - 20:29

Mon cher Michel,

Soit vous êtes un puit de savoir, soit vous êtes en cheville avec les archives de l'ex-armée Wink

Merci pour tous

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MessageSujet: 43e (suite)   Mar 12 Déc - 10:46

salut

Je ne peux que citer Jean-Yves :
Citation :
Embarassed Quand on a la doc. ! Embarassed


Cordialement
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MessageSujet: 43e (suite)   Mar 12 Déc - 17:53

La campagne d'Espagne,1808-1813
suite

Le 20 janvier 1810, une expédition s'engage pour occuper le sud de l'Espagne alors aux mains des insurgés. Le 43 prend part à quelques combats dans la Sierra Morena, où il déplore une vingtaine de tués et blessés. Il reste sur place pour garder !es défiIés de cette montagne jusqu'au Guadalquivir pendant que l'armée française descend sur Jaën et Cordoue. A mesure que celle-ci avance, le 43 suit à distance.
Fin février, il se trouve réparti dans la région de Séville et Ronda. À la mi-mars, l'insurrection espagnole, un instant matée, se réveille brutalement. Le 43 qui assurait alors les communications entre Grenade et Séville, en occupant Ronda, Ecija et Osuma, se trouve donc isolé au milieu des guérilleros. Pendant deux ans, le régiment reste dans la même contrée, tenant de nombreux petits postes et luttant contre les bandes : son service consiste essentiellement en escortes de convois, surveillances de routes, raids punitifs contre quelques villages révoltés où la population civile, soutenue ça et là par quelques centaines de soldats espagnols réguliers, se soulève sporadiquement. Cette guerre de coups d'épingles n'est pas sans pertes. Pour la seule année 1810, le régiment perd cinq officiers dont trois morts. Les deux autres sont réformés. Au cours de la même période, neuf autres officiers sont blessés. En tenant compte de la proportion normale d'un officier pour dix-neuf sous-officiers et hommes, cela donne une idée approximative des pertes du 43 cette année-là.
Le 2 mai 1810, le régiment, détaché au 4e corps, passe sous les ordres du maréchal Soult, commandant en chef de l'armée du midi. La situation est officiellement régularisée le 7 octobre, où le 43 est versé à la 1ere division sous les ordres du général Lagrange, dans la 2e brigade commandée par le général Liger-Béhan. Les actions de contre-guérilla se poursuivent sans changement en 1811 dans la même région de Ronda, Osuma, Ecija. Le 27 février, le colonel Beaussin, qui commandait le régiment depuis 1807, est tué devant Ronda. Il était âgé de quarante ans seulement. Il est remplacé par le colonel Devez le 19 mai. Le 13 mai, le 4e bataillon, jusque-là à Bayonne, s'établit à Grenade.
Au 1er mai 1811, l'effectif total du régiment se monte à 3.041 hommes dont 71 officiers et 2.172 sous-officiers et soldats présents. Quarante hommes se trouvent détachés à Madrid et 210 détachés aux hôpitaux. Le reste occupe une foule de petits détachements épars dans la montagne. L'état-major du 43 se compose du colonel Devez, des chefs de bataillon Ferrand, Moncamps, Deschanges et Châtelain.
L'année 1811 est marquée par le blocus de Ronda où se trouvait le poste de commandement et le détachement principal du régiment. La garnison française était bloquée par un parti espagnol commandé par le marquis de Las Cuevas et fort de 4.000 hommes. Le sort de cette garnison donnait de vives inquiétudes; isolée et peuplée d'une population hostile, la petite ville de Ronda est un poste dangereux et fort difficile à garder. Le 19 juin, Ronda est débloquée par un corps de secours. Mais, dès le lendemain de leur départ, 18.000 Espagnols venus de Gibraltar reprennent le blocus. Un petit combat a lieu entre les bataillons du 43 et les insurgés qui se retirent laissant soixante tués alors que les Français n'ont qu'un tué et sept blessés. Le 17 juillet, plusieurs petits postes du 2e bataillon sont attaqués par une bande de trois cents Espagnols qui sont mis en déroute. Fin juillet, le régiment est relevé de ses postes autour de Ronda et, le 30, il marche sur Grenade. Le 43 prend part à une petite expédition menée avec succès jusqu'aux abords de la province de Murcie qui dure jusqu'à fin août avant de s'installer jusqu'à la mi-novembre dans la province d'Alméria aux environs de Motril où il se maintient en opérations constantes de contre-guérilla.

A suivre

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MessageSujet: Re: Le 43ème Régiment d'Infanterie de Ligne   Mar 12 Déc - 19:14

Encore faut-il prendre le temps d'en faire profiter les autres salut

serg Lombart

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MessageSujet: 43e (suite)   Mer 13 Déc - 17:42

La campagne d'Espagne,1808-1813
suite

Le 1er octobre 1811, sur la route de Velez-Rugio à Huescar, une compagnie du 43 garde un pont avec l'aide de cinquante dragons lorsqu'une bande de deux mille Espagnols à pied et de trois cents cavaliers tente de l'enlever. Grâce à la densité et à la cohésion de leurs feux, les défenseurs repoussent l'attaque. L'ennemi part, abandonnant trois cents hommes sur le terrain. Le 13 novembre, le 43 est dirigé sur Malaga, puis au camp de Saint-Roque près de Gibraltar. Enfin il s'établit à la tour de Carbona dans la même région. Le 28 novembre, une bande de 1.800 Espagnols est battue et dispersée non loin de là par le régiment.
Le 23 décembre, le 43 commence le siège de Tarifa, mais échoue. Le 29, les batteries de brèche commencent à tirer, et, le 30 au matin, la muraille de la ville présente déjà une ouverture praticable. À huit heures, une colonne, composée de grenadiers et de voltigeurs, l'élite des troupes de siège, s'avance pour donner l'assaut. Elle est déjà au pied de la brèche malgré la vivacité du feu de l'ennemi, lorsque les Français sont arrêtés par un fossé bourbeux qu'on avait oublié de sonder, et qui couvrait tout le front d'attaque. Ils sont obligés de rétrograder. Les batteries de brèche continuent leur feu jusqu'au 4 janvier 1812, et le général Leval se prépare à donner un nouvel assaut, lorsqu'il reçoit l'ordre de renoncer à son entreprise. Le 5 janvier 1812, le siège est levé et l'on se retire sur Moron, puis Grenade, Cadix et Motril. Le régiment y reste jusqu'en mars 1812. Pour l'année 1811, le 43 perd deux officiers tués et trois blessés réformés.
Fin mars, le régiment se réinstalle dans la Sierra de Ronda, mais un de ses bataillons est envoyé sur Séville où il fait partie du corps destiné à secourir la ville de Badajoz, assiégée par les Anglais. Au passage du Guadalquivir, les ponts ont été détruits et l'armée française vient à manquer de barques. Le capitaine adjudant-major Galbaux du 43 en découvre plusieurs cachées dans les roseaux du fleuve. Excellent nageur,il part avec six hommes déterminés à ramener les esquifs. Au retour, les Espagnols l'aperçoivent et accourent aussitôt. La vive fusillade n'arrête pas ces braves qui ont la chance de revenir avec leurs barques sans être blessés.
Le 12 avril, une division espagnole attaque Osuma, défendue par une centaine d'hommes du 43, cinquante dragons et autant d'Espagnols ralliés. Les Français trop peu nombreux se retirent dans un réduit. Ils s'y défendent si bien que malgré leurs trois mille hommes, les ennemis partent le 14 au soir avec soixante morts et deux cents blessés. La garnison perd sept tués, quatorze blessés et quarante-cinq prisonniers. Parmi les blessés se trouvent tous les officiers présents. Le 14 avril 1812, au cours du combat de Guadal-Jore, le colonel Devez, commandant le 43, est tué en dirigeant une charge à la baïonnette. Ce combat coûte la vie à un autre officier du 43 et à trente hommes. Le régiment perd également six officiers, un peu plus de cent hommes blessés et vingt-sept prisonniers, ainsi que deux pièces de canon de montagne.
D'avril à août 1812, le régiment reste dans ses postes d'Osuma, Anteruera, Grenade, Malaga et autres petits postes de la région. Le 1er mai, Malaga, occupée par une garnison dont fait partie le 3e bataillon du 43, repousse victorieusement une attaque nocturne des Anglais. La période est relativement calme puisqu'un seul officier, le capitaine Perroux,est blessé le 24 juin.

à suivre

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MessageSujet: 43e (suite)   Ven 15 Déc - 19:39

La campagne d'Espagne,1808-1813

suite

Le 1er mai 1812, à l'issue d'une réorganisation, le 43 entre dans la 4e division de l'armée du midi, occupant le sud de l'Espagne, commandée par le général LevaI. Il fait partie de la 1re brigade du général Rey. Cette réorganisation ne modifie en rien les emplacements et les missions du régiment.
En août, sous la pression des Anglais, l'ensemble de l'armée française se retire, au nord d'une ligne Valence-Burgos. Commandant en chef de l'armée du midi, Soult reprend l'offensive peu de temps après. Il poursuit vainement les Anglais. À la mi-novembre, Wellington est rejoint, mais parvient à s'échapper à la faveur de la brume. La poursuite reprend pendant quelques jours, mais s'arrête vers Ciudad-Rodrigo. Le 22 novembre, les deux armées prennent leurs quartiers d'hiver.
À ce moment, la situation du 43 est la suivante : état-major, major Faillir, commandant le régiment, commandant Ferrand, chef du 1er bataillon (26 officiers et 617 sous-officiers et hommes présents, détachés cinq, aux hôpitaux cent un, total 749), stationnés à Madridejos; commandant Moncamps, chef du 2e bataillon (présents : officiers quatorze, sous-officiers troupe 575, absents détachés 32, aux hôpitaux 112, total 720), même implantation.
L'encadrement du 2e bataillon reçoit l'ordre de rejoindre l'Allemagne, mais les hommes restent en Espagne en attendant d'être répartis dans les deux autres bataillons. Le 4e bataillon, commandant Châtelain, est rayé de l'armée d'Espagne, l'encadrement est déjà parti pour l'Allemagne, les hommes sont compris dans l'effectif des trois premiers bataillons. Le 5e bataillon, qui n'a jamais été complètement constitué, forme dépôt sur la frontière française; toutefois sa 1ere compagnie fait un service actif et est détachée à l'armée du nord de l'Espagne. L'encadrement de cette compagnie reçoit l'ordre de rentrer en France pour former le noyau du dépôt des bataillons du 43e envoyés en Allemagne. L'effectif de cette compagnie comprend un officier, quarante présents et vingt-quatre aux hôpitaux. Au 31 décembre 1812, l'effectif du 43 figurant sur les états de l'armée d'Espagne donne: présents 55 officiers, 1.794 hommes de troupe; absents 58 détachés, 340 aux hôpitaux; total 2.247.
Le 1er janvier 1813, seuls deux bataillons du 43 sont encore en Espagne, d'Herencia dans les postes et d'Alcazar de San Juan ,situés sur la rive droite de la Guadiana. Toujours à l'armée du midi de Soult, le régiment fait encore partie de la 1re brigade, toujours commandée par le général Rey, de la 4e division alors commandée par le général Conroux. Il fait brigade avec le 39e de ligne.
Vers le 15 mars, l'armée d'Espagne, trop affaiblie par les prélèvements au profit de l'Allemagne, commence à retraiter vers le nord. Pour participer à ce mouvement, le 43 se concentre alors en deux bataillons comportant trente-neuf officiers et 1.977 hommes à Consuegra près de Madridejos.
A la fin du mois, il cantonne plus au nord près de Naval-Carnero dans la petite bourgade de Mentrida.

A suivre

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MessageSujet: Re: Le 43ème Régiment d'Infanterie de Ligne   Sam 16 Déc - 17:55

J'interromps un instant notre ami Michel pour montrer ici cette carte postale édité par "Le Petit Journal représentat le 43e de ligne à Iéna.

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MessageSujet: 43e (suite)   Lun 18 Déc - 12:35

La campagne d'Espagne,1808-1813
suite

Début avril, l'armée du midi a terminé sa concentration autour d'Arevalo. La 4e division occupe le secteur d'Avila et le 43, les villages de Muratoro et de Murano près des sources de l'Albercheet de la Tormes. À partir du 11 mai, les Anglais attaquent. L':armée française retraite lentement, abandonnant Salamanque.jusqu'à Tordesillas .Le 27 mai, au cours d'une escarmouche, le lieutenant Finance est blessé d'un coup de feu à la cuisse. En juin, le régiment continue avec l'armée du midi à se replier vers les Pyrénées.
Le 21, il se trouve devant le défilé de Puebla aux ordres du général Conroux. C'est sur cette position qu'il prend part à la bataille de Vittoria dont l'issue oblige l'armée française à évacuer l'Espagne. Si le résultat de la journée est désastreux, le 43 n'en combat pas moins avec ardeur. Deux de ses officiers sont tués, sept autres blessés. L:armée française se porte le 23 à Pampelune, le 24 à Huerta, le 25 à Burquette, enfin le 26, elle quitte l'Espagne et atteint Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Pé, Ustaritz, Esbelette.
À son retour en France en juin 1813, le 43 se présente de la façon suivante : les1er et 2e bataillons forment l'un des régiments de la 2e brigade (Sneite) de la 4e division (Conroux) de l'armée du midi.
Le 3e bataillon se trouve à Mayence au sein de la 16e demi-brigade provisoire, 42e division de la grande armée. Le 5e bataillon réduit à sa seule 4e compagnie forme dépôt à Gravelines. Le 4e bataillon, lui, est inséré dans le 17e régiment provisoire, 11e division, 3e corps de la grande armée.

A suivre

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MessageSujet: 43e (suite)   Mar 19 Déc - 11:32

Navarre. Pays Basque. Béarn. la retraite jusqu'à Toulouse

Le 12 juillet 1813, à Bayonne, le maréchal Soult prend le commandement de l'ex-armée d'Espagne et la réorganise. Fin juillet, les troupes se présentent de la façon suivante : aile droite devant Saint-Jean-de-Luz, centre occupant les hauteurs au-dessus d'Espalette et d'Ainhoue, aile gauche, général Clausel, qui était capitaine au 43e de ligne en 1792, à Saint-Jean-Pied-de-Port. Toujours aux ordres du général Conroux commandant la 4e division, le 43 fait partie de cette dernière. Le 25 juillet, l'armée française s'ébranle pour repousser les anglo-espagnols sur l'Elbe. Après quelques succès initiaux, elle doit s'arrêter devant Pampelune le 28 juillet, après avoir subi un échec devant le village de Sporauren. Le régiment compte deux officiers tués et neuf blessés.
Le lendemain, l'attaque reprend mais sans plus de succès. L'ennemi suivant de près, la retraite est aussitôt entreprise au cours de laquelle le 43 perd encore un officier tué et trois autres blessés. Une nouvelle attaque infructueuse est conduite le 31 août, le régiment y perd encore un sous-lieutenant blessé et une quinzaine d'hommes. Le 7 octobre, l'ennemi prend à son tour l'offensive entre la montagne de la Rhune et la rivière de La Nivelle et enlève la redoute Sainte-Barbe qui commandait l'ensemble de la ligne de défense française. Ainsi la division Conroux reçoit-elle l'ordre de la reprendre. Au préalable, un capitaine du 43, Côme Bachelin, accompagné seulement de dix-huit hommes, s'introduit durant la nuit du 11 au 12 octobre dans un campement de baraques occupées par deux cents Espagnols et Anglais. Il l'incendie totalement et peut se retirer sans pertes. La nuit suivante, la division Conroux reprend la redoute Sainte-Barbe. Si le 43 n'est chargé que d'un rôle de couverture, trois officiers dont le colonel Weiler, chef de corps depuis le 2 juillet seulement, et trente-cinq hommes environ sont blessés. Pendant un mois le 43 reste sur place, effectuant des travaux de fortification.
Le 10 novembre, l'ennemi attaque et enlève les lignes françaises .La division Conroux enveloppée parvient à se dégager et à retraiter, mais elle perd dans la manoeuvre son général blessé à mort. Le 43, dont le colonel est atteint d'un coup de feu à la mâchoire, déplore la perte de quatre officiers tués et cinq blessés. Au cours de cette bataille, le sous-lieutenant Louis Bodoit reçoit sa septième blessure. Cent dix hommes environ sont mis hors de combat. La 4e division passe alors sous le commandement du général Taupin. Du 18 au 23 octobre, le 43 subit encore des escarmouches et des pertes, dont un lieutenant tué et six officiers blessés. Le 10 décembre, un nouveau combat se déroule à Arcangues sans pertes sérieuses mais sans résultat.
Le 27 décembre, à Orthez, l'armée française est obligée de retraiter. Les pertes du 43 sont très élevées. Seule, sa division placée à l'aile droite de notre front a résisté. Bien qu'encerclée, elle n'a pu s'échapper que de justesse. Parmi les officiers, on compte deux morts et sept blessés. La retraite reprend le 7 février 1814 par Saint-Sever puis Tarbes. L'armée se retire en direction de Toulouse que Soult fortifie à partir du 2 avril. Le 10 au matin, Wellington lance ses troupes à l'assaut de la ville .La bataille dure toute la journée. Le général Taupin est tué. Cinq officiers du 43 sont blessés. Le lendemain Soult évacue Toulouse.

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MessageSujet: 43e (suite)   Mer 20 Déc - 17:01

La campagne d'Allemagne, avril-décembre 1813

Dans le courant d'avril 1813, sur l'ordre de Napoléon, les cadres des 3e et 4e bataillons du 43 avaient quitté l'Espagne pour rejoindre l'Allemagne et y former les noyaux de nouvelles unités. Incorporé dans la 16e demi-brigade provisoire, faisant partie de la 42e division, le 3e bataillon avait été dirigé vers Mayence, il était intégré au corps d'observation formé sous les ordres de Kellerman. Le 4e bataillon, aux ordres du commandant Chatelain, se trouve placé le 15 avril dans le 3e corps d'armée de Ney, 11e division, 1ere brigade et fait partie avec le 3e bataillon du 75e R.I. du 17e régiment provisoire. Son chef est le colonel Klippfel.
Ces régiments provisoires ne possédaient donc que leur seul encadrement comme élément confirmé. La troupe se composait de jeunes soldats nouvellement formés qui voyaient le feu pour la première fois. Lors du passage de la Saale le 29 avril, leur comportement se révéla si remarquable que Ney écrivit peu après à Napoléon: Ces renforts sont des héros, je ferai avec eux tout ce que vous voudrez.
Cela se réalisa peu après. Dès le 2 mai, la bataille s'engage à Lutzen. Pivot du mouvement de conversion effectué par l'armée napoléonienne, le corps de Ney supporte le poids principal du combat. Ce jour-là, les Français remportent une victoire complète. Mais pour la première fois le manque dramatique de cavalerie empêche l'exploitation du succès. L'ennemi vaincu s'enfuit, mais se reforme un peu plus loin sans pertes trop graves et reprend la campagne. Les résultats de la bataille
lui causent seulement la mise hors de combat de vingt mille hommes, contre dix-huit mille aux troupes de la Grande Armée. Le corps de Ney qui, à lui seul, a supporté l'essentiel de la bataille a perdu treize mille combattants. Le bataillon du 43 inclus dans le régiment provisoire compte environ deux cents tués dont deux officiers, 505 blessés, dont le colonel inscrit sur les états du 43, et deux officiers pour 306 hommes indemnes à l'issue de la journée de Lutzen. L'adjudant Pierre Frey, du 43, né à Saint-Denis-de-Bonneville, est blessé au cours de la bataille d'un coup de feu à la hanche droite. À la suite de sa blessure, il est fait prisonnier par l'ennemi sur le champ de bataille. Le 10 mai, bien que mal remis du choc de ce coup, il s'évade et rejoint l'armée française. Il est nommé le 14 juin suivant sous-lieutenant pour son courage.
Le 21 mai se déroule la bataille de Bautzen que Napoléon remporte avec brio. Le corps de Ney mène à la perfection l'attaque de flanc de l'ennemi. Seules les deux premières divisions participent à l'affaire. Le 43 reste en réserve et n'a aucune perte. L'armistice de Pleiswitz est alors signé entre les belligérants et se prolonge jusqu'au 17 août, date à laquelle les hostilités reprennent. Pendant cet intervalle le bataillon du 43 du 17e régiment provisoire passe avec tout son corps des ordres de Ney à ceux de Souham.

A suivre

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MessageSujet: 43e (suite)   Jeu 21 Déc - 18:23

La campagne d'Allemagne, avril-décembre 1813
suite

Le 3e bataillon défait à Kulm
Laissé en formation à Mayence sous les ordres de Kellermann, le 3e bataillon du 43 est placé dans le 14e corps, commandé par Gouvion Saint-Cyr, 42e division, général Mouton-Duvernet, 2e brigade, général Creutzer, 16e demi-brigade provisoire qu'il forme avec le 4e bataillon du 40e R.I., sous les ordres du colonel Tricot d'Hanzo. Très vite, ce 3e bataillon du 43 quitte avec toute sa division le corps de Gouvion pour passer à celui de Mac Donald. Ce changement n'ajoute rien aux fastes du 43. En effet, il l'empêche de participer à la victoire de Dresde les 26 et 27 août, mais il l'amène à combattre les 29 et 30 à Kulm sous les ordres de MacDonald. Cette fois, la défaite est totale. Le corps d'armée est presque entièrement détruit ou fait prisonnier. Mac Donald lui même tombe aux mains de l'ennemi. Le bataillon a cinq officiers blessés, un autre prisonnier. Les pertes en hommes de troupe hors de combat sont au nombre de 230 environ.

Le 4e bataillon à Leipzig
Pendant la même période le 4e bataillon combat à Katzbach. L'affaire, là encore, tourne mal : le corps français doit se retirer en désordre, six hommes de troupe sont tués, trente-huit blessés et malheureusement, signe de fragilité des troupes formées de jeunes recrues sans expérience, 202 ont disparu. C'est la première fois depuis 1792 qu'un fait semblable est relevé. Indice inquiétant pour l'avenir de la guerre, les soldats manquent de moral. En revanche, aucun officier n'apparaît parmi les morts, les blessés ou les disparus. Au 31 août 1813, le bataillon ne compte plus que 570 hommes présents.
Du 16 au 19 octobre, il se trouve à la bataille de Leipzig,où finalement les 150.000 hommes de Napoléon doivent céder aux 300.000 alliés. De chaque côté 60.000 hommes sont hors de combat. Le bataillon du 43 perd, pour sa part, trois officiers tués, treize blessés et trois prisonniers, dont un déjà blessé. Le chef de bataillon Tricot d'Hanzo meurt le 2 novembre des suites de ses blessures. Le sous-lieutenant Joseph Tetard, né à Haussonville, reçoit cinq coups de feu en cinq jours, ce qui prouve son acharnement au combat.
Dans les jours qui suivent, l'armée française, réduite à 70.000 hommes en armes et à un accompagnement de 40.000 déserteurs sans arme qu'il est impossible de discipliner, retraite; au passage, Napoléon bouscule avec 20.000 hommes seulement un corps de 60.000 Bavarois aux environs de Hanau. Les pertes demeurent légères. Malgré tout, au cours de la retraite les effectifs fondent. À l'instar de l'ensemble de l'armée, en arrivant à Mayence le 4 novembre 1813, le 4e bataillon du 43 ne compte plus que des effectifs squelettiques. Là, à l'abri du Rhin, il est possible de passer en revue les effectifs : 29 officiers,156 hommes présents, soit moins du quart de l'effectif théorique. Le 9, les effectifs s'accroissent légèrement : 32 officiers et 262 soldats, mais un tiers des hommes est sans armes, un quart faible et malade. Les cantonnements sont insuffisants, il n'y a ni viande, ni pain.
Après un mois d'hésitation les coalisés décident d'agir. Le 21 décembre, Schwartzenberg passe par les territoires suisses et entre en France au pont de Bâle. La campagne de France commence.

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MessageSujet: 43e (suite et fin)   Ven 22 Déc - 15:57

La campagne de France

L'armée ennemie se divise en deux grandes masses commandées l'une par Schwartzenberg, l'autre par Blücher. Le 43, reformé, comprend deux bataillons faisant partie de la division Richard du 6e corps, commandé par Marmont. Ses effectifs sont squelettiques. Toutefois, l'encadrement du 4e bataillon envoyé au dépôt de Gravelines incorpore des conscrits sachant à peine charger leur arme. Puis il est envoyé à Paris pour faire partie de la garnison de la ville.
De son côté, le 43 reçoit cent recrues hollandaises. Il participe le 1er février 1814 au combat de La Rothière, puis doit retraiter. Le 10 février, il est encore au combat victorieux de Champaubert, puis le lendemain à celui de Montmirail également victorieux. Ces combats coûtent cher et la division Richard est réduite alors à l'ombre d'elle-même : ses effectifs n'atteignent plus que huit cents hommes. Pourtant dès le 14 février elle participe à deux attaques au cours du combat de Vauchamps. Blücher est contraint de se retirer.
Selon une lettre de Napoléon du 17 février, le 4e bataillon du 43, en garnison à Paris, compte alors 450 hommes. Pendant près d'un mois le régiment se repose. Il reprend le combat les 9 et 10 mars à l'attaque de Laon avec sa division. Chargée de combattre sur la route de Reims, elle prend le village d'Athies, mais échoue sur la colline de Laon, fortement défendue par les alliés. Au cours de cet engagement, le 43 perd un officier, blessé, et trois autres prisonniers. Il se replie alors sur Berry-au-Bac, pour interdire le passage de l'Aisne. Le 12 mars, le 43 participe à la reprise de Reims, tenu par un corps de 15.000 Russes. Le succès est complet, l'ennemi perd 6.000 hommes contre quelques centaines du côté français. Cette victoire coûte deux officiers blessés au régiment. Le25 mars au cours d'un combat d'arrière-garde le capitaine Pierre Claudon est tué. Il est un des derniers tués de la campagne
avec ceux du bois de Romainville, aux portes de Paris. Le chef de bataillon Georges Eissen, blessé le 30 mars décède des suites de ses blessures le 11 avril 1814. Au cours de ce combat sous les murs de Paris, le lieutenant Nicolas Tronche, du 43, fait prisonnier à lui seul deux officiers et quinze soldats russes. Après ce dernier combat le 43 capitule avec toute l'armée.
Après l'abdication, Louis XVIII réorganise l'armée. Le 43e Régiment d'infanterie de ligne prend le n°40. Cette réorganisation est loin d'être achevée quand arrivent les Cent-jours. Après Waterloo les débris de l'armée rejetés derrière la Loire sont licenciés. Il faut attendre l'ordonnance du 23 octobre 1820, qui revoit l'organisation de l'infanterie, pour que le 43e soit reconstitué, à Brest, le 6 décembre 1820. bataillons.

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MessageSujet: Vers 1806   Ven 22 Déc - 20:40



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