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 Le régiment des pupilles de la Garde 1810-1814

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Davin

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MessageSujet: Le régiment des pupilles de la Garde 1810-1814   Jeu 29 Mar - 20:45

C ' est en Août 1810 ,que l' Armée du Royaume de Holande passe au service français . Parmi ces troupes un bataillon de pupilles ( des orphelins) et un bataillon de vélites ( des enfants de militaires morts en service) que l' on amalgame en une Légion de vélites placée sous les ordres du major Dibbets.
L ' Empereur les passe en revue le 24 mars 1811, et décide de les intéger à la Garde Impériale.
On forme donc rapidement un régiment de deux bataillons placé sous les ordres d' un major et on décide de désormais recruter cette formation avec des jeunes de plus de 15 ans, sortis des hospices des 130 départements de l' Empire.
Le régiment est caserné à Versailles.
Bientôt, le 30 Août, on décide de porter les effectifs à 8 bataillons de 4 compagnies et un bataillon de dépot de 8 compagnies.
Désormais c' est un colonel qui dirigera l' unité et quel colonel ! , puisque entre Novembre 1811 et Avril 1813, il s' agit de Bardin, concepteur de la fameuse réforme de l' uniforme de l' Armée .

Les deux premiers bataillons touchent un nouvel uniforme de drap vert tandis que les autres usent de vieilles tenues hollandaises. Les bataillons sont dispersés entre Versailles et la Normandie.
La composition des compagnies qui entremêle toutes les origines de l' Empire transforme le régiment en une véritable" Tour de Babel".

Petit à petit, au début de 1812, les 4 premiers bataillons finissent par toucher leur uniforme vert distingué de jonquille, tandis que les autres sont en blanc et vert ou blanc et cramoisi.
Pendant l' année 1812 , le régiment continue de recevoir des "recrues" et d' améliorer son équipement.
Dans le même temps la Grande Armée a disparu dans les neiges de Russie.
Pour défendre le trône et l' Empire , la jeunesse va devoir monter au front au début de 1813... study A suivre
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Davin

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MessageSujet: Re: Le régiment des pupilles de la Garde 1810-1814   Jeu 29 Mar - 21:05

En Janvier 1813, les 1er bataillon ( alors à Ostende ) et 7e bataillon( alors à Boulogne) du régiment des Pupilles s' équipent en bataillon de guerre. Le 15 Février à Lille ces deux batailons forment le nouveau 7e régiment des Tirailleurs de la Jeune Garde et sont placés sous le commandement du major Concourt. Nous les reverrons dans l' historique des régiments de Tirailleurs

Dans le même temps tous les pupilles de plus de 19 ans et d' au moins 1, 59m passent au nouveau 9e Tirailleurs.Et Bardin lui même va prendre le commandement du 8e Tirailleurs de la Jeune Garde.

Le régiment des Pupilles ne compte désormais plus que 3 bataillons de garnison et un de dépot.
Le 31 Juillet c' est le major Dibets qui en a pris le commandement.
A la fin de l' année le 4e bataillon qui stationnait en Hollande doit évacuer.

Au début 1814, les 2e, 3e et 4e bataillons placés sous les ordres du général Maison l' aident à reculer pied à pied en Belgique.

Une poignée de pupilles du dépot de Versailles tiendront encore la barrière de Clichy avec le maréchal Moncey....
Le régiment sera bientot licencié après l' abdication de l' Empereur.
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Michel

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MessageSujet: Garde du Roi de Rome   Jeu 26 Avr - 13:10

Une relation plus "romancée" de la formation du régiment des pupilles de la garde:

La naissance du roi de Rome avait comblé les voeux de Napoléon. Il songea à l'entourer d'une garde qui fût en harmonie avec son age et, par décret, daté du palais des Tuileries, le 30 mars 1811, il ordonna la formation d'un régiment qui porterait le nom de Pupilles de la Garde. Le roi de Rome en serait le colonel... En attendant qu'il eût l'age de tenir une épée, le commandement effectif fut confié au colonel Bardin.
Ce régiment en miniature fut recruté dans le régiment des petits Hollandais, créé à La Haye, et caserné à Versailles, avec les grenadiers hollandais, depuis que Louis Bonaparte, roi de Hollande, avait abdiqué.
Il serait composé de 2 bataillons de 6 compagnies,mais, dès le 30 août, un autre décret, daté de Compiègne, le porta à 9 bataillons, les 8 premiers de 4 compagnies de 200 hommes, et le 9e de 8 compagnies, soit un effectif de 8.000 hommes.
Pour être admis dans les pupilles, il fallait être fils ou au moins neveu d'un militaire mort sur le champ de bataille, savoir lire et écrire correctement, avoir une taille moindre de 5 pieds, et prouver qu'on avait été vacciné. L'age variait de 10 à 16 ans: les moustaches n"étaient donc pas de rigueur!
Les sous-officiers étaient pris dans le corps au concours et par droit d'ancienneté, les officiers nommés par l'Empereur sur la proposition du ministre.
Des règlements particuliers auraient régi le régiment s'il était entré en campagne.
Comme l'organisation se fit à Versailles, la plupart des officiers furent choisis parmi les élèves de l'Ecole voisine de Saint-Cyr.
Cette petite infanterie avait son sous-intendant, une musique, des fifres, des tambours, un tambour-major et des sapeurs, mais ni grosse-caisse, ni chapeaux chinois, instruments trop lourds.
Comme l'aigle n'était remise par Napoléon qu'aux régiment qui l'avaient mérités sur le champ de bataille, un guidon aux couleurs nationales tint lieu de drapeau.
L'uniforme, l'équipement et l'armement ressemblaient à ceux des tirailleurs de la Garde: habit vert à lisérés jaunes, veste et pantalon blancs, guêtres de tricot noir, shako orné d'un cordon vert et d'un pompon boule jaune; les pupilles ne portaient pas le sabre.
La sollicitude de l'Empereur continuera à s'exercer à l'égard du régment des Pupilles, notamment en ce qui concerne leurs exercices modérés et leur habillement, ainsi que l'attestent ses lettres des 9 et 16 décembre 1811. et celle du 8 mars 1812 au Maréchal Bessières, Commandant la Garde Impériale, relative au bataillon un peu négligé d'Evreux.

Dès 10 heures du matin, le dimanche 18 août 1811, une foule immense de Parisiens, alertés par les journaux, se pressaient aux abords des Tuilleries:
Napoléon, alors à St-Cloud, passerait à midi une grande revue, à laquelle assisterait pour la première fois le corps nouvellement créé des pupilles de la Garde; la veille, il avait été appelé de Versailles à l'Ecole militaire. Déjà les vieilles troupes de la Garde étaient rangées en bataille dans la cour des Tuileries, lorsqu'on vit avec surprise déboucher en bon ordre, par le guichet du Pont-Royal, le régiment des petits fantassins... On eût dit, a rappelé un historien, vers 1845, un des corps de la Garde, " vu par le gros bout de la lorgnette". La musique faisait entendre la Favorite, pas redoublé composé tout exprès pour le corps des pupilles, marche charmante que le souvenir et les traditions nous ont conservée.......
Quand il eut terminé son inspection, Napoléon aurait prononcé quelques paroles :
« Soldats de ma vieille Garde, voici vos enfants! C'est en combattant à vos cotés que leurs pères sont morts: vous leur en tiendrez lieu. Ils trouveront en vous tout à la fois un exemple et un appui. Soyez leurs tuteurs!En vous imitant, ils seront braves; en écoutant vos avis, ils deviendront les premiers soldats du monde! Je leur ai confié la garde de mon fils, comme je vous ai confié la mienne. Avec eux, je serai sans crainte pour lui, comme avec vous, je suis sans crainte pour moi, Je vous demande pour eux amitié et protection".

Sources : Revue des études napoléonienne – janvier/juillet 1933
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Muscadet



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MessageSujet: Les pupilles de la Garde   Ven 11 Mai - 23:32

Michel a écrit:
Une relation plus "romancée" de la formation du régiment des pupilles de la garde:

La naissance du roi de Rome avait comblé les voeux de Napoléon. Il songea à l'entourer d'une garde qui fût en harmonie avec son age et, par décret, daté du palais des Tuileries, le 30 mars 1811, il ordonna la formation d'un régiment qui porterait le nom de Pupilles de la Garde. Le roi de Rome en serait le colonel... En attendant qu'il eût l'age de tenir une épée, le commandement effectif fut confié au colonel Bardin.
Ce régiment en miniature fut recruté dans le régiment des petits Hollandais, créé à La Haye, et caserné à Versailles, avec les grenadiers hollandais, depuis que Louis Bonaparte, roi de Hollande, avait abdiqué.
Il serait composé de 2 bataillons de 6 compagnies,mais, dès le 30 août, un autre décret, daté de Compiègne, le porta à 9 bataillons, les 8 premiers de 4 compagnies de 200 hommes, et le 9e de 8 compagnies, soit un effectif de 8.000 hommes.
Pour être admis dans les pupilles, il fallait être fils ou au moins neveu d'un militaire mort sur le champ de bataille, savoir lire et écrire correctement, avoir une taille moindre de 5 pieds, et prouver qu'on avait été vacciné. L'age variait de 10 à 16 ans: les moustaches n"étaient donc pas de rigueur!
Les sous-officiers étaient pris dans le corps au concours et par droit d'ancienneté, les officiers nommés par l'Empereur sur la proposition du ministre.
Des règlements particuliers auraient régi le régiment s'il était entré en campagne.
Comme l'organisation se fit à Versailles, la plupart des officiers furent choisis parmi les élèves de l'Ecole voisine de Saint-Cyr.
Cette petite infanterie avait son sous-intendant, une musique, des fifres, des tambours, un tambour-major et des sapeurs, mais ni grosse-caisse, ni chapeaux chinois, instruments trop lourds.
Comme l'aigle n'était remise par Napoléon qu'aux régiment qui l'avaient mérités sur le champ de bataille, un guidon aux couleurs nationales tint lieu de drapeau.
L'uniforme, l'équipement et l'armement ressemblaient à ceux des tirailleurs de la Garde: habit vert à lisérés jaunes, veste et pantalon blancs, guêtres de tricot noir, shako orné d'un cordon vert et d'un pompon boule jaune; les pupilles ne portaient pas le sabre.
La sollicitude de l'Empereur continuera à s'exercer à l'égard du régment des Pupilles, notamment en ce qui concerne leurs exercices modérés et leur habillement, ainsi que l'attestent ses lettres des 9 et 16 décembre 1811. et celle du 8 mars 1812 au Maréchal Bessières, Commandant la Garde Impériale, relative au bataillon un peu négligé d'Evreux.

Dès 10 heures du matin, le dimanche 18 août 1811, une foule immense de Parisiens, alertés par les journaux, se pressaient aux abords des Tuilleries:
Napoléon, alors à St-Cloud, passerait à midi une grande revue, à laquelle assisterait pour la première fois le corps nouvellement créé des pupilles de la Garde; la veille, il avait été appelé de Versailles à l'Ecole militaire. Déjà les vieilles troupes de la Garde étaient rangées en bataille dans la cour des Tuileries, lorsqu'on vit avec surprise déboucher en bon ordre, par le guichet du Pont-Royal, le régiment des petits fantassins... On eût dit, a rappelé un historien, vers 1845, un des corps de la Garde, " vu par le gros bout de la lorgnette". La musique faisait entendre la Favorite, pas redoublé composé tout exprès pour le corps des pupilles, marche charmante que le souvenir et les traditions nous ont conservée.......
Quand il eut terminé son inspection, Napoléon aurait prononcé quelques paroles :
« Soldats de ma vieille Garde, voici vos enfants! C'est en combattant à vos cotés que leurs pères sont morts: vous leur en tiendrez lieu. Ils trouveront en vous tout à la fois un exemple et un appui. Soyez leurs tuteurs!En vous imitant, ils seront braves; en écoutant vos avis, ils deviendront les premiers soldats du monde! Je leur ai confié la garde de mon fils, comme je vous ai confié la mienne. Avec eux, je serai sans crainte pour lui, comme avec vous, je suis sans crainte pour moi, Je vous demande pour eux amitié et protection".

Sources : Revue des études napoléonienne – janvier/juillet 1933

Bonsoir Michel,

Ce récit est expliqué en détail dans le livre d'Emile Marco de Saint-Hilaire: " Histoire anecdotique, politique et militaire de la Garde".

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k94711c/f445.table
de la page 365 à 378.

Dans cette histoire, l'auteur nous raconte la vie de Pierre et François MUSCADET. C'est très très bien, sauf que MUSCADET est le nom de mes ancètres.
Je ne retrouve aucune trace de ces personnes. Je suis bien sûr à l'écoute de tous renseignements sur la réalité de ces noms.
Cordialement,
Muscadet.
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André Jouineau

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MessageSujet: les pupilles   Ven 25 Mai - 18:39

Donc le colonel major est Bardin de l'incontournable règlement du 19 janvier 1812.
slts
andré

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