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 BOURDOIS de la MOTTE - PREMIER MEDECIN DU ROI DE ROME -

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CapitaineCOIGNET

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MessageSujet: BOURDOIS de la MOTTE - PREMIER MEDECIN DU ROI DE ROME -   Mar 13 Nov - 19:55

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET
Sources : M. Jean-Pierre BIBET - Archives nationales.
Dossier de la Légion d’honneur cote L0324087
Dictionnaire A Révérend - Archives départementales de l'Yonne.

Département de l’Yonne
Arrondissement d’Auxerre
Canton de Joigny
Commune : JOIGNY
]BOURDOIS de la MOTTE (Edme-Joachim)
(1754-1835)

BARON DE L’EMPIRE
Médecin des Armées d’Italie et des enfants de France
Premier médecin du roi de Rome
Chevalier de la Légion d’honneur



Réglement d'armoiries :
« Parti d’azur à un portique à deux colonnes, surmonté d’une grue avec sa vigilance, le tout d’or ; et d’argent à trois barres d’azur ; à la champagne de gueules chargée du signe des chevaliers légionnaires »



Né le 24 septembre 1754, à Joigny (Yonne)
Fils du légitime mariage de Edme Joachim Bourdois, docteur en médecine, et de Edmée Moreau, fille d’Edme Moreau, notaire au comté de Joigny.
Marié en 1788 à Marie Geneviève d’Hermand de Cléry, sans héritiers mâles.
Décédé à Paris (Seine), le 7 décembre 1835.

Après des études au collège d’Auxerre (C’est à cette époque qu’il voit Jean-Jacques Rousseau en prière dans la cathédrale et s’éprend des idées des Lumières)Edme Joachim gagne Paris avec sa maîtrise des arts. Il devait obtenir en 7 ans sa licence de docteur en médecine après une suite d’examens réputés sévères en 1778. Nommé à la charité et médecin des pauvres des paroisses de Saint-Sulpice et du Gros Caillou, il dut interrompre ses fonctions à la suite d’une hémoptysie violente et réitérée. Il fut nommé parmi les docteurs régents de la faculté de médecine. Depuis l’an 1779. Monsieur, le futur Louis XVIII se l’attacha à sa personne comme médecin du Luxembourg et du château de Brunoy, puis comme premier intendant de sa bibliothèque. A la mort de son père, en 1785, il hérite d’une maison située 20, rue Saint-Jacques, à Joigny.

Franc-maçon, membre de la loge « L’Aigle de Saint-Jean à l’Orient », à Joigny ; vénérable en 1790.

Resté à Paris, Bourdois fut considéré en 1793 comme suspect en raison de ses fonctions officielles à la cour et à cause de ses frères émigrés dont l’un était aide de camp du général Dumouriez. Malgré ses titres d’officier de santé des indigents de la section des Tuileries et de commissaire au salpêtre, il fut arrêté et écroué à la prison de la Force d’où il ne tarda pas à sortir grâce à l’appui de Dubois, chirurgien membre du conseil de santé des armées qui lui donne un brevet de médecin en chef de l’armée des Alpes, le 7 septembre 1794 (21 fructidor an II)
Membre des sociétés de médecine de Paris et au comité de vaccine.
Il est proposé comme médecin en chef de l’aile droite (de Menton à Savone), en remplacement de Desgenettes nommé à l’expédition maritime. Il bénéficia alors de la protection de Turreau de Linières qui l’avait pourtant dénoncé comme suspect en signalant l’émigration de ses deux frères. Précédemment Administrateur du département de l’Yonne, Turreau avait alors épousé en premières noces la Veuve Davout, mère du futur maréchal, qui avait préféré divorcer rapidement, effrayée par les allures révolutionnaires du futur persécuteur de la Vendée.
Bourdois déploie science et dévouement pour secourir et soigner une armée misérable et malade, transforme en hospice les églises, couvents et châteaux du Var. Il y a 54000 malades en six mois. Malade à son tour, il rentre à Paris et se voit de nouveau menacé d’arrestation par le Directoire. Il est sauvé cette fois par Talleyrand.
Bourdois, qui avait été nommé entre-temps médecin en chef de l’armée des Côtes de Cherbourg, avait donné sa démission pour raison de santé. Il est licencié, le 13 octobre 1795. Ayant sollicité un emploi qu’on avait pu lui donner à Paris, Bourdois fut rappelé par Bonaparte, comme Médecin en chef de l’armée de l’Intérieur, à Paris, le 26 octobre 1795, avec Verger, chirurgien en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse, et Flammand, pharmacien en chef de l’armée des Pyrénées-Orientales.
Les rapports de Bonaparte et de Bourdois furent excellente et le général en chef de l’armée d’Italie, soutint fermement son médecin auprès de Aubert-Dubayet, ministre de la guerre. Mais Bourdois, se jugeant sans doute peu fait pour la vie militaire, eut le courage de refuser sa nomination pour la campagne d’Italie qui établit définitivement la réputation du jeune général. Médecin en chef de la 17e division militaire (Paris) Il cessa ses fonctions le 5 décembre 1796.
Médecin en chef du département de la Seine, pour les épidémies, depuis 1805.
Inspecteur général de l’Université en 1809 et conseiller en 1811.
En 1811, l’Empereur nomma Bourdois, Premier médecin du roi de Rome.
Il était également médecin du collège des princes et médecin en chef des trois premières légions de la garde nationale de Paris.

Sous la Restauration, il devient médecin du département des affaires étrangères.
Médecin consultant des rois Louis XVIII et Charles X.
Membre puis président de l’Académie de médecine.


Décorations:
Chevalier de la Légion d’honneur, par décret impérial du 29 décembre 1811.

Titres et donations :
- Chevalier de l’Empire, par décret impérial et lettres patentes du 27 février 1812.
- Baron de l’Empire.
- Donataire (rente de 4000 francs) en Illyrie, le 1er janvier 1812.

Mention :
Un buste en plâtre de Bourdois fut donné à la bibliothèque de Joigny par Mme Jollois née Bourdois du Perchoir.
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