Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

Association historique Premier et Second Empire (ouvert à tous les passionnés d'histoire napoléonienne)
 
AccueilSite APNFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Rétablissement de la IV Dynastie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

IV Dynastie
Je suis pour
57%
 57% [ 4 ]
Je suis contre
29%
 29% [ 2 ]
Sans opinion
14%
 14% [ 1 ]
Total des votes : 7
 

AuteurMessage
Sergent LOMBART

avatar

Nombre de messages : 1234
Age : 58
Localisation : Lons près de Pau (64)
Date d'inscription : 13/09/2006

MessageSujet: Rétablissement de la IV Dynastie   Lun 4 Déc - 21:50

Les fêtes approchent ont peut rêver

Que pensez vous du rétablissement de la IV Dynastie ( Bonaparte)

Développez

serg Lombart

_________________
Le lion de Friedland : François Amable RUFFIN
Membre des APN

(Qui ose gagne)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sergentlombart.skyblog.com/
Jean-Nic
Invité



MessageSujet: Re: Rétablissement de la IV Dynastie   Lun 4 Déc - 22:01

Cher Lombart,

La Dynastie Impériale éxiste bien, vous l'avez vu hier soir sur France 3, le Chef de la Maison Impériale est le Prince Jean-Christophe Napoléon, désigné comme héritier par son Grand Père en 1997. Cette lignée descend directement du Roi Jérome Bonaparte. J'ai eu l'occasion de saluer si souvent cette Famille Impériale dans mon bel uniforme de tambour-major, lors de diverses prestations officielles et notamment aux Invalides à trois reprises, Famille très sympathique et chaleureuse de surcroît.
Quant à son rétablissement, même si, sous la forme d'un Empire cela est complêtement impossible, je vote tout de même OUIIIIII.

salut
Revenir en haut Aller en bas
david



Nombre de messages : 41
Date d'inscription : 08/12/2006

MessageSujet: Re: Rétablissement de la IV Dynastie   Ven 3 Aoû - 10:00

OUI et voici pourquoi :

De même qu'une famille ne peut être normalement constituée sans un père qui la sauvegarde et la "dirige", de même un Etat ne saurait exister sans un chef responsable revêtu du pouvoir suprême.

Mais quel sera ce chef ? Quel titre portera t'il ? De quel pouvoir sera t'il investi ? Le titre importe peu, il s'adapte ordinairement au caractère et aux traditions de la nation. Quant au pouvoir qu'il exercera, quelle en sera la nature ? Sera t'il héréditaire ou électif ?

Nous avons vu en France les abus de la monarchie héréditaire causer la bourrasque révolutionnaire, nous avons vu de même par les excès de nos Républiques les dangers du pouvoir électif. Alors lequel de ces deux systèmes faut il adopter ? Cette importante question est difficile à solutionner. L'hérédité et l'élection présentent l'une et l'autre des avantages et des imperfections, aussi l'une et l'autre ont--elles trouvé des adeptes dans tous les temps.

Le pouvoir héréditaire est non seulement majestueux mais fécond. Tout d'abord il assure la stabilité à la nation, il éloigne les convoitises malsaines de l'ambition, et dans le calme qu'il enfante se développent progressivement la sécurité, la confiance, l'expansion des affaires et la prospérité générale. Certaine de son lendemain, une nation gouvernée par le pouvoir héréditaire s'avance d'un pas assuré vers l'avenir sans se sentir menacée par aucun des aléas dont souffrent les Etats régis par le système électif.

La mort même du souverain ne saurait faire rétrograder ce pays dans sa voie paisible. Cette nation continue d'avancer dans ses destinées, les yeux toujours fixés sur l'héritier présomptif connu depuis longtemps et qui sera salué comme un "anneau" de la chaine retenant dans la nation la concorde et le bonheur qui la suit.

Mais où trouver la perfection sur notre terre ? Elle n'existe ni chez les hommes, ni dans les institutions qu'ils édifient. L'hérédité du pouvoir, il faut le reconnaître et le clamer, entraîne de graves abus.

Une famille, assise sur un trône depuis des siècles, assurée d'un règne intangible, surtout comme durée, gardera t'elle toujours conscience de ses lourdes responsabilités ? Ne perdra t'elle jamais l'ambition de rester digne de l'honneur dont elle est revêtue ? Tout s'use ici bas !

Lorsqu'une dynastie se perpétue aussi longuement, la vertu ou la morale qui l'ont élevée au rang suprême s'affaiblissent et déclinent progressivement jusqu'à l'incapacité ou à l'extravagance, nous avons pu le constater chez nous avec les Bourbons et nous le voyons aujourd'hui en Angleterre. La sagesse humaine est vraiment trop fragile pour que l'on tente d'enchainer, de domestiquer la fortune au service d'une dynastie. Dès que cette dynastie se voit invulnérable, elle perd, avec le respect de ses devoirs, le sentiment de sa propre dignité. L'Histoire démontre trop fréquemment que la décadence de la dynastie fut chez certains peuples la cause des plus terribles revers. La France elle-même n'en fit elle pas la cruelle expérience, et le règne de Louis XIV, quelle qu'en fut la splendeur, n'est il pas le vestibule de la Révolution ?

Alors, faut-il préconiser l'éligibilité du pouvoir suprême ?

Les partisans du système électif entendent sauvegarder par ce moyen d'investiture du "souverain" l'entière liberté de la Nation, en lui attribuant la faculté de ne suivre que le chef d'Etat qu'elle jugera digne de sa confiance. En théorie, le système purement électif est une garantie de liberté pour le peuple, en le préservant de l'arbitraire qui devient souvent un l'écueil du pouvoir inamovible. Il permet de placer l'autorité souveraine dans des mains capables d'en porter le fardeau. Si la nation s'aperçoit de la défectuosité de son choix ou si son Elu démérite, il lui est loisible, à brève échéance et sans révolution, de retirer le soin de ses destinées à un mandataire insuffisant ou indigne. Ce système serait parfait si là comme ailleurs, la passion ne trouvait un champ trop favorable à ses ravages.

Le système purement électif présente, lui aussi, de très graves dangers, tant pour l'Elu que pour ses électeurs. Il n'est certes pas impossible qu'un élu temporaire, président ou autre, accomplisse des actes féconds pendant son passage au pouvoir, plusieurs d'entres eux se sont montrés inspirés par un esprit intègre et patriotique. Mais aussi combien est plus considérable le nombre de ceux qui se sont laissés absorber par l'intérêt personnel ? Ne faudrait il pas qu'un Chef d'Etat, appelé au pouvoir pour quelques années seulement, fut doué d'une nature presque surhumaine pour consentir à s'immoler aux redoutables nécessités du gouvernement des peuples ? Comment lui demander l'effort de labourer un champ dont la moisson enrichira un successeur ? Comment se passager de quelques jours entreprendra t'il l'étude laborieuse de tant de problèmes à la solution desquels il ne saurait espérer arriver en peu de temps ?

L'Elu temporaire adoptera une politique d'expédients, un programme mesquin, mais sans risque, lui permettant d'atteindre sans encombre le terme de son mandat. Et si ce chef d'Etat est rééligible, à quelles visées personnelles, à quelles intrigues ne sacrifiera t'il pas les grands intérêts publics ? La périodicité de l'élection ôte forcément au chef de l'Etat le goût et la possibilité des grandes choses, nul ne se plait à construire un édifice dont il sera expulsé, peut être même avant son achèvement, et qui risque en outre d'être démoli par son nouvel occupant.

C'est ainsi que l'électivité du pouvoir est incompatible avec l'épanouissement de la fortune nationale, dont les bases indispensables sont la sécurité dans l'évolution sociale et la quiétude résultant de la stabilité gouvernementale.

Alors quelle option s'impose entre le pouvoir héréditaire et le pouvoir électif ?

Cette question n'est pas facile à solutionner. On ne peut que souhaiter un système idéal assez parfait pour réunir les avantages des deux modes en question, tout en en écartant les périls. Ce système idéal existe, il rayonne sur toute la France qui, à deux tournants de son histoire, vint s'y réfugier pour son plus grand bien.

Ce système, c'est le régime plébiscitaire des Napoléons.

Parmi les esprits enclins à juger superficiellement les doctrines qu'ils n'ont point vu pratiquer, plusieurs allèguent que le plébiscite exclut l'hérédité ou que l'hérédité doit exclure le plébiscite. Il n'en est absolument rien.

Le plébiscite de 1804 ratifiant le Sénatus-Consulte du 18 mai, décernait au Premier Consul le titre d'Empereur de la République Française avec hérédité. Mais les Napoléons, seuls interprètes fidèles des principes de la Révolution, ne voulurent jamais que les mandataires de la nation dont ils ne cessèrent de reconnaître le pouvoir souverain.

Il résulte de cette alliance de la nation avec les Napoléons que l'hérédité dont sont en principe investis nos Empereurs, reste toujours révocable par le plébiscite. Par cette ingénieuse conception, la nation jouit des bienfaits du pouvoir héréditaire tant qu'elle approuve la direction politique suivie par son Elu "ou par l'héritier de son Elu". Et tout aussitôt que la nation désapprouverait l'orientation où la dirige son mandataire, le plébiscite avertirait ce mandataire que la volonté souveraine, dont il détient le pouvoir, lui demande d'en modifier l'exercice ou même d'y renoncer en faveur d'un nouvel Elu.

D'autres esprits, ignorants ou hostiles, croient voir dans le plébiscite un élément de guerre civile en ce sens qu'un Empereur dépossédé par un plébiscite pourrait revendiquer contre le nouvel Elu les pouvoirs dont l'avait investi lui-même le plébiscite antérieur. Un Napoléon émettant une prétention semblable sortirait tout à la fois de la doctrine napoléonienne et des principes du droit le plus élémentaire. Le dernier plébiscite n'infirme t'il pas de plein droit, s'il lui est contraire, le plébiscite précédent ? D'ailleurs, un Napoléon ne contester jamais le verdict populaire, celui-là serait désavoué de tous les Napoléons qui, dans leurs actes comme dans leurs discours, rendirent hommage à l'infaillible valeur du plébiscite.

Quant au plébiscite lui-même, loin de présenter un risque quelconque, il est le régulateur par lequel les Napoléons surent et sauront concilier la liberté de la Patrie avec la stabilité du Pouvoir, source de toute prospérité nationale. Quant à l'hérédité révocable par plébiscite, elle est le chef-d'œuvre de la doctrine démocratique.

Nous, bonapartistes, sommes en droit de conserver la conviction qu'un nouveau plébiscite, confirmant les sept premiers, rendrait à notre France le gouvernent d'un Napoléon.

C'est à la conquête de ce plébiscite libérateur que nous marchons.

Cette marche se fait dans le respect des institutions actuelles, elles-mêmes misent en place par un référendum… Ce qu'un référendum a établit, un référendum peut seul le remplacer.

""Le plébiscite c'est le droit, c'est le salut. C'est un grand parti national sans vainqueurs ni vaincus, s'élevant au-dessus de tous pour les réconcilier."" Le Prince Impérial 16 mars 1874.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rétablissement de la IV Dynastie   Ven 3 Aoû - 15:35

Bonjour Sergent,

Il y a bien longtemps que nous n'avions pas parler ensemble. Je suis heureux de renouer le contact.
J'ai voté sans opinion. Y a-t-il un juriste parmi nous?? Il me semble que les familles héritières des dynasties royales et impériales, sont exclues de toutes représentations politiques, mais cela demande vérification. D'ailleurs lors de la dernière guerre, le Prince Napoléon, n'a pu combattre dans l'Armée Française, mais dans la Légion Etrangère.
Donc à moins d'un coup d'état, et qu'il réussisse, les chances sont vraiment minimes.
Ce n'est pas parce que vous êtes le descendant d'un homme prestigieux, que vous avez hérité de ses qualités.
Si vraiment il faut un Napoléonien sur le trône de France, d'accord, mais à la façon de la Reine d'Angleterre ou des Pays-Bas. Je me souviens d'une phrase du Général de Gaulle après-guerre, quand il appris que le comte de Paris pensait faire valoir ses droits au trône de France " et pourquoi pas la reine des Gitans ".

Cordialement.
Revenir en haut Aller en bas
puygriou bergisel

avatar

Nombre de messages : 1456
Age : 65
Localisation : Paris, sous le Dôme
Date d'inscription : 12/10/2006

MessageSujet: Re: Rétablissement de la IV Dynastie   Ven 3 Aoû - 19:28

Bonjour cher Rapentat,

Je n'aurais pas dû de venir dans ce sujet ... mais je pense qu'il est plus institutionnel que politique au sens commun du terme.

Certains qui connaissent mon profil pourraient dire que je suis le juriste auquel vous faites appel. Mais je n'ai pas ce type de prétention et de plus je n'ai pas le droit de me prononcer sur le détail....

Sur le plan constitutionnel il y a déjà une impossibilité de droit.... voilà nous avons fait le tour de la question !!!

Laughing

Ceci étant dit on peut envisager une modification ne profondeur des institutions et déjà raser l'édifice constitutionnel actuel .... cela passe papr des passages obligés qui interdisent cette perspective. Les rédacteurs de la Constitution de la Cinquième République n'étaient pas les premiers venus et on peut dire qu'ils ont verrouillé ce texte. Cela a des avantages : la stabilité institutionnelle ; ça a des inconvénients, il est difficile de réformer ce texte pour l'adapter....


Du fond passons à la forme, ce n'est pas parce qu'on est l'hériter de telle ou telle famille désignée pour régner ou l'héritier politique de l'Empereur qu'on peut s'imaginer gouverner.... si le pouvoir se résumait à cela eh bien je crois qu'on aurait appliqué la recette depuis longtemps.

Il faut une large assise populaire à l'intérieur ;

Il faut une reconnaissance internationale ;

Il faut des fondations au niveau des repères institutionnels (corps préfectoral, justice, police, armée, éducation nationale), une large assise au niveau parlementaire.

Comme tous ces éléments, tous ensemble, ne sont pas réunis, il est vain d'imaginer une accession dan sle cadre des institutions....

Ou alors il faudrait évènement majeur, dramatique, je dirais même catastrophique pour imaginer la réunion brutale des ces différents facteurs comme dans une réaction en chaîne.

Et déjà il faudrait poser la question aux intéressés eux-mêmes.... je ne crois pas que ce soit dans leur optique. Car ils savent que pour être un homme d'état il faut être autre chose qu'un homme politique porteur valeureux d'un idéal.

J'arrête ici mon développement car la suite de mon discours serait jugé, à juste titre, politique et contraire à la charte de notre forum. Mais je vous renvoie à mon mot d'accueil à Bert de Jong. Il contient ma pensée profonde.

En ce qui concerne le Prince Napoléon, la famille était frappée d'une mesure d'exil et la seule solution pour lui était de contracter un engagement au titre de la LE. Par la suite il a bénéficié d'une maure favorable qui lui a permis d'inétgrer un bataillon de chasseurs alpins.


Il faut d'ailleurs préciser que les napoléoniens, les royalistes ont servi sans état d'âme les armes de la République. Et quand il y avait des états d'âme ils mettaient leur mouchoir dessus. On ne peut pas en dire autant d'autres...disons plus progessistes qui n'ont pas hésité pour trahir leur pays et les idéaux dont ils étaient porteurs.

Mais Rapentat ... oui et non.... les représentants des familles héritières royales ou impérieles peuvent faire de la politique y compris au niveau institutionnel dans le cadre des Lois de la République CQFD.



J'ai donc parlé d'histoire des institutions ...... Laughing Laughing Laughing Laughing


salut
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bergisel.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rétablissement de la IV Dynastie   Ven 3 Aoû - 20:16

Bonsoir cher Bergisel,

Bien entendu c'est à vous que je pensais. Ma question était d'ordre institutionnel et merci de m'avoir confirmé ce que je pensais.

Cordialement.
Revenir en haut Aller en bas
puygriou bergisel

avatar

Nombre de messages : 1456
Age : 65
Localisation : Paris, sous le Dôme
Date d'inscription : 12/10/2006

MessageSujet: Re: Rétablissement de la IV Dynastie   Ven 3 Aoû - 21:53

Bonsoir Rapentat,


Vous parliez bien à notre Sergent mis sa question remonte à quelques temps déjà .... on va fêter son anniversaire bientôt.... Laughing

Amicalement


JM
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bergisel.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rétablissement de la IV Dynastie   Ven 3 Aoû - 22:07

Bonsoir,

Effectivement c'est après que je me suis rendu compte, que ce sondage datait du mois de décembre 2006. Ce qui m'a dérouté un peu, est la réponse de David, qui elle date d'aujourd'hui.
Puisque c'est l'anniversaire du Sergent je lui en souhaite un heureux et bien arrosé (quoique modérément).

Cordialement.
Revenir en haut Aller en bas
Bicentenaire



Nombre de messages : 449
Age : 54
Localisation : Gradignan (33)
Date d'inscription : 05/11/2006

MessageSujet: Re: Rétablissement de la IV Dynastie   Lun 20 Aoû - 2:32

"Pour". Cela modifierait la donne géopolitique du poids de notre pays dans le monde et le niveau de vie s'en ressentirait en bien, je pense. De plus, je trouve que l'argumentation de David est pertinente.

Bicentenaire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://theatredelarcenciels.centerblog.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Rétablissement de la IV Dynastie   

Revenir en haut Aller en bas
 
Rétablissement de la IV Dynastie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Rétablissement de la IV Dynastie
» Je voudrais quelques points de comparaison avec mon établissement
» Mission TZR : établissement de rattachement prioritaire sur les autres?
» Insultes hors établissement
» clauses de non rétablissement

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien :: SALON DES DEUX EMPIRES :: - Discussions Générales --
Sauter vers: