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 Il y a deux cents ans ...

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MessageSujet: Il y a deux cents ans ...   Jeu 4 Jan - 17:27

Janvier 1807 ...

Les premiers détachements de contingent réclamés à Cambacérès sont prêts à affronter le rude hiver de cette année-là.

Ce sont des conscrits n'ayant reçu en France q'un rudiment d'instruction ...
Mais le temps presse, alors leur formation se poursuivra sur le tas, en Pologne ...

Etangs et marécages sont gelés ; la plupart de ces jeunes soldats sont arrivés mal vêtus, et sans uniforme, et ce sont des régiments disparates que Napoléon passe en revue ...
Faisant semblant de ne rien remarquer, il parle à ces jeunes hommes, les questionne, plongeant son regard bleu magnétique sur les visages ahuris ...

De Paris, les nouvelles ne sont pas toujours bonnes ; les dernières conscriptions ont soulevé la colère , et partout l'on dénombre des réfractaires.
Les souffrances et les pertes de la Grande Armée sont connues, et les bulletins de victoires ne suffisent plus à calmer l'inquiétude des mères.

Du fond de la Pologne, le Grand Napoléon continue de gouverner la France, l'Italie, la Prusse et la Confédération du Rhin.
Le génie de cet Homme lui permet en même temps d'étudier le projet de budget 1807, de s'interroger que la diminution des recettes de douanes, suite à la prohibition des toiles de coton d'Angleterre, faisant compenser ce manque par un impôt ...

A Champigny, il ordonne de chercher un emplacement pour constuire la Bourse, évoque le projet de transformation de la Madeleine en un temple de la Grande Armée, de nommer Iéna le pont qui porte encore le nom de "Pont de l'Ecole Militaire" ...

Et pourtant, toutes ces occupations n'affaiblissent pas ce phénomène de vitalité qu'est Napoléon... Les services de sa Maison Civile fonctionnent tout aussi bien à Varsovie qu'à Paris, et avec la même exactitude !

C'est à cette époque que se situe le début du roman entre Napoléon et Marie Walewska ...

Le 28 Janvier 1807, Bernadotte apporte à Napoléon de mauvaises nouvelles de son Armée du Nord ...


A suivre.
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MessageSujet: Re: Il y a deux cents ans ...   Ven 5 Jan - 16:20

... La mauvaise nouvelle, c'est Ney qui en est la cause, obligeant le repliement de Bernadotte.
Marchant, sans ordre, vers le Nord et poussant sa cavalerie jusqu'à Guttstadt, il a provoqué le réveil de Bennigsen ...

L'Empereur se remit alors à scruter la carte, et, une fois de plus, le fabuleux stratège opéra.

La manoeuvre prévue était simple : Que Bernadotte, au lieu de résister en attendant du secours, poursuive sa retraite afin d'attirer Bennigsen à sa suite, et en trois jours, à nouveau la Grande Armée pourrait se trouver réunie pour marcher, encore et toujours, vers le nord cette fois.

Mais faut-il y voir là un signe du Destin, lorsque l'Officier portant l'ordre destiné à Bernadotte se fait prendre par une troupe de Cosaques ?
Il est fouillé et sa dépêche substituée avant qu'il n'ait eu le temps de l'avaler ...

Arrivée jusqu'au généralissime, Bennigsen reculera, suivant une vieille stratégie russe, et son armée se contentera une fois de plus, de livrer des combats d'arrière-garde à Allenstein et à Hoff ...

Napoléon rejoint l'Armée, après avoir quitté Varsovie le 30 Janvier.

Une Armée qui continue à souffrir du froid et de la faim ; les bonnes fortunes sont rares, et les copains envoyés pour réquisitionner les villageois, rentrent le plus souvent bredouilles ...

Le froid ne tue même pas la vermine ; les soldats en sont dévorés, et leurs paupières sont brûlées par le gel.

Le bourg polonais de Hoff se trouvait à une trentaine de kilomètres d'Eylau.
L'arrière-garde russe avait cessé sa retraite pour faire face à la poursuite française.
Soult n'était pas encore arrivé avec son Infanterie, mais Napoléon avait donné l'ordre à Murat de charger sans attendre ...
Entrèrent en scène les dragons ensuite, et aussi les cuirassiers du fameux d'Hautpoul ..."les terribles cuirassiers d'Hautpoul" disait-on alors !

Et en effet, devant Hoff, d'Hautpoul s'élança, faisant trembler le pont sous le lourd et lent galop des chevaux bardés de fer. La mitraille crépitait sur les cuirasses, des hommes et des chevaux tombaient, mais les autres continuaient à sabrer sans relâche et avec fureur ...
Les bataillons russes finirent par se débander ...

Une heure plus tard, Napoléon embrassa d'Hautpoul, devant toute sa division ...
Le colosse prit alors la parole :

"Pour me montrer digne d'un tel honneur, s'écria-t-il, il faut que je me fasse tuer pour Votre Majesté" !

Des acclamations fusèrent de toutes parts.

D'Hautpoul allait tenir la promesse faite à Napoléon : le lendemain, il serait tué à Eylau ...





salut
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