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 PELET (Jean-Jacques-Germain, baron), général

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Jean-Yves
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MessageSujet: PELET (Jean-Jacques-Germain, baron), général   Mar 18 Mar - 23:31

Source : Dictionnaire des Contemporains, de G. Vappereau, 1861.
Né à Toulouse, le 15.07.1779, fut appelé, en 1800, au service militaire, entra dans le corps du génie,d evint lieutenant en 1802 et fut employé, en cette qualité, aux travaux de la carte et du dictionnaire topographique d'Italie. Il assista ensuite à la bataille d' Austerlitz,servit dans les calabres et en Pologne, et, devenu capitaine (1807), quitta le génie pour s'attacher entièrement au maréchal Masséna, qui le choisit pour son premier aide-de-camp. il l'accompagna en Autriche et sa belle conduite à Ebersberg lui valut le grade de chef de bataillon ; il se distingua également dans tous les combats qui suivirent, et surtout à celui de Znaïm (11.07.1809), où il fut chargé de diriger les troupes et de placer l'artillerie. En 1810, il se rendit en Portugal, prit part la plus active à toutes les affaires qui eurent lieu, et fut envoyé auprès de Napoléon pour rendre compte du résultat peu favorable de cette campagne qu'on lui imputait. Employé dans la grande armée de Russie, d'abord comme chef d'Etat-major d'infanterie, il se fit remarquer à l'attaque de Smolensk, aux bastilles de la Moscowa, et de Krasnoë, où il commandait le 48e de ligne ; pendant la retraite, il sauva les débris de plusieurs corps et conseilla au maréchal Ney de passer le Dniéper sur la glace afin de rejoindre l'Empereur à Oracha.
Nommé général de brigade le 12.04.1813, Pelet reçut le commandement de Dresde, puis celui des dépôts de l'armée, après la journée de Leipsick, où il avait été blessé, il fut chargé de l'arrière-garde jusqu'à Erfurt et passa dans la vieille garde comme adjudant-général des chasseurs à pieds. Il paya plus d'une fois de sa personne pour repousser l'invasion. En1815, il combattit à Charleroi, à Fleurus, défendit à Waterloo, le village de Plancenoit jusqu'à la nuit et soutint la retraite de l'armée. Mis en non-activité, il se retira à la campagne et s'y livrait à des travaux d'histoire lorsqu'en 1818, sur la demande du maréchal Gouvion-Saint-Cyr, il fut appelé au comité de défense du royaume, dont il fit partie jusqu'en 1821. Rendu à ses études stratégiques, il réunit les matériaux des mémoires qu'il préparait sur les conquêtes de Napoléon en Europe et en publia une partie sous le titre de : Mémoires sur la guerre de 1809 en Allemagne (1824-1826, 4 volumes in-8 et tableau). Un des fondateurs du Spectateur militaire, il donna à ce journal, entre autres articles, les Principales opérations de la campagne de 1813.
A la révolution de Juillet, Pelet se rallia à la nouvelle dynatie, commanda quelque temps l'ecole d'etat-major et fut nommé le même jour lieutenant-général et directeur du dépôt de la guerre (18.11.1830). L'année suivante, il vint siéger à la Chambre des Députés avec le mandat des électeurs de Toulouse, vota presque toujours avec l'opposition et demanda le rappel des membres de la famille impériale : lors de l'explosion de la machine infernale de Fieshi (1835), il fut atteint à la tête d'un projectile qui lui dénuda le crâne. Elevé, le 3.10.1837, à la dignité de pair, ilse fit remarquer à la Chambre Haute dans les discussions relatives aux questions militaires. membre du comité consultatif d'état-major en 1841, il passa, en 1845, par raison d'âge, dans la section de réserve ; mais il fut maintenu au dépôt de la guerre, qui lui doit de notables améliorations ; ce fut sous la direction que l'on entreprit les travaux de la Carte de Morée et de la belle Carte de France, qui n'est pas encore terminée, ainsi qu'un Précis historique des guerres de la Révolution.
Pelet, que ses capacités administratives firent conserver au ministère jusqu'en 1849, accepta le patronage de l'Union électorale pour remplacer M. Pilhes à l'Assemblée législative, comme représentant de l'Ariège (10.03.1850), et se rangea parmi les membres de la majorité. Après avoir figuré sur la seconde liste de la Commission consultative en 1851, il fut compris, au mois de janvier 1852, dans la création du Sénat. Grand officier de la Légion d'honneur en 1831, il a obtenu les insignes de grand-croix le 14.12.1849. En 1855, il fut appelé à faire partie de la nouvelle section de l'Académie des Sciences Morales et Politiques. Il décède le 20.12.1858.
Outre les ouvrages déjà cités, on a encore de lui : Sur la fortification de Paris (1841, in-Cool et l'édition des Mémoires militaires relatifs à la succession d'Espagne sous Louis XIV (Imp. roy. 1835-1848, 7 vol. in-4, atlas in-fol), laissés par le général de Vault.

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