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 BAZAINE Achille - Maréchal

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Jean-Yves
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MessageSujet: BAZAINE Achille - Maréchal   Mar 16 Oct - 14:52

C'est certainement le plus connu, en bien très peu, surtout en mal, des militaires de Napoléon III.

Engagé, sorti du rang il était né à Versailles en 1811 d'une femme morte très jeune, non mariée, et n'a jamais su exactement qui pouvait être son père. Officier très jeune dans la Légion Etrangère, il combat en Algérie et il est colonel à 39 ans.

Jeune général, il se bat en Crimée, puis en Italie où il se fait remarquer par une extraordinaire bravoure. Envoyé au Mexique avec Forey, il succède à ce dernier comme chef suprême, maintient avec un corps expéditionnaire peu nombreux une certaine domination sur l'ensemble de ce vaste pays, et il songe même à remplacer l'Empereur Maximilien comme souverain.

Maréchal en 1864, il réussit à ramener ses troupes en ordre en France, après une évacuation difficile dès que Napoléon III eut décidé l'abandon du Mexique.

Très populaire Bazaine est littéralement imposé comme généralissime en 1870 après les premiers revers. Incapable de commander une grande armée nationale, bien que s'étant battu avec courage comme simple colonel, il se laisse enfermer dans Metz et capitulera sans gloire.

Après une captivité en Allemagne, il revient en France. Thiers, Chef de l'Etat, lui conseille d'aller à l'étranger quelques années, pour se faire oublier. Bazaine refuse, et ulcéré par les critiques sur son comportement en 1870, il exige stupidement lui-même d'être jugé par un Conseil de Guerre. Entre-temps Thiers donne sa démission et est remplacé par Mac-Mahon.

Celui-ci grand vaincu de 1870, laisse Bazaine se faire juger et même condamné à mort, après avoir été chargé de toute la responsabilité de la défaite de 1870. Sa peine commuée en prison, le prisonnier Bazaine, est enfermé dans une forteresse, s'évade dans des conditions restées mystérieuses, et s'enfuit en Espagne, où il meurt dans la misère en 1888.

Source : Bulletin des Amis du Patrimoine Napoléonien, n° 2: "Les maréchaux de Napoléon III par André du Couedic

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Jean-Yves
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MessageSujet: Re: BAZAINE Achille - Maréchal   Jeu 18 Oct - 14:37


Le maréchal Bazaine en famille.safemme,épouséedurant la campagne du Mexique,appartenait à une famille de notables influents qui orientèrent malencontreusement la politique du commandant en chef.


Source : Pierre Miquel:"Le Second Empire",collection "trésors de la photographie"

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MessageSujet: BAZAINE.Les derniers jours de l'armée du Rhin   Sam 20 Mar - 17:40

Les derniers jours de l'armée du Rhin.
Alfred Duquet.Bibliothèque Charpentier.1888.Réédité par Elibron Classics.2006.
La biographie du Maréchal serait incomplète sans ajouter quelques éléments de connaissances historiques qui sont nécessaires à la compréhension du désastre que les armées françaises et le pays subirent pendant la guerre de 1870,indépendamment des troubles sanglants intervenus pendant la commune. L'armée du Rhin sous le commandement du Maréchal Bazaine porte en elle et pas seulement, l'incohérence coupable de son chef mais,faute plus grave, de sa trahison pour intelligence directe avec l'ennemi qui n'en demandait pas tant.Pourtant les brillants états de service de ce personnage ne laissaient supposer en rien son attitude qui lui valu tout de même la peine de mort, bénéficiant d'une grâce que lui-même n'aurait pas accordé au simple troupier. Dans son introduction et en préambule, l'auteur rappelle au lecteur
"qu'il va avoir de rudes vérités à dire et que si les individualités surfaites se trouvent atteintes, tant pis si les idées reçues jusqu'à ce jour sont combattues; et encore une fois, je ne connais que la vérité et lui sacrifie tout"
L'auteur ne se contente pas de décrire dans les détails ce qu'il a connu lui-même, mais de fournir les références de preuves incontestables.Preuves qui ont abouti au passage en conseil de guerre du commandant en chef.Le constat est en tous points désastreux quant à la responsabilité avérée du Maréchal, ou de certains de ses subordonnés hautement galonnés, qui sacrifia son armée qu'il avait les moyens de conduire à la victoire et qui, elle, n'a jamais démérité.Sa trahison en cette bonne ville de Metz, laissant à volonté la famine s'installer dans la troupe et évoquer ces raisons pour capituler, sans même utiliser les ressources présentes et connues.Laissant ses cavaliers,un comble,manger leurs propres chevaux pendant que lui-même jouait au billard et ripaillait dans son chateau; faisant en sorte de prévenir l'ennemi avant toutes attaques limitées qu'il lançait mollement pour donner le change aux prussiens eux-mêmes et au gouvernement français. Tout ces manquements volontaires et calculés font de ce personnage ce que l'armée française a connu de pire dans son histoire.Plaçant son uniforme au plus haut point du déshonneur, il envisagea même de rendre dans un comédie indigne de lui et de sa fonction les drapeaux et aigles de ses régiments à l'ennemi.
-Abattements muets et douleurs profondes des officiers internés en Allemagne,soif de justice: pour eux, qu'importe de risquer leur avenir militaire en attaquant de face le généralissime.
-consternation de la population,trompée,avilie, encore émue des révélations.
Mais, mais, ...que pouvait-on attendre d'un procès dirigé vers un seul coupable sans avoir à l'esprit que d'autres l'étaient aussi, ayant pour nom Mac Mahon ou Bourbaki, mais eux pour incompétence, point pour trahison.Et si ce n'était cette grâce survenant à point nommé, défendue par des personnages aux comportements passés plus que troublants.Celui que l'auteur surnomme "le judas militaire" va s'éloigner de Metz, abandonnant ses troupes à un destin pire encore, mais ayant eu soin au préalable de se faire verser par le payeur général son trimestre de sénateur. Et plus affligeant encore, de prendre soin de se faire restituer le reste, assez rondelet, des fonds secrets destinés par principe aux pauvres habitants affamés eux aussi de Metz.

La suite de la saga d'un Maréchal de France n'a alors plus d'importance ni d'intérêt (NDRL)
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