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 BORNE-DESFOURNEAUX Edme-Etienne - GÉNÉRAL DE DIVISION -

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CapitaineCOIGNET

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MessageSujet: BORNE-DESFOURNEAUX Edme-Etienne - GÉNÉRAL DE DIVISION -   Mar 13 Nov - 0:05

Fiche présentée par M. Jean - Pierre BIBET
Sources : M. Jean-Pierre BIBET - Archives de l’Yonne - Série 4M1
Archives nationales - Dossier de la Légion d’honneur cote L0747073
Dictionnaire A. Révérend – Six – Annuaire 1855 – DBF – BSEA.
Département de l’Yonne
Arrondissement Sens
Canton de Joigny
Commune : VEZELAY

BORNES DESFOURNEAUX (Edme-Etienne)
(1767 - 1849)

Volontaire de 1792
3e bataillon du Pas-de-Calais

COMTE
Chevalier de l'Empire
BARON DE L’EMPIRE
GENERAL DE DIVISION
Lieutenant-général
Grand’Croix de la Légion d’honneur


Chevalier de l'Empire:


Comte de l'Empire:

Règlement d’armoiries :
« Coupé : au 1er parti, à dextre de sable à trois tours d’or, ouvertes du champ et à senestre des barons militaires ; ; au 2e, d’azur à une ville fortifiée d’argent mouvante de senestre, soutenue de sinople et adextrée d’un guerrier armé à l’antique d’or, marchant l’épée à la main et en attitude de combat vers le flanc dextre». ( Baron de l’Empire- 1813)


Né le 22 avril 1767, à Vézelay (Yonne)
Fils du légitime mariage de Etienne Bornes-Desfourneaux, avocat au Parlement, et de Antoinette Chauveau.
Marié le 21 juin 1799 à Madeleine Julienne Abeille qui lui donnera un fils unique:
- Jules Bornes, Comte des Fourneaux.
Propriétaire du château de Cézy (Yonne)
Décédé à Paris (Seine), le 20 février 1849.

Etat des services et campagnes :
Soldat du Conti Infanterie, le 14 mai 1784, futur 81e régiment d’infanterie de ligne.
Caporal en 1786.
Sergent en garnison à Amiens (1787) où il se distingue en résistant à une émeute.
Sous-lieutenant de la garde constitutionnelle du roi, 26 décembre 1790.
Capitaine adjudant-major au 3e bataillon du Pas-de-Calais, 31 janvier 1792, où il se signale par sa fermeté en faisant remettre en liberté le prince de Croy et le marquis de Caulaincourt.
Envoyé à Saint-Domingue (Haïti), il commande la place de Saint-Marc (1793)
Prend le camp de Thilorion.
Est blessé à Ouanaminthe.
Nommé colonel du 48e de ligne, 8 février 1793.
Général de brigade en 1794, commandant de l’armée de l’Ouest.
Il chasse les Espagnols, s’empare de la Crêtesale, mais perd Port-au-Prince.
Traduit au tribunal révolutionnaire, condamné à mort, il est sauvé par son ancien régiment.
Général de division en 1794, il est renvoyé le 12 décembre 1795. à Saint-Domingue, après un court séjour en France.
Il est obligé, par une escadre anglaise, de se réfugier sur la côte américaine avant de pouvoir regagner l’île Saint-Domingue, en mars 1796.
Nommé gouverneur de Saint-Domingue, en 1797, il chasse les Anglais et bat Jean-François Valières.
Malade, il rentre en France et retourne en 1799, commissaire à la Guadeloupe.
Destitué après le 18 fructidor, il revient en France, en septembre 1799.
Mis à la disposition du ministre de la Marine en août 1800.
Commande les secours envoyés en Egypte sur la frégate «l’Africaine », qui est interceptée dans le détroit de Gibraltar par les Anglais.
Il est blessé et fait prisonnier.
Libéré, il est encore envoyé à Saint-Domingue en octobre 1801.
Débarque à Cap Français, s’empare de Gonaïves, force Morpas, à capituler.
Bat enfin, le Toussaint Louverture, à Plaisance.
A nouveau malade et en conflit avec le général Leclerc, il est renvoyé en France et mis à la retraite, le 25 août 1803.
Commandant de la garde d’honneur départementale de l’Yonne (1810)

Remis en activité par la Restauration (1814 à 1818)
Remis en activité (1815-1818)
Lieutenant général (1823)
Admis à la retraite (1831)


Autres fonctions :
Officier de la garde nationale du département de l’Yonne (1811)
Député de l'Yonne 1811 à 1815.
Vice-président de la Chambre (1813)
Homme de loi et maire de Cézy (Yonne)
Pendant les Cent-Jours, représentant de Joigny à la Chambre.

Décorations :
- Membre (Chevalier) de la Légion d’honneur, par décret impérial du 5 germinal an XII (25 mars 1804)
- Commandant de la Légion d’honneur, par décret impérial du 17 messidor, an XII (14 juin 1804)
- Grand’Croix de la Légion d’honneur, par ordonnance du 3 août 1814, confirmé par le décret de 1849.
- Chevalier de Saint-Louis.

Titres :
- Chevalier de l’empire par lettres patentes du 10 septembre 1808.
- Baron de l’empire par lettres patentes du 12 avril 1813.
- Comte par lettres patentes de 1819, confirmé comte héréditaire, en 1823.

Mentions :
Son nom figure sur l’arc de triomphe de l’Etoile (côté Ouest), à Paris (Seine)


Dernière édition par CapitaineCOIGNET le Lun 29 Sep - 21:19, édité 5 fois
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CapitaineCOIGNET

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MessageSujet: BORNE-DESFOURNEAUX - NOTES COMPLEMENTAIRES   Jeu 22 Nov - 2:12


Sources : Archives Départementales de l'Yonne : Fiche présentée par Jean-Pierre BIBET :


d'après un Extrait


« Le Repos Français ou notices historiques sur les Généraux, les Marins, les Officiers et les soldats qui se sont illustrés dans les guerres de la révolution » -


par A.D. Châteauneuf - PARIS –1806.



DESFOURNEAUX,
GENERAL EN CHEF.




La renommée n’a pas annoncé avec le même éclat les noms des guerriers qui ont combattu dans les colonies, que ceux dont la valeur vient d’étonner l’Europe dans la guerre de la révolution. La renommée semble ne planer que sur notre hémisphère : l’histoire, plus juste, illustrera les noms des Leclerc, des Richepanse, des Desfourneaux, des Watrin, des Hardi, des Debelle, des Noguès, et de cette foule de héros qui ont versé leur sang pour défendre nos colonies.
Les annales de la marine représentent le général Desfourneaux comme
l’officier général qui a fait la guerre avec le plus de succès pour le salut de
nos îles.
Vingt années de services, onze blessures, des victoires presque égales au nombre de ses combats, l’ont élevé, de grade en grade, à celui de général en chef. Ce qui ajoute à l’intérêt que ce guerrier inspire, c’est qu’il est le seul qui ait survécu à ses frères d’armes et à ces nombreux bataillons moissonnés près de lui par la guerre et les fléaux d’un climat dévorant. Son caractère est formé d’un heureux assemblage de force, d’impétuosité et de sang-froid, le premier don de la nature pour commander.


ETIENNE BORNE DESFOURNEAUX, né à Vézelay, dans le département de l’Yonne, le 10 décembre 1769, d’une famille distinguée dans la profession des armes, fut élève au collège militaire d’Auxerre. Son courage, excité par l’exemple de ses parents, l’appela à quinze ans dans les rangs des soldats français ; le régiment de Conti le vit mériter tous les grades de sous-officier. Au commencement de 1789, Amiens fut agité par les factions ; des mécontents voulaient incendier les magasins de la ville. Desfourneaux, à la tête d’un piquet de soldats, marcha contre les rebelles. Les habitants, sauvés par son courage, lui décernèrent en présence de toutes les troupes, un brevet de citoyen de cette ville et une montre d’or avec cette inscription aussi glorieuse que la couronne de chêne des Romains : « Au brave Desfourneaux. » Il fut nommé, pour cette belle action, sous-lieutenant des grenadiers de son régiment, d’après la demande de tous les officiers. Il passa à Saint-Domingue en 1792, lieutenant-colonel du troisième bataillon du Pas-de-Calais.


En l’an 1er, le lieutenant-général Rochambeau, commandait l’armée dans cette colonie : Desfourneaux à la tête de son bataillon attaqua le camp Tilorier et l’emporta de vive force ; il passa ensuite à la première colonne, marcha contre le fort de Wanaminthe, extrêmement fortifié. Le général Rochambeau conduisait lui-même cette colonne sous le feu de l’artillerie ennemie. Desfourneaux sauta le premier dans la redoute ; il fut atteint d’un coup de feu qui lui traversa le corps, et fut renversé dans le fossé ; ses soldats se précipitèrent pour lui faire un rempart de leur corps ; réunis au régiment du Cap, commandé par le colonel Pageot, ils escaladèrent le fort et le prirent d’assaut.

Le général en chef qui avait admiré le courage du jeune Desfourneaux le nomma lieutenant-colonel du régiment d’Artois. Ses blessures saignaient encore qu’il demanda à attaquer le fort le Sec, dont M. de Rouvray, maréchal-de-camp, venait d’être repoussé. Situé sur des mornes inaccessibles, ce fort était défendu par 14 pièces de canons ; attaqué trois fois sans succès, il était regardé comme imprenable. Desfourneaux n’avait qu’un bataillon du 105e régiment, deux compagnies de grenadiers et cent volontaires de la ville du Cap, commandés par le brave Pineau. Il gravit pendant la nuit plusieurs montagnes à pic ; les soldats s’aidaient les uns les autres, suspendus aux lianes des rochers ; ils arrivent dans le plus profond silence à la hauteur du morne sans être aperçus : au signal de Desfourneaux, ils s’élancèrent avec impétuosité ; animés par son exemple, ils font, pendant cinq heures, des prodiges de bravoure. Desfourneaux fut blessé et perdit les deux tiers de sa troupe, mais il tua où fit quatre mille prisonniers. La reddition du fort parut un si éclatant service pour la colonie, qu’il fut nommé colonel du corps qu’il commandait. Le général d’Hinisdal, gouverneur de Saint-Domingue, en rendant compte de cette affaire, terminait son rapport par ces termes : « Le colonel Desfourneaux se couvre de gloire ; tout annonce qu’il sera un jour un général des plus distingués. »

En l’an 2, l’armée espagnole s’empara des cantons du Mirchalais, d’Enneri, de Cahos, de la Marmelade, de la petite Rivière et des Verrètes.

Le général Desfourneaux, nommé commandant en chef de l’armée qui leur est opposée, rassemble toutes les troupes, et suivi de huit mille hommes de milices du pays, marche contre les Espagnols et les force d’évacuer toutes les positions dont ils s’étaient emparés. Animé par ces premiers succès, il porte le théâtre de la guerre sur leur territoire. Le général espagnol, à la tête de son armée, renforcé d’une nombreuse cavalerie et de deux régiments qui arrivaient de la Havane, alla au-devant de l’armée française. Le 22 août 1794, les deux armées se livrèrent la bataille la plus sanglante et la plus disputée. La victoire resta aux Français, mais leur fit perdre l’élite de leurs guerriers. On vit le général Desfourneaux se porter au plus chaud de la mêlée. Blessé trois fois, il accourait à sa droite pour soutenir son ancien régiment, lorsqu’il eut la main gauche partagée d’un coup de biscayen. La Convention nationale, pour le récompenser de ses glorieux succès, lui conféra le grade de général de division, le 21 frimaire de l’an 3.
Revenu en France en l’an 4, il reçut quelques temps après le commandement en chef d’une expédition rassemblée à Brest ; elle arriva en quarante jours à Saint-Domingue, malgré les nombreux vaisseaux des Anglais qui croisaient sur l’Océan.

Une armée anglaise de vingt-trois mille hommes avait débarqué à Saint-Domingue et s’était emparée des ville de Port-au-Prince, du Môle-Saint-Nicolas, de Saint-Marc, de Jérémie et de presque toute la colonie.

Le général Desfourneaux campe à Caracole, envoie partout des émissaires aux chefs dont il connaît l’attachement à sa personne et à la France ; ils lui amènent onze mille hommes des milices du pays. Mais trop faible encore pour attaquer les Anglais, il voulut les vaincre par la ruse et par l’art ; il les fatigue par cent combats, sans engager d’action décisive ; il les cherche dans les montagnes, les surprend par des marches forcées dans des retraites inaccessibles, dans des plaines brûlantes, où il n’a d’autre nourriture que des bananes qu’il partage avec ses soldats. Quelquefois campé sur les hauteurs, il attend que le ciel dévorant des Antilles consume lentement les forces de ses ennemis.

La France était dans une vive inquiétude sur le sort de Saint-Domingue, lorsqu’un message solennel du Directoire, du 17 messidor, annonça au Corps législatif que le général Desfourneaux avait vaincu les Anglais dans une dernière bataille. « La tranquillité qui règne à Saint-Domingue, ajoutait le Directoire, est le fruit de la sagesse, de la modération et de la générosité de l’armée victorieuse, qui sous tous les rapports a voulu se montrer digne de nos armées d’Europe, leurs modèles. »

Le général Desfourneaux était, en l’an 9, à bord de l’Africaine avec un détachement d’élite destiné par le premier consul à secourir l’Egypte, lorsque cette frégate fut attaquée par les Anglais dans le détroit de Gibraltar ; le combat fut long et terrible. Le capitaine français Saunier et 400 hommes perdirent la vie. Les trois aides-de-camp du général et son neveu furent tués, son frère mortellement blessé. Le général Desfourneaux quoique frappé à la poitrine, ne voulut quitter le combat qu’au moment où les flancs entrouverts de la frégate, menaçaient d’engloutir l’équipage, l’Africaine se rendit après une des plus glorieuses résistances qui aient honoré nos soldats de terre et les marins français.

Le ministre de la Marine écrivit au général Desfourneaux, au nom du Premier Consul : « Vous avez encore ajouté, général, à la bravoure éclatante que vous avez montrée partout où vous avez combattu. »

Le général Desfourneaux commandait, en l’an 10, une division de l’armée de Saint-Domingue aux ordres du général Leclerc. Il remplit l’espoir que les maîtres de l’art avaient conçu de sa longue expérience et de la gloire qu’il avait acquise dans ses guerres des colonies. A peine débarqué avec le général en chef, il attaque la position d’Héricourt, défendue par les chefs noirs Toussaint-Louverture et Christophe ; s’en empare et y fait camper sa division ; occupe de vive force le Morne-aux-Anglais, l’Aceul, le Cul-du-Limbé, le Borgne, le Port-Margot, le camp de Lecoq et la position importante de la Coupe des Escaliers.

Les généraux ennemis réunirent tous leurs efforts pour écraser la division du général Desfourneaux. Mais telles furent l’habilité de ses manoeuvres et la bonté des positions qu’il venait d’emporter, que l’ennemi fut culbuté et vaincu sur tous les points.

La division du général Desfourneaux arriva au canton d’Ennery et se joignit à la réserve du général en chef, livrant tous les jours des combats, portant des blessés, traînant son artillerie au milieu de tous les obstacles de la nature.

Toutes les divisions avaient été forcées d’enclouer leurs canons et de les abandonner dans des chemins impraticables. Le général en chef, étonné de voir que le général Desfourneaux avait conservé toute son artillerie, lui demanda par quel prodige, il l’avait ramenée : « Je me suis attelé avec cent soldats à un obusier, lui répondit le général Desfourneaux ; j’ai fait venir tous les commandants des colonnes : Allez dire à vos soldats, me suis-je écrié, que votre général est attelé à un obusier ; que désormais rien ne doit arrêter la marche de l’artillerie ! » Un tel exemple eut tant de pouvoir que les soldats dételèrent les mulets. L’artillerie traînée par eux fut ainsi toute conservée.

Le 5 ventose, les cinq divisions de l’armée reçurent l’ordre de marcher sur les Gonaïves, où était le quartier-général de Toussaint-Louverture. Le général Leclerc, informé pendant la nuit des obstacles qui arrêtent la marche des divisions, joint quinze cent hommes de sa réserve aux soldats commandés par Desfourneaux, et lui ordonne de commencer l’attaque. A minuit, le corps du général Desfourneaux était en marche. A peine le jour paraissait que la cavalerie nombreuse et la garde d’Honneur de Toussaint commencent le feu. On se battit de part et d’autre avec acharnement. On vit dans cette journée combien la valeur française, conduite par un chef habile, l’emporta sur le courage aveugle.

Les ennemis enfoncés de toute part cherchèrent un asile dans les Gonaïves. Le général Desfourneaux les suit et livre les plus sanglants combats jusqu'à la vue de cette place. L’ennemi était retranché dans son camp. Le général français partage sa division en trois colonnes et se précipite sur les redoutes, la baïonnettes en avant. En vain nos rangs sont éclaircis par les boulets et la mitraille, la ville et le camp retranché furent pris d’assaut.

Pendant ces actions si brillantes et si décisives, le général noir Maurepas s’était maintenu dans les montagnes du Port-de-Paix, après avoir repoussé la division du général Debelle, chargé de l’attaquer. Le général Desfourneaux le poursuivit avec tant de rapidité qu’il l’enferma entre lui et la division Debelle. Le général noir, sans espoir d’échapper, mit bas les armes avec 400 hommes, et laissa dix pièces de canon.

Ces succès méritèrent au général Desfourneaux le commandement de plus de la moitié de la colonie, depuis la ville du Cap jusqu'à la rivière de l’Artibonite. Il soumit successivement le quartier de Saint-Louis, de la Brande, de Pilate et de Terre-Neuve, et vint établir son quartier-général à Plaisance, à trois lieues de la Marmelade, où étaient les plus grandes forces de Toussaint Louverture.

Le 15 ventose, la division française fut cernée par douze mille hommes. Isolée dans les montagnes, et séparée par une distance de trente lieues des autres divisions, il fallut vaincre ou périr. Le général en chef lui-même sentant combien sa position était difficile, venait de lui écrire : « Vous êtes en présence de Toussaint qui a fait une contre marche pour fondre sur votre division. Tenez ferme, mon cher général ; je ne puis vous envoyer des forces, mais je m’en rapporte à votre courage, à votre ténacité et à vos sages dispositions. »
Le commencement du combat fut malheureux pour les Français ; plusieurs corps étaient enfoncés, plusieurs pièces de canon étaient prises ; au moment où six cent hommes de la 30è Légère, enveloppés par 4000 noirs, commandés par Toussaint, cherchaient à se faire jour à travers l’ennemi,, le général Desfourneaux ne prend conseil que de son audace. Avec le 38è de ligne et la 19è Légère secondé par les généraux Dampierre, Desplanquet, Boscus et Grandet, il ouvre le centre de l’armée ennemie et la tourne sur ses flancs. La fureur des combattants était au comble lorsque, par un mouvement habile, le général français fit couper dans un ravin toute la cavalerie de Toussaint et la força de se replier en désordre. Toussaint fut blessé, son cheval fut tué sous lui ; à peine put-il s’échapper avec deux cent hommes qu’il avait ralliés. Le général Desfourneaux voulant profiter de la victoire, le poursuivit avec tant de rapidité, et le mit dans une position si difficile, que vingt jours après cette bataille décisive de Plaisance, Toussaint Louverture rendit au général en chef la colonie et les débris de son armée.

De tous les souvenirs que les succès de la guerre ont gravés dans le cœur de nos guerriers, le premier est la gloire d’avoir mérité le suffrage du héros qui nous gouverne. Dans une audience publique au palais de Saint-Cloud, l’Empereur et Roi dit au général Desfourneaux : « Général, vous vous êtes bien battu ; vous avez fait de grandes choses à la tête de votre division. Je suis très satisfait de vos services, je m’en souviendrai ; je vous donnerai des preuves de ma confiance. »
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