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 En cette fin Janvier 1814 ...

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Percy
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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Mer 13 Fév - 2:54

Citation :
vous n'avez aucune raison d'introduire la notion de "surfait" à mon propos qui s'attache uniquement à l'action militaire de Napoléon.

Je vous concède volontiers que le terme choisi n'est peut pas le plus approprié pour exprimer le fond de ma pensée.
Je voulais simplement faire remarquer qu'en tant qu'être humain, Napoléon devait lui aussi être en proie au doute et aux hésitations.
Et j'ai illustré mon propos par les deux exemples cités précédemment.
Sur le plan militaire, sa promptitude à réagir pouvait laisser penser qu'il n'hésitait jamais sur la décision à prendre.
Ce fut sans doute vrai à l'époque de ses plus grandes victoires.
Mais lorsque survinrent les premiers revers, on sent poindre une once de doute qui ne cessera de croître jusqu'à l'écroulement de l'Empire.
L'Empereur ne croit plus en sa bonne étoile et il sent confusément qu'il est condamné à une fuite en avant dont l'issue ne peut qu'être fatale.
Prisonnier d'une destinée qu'il s'est employé à forger de sa propre main, il réalise peu à peu qu'il commande de moins en moins aux événements et ses décisions s'en ressentent.
Son destin en hyperbole s'est ainsi accompli : le soleil d'Austerlitz s'est couché à Waterloo.
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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Mer 13 Fév - 23:39

Voilà donc le compère de Sacken, débouchant réellement sur le champ de bataille de Montmirail, ouvrant un nouveau front à la droite française, au moyen d'une dizaine de milliers d'hommes ...

La brigade Pirch postée sur les hauteurs, en avant de la Ferme des Tourneux envoie des tirailleurs dans un petit bois non loin de là, et dispose ses canons en batterie, pour ouvrir le feu tout aussitôt ...!

C'est ce qui s'appelle "entrer dans le vif du sujet" ! ...

Non content de cela, York tentera de forcer le destin en lançant quatre bataillons sur le flanc droit français ...

En même temps, les Russes de Sacken reprenaient leurs attaques de front ; mais apoléon ne leur laissa pas le temps de combiner leur manoeuvre ...

En effet, voici Mortier qui entre en scène, balayant tout ce qui s'oppose à lui, pulvérisant le petit bois des Prussiens...

A l'autre bout de l'immense champ de bataille, la division russe de Bordonosov venait de reprendre Pommesone, chassant l'une des divisions Meunier ...

Toutefois, l'Empereur, sans attendre, ordonne de reprendre ces positions.
Mais les divisions de Meunier, essentiellement composées de Conscrits, se trouvent affaiblies après les combats de Brienne ...
Tout comme Meunier, le Général Comte Ricard venait lui aussi de recevoir la mission de reprendre Marchais.

Dans la même situation que Meunier, il demande alors du renfort pour épauler ses unités décimées ...

Ce sont deux bataillons de la Vieille Garde qui vont le rejoindre, mais Ricard estime qu'il lui en faudrait quatre en renfort, et refuse de "gaspiller" ces soldats d'élite qu'il vient de recevoir ...

Alors, décidant de différer son attaque, et bien que se trouvant au coeur du dispositif français, Marchais, pour l'hgeure, resta aux mains des Russes ...

Mais tout cela ne plaisait guère à Napoléon qui n'avait pas pour habitude de laisser traîner ainsi ses décisions.

C'est alors qu'il ordonne au Général Comte Defrance de prendre position sur la route de Paris, avec ses sept escadrons de Gardes d'Honneur, jusqu'à hauteur de l'Epine-aux-Bois, afin de couper la retraite aux Russes qui tenaient Marchais ...

On peut dire que ces Gardes d'Honneur, recrutés en 1813, et devant payer leur armement, leur cheval et leur uniforme à la hussarde, se trouvaient avec les "Marie-Louise", les unités emblématiques de cette fabuleuse Campagne de France"...

Au moment où ces Gardes d'Honneur s'avancent pour reprendre Marchais, voilà que surgissent deux bataillons de Chasseurs de la Garde, conduits respectivement par le Maréchal Lefebvre, et le grand Maréchal du Palais, Comte Bertrand ...

L'attaque se fait alors à la baïonnette ...

Voyant cela, Ricard se décide enfin à passer aussi à l'attaque, depuis Pommesone, afin de surprendre l'ennemi entre deux feux ...

Ainsi encerclés et submergés de tous côtés, les Russes à Marchais se défendent dans le plus grand désespoir...
Et, lorsque chassés du village, ils tombent sur les Gardes d'Honneur, ils se débandent et tentent d'atteindre les bois à proximité afin de s'y réfugier ...

Finalement poursuivis et décimés jusqu'à hauteur de Nogent l'Artaud, les fantassins de la division Ricard les réduiront à néant, jusqu'à la tombée de la nuit qui signe l'arrêt des combats ...





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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Ven 15 Fév - 0:35

Il est 20 heures, en cette fin de journée de combats sur Montmirail ...

L'Armée française a établi ses bivouacs sur le champ de bataille, et l'Empereur passera cette nuit dans la Ferme de la Haute Epine, que l'on a débarrassée de ses cadavres ...

Alors, il se met à écrire, couvrant d'éloges "sa Vieille Garde" qui a tant contribué à la victoire de Montmirail !

Dauns une autre lettre, adressée cette fois à son Ministre de l'Intérieur, Savary, il écrira ceci :

-'Ce que ces hommes ont fait ne peut se comparer qu'aux romans de chevalerie !" ...

Alors, toujours ce soir-là, il décidera d'attribuer 1.750 Croix de la Légion d'Honneur, dont 1.000 pour la Vieille Garde" ...

Côté ennemi, l'armée de Sacken retraite péniblement dans une nuit où la tempête fait rage, rendant le terrain extrêmement difficile ; huit canons seront ainsi abandonnés dans la boue, malgré cinquante chevaux attelés !

Au cours des journées des 12 et 13 Février les troupes réunies de Sacken et York seront poursuivis jusqu'à Château-Thierry, repris après un violent combat, rejetant les troupes du prince Guillaume de Prusse, au nord de la Marne ...

Enfin, le 14 Février, donc aujourd'hui Wink , Napoléon écrasera un nouveau tronçon de l'armée de Silésie, commandée cette fois-ci par Blücher, sur un nouveau théâtre d'opérations, à 6 kms à l'est de Montmirail ... : VAUCHAMPS ...

... Vauchamps ... toujours sur cette même route "Châlons/Paris, témoin d'un véritable chemin de croix pour les alliés russes et prussiens ...





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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Mar 19 Fév - 21:33

Voilà .. Quelques jours ont passés, il faut bien laisser reposer un peu les lecteurs, à défaut des troupes ! Wink

Il n'aura fallu que sept jours à Napoléon pour remporter quatre victoire, Champaubert, Montmirail, Chäteau-Thierry et Vauchamps, désorganiser l'armée de Silésie et calmer l'impétueux Blücher !

L'heure est venue maintenant pour l'Empereur de s'occuper du maréchal prince Schwarzenberg qui se dirige vers Paris, par la vallée de la Seine.

Si ses troupes sont nombreuses, la partie s'avère néanmoins moins "coriace", car Schwarzenberg est réputé beaucoup moins "agressif" que Blücher, et sa progression est d'autant plus lente qu'il vient d'apprendre les "malheurs" de Blücher ...

Ayant quitté Montmirail le 15 Février avec sa Garde transportée en charettes, il rejoint, le 16, trois de ses Maréchaux en plein combat avec les Autrichiens ...
Puis, le 17 c'est la grande offensive contre l'armée de Bohême ...

La cavalerie et l'artillerie françaises vont balayer le Corps de Wittgenstein , ainsi qu'une division bavaroise ...

C'est lorsque les Corps russes et Austro-Allemands, repassant sur la rive gauche de la Seine, mettent les différents passages en état de défense, que notre Génie décide de foncer sur Montereau pour envelopper et couper l'aile gauche de Schwarzenberg ...

Pendant ce temps, Oudinot, Macdonald et Victor poursuivent Russes et Bavarois, l'un sur Nogent, l'autre sur Bray et le troisième sur Montereau ...

Le plan prévu par Napoléon ne sera pas atteint le soir de ce 17 Février 1814 ...
Faut-il imputer cela au retard que Victor a imposé, suite à une halte qu'il a décidé de faire, à mi-parcours de Montereau ?

L'Empereur, comme on le sait, exprima une vive colère en apprenant cette initiative de Victor ...






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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Jeu 21 Fév - 0:12

Le génie stratégique et tactique de Napoléon fonctionnant sans interruption, le voici donc prenant la décision de faire courir son Armée vers le sud, de s'emparer des ponts de Montereau, avant d'aller capturer un corps autrichien qui s'était aventuré sur l'autre rive, descendant la Seine jusqu'aux alentours de Fontainebleau ...

Et c'éatit Victor qui avait reçu la mission de s'emparer de Montereau avec son Corps d'armée...

Ce dernier s'étant vu réprimander la veille par Napoléon, aux griefs d'avoir trop vite reculé devant Schwarzenberg, peutêtre encore sur le coup de la vexation, se mit à lambiner, allant même jusqu'à interrompre sa marche, arrêtant son armée à une lieue du pont ...

Pourtant, le 18 Février, il décidera de se remettre en route, l'Empereur lui ayant ordonné d'attaquer avant le jour ...
Mais il ne remis son armée en marche qu'à huit heures, et au lieu de faire faire à ses troupes un mouvement d'ensemble, il les laisse attaquer successivement, et les Wurtembergeois en profiteront ... Yroois divisions vont être décimées et le Général Chataux mortellement blessé ...

Finalement, comme on le sait, Victor retrouvera le commandement de deux divisions de la Garde, son poste précédent ayant été confié à Gérard.

Il est maintenant 16 heures ... Et comme souvent, le succès appelle le succès...
La retraite ennemie est maintenant générale à travers Montereau ...

Gérard, Pajol, Delort et sa brigade de Chasseurs à cheval, hussards de Coëtlosquet et dragons de Grouvel, tout ce monde de valeureux soldats vont unir leurs efforts pour charger et maîtriser l'ennemi.

Delort déboule alors dans la rue principale de Montereau, sabrant et piétinant tout ce qui se trouve sur son passage, et ce, en dépit de la mitraille de bataillons autrichiens postés dans les maisons du faubourg ...

La colonne française franchira les ponts si rapidement que l'ennemi n'aura pas le temps de les faire sauter !

La ville est traversée à la vitesse de l'éclair, à coups de sabre, pendant que l'ennemi fuit dans toutes les directions, leur retraite s'étant transformée en déroute, d'autant plus que derrière les cavaliers, foncent l'infanterie de Gérard, et de la Garde ...

Pajol traversera la Seine, au moment même où une mine éclatera...Le pont, endommagé, ne sera pas détruit, et Pajol y verra mourir son cheval ...

Du haut du plateau, Napoléon n'a rien perdu du spectacle, et s'exclamera :

"-Il n'y a plus que Pajol dans mes Généraux pour savoir mener de la cavalerie" !

C'est là que, pointant lui-même la première pièce de la batterie d'artillerie sur les fuyards, voulant rassurer les canonniers qui craignaient pour sa vie, il déclarera la phrase demeurée célèbre :

"-Ne craignez rien, mes enfants : le boulet qui doit me tuer n'est pas encore fondu !" ...

Cette déroute alliée se vit encore accrue par la participation des habitants de Montereau, tirant sur la colonne désorganisée de l'ennemi, à travers volets et soupiraux , ou lançant par les fenêtres toutes sortes de projectiles destinés à écraser les fuyards...
Ce fut leur juste vengeance, après les mauvais traitements in fligés par les Wurtembergeois durant leur bref séjour ...

En ce début de soirée, les dragons de Grouvel cheminent sur la route de Bray, pendant que Pajol descend la route vers Fossard, à environ 3 kilomètres de Montereau ...

Ainsi, grâce à la vision stratégique de Napoléon, au coup d'oeil et à la bravoure audacieuse de Gérard et de Pajol, on peut dire que Montereau fut une éclatante, sinon une décisive victoire.

Un fait certainement original par l'absence de précédents au cours de l'Empire, le soir de cette bataille, l'Empereur donna l'ordre de lancer dans l'eau de la rivière tous les shakos ennemis, dans le but de les faire arriver à Paris, pour annoncer la victoire française à la capitale ...





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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Jeu 21 Fév - 3:01

L'anecdote est d'importance et méritait d'être rappelée. J'avais déjà lu cela quelque part. C'est très important de voir ces heureuses tentatives de Napoléon pour réunir le plus de batailles victorieuses possible dans le but de réaliser le grand objectif : chasser tous les ennemis de la France. Et il aurait bien été sur le point d'y parvenir, tant l'ennemi devenait découragé... J'ai aussi lu quelque part, sur un site, qu'une information émanant de nos propres journaux avait été la cause de la reprise de confiance en eux-mêmes de nos ennemis d'alors. Ladite information notifiait le mérite des armées napoléoniennes eu égard à leur grande infériorité numérique.

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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Jeu 21 Fév - 23:28

Ladite information notifiait le mérite des armées napoléoniennes eu égard à leur grande infériorité numérique. (Bicentenaire) ...

Cher Bicentenaire, votre petite phrase de conclusion résume à la perfection le côté exceptionnel de la Campagne de France de Napoléon, appellée également, et à juste titre, "Campagne de Champagne", puisque l'essentiel des opérations militaires s'est déroulé sur le sol champenois.

Cette extraordinaire Campagne a suscité l'admirations de générations entières d'Historiens et d'Ecrivains, laissant courir leur plume devenue alerte et élogieuse par le seul génie de l'Empereur et l'héroïsme de ses admirables Soldats ...
... Mais aussi l'admiration de toute l'Europe, celle-là même qui s'était coalisée contre le Grand Homme, avait eu l'honneteté de reconnaître, jusqu'à la postérité, ce Général exceptionnel que l'Empereur n'avait jamais cessé d'être !...

A ce propos, je pense qu'il n'est de meilleure preuve que la citation de certains Historiens militaires, pas forcément opposés à Napoléon, mais tout au moins, très "mesurés" lorsqu'il s'agit de reconnaître ses mérites ...

Dans ce registre, je pense à Hubert Camon, qui définit cette Campagne comme étant, je cite, "la plus admirable de l'Empereur ; à aucun moment Napoléon n'a été plus grand, et aucun Général n'a été aussi grand..."

Comme il parlait juste !

Ainsi, avec la Champagne pour théâtre d'actions de cette fabuleuse Epopée, le génie de Napoléon, associé au courage et à la vaillance de ses troupes, assureront une lutte âpre et brutale, sans toutefois les amener à une victoire décisive par l'inconvénient majeur d'une très grande disproportion des forces en présence ...

Et pourtant, j'aime à rêver que nul ne doit pouvoir nier que l'Aigle guerrier napoléonien sut voler dans ce funeste crépuscule avec tout autant de grâce et d'habileté qu'à l'aube de son premier envol ...

Mais revenons sur Terre, puisque la Campagne n'est pas terminée , même si après Montereau, toute une série de négociations ralentira le processus des activités militaires ...

Lorsque les combats reprendront, nous nous retrouverons dans l'Aisne, aux touts premiers jours du mois de Mars 1814 ...



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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Mer 27 Fév - 23:30

Les derniers jours de Février s'égrènent, avec, toujours cette obsession de poursuivre ... poursuivre l'ennemi, et en tout état de cause arriver avant lui ...
Renforcée d'un Corps russe, l'armée de Blücher se trouve maintenant toute proche de celle de Schwarzenberg ...

Se trouvant à Châtres, non loin de Mery, Napoléon se voit proposer une suspension d'armes de la part des Alliés !

Il n'en est pas question pour l'instant ... Demain, dira l'Empereur, j'enverrai un général à vos avant-postes pour négocier un armistice ...

Gagner du temps, était-ce là aussi le souci de l'Empereur ? Ou pensait-il au fond de lui-même qu'il valait mieux porter un coup rapide à cet ennemi si supérieur en nombre ?

Et pourquoi pas les deux hypothèses en même temps ? Combattre tout en négociant, cela s'était déjà vu ...

22 Février ... Dans la nuit l'ennemi a déserté Méry, après avoir fait sauter le pont ...
Le village incendié illumine l'obscurité ...

C'est là que Napoléon envoie le Général Flahaut Wink à Lusigny, afin de convenir d'un armistice ; mais les opérations se poursuivent dans le même temps ...

C'est le 24 Février que Napoléon entre dans Troyes, dans un enthousiasme délirant !...
Les habitaient se prosternent devant lui, baisent ses bottes, et embrassent les soldats, stupéfaits ...

Dans la nuit du 26 au 27, (donc la nuit dernière Wink ), Napoléon apprend la présence de Blücher à Sézanne ...
Ce dernier en a chassé Marmont et ses troupes, et fait route vers Paris !

Alors, évidemment, l'heure n'est plus aux armistices, car il faut à tout prix rattraper et écraser "le Prussien" ...

Et ce sont, à nouveau, des marches exténuantes entre les deux adversaires qui se trouveront, ainsi qu'en Saxe, constamment abattus et , chaque fois également, constamment relevés ...





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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Jeu 28 Fév - 19:56

C'est une bien belle évocation que vous nous retracez là, chère Joséphine. Cette campagne demeure une des plus belles de l'Empereur: la dent de l'envie n'y peut rien... Wink

Mieux secondé, il n'est pas douteux que le grand capitaine serait venu à bout de ses adversaires. salut
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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Ven 29 Fév - 1:31

Cher Bruno, votre amabilité m'honore, mais vous pourriez, bien mieux que moi encore, faire l'évocation de cette magnifique Campagne ... Wink

De Troyes au confluent de la Marne et de l'Ourcq, il y a une centaine de kilomètres, et c'est là que l'Empereur espérait surprendre Blücher ...

La proportion des Marie-Louise ne variait jamais de beaucoup, car depuis le départ de cette Campagne, les dépôts en acheminaient de nouveaux afin de remplacer les manquants...
Cette guerre , ils la ressentaient durement, et, depuis bientôt une semaine, ils avaient faim ...

Pourtant, ils ne défaillirent point, et portant leur courage aussi fièrement que leur fusil, ils continuaient à marcher, ficelant leurs souliers à leurs pieds, pour ne pas risquer de les perdre dans la boue des chemins ...

Troyes ... Jouarre ... Cent kilomètres parcourus en ... trois jours !

Et Napoléon, notre Grand Homme, toujours présent dans les moments les plus difficiles, par ses mots encouragentas lancés et répétés le long des colonnes de Soldats, avait su persuader ces derniers que la victoire finale n'était plus très lointaine ...

Alors que les troupes de Mortier et de Marmont avaient réussi à stopper la marche de l'Armée de Silésie sur Paris, l'aube du 1er Mars commençait à faire pâlir la dernière nuit de ce mois de Février ...




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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Sam 1 Mar - 17:06

... Le jour s'est levé ... Nous sommes le 1er Mars 1814 ...

Depuis un mois déjà, la Campagne de France nous fait vibrer d'émotions tour à tour positives et négatives ...
Mais au final, les victoires, sans être toujours décisives, l'emportent sur les défaites, et cela est bon pour le moral !

Sans doute devons-nous compter la toute première défaite de Napoléon à la date du 1er Février à la Rothière, par le fait de la réunion de deux armées ennemies ...

Mais comme nous l'avons vu, les Alliés qui se voyaient déjà à Paris sous peu, et qui criaient à la victoire, devaient bientôt perdre leurs illusions !

L'erreur funeste commise par eux fut , bien sûr, de ne pas rester groupés ...

Ainsi Blücher et son armée de Silésie faisait route le long de la Marne, pendant que Schwarzenberg et son armée de Bohême suivirent les rives de la Seine ...

Se tournant alors, tantôt vers les uns, tantôt vers les autres, Napoléon devait battre Autrichiens, Russes et Prussiens.

En lettres d'or, sur les drapeaux, on allait pouvoir broder "Montmirail", "Champaubert", "Vauchamps", "Montereau"...

Le 28 Février dernier, l'Empereur ignorait encore que la veille, à Bar-sur-Aube, Oudinot avait été vaincu par les Austro-Russes ; et, pour faire croire qu'ils étaient commandés par Napoléon en personne, les Soldats avaient crié "Vive l'Empereur" ...

Cette fois, pourtant, l'ennemi n'était pas dupe ...

A Châtillon, le Congrès avait été reporté au 10 Mars prochain, le temps de connaître les ultimes contre-propositions de l'Empereur.

En attendant, c'est ce 1er Mars 1814 qu'un traité allait être signé, en prélude à la Sainte Alliance, liant entre elles et pour vingt années les puissances ennemies de Napoléon, avec l'habituel concours des fiances de la perfide Albion ...

Ce même 1er Mars, Napoléon laissant à ses subordonnés le soin de résister à Schwarzenberg, s'élance à la poursuite de Blücher qui marche vers Paris ...

C'est alors que son élan se trouve brusquement interrompu ...

En effet, Blücher ayant pris la précaution de détruire les ponts avant de se retirer, l'Empereur ne peut traverser la Marne ...




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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Mar 4 Mar - 22:19

4 Mars 1814 ... Fismes.

A la réflexion de l'Empereur, malgré les revers subis sur l'Aube et la Seine, si Soissons eût pu rester entre les mains des Français, tout eût pu alors changer, et son génie, à nouveau, l'emporter glorieusement ...

Le projet de Napoléon était alors de se précipiter en Lorraine, après avoir détruit Blücher, pour y réunir cinquante mille hommes derrière Schwartzenberg qui se serait vu contraint à une retraite précipitée, tout en se trouvant talonné par Gérard, Oudinot et Macdonald ...

Là, apputé sur ses forteresses, au milieu de ses populations guerrières soulevées, il eût pu rallier quatre-vingt mille hommes, contre une arméee ennemie déconcertée et certainement en désordre ...

Il eût alors suffi d'un "coup de guerre" tel que Napoléon savait les ordonner, en artiste qu'il était, pour accéder à une paix victorieuse ...

Tel était le grand espoir qu'il nourrissait, avant que de faire le triste constat de cette désastreuse prise de Soissons !

C'est aussi la raison pour laquelle, ce 4 Mars, à la nouvelle de la capitulation de Moreau, son dépit atteignit une telle intensité, qu'ilk ordonna le jugement et l'exécution du général, en la place de Grèves ...

Mais comme beaucoup des colères impériales, celle-ci n'eût d'autre conséquence que la violence des mots, à peine prononcés que la clémence vînt à la rescousse, pour lui faire ordonner de laisser désobéir à l'ordre d'exécution ...

C'était à Fismes que l'Empereur connut tant de désappointements, causés notamment par la perte de Soissons, au milieu de cette France ravagée, et de la désorganisation des troupes générée par six marches forcées et inutiles ...
C'est là que notre malheureux Empereur venait de connaître son infortune ...

Et pourtant, n'étant pas Homme à courber la tête, il décida de poursuivre Blücher, de le ressaisir au-delà de l'Aisne ...

Dans cette dernière lutte contre le sort et contre l'ennemi, plus déterminé que jamais, et quelques sombres que pussent être ses pressentiments, il en appela au courage et à tout ce qui lui restait de forces ...

Et lorsque la fatigue trop intense lui causait quelque petits accidents de santé, rares dans cette courte campagne, l'Empereur réclamait un bain, ou simplement se coucher, tout en continuant à dicter ordres, décrets, instructions, et jusqu'aux articles de son Journal Officiel ...

C'est ainsi que, dans la nuit du 4 au 5 Mars (donc tout-à-l'heure Wink ), toujours à Fismes, Il voulut que le Moniteur se fasse l'écho des gémissements des provinces en proie à l'invasion ennemie, et Paris, des députations des villes spoliées.

Ainsi toute cette nuit du 4 au 5 Mars, se passa à dicter ces décrets, ces proclamtions pour exciter Paris, et des instructions à Macdonald, ainsi que des ordres de marche aux Corps qui l'entouraient ...






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ALEXANDRA

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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Mar 25 Mar - 18:56

Joséphine,

Votre récit est plein de vie! Non seulement nous sommes pris par l'action, mais il ressort de cette relation des faits une grande émotion!

Quand vous évoquez l'Empereur, le terme admiration me paraît beaucoup trop faible, sans force, sans saveur,...

Vous avez cette foi, cet allant, cet enthousiasme qui a mobilisé les centaines de milliers d'hommes qui ont combattu au sein de la Grande Armée...votre évocation nous permet d'entendre les milliers de poitrines hurler : "Vive l'Empereur!" avant de rentrer dans la mêlée.

Merci pour ce grand moment.

flower Salutations salut
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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   Mer 26 Mar - 12:51

On pourrait dire: "qui a cassé la forteresse de Soissons" ! C'est sûr que l'occasion a été perdu d'anéantir Blücher et ses reitres... Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: En cette fin Janvier 1814 ...   

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