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 Sieyès (Emmanuel-Joseph)

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Jean-Yves
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MessageSujet: Sieyès (Emmanuel-Joseph)   Dim 30 Mar - 21:23

Né en 1748 à Freyjus, mort à Paris en 1836. il entre dans les ordres ecclesisatiques et devient député du clergé aux Etats de Bretagne ; grand vicaire de Chartres en 174, commissaire à la chambre supérieure du clergé de France et aumonier des princes d'Orléans. Mais plus apte aux questions politiques qu'à la théologie, il étudie les philosophes et les économistes de préférence aux pères de l'Eglise. Lorsque Louis XVI eut annoncé l'ouverture des Etats-Généraux, Sieyès lança dans le public, pour l'éclairer sur le rôle futur et nécessaire de l'Assemblée, 3 brochures dont un surtout eut un grand retentissement. Elle lui avait été inspirée par le mot de Chamfort "Qu'est-ce que le Tiers-Etat ? Tout et rien !" Sieyès paraphrasa pour faire son titre "Qu'estce-que le Tiers-Etat ? tout ! Qu'a-t-il été jusqu'ici ? rien ! Que demande-t-il ? Devenir quelque chose !". ces pamphlets déclaraient la guerre aux classes privilégiées :"Branches stériles bonnes à couper" et se terminaient par : "Vous tenez votre noblesse de la conquête : Eh bien ! Le Tiers-Etat deviendra noble en conquérant à son tour".
(A suivre)

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Jean-Yves
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MessageSujet: Re: Sieyès (Emmanuel-Joseph)   Lun 31 Mar - 14:42

Quoique jouissant d'une grande considération dans l'assemblée, son peu de facilité à parler en public et le nuage métaphysique qui obscurcissait ses pensées l'empêchèrent d'exercer un grand ascendant. Un projet de constitution qu'il avait élaboré ne fut même pas discuté, titre "Préliminaires de la Constitution. reconnaissance et exposition raisonnée des droits de l'homme et du citoyen"(juillet 1789). Lors de l'établissement de la nouvelle constitution du clergé, les électeurs voulurent le nommer archevêque de Paris, mais il n'accepta point ce titre.
Après le défi porté par Mirabeau aux baïonnettes royales, sieyès conclut par ces paroles "Nous sommes aujourd'hui ce que nous étions hier : Délibérons !". Il fut avec Mirabeau, Barnave, Le chapelier, etc.. undes fondateurs du "Club Breton" devenu le "Club des jacobins". Appelé à la Convention, il vota la mort de Louis XVI (mais sans prononcer ce mot tant répété : "la mort sans phrases". Il présenta un projet de " Déclaration des droits de l'homme", un autre sur "L'Instruction publique" (tous les 2 refusés) car personne ne les a compris. Il combattit le véto royal tant absolu que suspensif :"C'est une lettre de cachet contre la volonté nationale". par contre, il fut l'un des promoteurs des Gardes Nationales, de la liberté de la presse, du jury en matière criminelle. Il conçut avec Thouret (le siège pratique" le plan de remaniement territorial et la division de la France en départements et en districts. Il eu t la présidence de l'Assemblée en juin 1790. Elu par plusieurs départements il opta pour la Sarthe. Après le 9 thermidor, membre du Comité de Salut Public, il eut une part aux négociations qui amenèrent les traités de Bale et la Haye (1795). Il obtint la réintégration de 73 députés exclus.
Adversaire déclaré de la constitution de l'an III, il refusa une place dans le directoire lors de sa création, mais il entra au conseil des Cinq-Cents où il fut très influent et le 18 Flréal an V il faillit être assassiné par un nommé Poule, ex-moine qui lui tira 2 coups de pistolets.
(A suivre)

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MessageSujet: Re: Sieyès (Emmanuel-Joseph)   Jeu 3 Avr - 14:58

Il se déclara au 18 fructidor (5.09.1797) contre les directeurs Carnot et Barthélémy et rédigea le décret de proscription contre 52 députés et les 2 directeurs. Envoyé en Ambassade à berlin en 1798, il fut reçu froidement en tant que révolutionnaire. Il accepte d'entrer au directoire à la place de Rewbell, le 16.5.1799.
Il se met à la tête des "modérés" en opposition avec "le Manège" dirigé par le ministre Bernadotte et le "club des Pourris" de Barras. Il mit Fouché à la police, fit fermer "le manège" et destitua Bernadotte.
Accusé ouvertement de vouloir rétablir la royauté au profit du duc de brunswick ou d'un prince d'Orléans, il songea alors sérieusement à renverser le pouvoir qu'il avait commencé à déconsidérer au 30 prairial "Plus de bavards, il faut à la france une tête et une épée!".
pensant d'abord à Joubert (mort à Novi) puis à Moreau (faible et discrédité, il refusa), il pressa le retour de bonaparte 'il lui avait envoyé l'ordre de revenir d'Egypte). Il prit une part essentielle au 18 brumaire et fut un des consuls provisoires, mais supplanté par Bonaparte, il se retira. Il reçut, en dédommagement, le titre de sénateur avec la belle terre de crosne et plus tard fut fait comte de l'Empire. En 1814, il adhéra par lettre à la déchéance de l'Empereur ce qui n'empêcha pas ce dernier de le nommer pair aux cent-jours (il refusa de siéger).
Exilé à la restauration, il alla s'installer à Bruxelles (1815) et n'en revint qu'en 1830. En 1832, il entra à l'Académie des sciences Morales.
Sieyès este nterré au Père lachaise dans une chapelle, 30e division, avenue des Acacias, 1ere ligne.
Sieyès furt peut-être le plus grand politique de son époque : Il fit comprendre toute l'importance du Tiers-Etat, prépara ou amena plusieurs des mesures les plusq importantes de la Révolution, la formation de l'Assemblée Nationale, La déclaration des Droits de l'homme, la nouvelle division territoriale qui fit disparaître la distinction des provinces et leurs privilèges. Il eut une grande part à la nouvelle institution adoptée après le 18 brumaire.
On cite de lui plusieurs mots remarquables, entre autres celui par lequel, il condamnait les suppressions sans indemnités que décrétait l'assemblée nationale : "Ils veulent être libres et ne savent pas être justes !"

Sources : Dictionnaire universel ; Dictionnaire populaire illustré

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