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 La Société et l’ordre public.

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: La vie des Français au temps de Napoléon.   La Société et l’ordre public. Icon_minitimeMer 21 Mar - 11:48

La vie des Français au temps de Napoléon.



Suite ….N° 11.

La Société et l’ordre public.

La promotion sociale, « Tout ce qui distingue un homme d’un autre est particulièrement agréable aux Français, il n’est pas nation à qui l’égalité convienne moins, ils l’ont proclamée pour prendre la place des anciens supérieurs, ils voulaient changer d’inégalité. » (Mme de Staël en 1803).

Le « ressort de l’honneur », les croix et les rubans sont les hochets de la Monarchie ! » Les débats sont vifs au Conseil d’État lors de la présentation du projet de la Légion d’honneur. Beaucoup craignent la restauration d’une nouvelle aristocratie. Dans l’esprit de Bonaparte, il s’agit de jouer sur «  ce ressort de l’honneur qui tient si puissamment la Nation française », pour jeter les bases d’un ordre fidèle au régime.

Instituée le 19 mai 1802, la Légion d’honneur récompense surtout les militaires, seulement 1400 civils sur 48000 légionnaires. Ainsi le 16 août 1804, au camp de Boulogne, l’Empereur décore 2000 militaires. En juillet 1804, un décret instaure une décoration représentant une « étoile à cinq rayons doubles, émaillée de bleu », attachée à un ruban rouge moiré, rapprochant la Légion d’honneur des anciens ordres de chevalerie.

A la tête de l’ordre, un Grand Conseil d’administration, qui dirige quinze cohortes, comprenant chacune sept grands officiers, vingt commandants, trente officiers et trois cent cinquante légionnaires. A chaque grade est associée une rente (de 250 francs au légionnaire et 5000 francs pour les grands officiers).

Dans le souci de maintenir le principe d’égalité civile, elle ne donne droit à aucun privilège et n’est pas héréditaire. Mais après la création de la noblesse d’Empire, tous les légionnaires seront faits chevaliers et pourront transmettre leur titre s’ils justifient de 3000 francs de revenus.

Six ans après la création de la Légion d’honneur, l’instauration de la noblesse impériale, le 11 mars 1808, vise à attacher un peu plus les élites au régime. Les anciennes dénominations nobiliaires sont rétablies, à l’exception de celle de vicomte et de marquis.

Tout est prévu jusque dans les moindres détails. Les titulaires de grande dignité, comme les maréchaux, seront princes ou ducs, les ministres, les sénateurs, les conseillers d’État à vie et les archevêques deviendront comtes, les premiers présidents de la Cour de cassation et de la Cour des comptes, les évêques et les maires de 37 villes seront faits barons. Préfets et généraux seront anoblis selon le bon vouloir de l’Empereur en fonction des services rendus.

Des promotions sont également possibles, on peut passer de chevalier à baron lorsqu’on change de grade ou si l’on améliore sa situation financière. En six ans, 3263 anoblissements ont lieu. La principale différence entre anciens et nouveaux nobles réside dans le fait que le titre n’est pas attaché à une terre et à une famille, mais lié au service de l’État et porté par une seule personne.

Toutefois, il est possible de transmettre son titre si l’on est en mesure de constituer un capital, appelé « majorat », qui garantit la valeur du titre nobiliaire en quelque sorte.

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MessageSujet: La vie des Français au temps de Napoléon.   La Société et l’ordre public. Icon_minitimeJeu 22 Mar - 20:14

La vie des Français au temps de Napoléon.



Suite ….du….N° 11.

« Par la grâce de Dieu et des constitutions…… »

C’est le Conseil d’État qui est chargé de statuer sur les demandes d’anoblissement. Si la proportion de militaires est très importante, la majorité des nobles d’Empire sont issus de la moyenne bourgeoisie. Rares sont ceux qui viennent des classes populaires. On signale toutefois le cas d’un simple soldat, Duval-Dogne, chasseur à cheval de la Garde Impériale, qui est fait chevalier le 25 avril 1810.

La fortune est essentielle, mais n’est toutefois pas suffisante. Il faut aussi remplir certaines fonctions administratives, telle la charge d’une mairie, et avoir un mode vie en rapport avec le titre que l’on ambitionne.

L’ancien maire de Quimper, Kérillis, qui remplit pourtant les conditions de fortune, se voit refuser le titre de baron au motif qu’il est un fils de fermier, d’un niveau d’instruction médiocre et vit avec « une parcimonie extrême » sale et couvert de haillons.

Une fois l’avis favorable, le demandeur reçoit ses lettres patentes. Ainsi le sieur Antoine-Ignace Anthoine, maire de Marseille et officier de la Légion d’honneur, se voit conférer par « Napoléon, par la grâce de Dieu et des constitutions, Empereur des français », le titre de baron d’Empire, sous la dénomination de baron de Saint-Joseph, du nom d’une propriété qu’Anthoine possède à Marseille.

Il ne reste plus au nouveau noble qu’à prêter serment. Il aura désormais droit à posséder ses propres armoiries. En la matière les nouveaux nobles font preuve d’une certaine créativité. Quelques anciens de la campagne d’Égypte choisissent ainsi le lotus ou l’ibis, tandis que le savant Berthollet, devenu comte, fait figurer son chien sur son blason.

La liste des Notables.

Tous ceux qui comptent dans la France napoléonienne sont inscrits sur la liste des notabilités. C’est parmi eux que l’Empereur choisit tous les titulaires des postes à pourvoir, tels que la mairie des grandes villes ou le conseil général de département. On y retrouve à la fois les membres des grandes familles nobles, certains revenus de fraîche date d’émigration, les grands propriétaires ruraux, mais aussi les commerçants ou les citadins rentiers. « Ni bonnets rouges, ni talons rouges » (allusion à la coiffure des révolutionnaires et aux chaussures des courtisans de Versailles).

Les notables forment, au-delà de leur diversité, un corps stable, dont le principal critère d’appartenance est la richesse foncière.

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MessageSujet: La vie des Français au temps de Napoléon.   La Société et l’ordre public. Icon_minitimeSam 24 Mar - 21:13

La vie des Français au temps de Napoléon.



Suite …….N° 12.

Richesse et Pauvreté.

Si, comme aime à le dire Napoléon, « la société ne peut exister sans l’inégalité des fortunes », la période de l’Empire est marquée par une stabilisation des hiérarchies sociales. Le temps des ascensions fulgurantes semble révolu, mis à part pour quelques militaires.

De nouvelles dynasties de propriétaires.

La terre reste la base de la richesse et le secteur privilégié des investissements, surtout pour les notables issus de la révolution. Ceux-ci ont su racheter à bas prix les biens du clergé lorsque la Révolution décida, de les vendre. Copiant la vieille aristocratie dont-ils espèrent se faire accepter, ils briguent titres et mandats nationaux, Claude, le père, favorable à Bonaparte, devient l’un des sept régents de la Banque de France. Sur ses huit fils, deux dirigent la Banque qui contrôle la Compagnie des Mines d’Anzin et les charbons du Bourbonnais, deux autres s’occupent de l’entreprise textile familiale, le cinquième se lance dans la filature de coton en Normandie, et les trois derniers entrent dans l’administration napoléonienne. Les deux filles épouseront un préfet et un sous-préfet.

La Carrière des Armes.

Pour les gens du peuple et de la petite bourgeoisie, l’armée demeure le principal moyen d’ascension sociale, comme en témoigne la formidable carrière des maréchaux. Issu de la petite noblesse bourguignonne, Davout reçoit plus de 920 000 francs de dotation de la part de l’Empereur. Prévoyant, il achète la terre de Savigny, la ferme de Champagne, le moulin de la Bretèche et des dizaines d’arpents de terre et de forêts, se constituant ainsi un domaine conséquent près de Paris, sur lequel il se comporte en seigneur d’Ancien Régime.

Il se réserve le droit de chasse sur ses terres et surveille ses fermiers, dont il exige les fermages avec une grande âpreté. A ces propriétés s’ajoute à Paris l’hôtel de Monaco, rue Saint Dominique, acheté pour 225 000 francs.

Mais le cas des maréchaux reste exceptionnel. Si les militaires reçoivent dotations et Légions d’honneur, nombreux sont ceux qui finiront leur vie modestement….quand ils ne sont pas morts sur les champs de bataille.

Le retour des émigrés s’accélère sous l’Empire, après la levée des séquestres sur leurs biens, le 28 vendémiaire an IX. Les émigrés, dont la fortune était inférieure à 100 000 francs, peuvent ainsi réclamer la restitution de leurs biens non vendus, et l’on voit nombre d’entre eux faire le siège des gens en place pour obtenir cette restitution. Dans l’Ouest, le Centre ou le Midi, où les ventes avaient été faibles, beaucoup réussissent à récupérer leurs terres. Les plus habiles avaient fait appel à des prête-noms ou arrangé un divorce pour sauvegarder leur bien. Les plus grosses fortunes comme les ducs de Choiseul-Praslin et de Luynes parviennent à reconstituer leurs anciens domaines.

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