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 MARMONT Auguste Frédéric VIESSE de - Maréchal d'Empire

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FRIEDLAND
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MessageSujet: MARMONT Auguste Frédéric VIESSE de - Maréchal d'Empire   Dim 14 Jan - 2:50

Maréchal MARMONT





Auguste Frédéric Louis VIESSE de MARMONT, Duc de RAGUSE, Maréchal (1809).
(CHÂTILLON-sur-SEINE (CÔTE-d’OR) 20 juillet 1774 – VENISE 3 mars 1852)


(Le 5 avril 1814, la défection du corps de MARMONT ouvre aux Alliés la route de FONTAINEBLEAU. De son titre de Duc, on tirera le verbe «RAGUSER», pour signifier TRAHIR).

MARMONT, de petite noblesse et fils d'officier,... sort officier d’artillerie de l’école de CHALONS en 1792. BONAPARTE le remarque au Siège de TOULON. Les deux hommes, qui ont reçu une éducation similaire, sympathisent.

BONAPARTE fait de lui, un de ses aides de camp en février 1796, pour la Campagne d’Italie, d’où MARMONT rapporte au Directoire à la demande de BONAPARTE les drapeaux pris à l'ennemi durant cette campagne. MARMONT est ensuite promu Chef de Brigade d'Artillerie, mais toujours aide de camp de BONAPARTE.

En 1798, MARMONT, le suit en EGYPTE, il est fait Général de Brigade à MALTE pour s'être emparé du drapeau des Chevaliers de SAINT-JEAN.

MARMONT pendant la Campagne d'Egypte, prend part aux principales batailles et, commandant d'ALEXANDRIE, repousse la flotte ANGLAISE, le 3 février 1799. Reparti avec BONAPARTE sur le MUIRON, il suit son Chef à PARIS pour prendre part au 18 BRUMAIRE. MARMONT devient Conseiller d’Etat le 25 décembre 1799 et suit le PREMIER CONSUL en Italie.

le 14 juin 1800, il se distingue à MARENGO à la tête de l'artillerie. En récompense, il est nommé Général de Division, à 26 ans, en septembre 1800. Il devient premier Inspecteur Général de l'artillerie en 1802.

Pourtant, il est absent de la liste des Maréchaux en mai 1804. Cela ne l’empêche pas de combattre avec ardeur à ULM (20 octobre 1805) et à WEYER (3 novembre) à la tête du 2ème Corps de la Grande Armée.

En juillet 1806, il devient Gouverneur Général de DALMATIE. MARMONT agrandit ce Duché (il y organise l’administration et créé des routes et des écoles), et en y adjoint RAGUSE, qu’il prend aux RUSSES en contraignant leur flotte à lever le siège en 1807. En 1809, il commande l’Armée de DALMATIE qui se joint à l’Armée d’ITALIE sous le commandement du Prince Eugène de BEAUHARNAIS.

MARMONT repousse les AUTRICHIENS vers le nord, il est vainqueur à GOSPICH (20 mai), FIUME (29 mai), prend GRAZ, commande la réserve à WAGRAM et inflige une ultime défaite à l'ennemi à ZNAIM (10 et 11 juillet), ce qui lui vaut d'être fait Maréchal de l'Empire le 12 juillet et obtient le titre de Duc de RAGUSE.

MARMONT s’éloigne des champs de batailles pour devenir Gouverneur des Provinces ILLYRIENNES. Mais, en 1811, il succède à MASSENA au commandement de l’Armée du Portugal, débloque CIUDAD RODRIGO (24 septembre). Après quelques succès, ses désaccords avec SOULT et l’adresse de WELLINGTON le conduisent à l’échec à la bataille des ARAPILES en 22 juillet 1812 où MARMONT est grièvement blessé au bras.

En 1813, remis de sa blessure, il prend part à la Campagne d’ALLEMAGNE. Il commande le VI ème Corps et participe à la bataille de LUTZEN (2 mai 1813) et de BAUTZEN (20 et 21 mai 1813). Pendant la deuxième phase de la campagne, il combat à DRESDE (26 et 27 août 1813). Il est également présent à la bataille de LEIPZIG, commandant l’aile gauche.

Pendant la Campagne de FRANCE, Commandant le 6e corps à l'armée de CHAMPAGNE, il combat à BRIENNE (29 janvier 1814), à La ROTHIERE (1er février), à CHAMPAUBERT (10 février), à MONTMIRAIL (17 février 1814), mais sa grande habileté de tacticien est prise en défaut et il est sévèrement battu à LAON (9 et 10 mars 1814), ce qui lui vaut des reproches de l’EMPEREUR.

C'est encore MARMONT qui livre les derniers combats, il se replie vers PARIS avec ses Divisions. Il prend part à la défense de PARIS et négocie la capitulation le 30 mars.
(La reddition de PARIS, le 31 mars 1814, alors que NAPOLEON était arrivé à quelques lieues de la Capitale, sera reprochée à MARMONT par les Parisiens « comme un acte d'infâme trahison ». Il semble toutefois que la responsabilité de cette capitulation précipitée retombât "aussi" tout entière sur le Roi JOSEPH et sur le Ministre de la Guerre CLARKE, qui, après avoir négligé d'assurer la défense, « s'enfuirent honteusement en laissant aux Maréchaux la liberté de traiter »).
MARMONT reçoit dans la nuit du 3 au 4 avril « un envoyé des Alliés et signe la reddition de ses Troupes », qui défendent la route de FONTAINEBLEAU où se trouve l’EMPEREUR.

CAULAINCOURT vient trouver MARMONT et ensemble, ils rendent visite au TZAR avec la première abdication de NAPOLEON. SOUHAM reçoit en son absence un pli de l’EMPEREUR qui les convoque tous les deux à FONTAINEBLEAU. Affolé, MARMONT choisit de faire passer tout le Corps, qui défendait la Route du PALAIS, à l’ennemi « plutôt que d’affronter la colère de NAPOLEON », qu’il suppose au fait de la reddition. Cela décide le TZAR à « exiger l’abdication sans conditions de l’EMPEREUR ». *

NAPOLEON ne pardonnera pas cette défection à son Maréchal. Quand il l’apprend, il murmure : «MARMONT me porte le dernier coup».

LOUIS XVIII fera MARMONT Pair de FRANCE, qui accompagnera le Roi durant son exil à GAND. A la seconde Restauration, il deviendra Ministre d’Etat (30 novembre 1817), Gouverneur de PARIS de 1821 à 1830.

MARMONT échoue à écraser l'insurrection de juillet 1830 et part en exil avec CHARLES X, puis parcourt l'Europe comme "un exilé".

MARMONT, dont le nom est désormais honni des BONAPARTISTES, occupe la fin de sa vie à rédiger des Mémoires « où il tente de se justifier ».

Le nom de MARMONT est inscrit sur l'Arc de Triomphe de l'Étoile.



* Le 1er avril, un incident marqua la revue que l'EMPEREUR passa à ESSONES du 6e Corps, provoqué par le Général de Cavalerie CHASTEL, avec lequel MARMON s'était disputé la veille aux portes de PARIS, cet officier le Général CHASTEL ayant refusé de cesser le combat : « Sire, dit MARMONT, qui voulut venger l'affront qu'il avait reçu devant les Troupes : Demande la mise en jugement immédiate du Général CHASTEL.
« Et moi. Sire, s'écria CHASTEL, je le répète devant vous ; depuis DRESDE, Sire, on vous trahit à chaque combat … ! ».
NAPOLEON calma avec douceur le Général CHASTEL et conserva sa confiance au Maréchal MARMONT qu'il traitait presque comme un fils.

Dès le lendemain, MARMONT, qui commandait l'Avant-Garde de l'Armée, est entrepris, d'abord oralement par un de ses anciens aides de camp, MONTESSUIS, qui se présente aux avant-postes costumé en Cosaque ; puis il reçoit une lettre du Prince de SCHWARTZENBERG, Généralissime des alliés, qui l'engage à se « ranger sous les drapeaux de la bonne cause FRANCAISE » et « au Nom de la Patrie et de l'Humanité, à écouter les propositions qui doivent mettre un terme à l'effusion du sang précieux des Braves qu'il commande ».

Extrêmement orgueilleux, MARMONT se voit soudain l'arbitre des destinées de la FRANCE ; il réunit ses Généraux — SOUHAM, BORDESSOULE, JOUBERT, MERLIN, DIGEON, LEDRU des ESSARTS et le Chef d'État-Major MEYNADIER, il leur expose la situation et, après quelques résistances, tous tombent d'accord pour entrer en négociations avec l'ennemi, à l'insu de l'EMPEREUR.

Marmont écrit donc au Prince AUTRICHIEN pour régler avec lui les modalités de la défection de son Corps qui, de nuit, à travers les lignes ennemies, doit être amené en Normandie où il sera neutralisé.

Mais le 4, apprenant l'abdication de l'EMPEREUR par NEY, MACDONALD et CAULAINCOURT, qui se rendent à PARIS en plénipotentiaires auprès des alliés, MARMONT s'empresse de rapporter des ordres qui n'ont plus de raisons d'être et, après avoir enjoint aux Généraux Divisionnaires SOUHAM et BORDESSOULE de ne faire aucun mouvement avant son retour, il se rend auprès de SCHWARTZENBERG pour annuler la Convention.
Or, tandis que les trois « traîtres » Maréchaux plénipotentiaires discutaient avec ALEXANDRE, on vint avertir le TZAR que le 6' Corps était passé à l'ennemi. Cette défection modifiait complètement la position des négociateurs.

Après le départ de MARMONT, le Général SOUHAM, persuadé, par suite de l'arrivée inopinée du Colonel GOURNAUD, aide de camp de l'EMPEREUR, que NAPOLEON avait eu vent du traité conclu avec SCHWARTZENBERG, et redoutant « la colère du maître », avait réuni les autres Généraux et les avait décidés à exécuter la manœuvre prévue, en dépit du contre-ordre du Maréchal : « MARMONT s'est mis en sûreté, déclara SOUHAM, je suis de haute taille, moi, et je n'ai nulle envie de me voir raccourcir de toute ma tête ».

Les Généraux BORDESSOULE, JOUBERT, MERLIN, DIGEON, LEDRU des ESSARTS et MEYNADIER approuvèrent SOUHAM, qui avertit SCHWARTZENBERG de ses dispositions ; puis, sans informer leurs subordonnés et en laissant croire aux Soldats qu'ils allaient attaquer, les Généraux prirent la tête de leurs Troupes et leur firent traverser de nuit les lignes ; lorsque le jour se leva, la colonne était environnée d'ennemis qui présentaient les armes...

MARMONT, qui s'était fait rendre « sa parole » par SCHWARTZENBERG, apprend à PARIS la désobéissance de ses subordonnés et reste atterré : « Je donnerais un bras, dit-il, pour que cela ne soit pas arrivé … ! ».

« Un bras, riposte NEY, brutal, dites la tête : ce ne serait pas de trop … ! ».

MARMONT apprend de plus qu'arrivés à VERSAILLES les troupes se sont révoltées et que les Colonels ont pris le commandement des Régiments pour les ramener à FONTAINEBLEAU ; il accourt, rejoint les colonnes à TRAPPES, les harangue et parvient à les arrêter en confirmant l'abdication de NAPOLEON et « en rappelant pathétiquement ses services et ses blessures ».

Lorsqu'il apprit la défection du 6" Corps, NAPOLEON s'écria : « Un fait pareil de MARMONT, un homme avec qui j'ai partagé mon pain, que j'ai tiré de l'obscurité... l'ingrat … ! Il sera plus malheureux que moi … ! ».

« On ne peut oublier, remarque THIERS, que MARMONT était revêtu de la confiance personnelle de NAPOLEON, qu'il était sous les armes et qu'il occupait sur l'ESSONNE une position capitale ».

En dépit de tous ses Glorieux faits d'Armes, le Maréchal MARMONT ne se releva jamais de sa trahison. La Compagnie des Gardes du Corps, dont LOUIS XVIII lui donna le commandement, fut baptisée « la Compagnie de JUDAS » et « TROMPER » dans le langage Populaire se dit désormais « RAGUSER ».

En 1815, au retour de l'Ile d'ELBE, MARMONT suivit à Gand le Roi LOUIS XVIII qui lui fit sur sa cassette personnelle un don de 450 000 francs.

NAPOLEON, reprenant le pouvoir, le raya de la liste des Maréchaux.

Lorsqu'en 1830 CHARLES X fut chassé de PARIS par la Révolution des « TROIS GLORIEUSES », MARMONT, qui avait reçu le commandement des troupes Royales contre les émeutiers, dut s'entendre dire par le Dauphin exaspéré :

« Vous êtes un traître, Monsieur, et vous nous avez trahis, comme vous avez trahi l'autre … ! ». MARMONT ne rentra jamais en FRANCE après 1830 et mourut en exil âgé de soixante-dix-huit ans à VENISE, où il vécut ses dernières années, les gamins qui regardaient passer le vieux Maréchal sur le quai des ESCLAVONS le montraient du doigt en criant : « Voici celui qui a trahi NAPOLEON … ! ».




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MessageSujet: portrait du maréchal Marmont   Mar 17 Nov - 20:30

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MARMONT Auguste Frédéric VIESSE de - Maréchal d'Empire
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