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 AUGIER (Jean-Baptiste) - Général de brigade - Bourges (CHER)

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CapitaineCOIGNET

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Nombre de messages : 1455
Localisation : Vierzon (CHER)
Date d'inscription : 29/10/2007

MessageSujet: AUGIER (Jean-Baptiste) - Général de brigade - Bourges (CHER)   Sam 8 Déc - 0:32

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET - APN
Sources : Jean-Pierre BIBET – Archives nationales (CARAN)
Dossier individuel de la Légion d’honneur côte : LH/75/6 (anciens numéros d’ordre 5780 et 959)
Services Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes
Dossier portant la côte 8 Yd 438
Dictionnaire A. Révérend.
Dessin d’armes : M. Jean-Pierre BIBET

Département du Cher
Arrondissement de Bourges
Canton de Bourges
Commune : BOURGES

AUGIER (Jean-Baptiste)
(1769 – 1819)

Chevalier de l'Empire
BARON
Volontaire de 1792
Chef de bataillon
1er Bataillon du Cher

GENERAL DE BRIGADE
Conseiller général
Député du Cher

Commandant de la Légion d’honneur




Règlement d'armoiries :

« D’azur, à la tour d’argent, accostée en pointe d’un chien couché du même, regardant une tige de lis d’argent, terrassée de sinople ; au chef de gueules, chargé de deux étoiles d’argent »

Né le 25 janvier 1769, vers 11 heures du matin, à Bourges (Cher)
Fils du légitime mariage de Louis Augier, conseiller du roi, doyen et professeur de la faculté de droits de l’Université de Bourges, et de Geneviève Lheureux de la Gauguière.
Marié le 6 mars 1794, à Luce-Elisabeth-Aimée Chevenon qui lui donnera un fils : Edouard Augier, capitaine, commandant de chasseurs à cheval (1795 – 1866), maire de Serruelles (Cher), conseiller général du Cher – Cultivateur et propriétaire du château de Serruelle (Cher) ayant servi comme aide de camp de son père durant la période 1813 à 1815.
Propriétaire, domicilié Rue du Vieux Poirier, à Bourges (Cher)
Décédé le 3 septembre 1819, à Bourges (Cher)
Inhumé dans le cimetière des Capucins, à Bourges (Cher)

La sépulture existe encore de nos jours.


Jeunesse :
Destiné au barreau par son père , doyen de la faculté de droit de Bourges , il suivit la carrière militaire.

Etat des services connus :
Engagé volontaire dans le 1er bataillon du Cher, 25 juillet 1792.
Capitaine, 25 août 1792.
Général de brigade, à l’âge de 24 ans, 21 janvier 1794
Mis au traitement de réforme à la date du 13 juin 1795.
Commandant du département du Cher (21e division militaire) du 25 août 1799 au 7 mai 1800.
Commandant du département du Calvados (14e division militaire) du 7 mai 1800 à 1801.
Commandant du département de la Manche (14e division militaire) de 1801 au 24 septembre 1801.
Commandant du département du Cher (21e division militaire) du 24 septembre 1801 au 10 juin 1808.
Employé à la 10e division militaire du 10 juin 1808 au 9 juillet 1808.
Commandant du département du Cher (21 division militaire) du 11 avril 1810 au 3 juin 1812.
Commandant de la 3 brigade de la 1 division de réserve de la Grande Armée du 3 juin 1812 au 18 mai 1813.
Commandant de la place de Königsberg au cours de la campagne de Russie (1812)
Commandant du département du Cher (21e division militaire) du 18 mai 1813 au 26 mars 1815.
Mis en situation de disponibilité du 26 mars 1815 au 31 mars 1817.
Commandant du département du Cher du 31 mars 1817 au 30 avril 1817.
Commandant du département du Loiret du 30 avril 1817 au 18 mars 1818.
Commandant du département du Cher du 18 mars 1818 au 3 septembre 1819.

Campagnes :
1792 à 1794 : Employé à l'armée du Nord.
Se distingue à la bataille de Valmy, 20 septembre 1792.
1794 à 1795 : A l'armée des Ardennes du 27 janvier 1794 au 13 juin 1795.
Participe brillamment au siège de Bitche (1794)
1805 à 1807 : A la Grande Armée - Allemagne.
1808 à 1810 : Employé à l'armée d'Espagne du 9 juillet 1808 au 11 avril 1810.
1812 : Grande armée - Russie.

Action d’éclat :
Sa défense du fort de Bitche, contre un corps nombreux d'Autrichiens, le talent et l'activité qu'il avait déployés dans ses manœuvres, lui procura un avancement rapide.

Blessure :
Quelque temps après le siège de Bitche, il est blessé dangereusement d'un éclat d’obus necessitant l'amputation d'un membre.

Décorations :
Commandant de la Légion d’honneur, par décret du Premier consul du 26 prairial an XII (14 juin 1804)
Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, par ordonnance royale du 8 juillet 1814.

Titres :
Chevalier de l’Empire par décret impérial du 14 décembre 1809.
Baron par ordonnance royale du 31 décembre 1814, confirmé baron héréditaire par lettres patentes du 1er février 1817 avec règlement d’armoiries.

Autres fonctions :
Conseiller général du département du Cher.
Député du Cher au Corps Législatif du 14 janvier 1813 au 20 mars 1815.
Sa conduite législative parut incertaine, soit par indépendance, soit par hésitation. Tantôt il semblait se rapprocher de l'opposition libérale : tantôt, il contribuait à inspirer des craintes sur la stabilité de la vente des domaines nationaux, et se prononçait en laveur des émigrés. II s'éleva aussi contre l'importation des fers étrangers et l'exportation des laines : habitant du Berry propriétaire de forges considérables, ces objets devaient naturellement exciter toute sa sollicitude. L'hésitation politique de M. Augier cessa au retour de Napoléon de l’île d'Elbe. Personne, dans cette circonstance, ne montra plus que M. Augier, une opposition plus prononcée, un zèle plus ardent contre le monarque sous les drapeaux duquel il avait marché en silence mais avec honneur. Il proposa les moyens les plus violents pour arrêter ce conquérant dans sa marche : suspension des poursuites judiciaires en
faveur de ceux qui se battraient contre lui, récompenses nationales, médailles d'honneur, campagne payée comme triple, etc. Il voulait aussi que la cocarde tricolore fût adoptée : motion que le royalisme pur repoussa avec indignation. La rapidité de la marche de Napoléon déconcerta ces projets vigoureux et les mesures que le gouvernement avait prises. Napoléon,
de retour aux Tuileries, destitua M. Augier, qui, le même jour, lui envoyait sa démission.


Seconde Restauration du trône des Bourbons :
- Président du collège électoral de Saint- Amand (1815)
- Député du Cher, 22 août 1815.
Après la seconde restauration , rétabli dans ses titres, il siégea bientôt dans cette chambre, dont l'exaltation et les principes portèrent un coup si funeste à la patrie et au trône. M. Augier se montra modéré au milieu du délire : c'est du courage. Dans les années suivantes,
il ne quitta guère le centre, où l'on s'étonna de trouver un homme qui avait fait preuve d'énergie dans des circonstances difficiles. Il demanda que l'emprunt de 100 millions ne fût pas inscrit sur le grand-livre , ni remboursé au moyen d'une nouvelle taxe; que les militaires pussent cumuler des pensions jusqu'à concurrence de la somme de 700 francs ; et prit la défense des créances arriérées du département du Cher.


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