Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

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 Napoléon a réellement été assassiné

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mussard



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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Ven 30 Jan - 0:05

Citation :
Ne vous en déplaise, aucune preuve scientifique formelle n'a pu être apportée à ce propos.
Sinon le débat serait clos depuis belle lurette.
Ne vous en déplaise mais comme j'ai pu vous expliquer un certains nombre de fois cet empoisonnement n'est pas spécifique à son exil car une mèche de cheveux authentique de Napoléon datant de 1805 a été elle aussi expertisée et on a également retrouvé grâce à cette dernière le même taux d'arsenic que l'on retrouve sur une mèche de Napoléon datant elle de son exil.
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mussard



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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Ven 30 Jan - 0:37

Citation :
Vous reconnaissez vous-même qu'un sérieux doute subsiste et que la thèse de l'ulcère en tant que seule cause de la mort n'est pas aussi irréfutable que vous le prétendez !
Non je n'ai dit que c'était l'unique cause mais celle qui est responsable en très grande partie de sa mort et pas le taux d'arsenic .
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mussard



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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Ven 30 Jan - 0:41

Citation :
Ah ? Lequel ?
Si vous allez sur le lien que j'ai signalé, vous y lirez que trois rapports ont été établis par Antonmarchi, Read et Shortt,
C'est vrai que ce document m'a quelque peu troublé en effet on peut parlé de plusieurs rapports mais moi je parle du premier celui qui n'est pas un plagia des rapports des médecins anglais.
En bref celui qui est le plus fiable
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ThiNap
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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Ven 30 Jan - 1:30

Mussard a écrit:
Certes mais un médecin est un médecin pour avoir été diplômé de son statut de médecin il a un minimum de compétences pour pratiquer une autopsie.
Je n'ai pas dit ou laissé sous-entendre que Antonmarchi était incompétent, simplement comme il n'avait que peu pratiqué la médecine, je pense qu'il faut prendre avec une circonspection son rapport ...
à moins d'être médecin soi-même et de pouvoir déchiffrer et comprendre plus aisément le jargon médical, que vous admettrez peut-être aisément comme n'étant pas à la portée du commun des mortels.

Quoiqu'il en soit, sur ce site, vous pourrez lire
Citation :
Autopsie de Napoléon Instruments ayant servi à l'autopsie de Napoléon Ier

L'autopsie de Napoléon a donné lieu à un rapport officiel dit de Shortt-Arnott, qu'Antommarchi refusa de signer; à un contre-rapport de ce dernier remis à Bertrand et à Montholon et plus tard développé sous forme d'un livre; enfin à des notes de Henry, rédigées à la demande de Sir Hudson Lowe.
Les trois comptes rendus s'accordent sur la présence d'un squirrhe gastrique présentant une perforation circulaire, bouchée par le lobe gauche du foie; d'un certain degré d'hépatomégalie; d'adhérences pneuno-pleurales gauches et de petits calculs vésicaux.
Aucun des médecins présent ne connaissait l'ulcère gastro-duodénal et, encore moins, le tableau clinique de la perforation ulcéreuse. Ils conclurent donc avec un terme assez vague de "squirrhe de l'estomac", qui a généralement été interprété comme cancer.


Napoléon arsénié ou non est bien mort de complications générales, infectieuses et hémorragiques d'une perforation gastrique, telles sont les conclusions des cinq médecins co-auteurs de "Point-Final" sur les circonstances de la mort de Napoléon. Ils y rappellent les étapes évolutives de la maladie qui n'était pas encore traitée chirurgicalement et se terminait irrémédiablement par une autopsie.
A propos des maladies de Napoléon à Sainte-Hélène, on peut médicalement retenir:
- une lithiase vésiculaire (angiocholite),
- une colite chronique,
- une affection urologique,
- une affection pulmonaire,
- un cancer ou un ulcère de l'estomac.

Thierry Lentz, Directeur de la Fondation Napoléon le 26 novembre 2003, à Sao Paulo où s'est tenue une exposition consacrée à Napoléon, a déclaré: "Napoléon n'est pas mort empoisonné. Il était tuberculeux [sic], il avait un ulcère et surtout, il s'ennuyait. Il est mort d'ennui et de chagrin."

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ThiNap
- Un seul son de sa voix, un signe de ses yeux donnaient une secousse au monde. [Chateaubriand]
- Il n'y a d'immortalité que celle qu'on laisse dans l'esprit des hommes [Napoléon Ier]
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Percy
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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Ven 30 Jan - 2:05

Citation :
une mèche de cheveux authentique de Napoléon datant de 1805 a été elle aussi expertisée et on a également retrouvé grâce à cette dernière le même taux d'arsenic que l'on retrouve sur une mèche de Napoléon datant elle de son exil.

Je n'ai jamais prétendu le contraire !
Mais jusqu'ici, aucune explication rationnelle et irréfutable n'a pu être apprortée sur ce point précis.
Dès lors, toutes les hypothèses restent valables, y compris celle de l'empoisonnement.

Citation :
Non je n'ai dit que c'était l'unique cause mais celle qui est responsable en très grande partie de sa mort et pas le taux d'arsenic

Cela reste à démontrer !
Les différents rapports d'autopsie restent flous en adoptant l'expression "squirrhe de l'estomac".
Si l'ulcère de type cancéreux est indéniable, la présence d'arsenic en quantité anormale est encore inexpliquée à ce jour.
On ne peut donc conclure que la perforation gastrique est la seule cause du décès, ni à fortiori exclure un possible empoisonnement.
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mussard



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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Sam 31 Jan - 1:10

je suis complètement d'accord que ce terme reste flou mais il faut ajouter à cela que Napoléon était tuberculeux il a donc pu mourir de plusieurs maladies sans compter du fait qu'a rappeler thinap que l'empereur s'ennuyait terriblement .
En tout cas c'est une maladie et pas un empoisonnement .
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lieutenant legros

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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Sam 31 Jan - 1:22

Comme je l'ai rappelé plus haut, il y a beaucoup de manières de tuer un homme, l'ennui, la tristesse, la cruauté, la trahison, et si la maladie s'en mèle, ....
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mussard



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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Sam 31 Jan - 1:24

oui c'est vrai surtout pour napoléon qui avait un caractère bourré d'orgueil être cloîtré sur cette île devait l'affaiblir psychologiquement.
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lieutenant legros

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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Sam 31 Jan - 1:28

Tout à fait, et si les anglais ont fait ce choix, ce n'est pas par hasard. Ils l'avaient de toute façon envisagé pendant la période de l'ile d'Elbe, ce qui avait provoqué le départ précipité de l'Empereur.

Quand on s'abandonne, cela accroit l'effet de la maladie.
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mussard



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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Sam 31 Jan - 1:36

je suis tout à fait d'accord avec vous les Anglais ont eu ce malin plaisir à mettre Napoléon en plein milieu de l'Atlantique sud ... Mais comme j'ai déjà pu dire c'est sa maladie qui s'est aggravée sur l'île et pas l'empoisonnement qui y a débuté contrairement à ce que d'autres pensent...
Le climat c'est vrai y est également pour beaucoup il y est très possible d'attraper la tuberculose avec ce temps humide et qui passe du chaud au froid en un rien de temps .
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mussard



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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Sam 31 Jan - 1:38

oui parce-que comme vous le savez l'empereur était tuberculeux
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Sam 31 Jan - 11:51

......sunny ......


Pour faire une suite à l'article de M. Ben-Weider, mis en ligne par Jean-Yves, voici quelques informations complémentaires, détaillées de M. Sten Forshufvud, dentiste Suédois sur ses travaux d'histologie, pathologie et physiologie concernant le dossier " Napoléon a-t-il été empoisonné..? " Celui-ci a éxaminé cette hypothèse à travers l'optique toxicologique...Un crime odieux aurait-il été commis....?....il conclut par cette possibilité.
......Article repris par le Docteur Paul Ganière)

1er Chapitre...(Sources M. Sten Forshufvud...et...Docteur P.Ganière)

On connaissait déjà une bonne douzaine de diagnostics formulés par divers auteurs, tant français qu'étrangers, concernant la maladie mortelle de l'Empereur. A côté des classiques cancers ou ulcères de l'estomac, les plus communément admis, on avait cité, notamment, la dysenterie amibienne, l'hépatite tropicale, la tuberculose, la pleurésie, les hémorroïdes, la fièvre de Malte, le paludisme, le rhumatisme, l'épilepsie, une tumeur de la glande hypophyse, la goutte, la constipation.

Aujourd'hui, à cette liste déja impressionnante, on vient d'ajouter une hypothèse, que dis-je, une certitude...Napoléon n'a pas succombé à une maladie naturelle...il est mort empoisonné de la main du plus impitoyable des meurtriers !

A cette révélation sensationnelle, tous les curieux, tous les amateurs d'histoire, tous les napoléoniens dressent l'oreille. Voila qui boulverse les données traditionnelles, qui apporte un élément nouveau sur un sujet pourtant particulièrement étudié, depuis cent quarante ans (à la date de 1961), à tel point que l'on peut assurer qu'il n'existe, sans doute, aucun cadavre qui n'ait été, au cours des siècles, autant interrogé et disséqué que celui du prisonnier de Sainte-Hélène.

En réalité, l'éventualité d'un assassinat par le poison avait déjà avancée aussitôt aprés la mort de l'Empereur. Certains de ses partisans, animés de rancune la plus tenace à l'égard des Anglais, avaient, sans la moindre ambiguïté, déclaré que ses impitoyables geôliers, par haine ou par soucis d'économie,....l'entretien de l'éxilé et de la garnison chargée de le surveiller s'étaient, un jour, décidés à hâter sa fin.

Par manque d'arguments sérieux, et à l'exception de quelques fanatiques, l'accusation avait été abandonnée, et si l'on continuait souvent à dire, dans certains milieux, que Napoléon avait été "empoisonné", c'était par allusion au supplice moral de son interminable et inhumaine détention.

Les choses se présentent, désormais, tout autrement. Il ne s'agit plus d'un jugement porté sous le coup de la passion, mais d'une fort longue étude qui ne tend pas moins qu' "à démontrer" le meurtre, à en démonter le mécanisme, à découvrir le ou les coupables et, à déterminer les mobiles qui les ont poussés à agir avec une patience et froide résolution.

Voyons les faits. Un dentiste suédois, le docteur Sten Forshufvud, nous les expose dans un long ouvrage qui vient d'être traduit en français.

""""""Je meurs prématurement assassiné par l'oligarchie anglaise et son sicaire....""""" écrivait l'Empereur, dans les premières lignes de son testament, alors qu'il était en pleine possession de sa lucidité. Cette phrase, à laquelle on a eu grand tort de n'attacher, trop longtemps, qu'une signification politique, est, cependant, d'une extrême importance, et traduit la pensée profonde de son signataire.

Pour notre confrère, le proscrit de Sainte-Hélène savait parfaitement qu'il mourrait de la main d'un criminel. Il se trompait simplement en désignant les Anglais, et leur représentant dans l'île, le gouverneur sir Hudson Lowe. Le véritable meurtrier était tout autre....nous le découvrirons plus tard.

Passons sur les antécédents médicaux de Napoléon, avant sa déportation sur son rocher de l'Atlantique Sud, bien que tous les malaises qu'il a présentés au cours de l' "ère impériale", tant en 1805, 1809, 1812, pendant le séjour forcé à l'île d'Elbe ou pendant les Cent-Jours, sont tous révélateurs d'une intoxication par l'arsenic (on ne nous dit pas qui pourrait être le coupable).

A fait pourquoi l'arsenic ? parce que son maniement est facile pour qui sait l'employer, et, si l'on respecte certaines précautions, qu'il ne laisse pratiquement pas de traces (du moins pour les experts de l'époque). De plus, il existe, en France notamment, un véritable code de l'utilisation de l'arsenic à des fins criminelles, depuis que la trop célèbre marquise de Brinvilliers en a mis au point l'usage, avec un raffinement digne d'admiration.

C'est ce que l'auteur appelle "Le noble art de l'empoisonnement par l'arsenic", et qualifie parfois, sans mauvaises intentions n'en doutons pas, de "procédé français", ou d'empoisonnement "style Versailles", comme si cette sinistre découverte pouvait être portée à l'actif de notre pays.

Donc, l'Empereur, en dépit de ces assauts prémonitoires, et dont personne, jusqu'alors, n'avait décelé la véritable nature, arrive à Sainte-Hélène en bonne santé apparente. Les premières semaines de sa captivité se passent sans encombre. Les sympthômes révélateurs n'apparaîtront que plus tard, alors que le prisonnier sera déjà installé dans sa résidence de Longwood depuis quelques mois.

Dés lors, et jusqu'au 17 mars 1821, date où l'état de Napoléon devient si inquiétant que l'issue fatale ne peut faire de doute pour un observateur de bonne foi, toutes les indispositions présentées par le captif, tous les signes de défaillance de son organisme, toutes les constatations rapportées par les témoins, sont autant de manifestations d'une lente intoxication par l'arsenic.

L'Empereur présente-t-il, à quelque moment des troubles digestifs divers, hépatiques notamment, une pâleur anormale ou bien un teint "bilieux", a-t-il le nez qui coule ou des larmoiements, souffre-t-il de maux de tête, d'insomnie ou de somnolence, vomit-il ou, plus simplement se plaint-il de nausées, accuse-t-il des douleurs dans les articulations ou de la faiblesse dans les jambes, de la diarrhée ou de la constipation, des sueurs, de la frilosité, des crampes, des vertiges, de l'inapétence, une surdité passagère, des troubles du caractère ? Tout cela est dû à l'arsenic, et à l'arsenic seul, comme si le malheureux captif n'avait, tout au long de sa vie, jamais pu être atteint, comme le commun des mortels, d'une maladie naturelle, serait-ce d'un vulgaire rhume, d'une banale migraine ou de simples indigestions.

Il est vrai que la symptomatologie des désordres dus à l'absortion de l'arsenic est si longue et si variée, qu'il est bien difficile sinon impossible, si on y réfléchit quelque peu, de ne pas en trouver au moins quelques-uns, au cours de toute évolution morbide. Il y a de quoi en avoir froid dans le dos.

Tout au long d'explications parfois confuses et difficiles à suivre, le docteur Sten Forshufvud nous apprend que chacune de ses poussées correspond à une ou plusieurs prises de poison, cherche et découvre une raison justifiant leur administration précisément à cet instant. De la même façon, il trouve les motifs de l'arrêt de la funeste drogue, et des longues périodes, parfois même fort longues, de rémission, c'est à dire de cessation de l'intoxication.

Car, il y a des règles précises à suivre, si l'on veut parvenir à un résultat parfait, et demeurer insoupçonnable. L'assassin de Saint-Hélène n'en ignore aucune et s'y conforme même scrupuleusement. L'une d'elles....qui l'eût cru ?....consiste à avoir constamment un médecin au chevet de la victime, non pour en faire un complice, ce qui serait trop risqué, mais pour donner à l'affaire un apparent support scientifique.

Le malheureux praticien, aussi clair voyant soit-il, ne pourra suspecter l'empoisonnement, si celui-ci est pratiqué avec tout l'art souhaitable. Aussi, même et surtout s'il se sent débordé par les évènements, aura-t-il à coeur de formuler un diagnostic, de se déclarer fort inquiet pour l'avenir, de prescrire des remèdes.

Prescrire des remèdes ! C'est là, précisément que le meurtrier l'attend. Il a, en effet besoin que l'on recommande "certains" remèdes bien déterminés, au moment opportun, et il faut absolument que le médecin lui apporte alors son involontaire concours.

D'ailleurs l'élimination de plusieurs médecins, au cours des premières années de la captivité, n'a d'autre signification. L'assassin présumé s'est toujours habilement arrangé pour les faire renvoyer, parcequ'il ne parvenait pas à les décider à entrer inconsciemment dans son jeu.

C'est ainsi que les docteurs O'Meara et Stokoë qui n'étaient, ni l'un, ni l'autre, parvenus à faire admettre au malade la necessité de se prêter à une thérapeutique régulière, furent, bientôt, jugés inutiles et encombrants. Aussi furent-ils savamment compromis aux yeux des Anglais, et finalement chassés de Saint-Hélène.

Il ne restait alors qu'à leur chercher un successeur plus "compréhensif", tâche à laquelle le meurtrier ne cessa de s'employer.

Pourquoi cela ? Parce que l'arsenic administré jusqu'à la dose mortelle, laisserait des traces, en particulier sur la muqueuse de l'estomac, traces qui, à l'autopsie, se révéleraient particulièrement accusatrices. Aussi le criminel doit-il s'employer, au dernier stade de son forfait, à remplacer le poison habituel par de l'antimoine ou du mercure, qui termineront son oeuvre de façon beaucoup plus discrète.

......A.....Suivre....(Bienfaisant Antimoine)....

salut

_________________
" Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter "   (Sagesse Chinoise).

Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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mussard



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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Dim 1 Fév - 0:35

merci de nous éclairer avec les recherches de ce dentiste suédois j'attends impatiemment la suite
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Percy
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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Dim 1 Fév - 3:58

Ennui, maladie héréditaire, tuberculose, climat malsain de l'île,... tout cela est fort bien.
Mais on pourra dire et écrire ce qu'on voudra, la présence d'un taux élevé d'arsenic endogène dans les cheveux de Napoléon suppose que celui-ci en a fait consommation à une époque de sa vie.
Celle-ci était-elle volontaire (l'arsenic étant présent dans nombre de substances médicamenteuses) ou non, là réside toute la question.
On peut en tout cas supposer que cette ingestion a dû hâter le décès.
Seules des analyses plus poussées sur l'ADN pourront permettre de clore le débat.


Dernière édition par Percy le Dim 1 Fév - 16:22, édité 1 fois
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Re : Napoléon a réellement été assassiné   Dim 1 Fév - 11:17

.....sunny ......

2ième et dernier Chapitre.....(Sources M. Sten Forshufvud...et...Docteur P.Ganière)


Bienfaisant Antimoine....

Or, de l'antimoine, Napoléon en absorba en mars 1821, sur recommandation de son médecin Antommarchi, sous la forme d'émétique. Faut-il s'en étonner ? Nullement. L'émétique, qui n'est autre que du tartrate de potasse et d'antimoine, était considéré, à l'époque, comme un médicament actif, dans maintes manifestations digestives, et universellement connu.

En le prescrivant dans les circonstances présentes, Antommarchi était certainement convaincu de faire son devoir. Sten Forshufvud le reconnait, mais insiste sur le fait que son intervention n'en faisait pas moins admirablement l'affaire du coupable.

Première coïncidence, pour le moins troublante. Il en est une autre, celle-ci décisive. Après l'antimoine, il fallait, pour mener le crime à son terme, administrer au patient une forte quantité de calomel qui, grâce à la science consommée du criminel, se tranformerait dans l'organisme, en poison violent et sans appel. Ce qui fut fait.

En effet, deux jours avant sa mort, deux médecins anglais, les docteurs Shortt et Mitchell, appelés en consultation par leur compatriote, Arnott, et par le médecin français, de l'Empereur, Antommarchi, prescrivent comme par enchantement, du calomel. Ce remède, qui n'est autre que du chlorure mercureux, peut, sous l'action de certaines substances, notamment l'acide cyanhydrique, donner naissance à un toxique particulièrement actif, le cyanure de mercure.

Or, il n'est pas facile de se procurer de l'acide cyanhydrique, mais l'assassin est trop averti pour ne pas avoir pris les devants. Il sait que les amandes amères en contiennent une quantité suffisante, et qu'il existe une boisson, l'orgeat, dans la composition de laquelle ces fruits entrent fort à propos.

Aussi, depuis quelques temps, en prévision d'une prescription jugée inévitable de calomel, il a amené l'Empereur à remplacer son habituelle eau de réglisse, par de l'orgeat, pour lequel le malade n'avait jamais manifesté de goût particulier.

Malheureusement, il n'y avait pas d'amandes amères à Sainte-Hélène, et il avait fallu se contenter, tout d'abord, d'amandes douces qui, elles, ne libèrent pas le terrible acide. Qu'à cela ne tienne. Le docteur Sten Forshufvud pense qu'elles avaient été avantageusement remplacées par des noyaux de pêches, si bien que la réaction ne pouvait manquer de se produire.

Tout se passa comme prévu. Le calomel, refusé par l'Empereur, fut administré à son insu. L'orgeat accomplit son oeuvre et, à l'heure dite, Napoléon succomba à une massive intoxication mercurielle. Mieux encore, le cyanure de mercure avait provoqué une telle corrosion de l'estomac que l'on pouvait, lors de l'ouverture du cadavre, fort justement penser que le malade avait été terrassé par une lésion organique de la dernière gravité.

On croit lire un véritable roman policier, et assister, tout au long du livre, au déroulement de ce que l'auteur appelle, lui-même, un ""crime parfait"". On ne comprend pourtant pas très bien pourquoi, pendant cette interminable captivité, l'assassin de l'Empereur s'est ingénié, périodiquement à intoxiquer presque tous les compagnons de l'Empereur.

A l'en croire, successivement Las Cases, son fils Emmanuel, Gourgaud, le maître d'hôtel Cipriani (qui devait en mourir parce que, nous dit Sten Forshufvud, la confiance en laquelle le tenait l'Empereur le rendait particulièrement gênant), le valet de chambre Marchand, les serviteurs Noverraz et Gentilini, les cuisiniers Lepage et Chancelier, le grand maréchal Bertrand et son épouse, la femme même du criminel désigné, à l'exception bien entendu de ce dernier, furent, plus ou moins profondément, plus ou moins longtemps soumis à l'action de l'impitoyable poison, ce qui donnerait à penser d'une part, qu'il en existait à Sainte-Hélène une inépuisable provision, d'autre part, que l'on avait affaire à un véritable maniaque de l'arsenic.

Cette question, pourtant n'embarrasse pas notre auteur. Toutes ces manoeuvres qui, par leur répartition et leur multiplication, devait rendre suspect le seul personnage dont la santé demeurait parfaite, n'avait d'autre but, selon lui, que de faire croire à une sorte de maladie locale à laquelle on ne pouvait échapper qu'en demandant son rapatriement. Ainsi, le criminel était assuré de demeurer seul, libre de ses actions, et à l'abri de tous les regards indiscrets. Quel souci du détail, et quelle minutie dans la perfection !

Quoi qu'il en soit, rien n'ayant été fait à la légère, aucune fausse manoeuvre n'étant venue s'interposer à la bonne marche de l'opération. L'Empereur est mort exactement comme on voulait qu'il mourût, et tout donnera à penser aux générations futures qu'il a succombé à une maladie organique de l'estomac. Mais il ne s'agit là que des faces du problème. Il se pose alors une question d'extrême importance...." Qui " suggéré un tel forfait, et qui l'a exécuté avec cette incomparable maîtrise ?

Le Coupable ?

La réponse paraît facile. Les investigateurs, ce ne sont pas les Anglais qui, au contraire, détenaient, en la personne de Napoléon, un précieux otage, dont ils pouvaient se servir comme d'un épouvantail pour influencer leur politique continentale. D'ailleurs, l'eussent-ils voulu, ils ne disposaient pas, à Longwood, d'agent leur permettant de mettre, en admettant que l'idée leur en soit venue, un semblable projet à exécution.

Les coupables se sont les Bourbons qui, malgré l'éloignement et le temps, redoutaient toujours, et même de plus en plus, le prestige de Napoléon. Il fallait donc le faire disparaître, et leur représentant à longwood se trouvait ainsi "télécommandé" depuis les Tuileries. Qui pouvait-il être ?

Sten Forshufvud procède par élémination. Il fallait que ce fût un homme sûr, aux nerfs solides, fortement intéressé à l'affaire. Il fallait ainsi qu'il fût dans l'intimité du malade, dans sa confiance même, souvent seul avec lui, en un mot, libre de ses mouvements et apparemment insoupçonnable.

Par élimination, Sten Forshufvud retient quatre noms. Marchand, Montholon, Siant-Denis, Noverraz, puis un seul qu'il désigne parfois sans retenue, dont il se retient, le plus souvent, de citer le nom mais dont l'identité ne peut tromper personne. D'ailleurs, la question que se posent, en pareille circonstance, tous les criminologistes du monde...." A qui profite le crime ? ", suffit à le dévoiler, dit-il.

Or, Saint-Denis et Noverraz pouvaient être éliminés ayant des fonctions trop subalternes et des connaissances insuffisantes pour leur permettre de mener à bien une aussi longue et macabre opération. Quant à Marchand, son honnêteté et son dévouement sont au-dessus de tout soupçon. Il resterait donc le comte de Montholon. Le testament de Napoléon l'a sans doute grandement avantagé....ce qui récompensait sa méritoire persévérance au cours de la longue captivité de l'Empereur, mais il demeure impossible d'admettre que cet homme léger et pas absolument désintéressé ait pu être accusé d'un crime aussi monstreux. Tous ceux qui ont sérieusement étudié l'exil de Sainte-Hélène partagent certainement cette opinion.

Le docteur Sten Forshufvud termine son exposé par la publication d'un rapport de laboratoire de toxicologie Ecossais concernant l'examen d'une mèche de cheveux ayant été sans la moindre discussion possible, prélevée sur l'Empereur durant les derniers temps de sa vie. Or ces cheveux contiennent une dose d'arsenic, qui pourrait traduire une imprégnation anormale de l'organisme. Malheureusement une seule expertise de ce genre ne peut être considérée comme suffisante pour constituer, devant les hommes et devant l'histoire, une preuve formelle et indiscutable.

Dans ces conditions, que conclure ? Peut-être, tout simplement, qu'il est fort difficile de vouloir à tout prix bouleverser des idées admises.

Bien sur, il existe une mode, en Histoire comme en toutes choses. Cette mode veut que l'on accepte jamais, ou presque, ce que l'on nous a appris, et que l'on découvre sans cesse du nouveau. En ce qui concerne la mort de l'Empereur, il est bien évident que les mémoriaux parvenus jusqu'à nous, les procés-verbaux de son autopsie, les témoignages de toutes provenances, sont trop vaguent, imprécis, voire même contradictoires.

Cete confusion est, sans aucun doute à l'origine des muiltiples hypothèses émises depuis sa mort, et a permis ces innombrables diagnostics auxquels nous faisions, tout à l'heure allusion. Mais il convient de ne pas oublier que ces textes ont été rédigés à une époque où l'on ne possédait pas comme aujourd'hui, le goût de l'exactitude, par des hommes qui n'étaient pas préparés à ce genre de littérature, et qu'ils répondaient davantage à un besoin de se raconter que d'instruire.

PS.....Dans une récente communication (à la date de Février 1962)....de presse, le docteur Sten Forshufvud déclare que la seule preuve pouvant permettre d'affirmer, sans discussion possible, l'empoisonnement de Napoléon par l'arsenic, serait de procéder à un examen de sa dépouille et, par conséquent, de procéder à une exhumation. Comme le déclare le Professeur Henri Griffon, la poursuite de la vérité historique et scientifique constituera-t-elle un " levier assez puissant pour lever la lourde dale de porphyre rouge, protectrice du dernier sommeil de celui qui fut l'Empereur des Français " ?....Il est permis d'en douter.

......FIN.....

salut

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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   Dim 1 Fév - 16:26

Citation :
le docteur Sten Forshufvud déclare que la seule preuve pouvant permettre d'affirmer, sans discussion possible, l'empoisonnement de Napoléon par l'arsenic, serait de procéder à un examen de sa dépouille et, par conséquent, de procéder à une exhumation

Quel que soit le bout par lequel on examine le problème, on en vient toujours à la même conclusion !
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MessageSujet: Re: Napoléon a réellement été assassiné   

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Napoléon a réellement été assassiné
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