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 MERLE (Pierre) Comte et Général de division

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CapitaineCOIGNET

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Localisation : Vierzon (CHER)
Date d'inscription : 29/10/2007

MessageSujet: MERLE (Pierre) Comte et Général de division   Sam 24 Mai - 9:11

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET – APN


MERLE (Pierre-Hugues-Victor)
(1766 - 1830)


Comte de l’Empire
Général de division
Grand Officier de la Légion d’honneur


Né le 26 août 1766, à Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais)
Domicilié à Marseille en 1822.
Décédé le 5 décembre 1830, à Marseille (Bouches-du-Rhône)

Etat des services :
Entré très jeune au service au régiment de Foix, 4 mai 1781, régiment devenu par la suite 53è de ligne.
Sollicite son congé à la date du 4 septembre 1782.
Entré au régiment angoumois, 14 décembre 1784, régiment devenu par la suite 80è de ligne.
Caporal de fusilier, 1er avril 1789.
Caporal-fourrier, 26 février 1789.
Sergent-major, 18 avril 1791.
Sous-lieutenant, 19 juin 1792.
Lieutenant, 24 octobre 1792.
Capitaine, 1er mai 1793, à la tête d’une compagnie d’artilleurs.
Commandant du fort de Socoa, en 1793.
Chef de bataillon d’artillerie 1er octobre 1793.
Général de brigade, 25 germinal an II (14 avril 1794)
Employé à la 8è division militaire, 22 vendémiaire an V

Fut mis en arrestation au Temple en 1798, pour avoir refusé de fusiller des Vendéens que ses troupes avaient faits prisonniers au château de Saint-Mervin, en Anjou.
On le traduisit ensuite à une Commission militaire séant à Marseille, et dont la composition pouvait lui donner des craintes ; mais, par le concours de quelques amis dévoués et la noble fermeté avec laquelle il défendit sa cause, il parvint honorablement à être acquitté.

Remis en activité par le gouvernement consulaire, il passa au commandement de Turin.
Gouverneur de la ville de Braunau, 8 brumaire an XIV.
Général de division, 26 décembre 1805, nommé par l’Empereur après s’être fait remarqué à la bataille d’Austerlitz, 2 décembre 1805.
Employé au corps d’observation des Côtes de l’Océan, 8 juin 1808
Mis en disponibilité à la date du 24 novembre 1811.
Rappelé au service, 26 avril 1812, chargé du commandement de la 3è division de réserve destinée pour la campagne de Russie.
Commandant de la 25è division militaire, à Maëstricht, en 1814.

Se prononça pour la cause des Bourbons en 1814, il envoya son adhésion au gouvernement provisoire et celle de ses troupes, aux arrêtés pris en faveur du roi.
Inspecteur général de la gendarmerie, dès le mois de juillet 1814.
Accompagna en mars 1815, le duc d’Angoulême dans le midi, et concourut, avec le général Vogué, qui lui avait été adjoint, aux opérations de guerre de ce prince, qui l’avait chargé de la défense importante du Pont-Saint-Esprit. La pénurie des moyens, la défection de la majeure partie de l’armée royale et l’approche de l’Empereur, dont le nombre grossissait chaque jour de toutes parts, ayant, bientôt après, rendu indispensable l’évacuation de cette place, le général Merle en instruisit le roi, ainsi que du mouvement qu’il allait faire sur Montdragon, parce que la défection du général Gilly ne lui permettait plus de se remettre en communication. Il laissa cependant le général Vogué à la garde du pont avec 150 gardes nationaux, qui l’abandonnèrent presque aussitôt.

En 1816, il a sollicité et obtenu sa mise en retraite, étant bénéficiaire d’une pension de 6000 francs.


Campagne et actions d’éclat :
1792 à 1794 : A l’armée des Pyrénées Orientales et à l’armée d’Espagne, sous les ordres du général Moncey.

9 août 1794 - (22 thermidor an II) : Il s’empara de deux escadrons de hussards de la ville de Tolosa, défendue par 8.000 Espagnols.
Reçoit des éloges, dans plusieurs rapports officiels le concernant sur des opérations militaires, en particulier sur les affaires des 5 et 6 octobre 1794, où à la tête d’une colonne, il chassa l’ennemi d’une position formidable et inexpugnable.

1795: A l’armée de Vendée.

11 nivôse an IV : A l’armée des Côtes de l’Océan.

23 messidor an IV : A l’armée des Alpes.

1805 : A la Grande Armée d’Allemagne.
Il se fit remarquer par son courage et ses talents, surtout à la bataille d’Austerlitz, 2 décembre 1805.

1808 : A l’armée d’Espagne.
Dès son arrivée en Espagne, il se signala par la prise de Valladolid, qui se rendit au mois de juin 1808, après une action très meurtrière. Il se porta ensuite sur Santander ; contribua le 14 août 1808, au succès du combat de Medina-del-Rio-Seco.

15 janvier 1809 : Conjointement avec le général Mermet, il culbuta sur les hauteurs de Villaboa les Anglais qui s’en étaient emparés, après leur débarquement à la Corogne.

5 juillet 1810 : Chargé par le général Rainier, d’une expédition dans les montagnes de Xérès, en Extremadura, il y rencontra, près de Sliva-Tierra, l’avant-garde espagnole, forte de 8.000 hommes de nouveaux renforts : il les battit et les dispersa totalement.

1812 : En Russie.
Employé à l’armée qui marche sur la Dwina.
Chargé le 19 août 1812, de couvrir, avec sa division, le front de la place de Polotsk, et de la protéger contre le corps d’armée du général Wittgenstein.
A la tête des Suisses et des Croates qu’il commandait, le général Merle repoussa victorieusement le général russe, qu’il battit encore complètement, lors de la retraite de l’armée française, et malgré la supériorité numérique des ennemis. Forcé néanmoins par les circonstances, d’abandonner Polotsk, le général Merle réussit à évacuer avec tous les bagages et plus de 140 pièces d’artillerie, en présence de forces très supérieures et malgré des attaques tellement multipliées jusqu’à deux heures du matin, que cette affaire nocturne reçut des soldats le nom de « nuit infernale ».
Il ramena le reste de sa division ainsi certains débris de la Grande Armée jusqu’en Pologne.

Blessures :
- Couvert de contusions multiples – A eut deux chevaux tués sous lui, à la bataille d’Austerlitz, 2 décembre 1805.
- Durant les différentes affaires de la guerre d’Espagne, en 1808, a eut trois chevaux tués sous lui.
- Reçoit une blessure grave à O'porto, 29 mars 1809.
- A eut le bras droit fracassé par un coup de canon à mitraille, à la fameuse affaire de Busaco, au Portugal, 27 septembre 1810.

Décorations :
Membre de la Légion d’honneur, par décret du Premier Consul du 19 frimaire an XII
Commandant de la Légion d’honneur par décret du Premier Consul du 25 prairial an XII (14 juin 1804)
Grand Officier de la Légion d’honneur par décret impérial du 4 septembre 1808.
Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, en 1814.

Titre :
Baron de l’Empire, par décret impérial du 15 septembre 1809.

Mention :
Son nom est gravé sur le pilier ouest de l’arc de triomphe de l’Etoile, à Paris (Seine)
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rémy Godbert
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MessageSujet: portrait du général Merle   Mar 17 Nov - 20:33

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