Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

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 En pleine Campagne de France ...

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MessageSujet: En pleine Campagne de France ...   Sam 24 Fév - 17:49

Nous sommes le 24 Février 1814 ...

Six jours auparavant, Pajol, contraint de quitter l'armée pour soigner d'anciennes blessures réouvertes dans l'action, était reçu au bivouac de Napoléon ...

Après l'avoir généreusement complimenté, l'Empereur ajouta :

"Si avant-hier matin, on m'eût demandé quatre millions pour mettre les ponts de Montereau à ma disposition, je les eusse donnés sans hésiter !" ...

Mais il faudra néanmoins deux jours pour que l'armée les franchisse et se réorganise.

Schwarzenberg aura de son côté, déjà effectué sa retraite, et regroupé avec une célérité inhabituelle tous ses hommes éparpillés...

Napoléon tentera de devancer l'armée de Bohême à Troyes, pendant que Blücher, reformera rapidement aussi son armée après ses trois défaites de Champaubert/Montmiral et Vauchamps ...
Son but étant de rejoindre Schwarzenberg. Et c'est à Méry que l'Empereur se heurtera à son avant-garde, là où il comptait franchir la Seine pour rattraper l'Autrichien ...

Méry incendié dans le combat, l'armée française se voit contrainte d'effectuer un grand détour le long de la rive gauche, ce qui permet à Schwarzenberg de se réfugier derrière l'Aube ...

Le 24 Février, Napoléon entre à Troyes, avec la décision de se retourner finalement contre Blücher qui s'était redirigé vers la Marne.

Ce va-et-vient entre deux ennemis caractérisa presque toute la Campagne de France ...





salut
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lukian54

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MessageSujet: Craonne   Mer 7 Mar - 22:33

I love you I love you I love you
Cher Joséphine
Aujourd'ui 7 mars, une pensée pour la bataille de Craonne du 7 mars 1814. Napoléon avait passé la nuit à Corbeny et était arrivé assez fatigué mais avait trouvé l'énergie suffisante à lui faire gagner cette bataille
salut salut salut
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MessageSujet: Re: En pleine Campagne de France ...   Jeu 8 Mar - 14:58

Bonjour mon Cher Luc ,

Hé oui, Craonne, ce fameux plateau sur lequel sillonne le non moins réputé "Chemin des Dames" ...

Puis ce sera Laon, dont la situation gépgraphique constituera une véritable forteresse naturelle où se retrancheront les rescapés de Craonne, mais aussi toute l'Armée de Silésie...

Avec 36.000 hommes, divisés en deux groupes, notre Grand Homme va déloger quelques 90.000 Prussiens installés dans une position avantageuse ...

Comme l'écrit si justement Henry Houssaye, "Laon est un point d'appui sans pareil pour une armée" ...
Quand elle arrive, le 8 Mars, l'Armée impériale compte environ 36.000 soldats, après une perte d'environ 6.000 hommes, subie à Craonne.

Marmont en emmène un quart, sur l'aile droite,, et le reste est réparti entre les corps de Ney, Mortier et Charpentier ; enfin, cinq divisions de cavalerie affaiblie sur l'aile gauche.

Napoléon est conscient de la formidable position ennemie et de la disproportion des forces, mais pour autant, il ne perd pas espoir , le Génie ne connait pas cette faiblesse !
Sachant que le 10 Mars expirera l'ultime délai accordé par les Alliés au congrès de Châtillon, pour l'acceptation de leurs conditions de paix, cette victoire de Laon, il la lui faut, ne serait-ce que pour voir adoucies ces conditions de paix ...

Et, après tout, Il n'a cessé de battre Blücher, malgré son infériorité numérique ...
Alors, il s'armera d'audace pour effrayer encore un peu plus l'ennemi, déjà impressionné par sa seule présence ...

L'ordre est donné : On attaquera le 9 ...





salut
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lukian54

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MessageSujet: Re: En pleine Campagne de France ...   Ven 9 Mar - 0:14

I love you I love you I love you
chère Josephine
votre exposé est parfait on s'y croirait ! ! !
vous pouvez continuer à évoquer la campagne de France
merci
salut salut salut
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MessageSujet: La bataille de Laon   Lun 12 Mar - 15:31

La Bataille de Laon
Mercredi 9 et jeudi 10 mars 1814
A 26 Km au Nord Est de Soissons et à 39 Km au Nord Ouest de Reims.
Pas de monument, ni de plaque commémorative mais de nombreux bâtiments témoins des combats sont encore debout.

Les forces en présence :
Les Français sous les ordres de Napoléon :
-A l’Ouest, en avant de Clacy, les troupes du général Charpentier.
-Au centre, devant les faubourgs de Semilly, les soldats de Ney et devant les faubourgs d’Ardon ceux de Mortier, en réserve la Vieille Garde, la réserve d’artillerie et la cavalerie.
Le tout représente environ 24.000 hommes.
-A l’Est, toujours en route au début des combats, sur la route de Reims, le 6e corps du maréchal Marmont, fort d’environ 9.500 hommes.
(L’effectif réel de l’armée française varie selon les sources, j’ai préféré indiquer la plus faible)

Les Alliés sous les ordres de Blücher :
-A l’Ouest, en arrière du village de Clacy, le corps du comte Winzingerode (Armée du Nord de Bernadotte) fort d’environ 25.000 hommes.
-Au centre, à Laon, le général prussien Bülow von Dennewitz (Armée du Nord de Bernadotte) avec environ 17.000 hommes et 50 canons rangés sur les remparts de la ville.
-A l’Est, les 24.000 soldats des généraux prussiens Yorck et Kleist (Armée de Silésie de Blücher) sont en position sur la route de Reims entre le faubourg de Vaux et le village d’Athies.
En réserve, les généraux Sacken et Langeron (Armée de Silésie de Blücher) avec environ 25.000 hommes. Ils sont déployés en arrière de Yorck.
L’armée alliée est donc forte d’environ 91.000 hommes.


Le mont de Laon, vu des positions russes à Clacy-et-Thierret.

La topographie :
Laon est construit sur un massif de 200 mètres qui domine une plaine immense. Au pied de cet espèce de pic crénelé et flanqué de tours à son sommet s’élèvent d’importants faubourgs dont les principaux sont ceux d’Ardon et Semilly au sud, de Neuville et Saint-Marcel au Nord et enfin de Vaux à l’Est.


Le faubourg d'Ardon de nos jours.

Combats du 9 mars :
Sur ordre de Blücher, c’est une division d’infanterie russe du corps de Winzingerode qui ouvre le bal en attaquant Semilly et fait reculer la brigade Boyer qui la défendait. L’intervention de plusieurs escadrons envoyés en renfort par le maréchal Ney rétablit la situation en faveur des français et les russes sont repoussés vers Clacy.
Pendant ce temps, l’infanterie de Bülow descend la rampe d’Ardon et attaque le village faiblement défendu par la 3e division provisoire de la Jeune Garde du général Poret de Morvan. Celle-ci recule et prend position à Leuilly.


Faubourg de Leuilly de nos jours.

A midi, les combats font rage partout sauf à l’Est où le corps de Marmont n’a toujours pas rejoint.
A treize heures, Napoléon lance une grande offensive, la Jeune Garde attaque Clacy mais doit finalement se replier sous le feu nourri de l’artillerie ennemie. Dans les faubourgs de Semilly et d’Ardon on continu à se battre vigoureusement mais sans succès pour les français.
Vers 17 heures, Le maréchal Ney lance les divisions Meunier, Curial et Boyer sur Semilly qui est repris aux alliés. Un temps menacé par l’attaque Française, Laon est sauvé grâce à la précision des tirs de l’artillerie russe.


Le faubourg de Semilly de nos jours.


La porte de Soissons était l'objectif à atteindre par le maréchal Ney après la prise des faubourgs de Semilly.

Dans le même temps, le général Poret de Morvan est grièvement blessé par un biscaïen à Ardon et doit lui aussi reculer.
A l’Est, Athies est enlevé par le 6e corps avant la tombée de la nuit.
A 19 heures, les adversaires ont cessés le combat et campent à peu de chose près sur leurs positions du matin.
Napoléon gagne son Quartier Général établit depuis la veille à Chavignon.
Malgré l’échec du jour, il n’a pas encore perdu l’espoir de détruire les troupes de Blücher.
A la même heure, alors que leur chef est parti dormir dans le château d’Eppes à 4 Km d’Athies, les soldats du 6e corps, mal gardés alors qu’ils sont au contact de l’ennemi, sont surpris par une attaque de nuit des alliés. Du côté français c’est la panique, celle-ci ne s’interrompra qu’à Festieux grâce aux courages de quelques braves. Cette terrible affaire coûtera cher au 6e corps de Marmont, 3.500 hommes, 45 pièces d’artillerie et 120 caissons.


Vue en direction d'Athies depuis la citadelle (Est de Laon).

Les combats du 10 mars :
Napoléon se lève très tôt, à 4 heures du matin ; il est impatient d’en découdre avec l’ennemi. Son enthousiasme est très vite refroidi à la nouvelle du revers qu’a subi le duc de Raguse durant la nuit. En quelques instants tout c’est écroulé, son plan d’attaque est définitivement irréalisable. Pourtant, il décide de rester et de faire face pour, à son tour, surprendre l’ennemi. C’est sa seule chance de ne pas être entièrement détruit. Et cela va parfaitement fonctionner. En effet, le général Gneisenau, remplaçant temporairement le général Blücher malade et fiévreux, constatant qu’au levé du jour les français sont encore là et redoutant un nouveau piège de ce diable de Napoléon, rappelle sur le champ toutes les troupes qui poursuivaient le 6e corps du maréchal Marmont mais également celles de Sacken et de Langeron qui avaient pris la direction de Bruyères pour attaquer les français sur leur flanc droit. La destruction de l’armée française a été évitée de justesse.

A 9 heures, Les russes attaquent les retranchements français du village de Clacy tenu par la division Charpentier.
Cette attaque sera renouvelée cinq fois et sera repoussée autant de fois par les Marie-Louise.
En début d’après-midi, au signal de l’Empereur, les jeunes soldats se ruent énergiquement à l’assaut des positions ennemies. Malheureusement pour eux, beaucoup tomberont sous la mitraille des canons russes avant que l’ordre de retraite ne leur parvienne. C’est un nouvel échec.
Du côté des faubourgs d’Ardon, l’infanterie du général Bülow repousse l’assaut combiné des forces de Meunier et Curial qui était pourtant parvenue jusqu’aux pieds des remparts de Laon. Pour les français, c'est partout l'heure du repli.


La porte d'Ardon, objectif des troupes françaises de Meunier et Curial.

Depuis trois heures de l’après-midi, le plus discrètement possible, les premiers convois partent en direction de Soissons, repris à l’ennemi depuis le 8 mars.
A la nuit tombée, tout le reste de l’armée française prend le même chemin dans le plus grand ordre. Le maréchal Ney assure l’arrière garde et amuse l’adversaire jusqu’à l’aube.
De leur côté, les alliés toujours méfiants ne prennent aucune initiative durant la nuit.

Les pertes des deux camps :
Armée française : entre 6.000 et 9.000 hommes et au moins 45 canons perdu à Athies par le 6e corps.
Armée alliées : Environ 4.000 hommes
(L'estimation du nombre des pertes des deux camps est très variable d’une source à une autre ; je n'ai aucune certitude sur la véracité de ces chiffres, il faut les considérer comme une simple estimation.)


Les sites Internet sur cette ville :
http://www.ville-laon.fr/fr/accueil/home.html
http://www.laon-ville.net/

(Sources : Campagne de 1814, par Carl von Clausewitz, Ivréa ; La cavalerie dans les guerres de la Révolution et de l'Empire, par L. Picard, Teissèdre ; Napoléon 1814 la campagne de France, par J. Tranié et J.C. Carmigniani, Pygmalion/Gérard Watelet ; les campagnes napoléoniennes, par A. Pigeard, Quatuor ; Dictionnaire Napoléon, J. Tulard, Fayard ; Itinéraire de Napoléon au jour le jour 1769-1821, par J. Tulard et L. Garros, Tallandier.)

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MessageSujet: Re: En pleine Campagne de France ...   Lun 12 Mar - 15:44

Hé bien voilà qui est fait mon Cher Luc, avec en prime, de magnifiques photos que j'aurais été bien incapable de mettre en ligne !

Merci Cher Eric pour ce magnifique exposé. Wink

Comme vous l'écrivez, l'heure était au repli : il ne s'agissait plus d'attaquer, mais de se retirer tant que cela était encore possible ...

Le 11 Mars au matin, avant de quitter le bourg de Chavignon, Napoléon fit un petit exposé de son analyse à son frère Joseph, simplifiant quelque peu la bataille :

"Mon frère, j'ai reconnu la position de l'ennemi à Laon
. Elle était trop forte pour pouvoir être attaquée sans beaucoup de pertes. J'ai donc pris le parti de revenir sur Soissons. Il est probable que l'ennemi aurait évacué Laon, dans la crainte d'y être attaqué, sans l'échauffourée du duc de Raguse qui s'est comporté comme un sous-lieutenant. L'ennemi a fait des pertes énormes ; il a attaqué hier, cinq fois le village de Clacy et a toujours été repoussé"....

Toutefois l'Empereur ajoutera ce bémol dans sa lettre :

"Le Jeune Garde fond comme la neige... La Vieille Garde se soutient... Ma Garde à cheval aussi fond beaucoup ..."

Et il terminera sa lettre en recommandant à Joseph de faire construire "quelques redoutes" sur les hauteurs de Montmartre ...





salut
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lukian54

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MessageSujet: Re: En pleine Campagne de France ...   Lun 12 Mar - 22:34

I love you I love you I love you
Merci Eric, merci Joséphine
les récits sont superbes et les photos magnifiques..
Cher Eric avez-vous la phto du monument de le ferme d'Heurtebise où l'on voit la France soutenir un conscrit de 1814 et un poilu..
Merci
Cordialement
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MessageSujet: Re: En pleine Campagne de France ...   Mar 13 Mar - 10:38

Bonjour Lukian54,

La voici :



Très cordialement,
Eric LM

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MessageSujet: Re: En pleine Campagne de France ...   Jeu 15 Mar - 9:47

Cher Eric
Je vous remercie pour les photos
Je trouve que monument est magnifique.
Un voyage est prévu sur le chemin des Dames le 2 septembre et nous visiterons les champ de bataille. je ferai un petit exposé où je parlerai des 2 batailles à un siécle d'écart...
Encore merci et bonne journée.
Cordialement.
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MessageSujet: 12 mars 1814   Jeu 15 Mar - 11:17

Journée du 12 mars 1814 :

Le 12 mars au matin, la ville de Reims est prise d’assaut par les troupes russo-prussiennes du général Saint-Priest.

Le rapport qu’il envoie dans la journée à l’empereur de Russie nous fourni quelques précisions sur cette affaire.

« Reims, 12 mars 1814.

…Je m’empresse de faire hommage à Votre Majesté des clefs de la ville de Reims que j’ai prise d’assaut ce matin à 6 heures. La cavalerie de la garnison qui a voulu se faire jour, a été totalement détruite. 2.500 prisonniers, parmi lesquels le général Lacoste, le colonel Régnier et un grand nombre d’officiers avec 10 canons, sont tombés entre nos mains.
…Ce qui fait le plus d’honneur à nos troupes, c’est qu’il n’y a pas eu le moindre désordre. L’attaque a été faite sur plusieurs points avec une telle vivacité que la perte n’a pas été considérable…
…J’ai reçu ici la nouvelle positive de l’échec éprouvé par Napoléon à Laon et de sa retraite sur Soissons qui en a été la suite…
…J’ai déjà envoyé à Berry-au-Bac pour reconnaître l’ennemi et tâcher d’établir ma communication directe avec le feld-maréchal Blücher qui ne doit pas tarder à se porter en avant…
»

Les alliés prirent tranquillement quartier dans et autour de la ville notamment à Muizon, Rosnay, Thillois, Geux, Ormes, Bézannes, Cormontreuil et Sillery.

Deux bataillons du 3e régiment de landwehr de Poméranie sont postés à Rosnay en avant-garde.


Journées des 12 et 13 mars 1814. (carte de Cassini n°44 et 79)

Des troupes françaises sont bien aperçues à Jonchery-sur-Vesle mais le général Saint-Priest est persuadé qu'il s'agit là des soldats qui ont évacuées la ville lors de l'assaut et ne s'inquiète pas outre mesure de leur présence aussi proche de ses postes avancés.

De son côté Napoléon, apprenant l’entrée dans Reims du 8ème corps d’armée russe de Saint-Priest, décide de quitter Soissons pour marcher vers cette nouvelle proie qui se croit naïvement à l’abris d'une attaque de l'armée française car, selon les dernières nouvelles, elle a été presque entièrement détruite devant Laon, le 9 et 10 mars.

L’Empereur des Français a besoin d’une victoire pour remotiver ses troupes au plus vite. Il laissera Mortier à Soissons et marchera en direction de Reims en ralliant au passage les restes du 6e corps du maréchal Marmont qui sont en position d'attente à Fismes, ces troupes formeront l'avant-garde.

L'action est prévue pour le 13...

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MessageSujet: Journée du 13 mars (première partie)   Lun 19 Mar - 22:30

Journée du 13 mars (première partie) :

Napoléon sait qu’avec l’occupation de Reims par le 8e corps russe de Saint-Priest les communications sont à nouveau rétablies entre les deux armées principales des alliées (Schwarzenberg et Blücher). Certainement plus grave encore, l’armée de Silésie, en manque de munitions après les durs combats de ces derniers jours, sera très prochainement ravitaillée.

Après la cruelle défaite de Laon, il se doit de remporter une victoire rapide et éclatante. Reims se présente à lui comme une aubaine, il choisit aussitôt de tenter à nouveau sa chance comme il a été obligé de le faire si souvent par le passé, « Vaincre ou disparaître » n’est telle pas sa devise attitrée depuis le début de sa haute carrière.

L’Empereur fait ses comptes, il pense pouvoir réunir environ 30.000 hommes dont 7 à 8.000 cavaliers pour sa nouvelle offensive. A présent, il dicte à Berthier ses ordres, ils parviendront bientôt aux maréchaux Ney, Mortier et Marmont.

-Mortier, duc de Trévise, restera à Soissons pour observer l’armée de Silésie et devra également surveiller le cours de l’Aisne en amont et en aval de la ville.

-Le maréchal Ney devra marcher sur Reims dans les plus brefs délais. Napoléon le suivra avec la Garde Impériale.

-Quant au maréchal Marmont, il devra laisser un petit détachement à Berry-au-bac pour observer les mouvements de l’ennemi, le gros des troupes devra entamer sa marche vers Reims à six heures du matin. Le 6e corps formera avec la division Defrance l’avant-garde de l’armée française.

Le général Saint-Priest est serein, comme le lui a annoncé le dernier bulletin de Blücher, il croit l’armée française en pleine déroute et totalement désorganisée après la bataille devant Laon.

Contrairement aux règles de sécurité en vigueur en temps de guerre, aucune mesure de reconnaissance et de surveillance n’est véritablement organisée.

Et lorsque les premiers éléments de la cavalerie française font leur apparition devant Rosnay, les deux bataillons de landwehr prussienne qui étaient en cantonnement dans le village, abandonnés par leur cavalerie pourtant chargée de les couvrir, sont obligés de se replier précipitamment sur Ormes et de s’enfermer dans le cimetière. Cependant, ils ne se rendront qu’après l’intervention de l’infanterie française de la division Ricard (6e corps du maréchal Marmont).

La suite prochainement....

Sources :
(1) Revue des études napoléoniennes, XXIIe année, tome XXXVI, Janvier-Juin 1933, les combats de Reims en 1814.
(2) Dictionnaire des batailles de Napoléon, Alain Pigeard, Tallandier 2004.
(3) La campagne de 1814, d’après les documents des archives impériales et royales de la guerre à Vienne, la cavalerie des armées alliées pendant la campagne de 1814, par le commandant Weil, tome troisième, 1894.
(4)Correspondance de Napoléon 1er.
N°21475. 21476.
(5) Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, tome 6, 1857.

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MessageSujet: Re: En pleine Campagne de France ...   Jeu 22 Mar - 2:26

Le temps était venu pour Napoléon de reporter toute sa pensée vers la Seine, et c'est par Château-Thierry que le 13 Mars il voulait marcher au secours de Macdonald.

Mais à l'instant même où il ordonnait ce mouvement, on vînt lui confirmer la nouvelle que Reims était repris par un corps russe, que Corbineau était perdu et que la communication entre les deux lignes d'opérations alliées était à nouveau ouverte ...

Cette nouvelle changea toute sa détermination, et il ne songea plus alors qu'à reprendre Reims ...

Napoléon dans Reims, était prêt à adopter un parti extrême, espérant la prolongation de l'inertie de Blücher à Laon, et supposant en même temps que le retentissement du coup porté à reims, la reprise de Châlons par Ney, et sa propre réapparition prochaine sur l'Aube, allaient faire reculer Schwartzemberg sur Troyes et Chaimont.
Il comptait également avoir le temps de rallier toute son armée vers Vitry, ce qui lui aurait apporté environ 70.000 hommes en comptant tous ses Maréchaux plus ses renforts accorus de Paris ...

Mais il en alla tout autrement

Ce fut le 14 Mars à deux heures du matin que Napoléon était entré dans Reims, qu'il avait trouvée toute illuminée et retentissante des cris de "Vive l'Empereur!"

Dans un premier temps, quelques nouvelles heureuses se firent connaître ; et en premier lieu, son aide de camp, le brave Corbineau, que l'on croyait perdu à tout jamais, avait été caché et sauvé par les Rémois.

Napoléon apprit également que Maison avait arrêté l'invasion entre Tournay, Lille et Courtray..

Plus loin de nous, Carnot, préservant Anvers et notre flotte, avait victorieusement repoussé les Anglais.

Le Général Bizannet avait fait mieux encore : à Berg-op-Zoom, il avait laissé quelques 4.000 Anglais pénétrer dans la ville, puis, les renfermant avec lui, les avait pris ou tués dans les murs de la cité ...

Telles furent, à Reims, les derniers joies de Napoléon ... Tout ce qui suivit ne devait plus qu'être "infortune" !





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Jean-Yves
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MessageSujet: Re: En pleine Campagne de France ...   Ven 23 Mar - 15:46

Voici une affiche peu connue de 1814. Ce soir, je vous mettrais le texte en rapport

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Jean-Yves
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MessageSujet: Re: En pleine Campagne de France ...   Ven 23 Mar - 22:10

Texte acompagnant l'illustration :

Avant de faire part de notre invitation d'enrolement au beau sexe, nous allons lui donner l'extrait du moniteur du..... qui enfait le motif. "Notre ville a tout le mouvement d'un grand quartier-général. Depuis quinze jours, du matin au soir,ce ne sont que des troupes, des canons, des fusils des boulets et de la poudre qui passent sans discontinuer. Avant-hier sont passés 20.000 fusils venant de Phalsbourg, hier 80 pièces de canon venant de Strasbourg ; enfin je ne sais où on logent tout cela. cette nuit, nous avons été réveillés par les cris de vive l'Empereur ! c'étaient plus de 200 chariots attelés de six chevaux, qui conduisaient en poste tous les gardes nationaux du département des Vosges : ils sont tous animés d'un enthousiasme qui passe l'imagination. Non, je ne puis vous le dépeindre : hier, de nos propres yeux; dans les divers bataillons qui venaient des Vosges, nous vîmes deux à trois cents femmes habillées en homme et faisant les fonctions de soldats : Une dame de notre connaissance était sergent-major.Une grande partie se rend à Metz : je n'exagère rien, je vous jure. personne ne resterait si l'on voulait ; tous s'enrôlent. Tous nos lorrains sont déjà à Thionville, à Metz, etc. Nous sommes iciencore quatre bataillons d'hommes mariés, armés et équipés, avec 3 mille gardes nationaux des Vosges, et 4 mille hommes de troupes de ligne pour garder Nancy, qui est tout simplement une ville ouverte : on a déjà coupé les chemins. Nos bois, nos forêts sont remplis de partisans français ; tous les villageois sont organisés en compagnies franches ;ils s'arment tous de piques, de fusils, de sabres, de ce qu'ils trouvent. Je vous jure que si jamais les coalisés entrent, ils sont perdus, archiperdus, parceque l'exaspération est au comble. Ici nous avons eu les ennemis pendant quatre mois à boire, à manger, à nous vexer, et l'on ne se soucie plus de les revoir. Au moment où je vous écris, les gardes nationaux du côté de Lunéville entrent enragés de ce qu'ils sont les derniers arrivés à l'armée. Déjà toutes les garnisons des places fortes sont à peu prés ,organisées, etc."
Tandis que les Français volent avec empressement à la défense de la patrie, il ne doit pas paraître étonnant de voir ce sexe charmant, qui fait le charme de notre existence, animé de la meme ardeur guerrière et se joindre à nos corps d'armées. Il n'y a pas de doute que l'exemple des femmes qui accompagnent les divers bataillons venant des Vosges, sera bientôt suivi d'un grand nombre qui n'avait besoin que de cet aiguillon magnanime pour former entre elles un corps d'armée.
Certes, la présence de ce sexe ne peut qu'encourager les défenseurs de la patrie, qui sacrifieront avec plus d'animosité leurs jours pour protéger de leurs armes ce sexe qui se mêle parmi eux pour soutenir glorieusement la cause générale.
Ce n'est pas la première fois que l'on a vu des femems combattre à côté de leur père, de leur époux, de leeurs frères. L'histoire ancienne et moderne nous offrent plus d'un exemple de l'héroïsme de ce sexe. On sait que plusieurs villes ont été sauvées et défendues courageusement par des femmes ; le siège de Calais, celui de Saint-Jean-de-Lône en sont pour la france des preuves authentiques.
Rappelons-nous ces armées femelles connues spus le nom d'Amazones, qui ont combattu avec tant d'acharnement et de supériorité pour la défense de leur pays, nous ne formerons plus alors de doute sur le courage des femmes.
Les Françaises peuvent être animées du même zèle que les Amazones ; elles sont dignes, par leur attachement pour leur patrie, de marcher sur les traces de Jeanne d'Arc.
O vous, sexe charmant, qui vous sentez le désir de concourir au bonheur et à la gloire de la France, accourez ; venez vous ranger sous les drapeaux de la gloire. Votre présence sera pour vos frères d'armes un talisman de forces quié crasera nos ennemis ; ils fuieront à l'aspect de vos phalanges femelles ; leurs coups seront mal assurés : la nature qui inspire à l'homme la loi de vous respecter retiendra leurs bras.
Volez aux armes, jeunesse guerrière ; songez que la bannière ne doit être suivie que par des personnes de bonne volonté
Apprenez au souverains ennemis que des cohortes de femmes sont autant à craindre que des cohortes d'hommes :; rappelez à leur souvenir les victoires signalées des Amazones dont vous suivez aujourd'hui les traces. Qu'ils rougissent d'avoir été vaincus par vous.
Voilà, sexe charmant, ce que peut produire votre coalition ; elle sera pernicieuse aux ennemis de votre patrie. Vous les forcerez à conclure une paix dont toute la gloire rejaillira sur vous. le bruit de vos exploits passera à la postérité.
Apprenez donc aux souverains ennemis que dans les combats les femmes savent aussi bien se faire craindre que les hommes.
A votre retour, on instituera pour récompenser vos travaux glorieux un ordre de chevalerie militaire dont vous porterez les marques honorifiques.
les lauriers et les myrrhes de l' amour vous attendent.
_____________________
Départ des Amazones Françaises
Air :Bon voyage, cher Dumollet

Bon voyage,
Quittez Paris,
Anastasie et Suzon la volage,
Bon voyage,
Quittez Paris.
Partez, allez chasser nos ennemis,
Manon, Babet, en suivant Marguerite,
Marchaient au pas en avant deux à deux,
La belle Hélène était à la guérite
En faction en soldat valeureux.

Bon voyage, etc.
Madelon et la charmante Victoire,
Feront l'assaut comme des grenadiers,
Nous sommes sûrs, Français, de la victoire
Quand la beauté va cueillir des lauriers.

Bon voyage, etc.
Marguerite et Lison la Blanchisseuse
Seconderont en tout point nos chasseurs,
Annette avec Fanchon la ravaudeuse
Remplaceront nos jeunes tirailleurs

Bon voyage, etc

Mais Louison, Rosane, Antoinette
Nous les verrons au rang des fusiliers,
Puis Janneton et la vive Pierrette,
Suivront les pas de nos vaillants guerriers.

Bon voyage, etc
Françoise, Agate, en bonnes citoyennes,
Veulent entrer dans ce beau régiment,
Puisqu'elles sont bonnes musiciennes
Elles joueront avec leur instrument

Bon voyage, etc
Faut des tambours par chaque compagnie
Prenons Denise et Suzanne d'abord,
Pour tambour maite il faut choisir Sophie
Alexandrine pour tambour-major

Bon voyage, etc
Quand vous verrez nos jeunes héroïnes,
Anglais, Prussiens, Cosaques, bavarois,
On vous verra faire de tristes mines
Vous tournerez le dos à ces minois

Bon voyage, etc
Vous ferez voir à l'empereur d'Autriche
Qu'il a trahi sa fille et les Français ;
Jeunes beautés, vous n'aimez pas qu'on triche,
On sait bien que vous ne trichez jamais

Bon voyage, etc
Partez, partez aimables Amazônes,
A l'ennemi, montrez votre valeur,
Vos bons parens (sic) vous feront des couronnes
Vive la France et vive l'Empereur,

Bon voyage, etc.

______________

Chant Français
Air : La Victoire en chantant

Du grand Napoléon célébrons la puissance,
Vaillans (sic) guerriers, peuple Français,
L'espérance en ce jour vient résider en France
Pour faire chanter ses bienfaits ;
Que dans les fastes de l'histoire
Ce jour soit marqué pour jamais ;
Ce héros naquit pour la gloire
Et l'honneur du peuple Français.
Chantons en couronnant la tête
De l'illustre napoléon ;
Pour lui seul que le temps s'arrête,
Et qu'il vive autant que son nom.

Conservons nos plaisirs et nos chants d'allégresse
A célébrer notre Empereur ;
Français, dans ce grand jour, tout nous rend à l'ivresse ;
C'est le prélude du bonheur !
Que nos chants de rconnaissance
Retentissent au sein des airs,
Et que le sauveur de la France
Soit celui de tout l'univers.
Chantons, etc.

Fin
De l'imprimerie de J. Moronval, rue des Prêtres-St-Severin, n°4

Source : Napoléon : Imageries, Affiches

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MessageSujet: Re: En pleine Campagne de France ...   Mar 27 Mar - 23:57

En ce milieu du mois de Mars 1814, Napoléon hésite un instant ... Faut-il revenir sur Paris, ou aller rechercher Schwartzenberg vers l'Aube ?
L'Armée alliée dispose d'un effectif conséquent, mais se trouve fortement dispersée.
Fidèle à lui-même, et à son panache, Napoléon décide d'engager la bataille ...

A la tête de 22.000 hommes, se trouvent Oudinot et Marmont face à Blücher.
Macdonald assure la défense de l'accès à Paris avec quelques 15.000 hommes ...
Quant à Ney, il marchera de Reims vers Paris, accompagné dans son mouvement par l'infanterie de la Garde et une division de cavalerie.
Ils doivent être rejoints par 11.000 soldats, venus de Paris, et commandés par Lefebvre-Desnouettes et Decaen...

Le 17 Mars, on apprend que Bordeaux s'est rendu à Wellington, et que le gros roi y a aussitôt été proclamé roi de France !
Il n'y a plus de temps à perdre ...

Le 19 Mars, l'avant-garde française aborde la rive droite de l'Aube, mais Napoléon s'aperçoit vite que le nord de Troyes manque d'unités importantes.
L'armée de Bohême et l'Armlée française, toutes deux convergent vers l'Aube .... Le choc devait intervenir en début d'après-midi ...
Le combat de cavalerie initial tourne à notre désavantage...

Plus à l'Est, Ney est aux prises avec de Wrède, général bavarois, qui avait combattu les Russes deux ans auparavant !
Courant d'un point à l'autre de la ligne de feu, une fois de plus notre Empereur n'hésitera pas à se montrer en toute première ligne...

C'est là d'ailleurs qu'Il laissera exploser un obus sous son cheval, sous le regard pétrifié des jeunes recrues ...
Puis, comme toujours , intrépide et immense, on le verra repartir, fortement acclamé, sur une nouvelle monture ....

Les Russes arrivent alors en renfort des Autrichiens, et, à la fin de la journée, nos 22.000 Français auront à affronter quelques 90.000 Autrichiens, Allemands et Russes réunis.
Le combat s'avère trop déséquilibré ... Pourtant, à minuit , les Français occuperont toujours Arcis et Torcy ...

Le lendemain, nous sommes le 20 Mars 1814, et Napoléon repart à l'offensive, mais que peuvent maintenant 18.000 fantassions et 9.000 cavaliers contre les 100.000 hommes de Schwartznberg, du tsar Alexandre et du roi de Prusse ?

Tout-à-fait conscient de l'improbabilité d'une victoire, Napoléon fait repasser ses troupes sur la rive droite de l'Aube.
Schwarzenberg attaquera Arcis, coriacement défendue par les vétérans d'Espagne de la division Leval...
Napoléon et ses braves auront tenu tête à un ennemi près de quatre fois supérieur en nombre !

Le 21 Mars 1814, l'Armée française commence sérieusement à souffrir d'épuisement.
Il faut dire aussi que le champ de bataille est vaste, puisqu'il s'étend de l'Ile de France aux confins de la Lorraine !

Le 25 Marsles 200.000 hommes de l'armée ennemie tombe sur les 15.000 soldats commandés par Marmont et Mortier qui tentaient de rejoindre Napoléon.
Au prix d'un combat acharné, les deux Maréchaux parviennent à se dégager pour retraiter sur Paris...

Il n'en sera pas de même des divisions Pacthod et Amey, seulement 5.000 conscrits et gardes nationaux , avec très peu d'expérience, qui se verront assaillies par 20.000 cavaliers alliés, et devront finalement se rendre ...

Marmont et Mortier arriveront à rejopindre Paris le 29 Mars, après avoir réussi à éviter, le 27 Mars à La Ferté Gaucher, un corps prussien qui leur barrait la route ...
Le même jour, le Général Compans se battra à Meaux, et devra finalement évacuer la ville.

Le 28 Mars, on s'était encore battu à Villeparisis, à 5 kms de Pantin ...

La bataille pour Paris allait commencer ...






salut
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En pleine Campagne de France ...
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