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 L'esclavage à Sainte-Hélène

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Percy
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MessageSujet: L'esclavage à Sainte-Hélène   Dim 29 Juil - 1:20

L'histoire de l'esclavage dans l'île remonte aux premiers jours du peuplement.
La législation locale n'imposant qu'une taxe annuelle de 10 shillings par esclave, les Blancs recherchaient cette main-d'oeuvre sur laquelle ils eurent le droit de vie et de mort jusqu'en 1742.
Restait à se procurer les esclaves.
Alors, on décréta que tout navire en provenance de Madagascar, et voulant faire de l'eau, devait laisser en échange un esclave, homme ou femme.
Les maîtres ne badinaient pas avec la discipline : pour un vol de 18 pence, vingt coups de fouet "sur la peau nue" ; trente coups si le vol atteignait 3 shillings.
Tout esclave mâle ayant frappé - ou tenté de frapper - un Blanc était châtré ; s'il s'agissait d'une femme, on lui coupait seulement les oreilles...
En 1818, sous l'influence des mouvements anti-esclavagistes, le problème dut être abordé et Lowe décida de convoquer une assemblé de colons : dix minutes de discussion et les Blancs accordèrent leur confiance au gouverneur, par acclamations, laissant à une commission de treize membres le soin de préparer un texte : "Tous les enfants nés d'esclaves après Noël 1818 seront considérés comme libres mais ils devront, en cette qualité, servir le propriétare de leur mère jusqu'à l'âge de dix-huit ans pour les garçons et de seize ans pour les filles. Les propriétaires devront s'assurer qu'ils fréquentent l'école et l'église du dimanche."
Néanmoins, en 1832, il restait encore 645 esclaves, évalués à 28.062 livres sterling.
Cent vingt-quatre seulement avaient été libérés en 1826.
En 1823, le gouverneur Walker, successeur de Lowe, avait remplacé le fouet par un supplice rappelant la cage de l'écureuil.
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MessageSujet: Re: L'esclavage à Sainte-Hélène   Dim 29 Juil - 8:16

Bonjour,

Il faut reconnaître que jusque maintenant je ne m'étais pas beaucoup intéressé aux autochtones de l'île. Je pensais qu'ils étaient tous des colons anglais, seules les conditions de détentions de Napoléon m'avaient intéressé.
Merci pour cet éclairage Percy.
Sait-on d'où venaient ces esclaves??

Cordialement.
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Percy
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MessageSujet: Re: L'esclavage à Sainte-Hélène   Lun 30 Juil - 0:11

Sainte-Hélène comptait des esclaves noirs, chinois, malais et indiens qui travaillaient dans des conditions matérielles identiques, mais alors que les "nègres" étaient la propriété de la Compagnie des Indes ou des colons blancs, les Chinois étaient des travailleurs libres qui ne manquaient jamais, quand ils avaient amassé un pécule suffisant, de reprendre le chemin de leur pays.
Le nombre de Noirs est relativement élevé car, au moment de l'émancipation, la Compagnie employait 97 esclaves (53 hommes et 44 femmes), dont l'âge variait entre 12 et 65 ans.
Ils servaient en qualité de domestiques, bergers, jardiniers ou hommes de peine et les femmes s'occupaient de la lingerie, de la blanchisserie et des enfants des maîtres.
Mais la Compagnie n'était pas le plus riche propriétaire de main-d'oeuvre, noire ou jaune, puisque le recensement de 1820 fait ressortir un total de 1061 esclaves : 461 Chinois, 613 esclaves libérés et 33 lascars.

Le plus connu des esclaves de l'île est Toby, un Malais appartenant aux Briars, acheté par les Balcombe à un capitaine anglais : il régnait sur le potager et Napoléon lui adressait parfois une parole bienveillante ou encore lui faisait remettre une pièce d'or.
Betsy s'enhardit un jour et exposa à celui qu'elle considérait comme un oncle-gâteau un projet qui lui était cher, la liération de Toby, jusqu'ici refusée par William Balcombe.
Napoléon assura que dès le lendemain il ferait racheter Toby et le ferait rapatrier par les soins de l'amiral. C'était sans compter sur Lowe, lequel lança à O'Meara, venu en émissaire :
- Vous ne savez pas l'importance de ce que vous me demandez ; ce n'est pas Toby que le général Buonaparte veut libérer pour plaire à Miss Balcombe, ce sont tous les nèges de l'île dont il veut gagner la reconnaissance. Il veut faire ici comme à Saint-Domingue. Pour rien au monde, je n'accorderai ce que vous me demandez.
L'esclave Toby ne recouvra donc pas la liberté, mais il eut au moins la consolation, bien mince à vrai dire pour un esclave malais, d'inspirer de larmoyantes estampes de l'époque romantique et ces tableaux "Napoléon et l'esclave Toby", qui eurent leur heure de vogue.
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