Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

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 Espionnage 1803-1812.

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Espionnage 1803-1812.   Ven 30 Mai - 11:50

....... sunny .....Sources Article de...... Alain Montarras..


Pendant neuf ans 1803 - 1812, un certain Michel Michel, employé au bureau de l'administration de la guerre de Napoléon, réussit à vendre des secrets militaires à la Russie. Le Tsar Alexandre sut en profiter, s'armer en conséquence et, qui sait, peut-être faire échouer la Campagne de Russie.

En lisant le Journal de l'Empire le 2 Mai 1812, les Parisiens apprirent l'épilogue d'une affaire d'espionnage que la cour d'assises de la Seine avait eu à juger trois semaines auparavant.

Si la puissance étrangère en cause n'était pas citée dans cet entrefilet, elle était largement apparue tout au long du procès. Il s'agissait de la Russie. L'opinion publique, pauvrement informée, ne pouvait y voir que des indices de détérioration des relations entre la France et la Russie, et la marche vers une nouvelle guerre.

Le confilt éclatera en effet peu aprés, lorsque la Grande armée commencera le 24 juin, le franchissement du Niémen. Le traité de Tilsit de paix et d'alliance qui avait suivi la victoire de Napoléon à Friedland en Juillet 1807, avait pourtant semblé sceller une reconciliation entre les deux pays. Mais Napoléon avait rapidement senti que l'appui Russe ne lui était pas vraiment acquis.

Engagé à partir du printemps 1808 dans la désastreuse guerre d'Espagne et inquiété par l'attitude de l'Autriche, il avait tenté de revivifier l'alliance Russe lors de l'entrevue d'Erfurt. Le Tsar y avait joué la comédie de l'amitié. On connait l'anectdote de la représentation de "L'Oedipe" de Voltaire. Assis à côté de l'Empereur il avait pris sa main lorsqu'il avait entendu Talma déclamer "L'amitié d'un grand homme est un bienfait des dieux" malgré ce geste théâtral ce n'est que du bout des lèvres que Napoléon avait obtenu la promesse d'une intervention Russe aux côtés de la France dans un éventuel conflit avec l'Autriche.

A Suivre.......

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Ven 30 Mai - 17:22

Tres interessante. Merci et flower . J'attends avec impatience Votre "...a suivre..."
Amicalement et salut
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Percy
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Ven 30 Mai - 21:41

L'entrevue de Tilsit fut un jeu de dupes dont l'Empereur fut la principale victime.
Pour le Tsar, l'or anglais allait s'avérer plus séduisant que l'amitié du grand homme qu'il appelait pourtant alors son frère... cosaque
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812   Ven 30 Mai - 22:27

........ sunny

Suite du précédent chapitre....(Article...de Alain Montarras).


Effectivement en 1809, l'appui Russe sera symbolique et bien lent à se manifester. Ce qui n'empêchera pas la Grande Armée de l'emporter à Wagram. A cette bataille assistait, auprés de Napoléon, le colonel des chevaliers-gardes Tchernitchef, aide de camp du Tsar.

Cet officier avait été appelé à différentes reprises à venir à Paris, après Tilsit, pour transmettre à Napoléon des communications de son maître. A partir de 1809 son rôle s'affirme. Il fait de très fréquents et rapides allers-retours entre Paris et Saint-Pétersbourg, ce qui le fera surnommer le "Postillon de l'Europe".

Bien que ne relevant pas de l'autorité de l'ambassadeur Russe, le Prince Kourakine, il était en rapport constant avec lui, et logeait d'ailleurs à proximité de l'ambassade. Celle-ci était à l'époque installée dans l'hôtel Thelusson du nom du financier genevois qui l'avait fait construire en 1780 par l'architecte Ledoux. Son emplacement correspondrait aux actuels numéros 31/33 de la rue Lafayette.

Napoléon qui cherchait à maintenir Alexandre dans "l'esprit de Tilsit", entendait que l'aide de camp se trouvât à Paris dans une atmosphère d'amitié et de confiance. Aussi était-il reçu dans tous les salons Parisiens dont il était devenu la coqueluche. Agé de trente-deux ans, bel homme à la taille bien prise, parlant parfaitement le Français, appris de son précepteur un abbé émigré, il étendit sans difficultés ses relations politiques et Mondaine. Séducteur, on a dit qu'au nombre de ses bonnes fortunes avait figuré la belle Pauline Bonaparte, Princesse Borghèse.

Son nom n'apparaissait dans les bulletins quotidiens de la police générale qu'à la rubrique de la vie mondaine des ambassades, ou pour mentionner ses déplacements.

A l'automne 1810 ayant fait savoir, chose curieuse, qu'il cherchait un répétiteur de mathématiques, il fut mis en rapport, par un ami, avec un nommé Soulet qui vivotait en donnant des leçons, par-ci par-là.

Employé par le comité de sûreté générale de la Convention, écarté de cet emploi après l'assassinat de Marat, son protecteur, Soulet, inquiété pendant la réaction thermidorienne, était devenu un informateur intermittent des services de la Sûreté sous le Consulat et l'Empire, caressant toujours le rêve de devenir fonctionnaire de police.

Tchernitchef le rencontra et l'agréa comme répétiteur. Mais comme le rapporte Savary ministre de la Police Générale, dans ses mémoires, l'officier Russe chercha bientôt à connaître ses relations et lui demanda s'il y avait parmi elles des gens travaillant au Ministère de la Guerre......


A .....Suivre.....

salut

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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Sam 31 Mai - 16:49

Merci - flower
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Sam 31 Mai - 18:51

......... sunny ......Bonsoir Chère Maria Joanna.....

Suite....des deux précédents chapitres......(Sources A. Montarras).


A la Police générale, à laquelle Soulet rendit compte des propos de Tchernitchef on l'engagea à continuer à le voir, et à chercher à se procurer, par lui même, des documents militaires. Ayant précisément un ami travaillant dans les bureaux de la guerre, il obtint des états de troupes qu'il vint remettre à la police pour décision.

En attendant il retourna chez l'aide de camp qui fit mine de douter de sa bonne foi et l'accusa d'être un agent de la police. Ce n'était qu'une épreuve, que Soulet subit à la satisfaction de Tchernitchef, qui lui dicta alors la liste des questions qui l'intéressaient. Il relut les notes et les compléta de sa main en y ajoutant quelques mots.

Aussitôt Soulet se rendit chez Savary avec cette pièce. L'Empereur fut informé du comportement de l'officier russe, et se montra d'abord incrédule. Il dut se rendre à l'évidence lorsque lui fut montré le papier, mais décida qu'aucune mesure ne serait prise pour ne pas gêner les discussions en cours avec Alexandre.

L'aide de camp serait provisoirement éloigné de Paris. Il aurait une lettre à porter à son maître. Ce qui se fit au mois de décembre. Le mois de janvier le vit de retour à Paris, porteur d'un message d'Alexandre. Napoléon le reçut longuement et, presque paternellement, glissa dans la conversation qu'il n'ignorait pas sa recherche de renseignements militaires, qu'il avait d'ailleurs vu un billet avec des annotations de sa main, et il lui conseilla de renoncer à de telles activités honteuses, sinon il ne pourrait plus le recevoir.

La sauvegarde du climat d'alliance quasi fraternelle avec Alexandre était essentiel à ses yeux, car il n'écartait pas la possibilité d'un maintien de la paix. Cependant il considérait plus probable un conflit armé, qu'il entrevoyait pour le printemps de 1812, et il commençait à s'y préparer.

Lorsque Soulet se représenta chez Tchernitchef porteur des documents rendus par la police, après rectifications, il fut, on s'en doute, très mal reçu...."Qui a dit à l'Empereur que je voulais avoir les secrets du gouvernement, lui lança-t-il....Qui est-ce qui a dit à l'Empereur que j'avais mêlé mon écriture avec la vôtre ?.....Si je n'étais pas doux de mon naturel comme je le suis, je vous jetterais par la fenêtre...." Ce sont les termes qu'emploiera Soulet, le 20 décembre 1813 dans une lettre adressée au ministre de la Police pour lui demander une pension en rappelant le rôle qu'il avait joué dans cette affaire.

Aprés cette alerte, l'officier russe s'était, semble-t-il, mis quelque peu en sommeil, il avait eu, d'ailleurs, à effectuer un autre voyage en russie.

Fort mécontent, Savary le vit revenir le 10 avril 1811. Etant donné les consignes de l'Empereur il ne disposait que d'une faible marge de manoeuvre pour tenter de contrôler ses activités. Il cru pouvoir embarrasser Tchernitchef en faisant, ou en laissant, publier dans le Journal de l'Empire un article le ridiculisant, sans toutefois le citer nommément.

L'initiative ne fut pas du goût de l'Empereur qui pria son ministre de ne plus s'occuper de lui. Tenace, Savary pria le commissaire du quatier où il résidait de tenter de le surveiller. Un agent de police s'en fut loger à l'hôtel d'Anvers, 4, rue Taitbout, où résidait Tchernitchef avec deux domestiques. Ces derniers démasquèrent vite le policier et leur maître eut beau jeu d'aller se plaindre auprès de Maret, ministre des relations extérieures.......


....A......Suivre....


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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Dim 1 Juin - 8:31

......... sunny ....Bonjour....!!!

Suite des précédents chapitres....(Sources Alain Montarras).

Napoléon réitéra au ministre de la Police son ordre précédent en lui précisant qu'il avait déjà chargé Maret de surveiller l'envoyé russe. Cette mission constituait d'autant plus un empiétement sur les responsabilités de Savary que de Maret, pour le mener à bien, avait dû demander au Préfet de Police Pasquier de mettre à sa disposition un officier de paix. Savary l'avait ignoré, et Pasquier s'était bien gardé de lui en faire part.

Les préparatifs militaires se poursuivaient en 1812. C'est à ce moment qu'une opération de Savary apporta la preuve éclatante des activités d'espionnage de Tchernitchef.

Un agent du ministre de la Police réussit en effet à mettre la main sur un courrier de l'officier, daté du 20 avril 1812, qui comprenait un état de situation de tous les corps d'armée en Allemagne, un travail sur les corps de l'artillerie, du génie, des sapeurs, et d'autres documents encore.

La présence de Tchernitchef à Paris constituait un réel danger. Napoléon ne pouvait plus ne pas l'admettre. Il décida de l'éloigner définitivement, en évitant encore l'inciident. Il eut un entretien avec lui le 25 février sur les possibilités de sauvegarde de la paix. Il parla des préparatifs militaires français, et ce d'autant plus aisément qu'il savait que Saint-Pétersbourg les connaîtrait vite, mais en ajoutant que cela ne signifiait pas forcément la guerre. Enfin il exprima le regret que son interlocuteur n'ait pas été muni de pouvoirs de négociations et ajouta qu'il avait bien compris qu'il était surtout venu à Paris "Pour les renseignements militaires".

Tchernitchef sentit cette fois qu'il été démasqué. Si la guerre se déclenchait pendant qu'il était encore là il serait gardé prisonnier. Sa décision fut vite prise. Rentré à son hôtel il détruisit tous ses papiers et quitta Paris le 26 février au soir.

Aussitôt l'officier de paix qui le surveillait entrepris une minutieuse visite de son logement. La cheminée était remplie de cendres. Pour y chercher d'éventuels débris de papier non entièrement détruits, il s'accroupit, et poussa, ce faisant, le bord d'un tapis, devant la cheminée. Un billet en dépassait. Il s'en empara et put lire le court texte qu'il contenait : "M. le comte vous m'accablez de vos sollicitations. Il est dix heures. Je quitte ma plume pour avoir la situation de la Grande Armée en Allemagne, en résumé, à l'époque du jour. Il se forme un 4ième corps qui est tout connu....La garde impériale fera partie intégrante de la Grande Armée. A demain 7 heures du matin".....Et le billet était signé "M".

La preuve d'une trahison était là. L'important était maintenant d'identifier l'auteur du billet. Compte tenu des indications qu'il comportait, son auteur devait travailler au ministère de la Guerre ou à celui de l'adminstration de la Guerre, chargé du recrutement, de l'intendance, de l'habillement etc......

A....Suivre.....


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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Dim 1 Juin - 11:14

Bonjour l'ami,

Il y a une chose qui me trotte dans l'esprit, si de 1803 à 1812, il y a eu effectivement des renseignements transmis aux Russes, comment expliquer que jusqu'en 1812 ils ne s'en soient pas servi ?
Etonnant non ? aurait dit Desproges.
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Dim 1 Juin - 12:01

........ sunny


Oui c'est vrai...!!!....Sans doute à cause de la politique et des relations de l'époque....j'ai encore quelques pages à retranscrire. elles nous donnent cette ambiance d'espionnage qui régnait....c'est intéressant.

Alain Montarras ....a pu reconstituer l'affaire Michel Michel qui a trahi son pays....avec quelques rapports et pièces de la Police générale conservés aux Archives nationales, les articles de journaux rendant compte du procés, les mémoires de Maret, Savary, Pasquier et la correspondance publiée de Tchernitchef.


salut

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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Dim 1 Juin - 12:15

En tous cas le sujet est bon. Nous parlons toujours de Schulmeister mais en face ils avaient les leurs.
D'ailleurs l'espionnage fonctionnait aussi entre Alliés. Murat avait un agent ) Paris , il s'appelait Aymé, il a été arréte sur ordre de Napoléon et jetté en prison. C'est Caroline qui l'a fait libéré.

Pour les Russes soit ils n'en tenaient pas compte soit on laissait passer de faux renseignements , car comme tu le dis, il n'y avait une Police mais des polices.

Austerlitz, Eylau , Friedland sont bien la preuve qu'il y avait un grain de sable dans les rouages de nos 007. Laughing
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Percy
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Dim 1 Juin - 15:39

Citation :
il n'y avait une Police mais des polices.

Effectivement, la guerre des polices faisait déjà des ravages à l'époque.
Fouché passait pour l'un des hommes les mieux renseignés de l'Empire, mais il faut avoir l'humilité de reconnaître qu'en face, il devait aussi avoir quelques émules...
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Patrice Raynaud



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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Dim 1 Juin - 16:38

Celui qui me vient à l'esprit c'est l'ambassadeur de l'Autiche en France qui poussa le zèle jusqu'à devenir l'amant de la plus jeune soeur de Napoléon. Vous voyez qui je veux dire ? Laughing
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Dim 1 Juin - 22:42

....... sunny

.....Suite des précédents chapitres...(Sources Alain Montarras)


Une enquête fut aussitôt entreprise pas Desmarets, chef de la division de sureté de l'Etat au Ministère de la Police. On alla voir les ministres concernés pour connaître les bureaux d'où pouvaient provenir les renseignements divulgués. On réunit alors leurs chefs pour leur montrer le billet, dans l'espoir que l'un d'entre eux en reconnaîtrait l'écriture.

Effectivement, celui du Bureau des mouvements l'identifia et l'attribua à un ancien employé de son service, nommé Michel Michel, qui l'avait quitté depuis trois ans environ. L'enquête avait franchi un pas décisif. Aprés quelques recherches on retrouva sa trace au bureau de l'administration de la Guerre où il s'était fait recruter. Interpellé le 1er Mars et conduit dans les locaux de Desmarets, il reconnut être l'auteur du billet et avoir des relations avec le colonel Tchernitchef. Un nommé Wustinger, concierge à l'ambassade de russie servait d'intermédiaire entre eux pour l'échange de lettres.

Pour mettre la main sur ce dernier, sans provoquer un incident diplomatique, Michel fut pressé de rédiger un mot lui donnant rendez-vous dans un café. Le piège réussit et Wustinger fut interpellé à son tour. L'affaire était en bonne voie. Les aveux de Michel se pousuivirent, ils allèrent bien au-delà de l'attente des enquêteurs. L'espionnage russe n'avait pas commencé avec Tchernitchef. En fait Michel apportait sa collaboration aux russes depuis plus de huit ans, c'est-à-dire depuis 1803.

A cette époque, afin d'arrondir ses fins de mois, il se livrait à des travaux de copies. Pour trouver des clients, il se rendait sur les boulevards après ses heures de bureau, et se plaçait sous un porche en tenant à la main des pièces montrant sa belle écriture.

Un soir de l'année 1803 un passant s'intéressa à son travail et l'en complimenta. C'était le secrétaire près la légation de russie, Oubril. Ayant appris dans les échanges de propos qui suivirent qu'il avait affaire à un employé des bureaux de la Guerre, il lui proposa de faire des copies de pièces qu'il lui remettrait.

Il était devenu l'obligé d'Oubril, qui, de plus, le traitait avec amitié, lui un simple petit commis. Leurs relations évoluèrent rapidement et le diplomate lui demanda de lui rendre service en lui fournissant quelques copies d'états militaires. Bien entendu sa bonne volonté serait récompensée. Michel lui remit alors des états sur les divisions militaires en France. Malgré leur intérêt limité, un autre billet de mille francs vint le remercier.

A ce moment là, la situation internationale était fort tendue, et les diplomates russes quittèrent Paris au cours de l'été 1804. La troisième coalition se noua bientôt. La guerre éclata à la fin de l'été 1805. Le 2 décembre c'était Austerlitz. Oubril revint en 1806 pour des négociations. Il semblerait que le contact ait été repris avec Michel. Mais le diplomate repartit bientôt car la paix ne s'était pas conclue. Elle ne le sera qu'avec le traité de Tilsit, en juillet 1807.

Ce fut encore Oubril qui revint, cette fois comme chargé d'affaires. Et Michel de recommencer à lui fournir des états et des documents concernant les effectifs, les mouvements, l'implantation et l'armement des troupes.

Oubril quitta Paris à l'arrivée d'un ambassadeur en titre, le comte Tolstoï qui était accompagné par le conseiller Nesselrode. L'une des tâches principales confiées à ce dernier était de voir Talleyrand qui s'était vu retirer le portefeuille des Relations extérieures, en juin 1807, à en obtenir des conseils pour s'opposer avec efficacité à Napoléon, et aussi des renseignements politiques et militaires.

D'autre part, il ne fallait pas laisser se perdre un homme aussi précieux que Michel. Nesselrode le pris en charge. En Mars 1810 la liste des officiers supérieurs affectés à l'armée d'Allemagne et des états sur la situation de cette armée étaient remis au diplomate. Michel reçut plusieurs billets de cinq cents francs en paiement de ses services. Le diplomate ayant regagné la russie au cours de l'été 1811, ce fut le secrétaire d'ambassade Kraft qui lui succéda pour traiter avec Michel. Les fournitures de documents se poursuivirent avec régularité et en quantité..

A....Suivre.......

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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Dim 1 Juin - 22:55

Mais c'est superbe , il me semble lire un roman ...d'espionnage.
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Dim 1 Juin - 22:57

......... sunny

Et c'est pas fini.....!!!


salut

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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Dim 1 Juin - 23:08

J'ai appris à mettre des images sur le forum mais pas la musique , sinon je mettrais celle de "Bon Baisers de Russie".
Est ce que Michel appartenait au "SPECTRE" ? Laughing Laughing Laughing
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Lun 2 Juin - 9:01

......... sunny ........Bonjour....


Suite des précédents chapitres....(Sources Alain Montarras)

Ce fut vers la fin de l'année 1811, si l'on s'en rapporte aux déclarations de Michel, que Tchernitchef s'était mis en rapport avec lui, par le truchement de Wustinger. Le brillant colonel voulait, paraît-il, prendre des leçons d'écriture. Mais très vite, il lui demanda de lui fournir des renseignements militaires, y compris ceux qu'il remettait à Kraft, mais sans en aviser ce dernier. El l'aide de camp d'envoyer à Saint-Pétersbourg des notes et des états établis sur la base de ces documents.

Il voulait obtenir plus, Michel arguant des difficultés qu'il avait rencontrées et se montrant réticent. Tchernitchef lui montra qu'il était trop engagé pour reculer et qu'il pourrait être dénoncé...!! Quelques heures avant son départ précipité de Paris il recevait les documents mentionnés dans le billet trouvé devant la cheminée, y compris des états détaillés de la garde impériale considérés comme très importants.

En sus de ses demandes, Tchernitchef avait pressé Michel de tenter le recrutement du chef du Bureau des mouvements de l'état -major général, opération pour laquelle il disait disposer de la somme de quatre cent mille francs ! C'est dans ce bureau qu'étaient mis en forme les plans d'opérations et les ordres de marche. Michel n'osa pas faire cette tentative qui présentait de gros risques et n'avait, à ses yeux aucune chance d'aboutir.

Tchernitchef insista également pour qu'il tentât de recruter d'autres membres de l'état-major. Selon Savary, l'officier russe approcha sans succés, l'un des premiers secrétaires du major général, le maréchal Berthier, de même qu'il avait essayé de convaincre le général Jomini, auteur d'ouvrages sur la stratégie, de passer au service du Tsar. C'est ce que fera ce général en juillet 1813.

Ces tentatives avaient été portées à la connaissance de Napoléon, ce qui l'avait finalement amené à laisser Savary suivre cette affaire. Peu après, l'interception du courrier de Tchernitchef du 20 février devait apporter la preuve de ses activités et de ses succés.

Pour otenir tous les renseignements communiqués aux russes, Michel avait réussi à trouver des concours auprés d'employés du ministère de la Guerre, comme Saget ou de l'administration de la Guerre, comme Salmon. Il avait également soudoyé un planton du Bureau des mouvements, Mosès dit Mirabeau, qui tous les quinze jours apportait chez un relieur de la rue Saint-Jacques les liasses destinées à constituer le livret des armées destiné à l'Empereur.

Prétextant qu'il recherchait un parent dont il se disait l'héritier, il avait obtenu de Mosès, un illetré, qu'il le laissât en prendre connaissance. Il est probable que la première fois l'opération se fit dans un cabaret, sur le chemin du relieur. Mais ensuite Michel amena Mosès chez lui, et là, il recopiait hâtivement le livret, pendant que Mosès bavardait dans la pièce voisine avec l'épouse de Michel qui n'était pas une complice.

Le temps mis par Mosès pour sa course chez le relieur étant apparu trop longue à son chef, celui-ci en chargea un autre employé. Le choix n'était pas des meilleurs, car Mosès accompagnait l'employé qui lui confiait le document, trop heureux de bénéficier de une ou deux heures de liberté. Cette façon d'opérer ne dura pas, car assez vite Michel s'appuya sur les documents que lui prêtaient Saget et Salmon.

Michel qui avait cédé à l'attrait de l'argent, aurait au total, et selon ses dires, reçu environ vingt mille francs. Cette somme très certainement inférieure à la réalité, était déjà très importante, puisqu'elle correspondait au traitement annuel d'un conseiller d'état ou d'un sénateur, personnages privilégiés du régime impérial. Sur cette somme Michel avait prélevé quelques centaines de francs pour remercier...Saget, Salmon et Mosès de leurs services.

Ces trois hommes ne furent pas accusés de complicité avec Michel. Ils ignoraient manifestement l'usage qu'il allait être fait des documents divers qu'ils communiquaient à leur ami. Saget fut néanmoins condamné à une amende et dut subir, pendant quelques heures, la peine du carcan, pour comportement incompatible avec ses fonctions. Salmon et Mosès furent acquités. Mais tous trois furent arrêtés de nouveau quelques jours après le procès et emprisonnés par mesure de haute police jusqu'à la chute de l'Empire......

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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Lun 2 Juin - 10:09

J'espère qu'ils vont prendre 12 balles chacun


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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Lun 2 Juin - 12:51

.......... sunny


Bien sur....certains ont été fusillés pour moins que ça.....!!!!

Le final est pour bientôt.


salut

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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Lun 2 Juin - 17:13

Ah bon, il y a une Justice cheers cheers
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Lun 2 Juin - 21:21

........ sunny .......Bonsoir...


Suite des précédents chapitres.... (Sources Alain Montarras)


Quant à Wustinger qui avait été maintenu en prison jusqu'au procès pour y comparaître comme "témoin obligé", il ne fit pas l'objet de poursuites et quitta libre le tribunal. On excipa pour cela de sa double qualité d'étranger, car il était suisse d'origine viennoise, et d'employé de la légation de Russie.

Ce même souci apparaît dans les décisions prises à l'égard, plus qu'à l'encontre, de Tchernitchef. On peut s'étonner de la mansuétude dont Napoléon, pourtant informé par Savary, fit preuve pendant longtemps. Certes il considérait que l'officier lui était utile dans la redoutable partie d'échecs qu'il menait avec Alexandre. Peut-être même estimait-il que le Tsar ait, par le canal de son aide de camp, des vues sur l'immensité des moyens français.

Mais lorsqu'il fut établi, en février 1812, que c'était le dispositif militaire progressivement mis en place en Allemagne qui était compromis, la rigueur s'imposa. L'officier aurait pu être arrêté et même jugé, ce qui n'aurait pas embarrassé Napoléon. Il fut amené à quitter Paris, sans espoir de retour, pour porter un anodin message à son maître. Tout autre décision de rigueur aurait été humiliante pour l'officier et aurait rejailli sur Alexandre, et par-dessus tout, elle aurait pu paraître comme le signe de l'imminence des hostilités.

Michel condamné le 15 avril en application de l'article 76 du code pénal punissant " les intelligences avec les puissances étrangères, ou leurs agents, pour les engager à commettre des hostilités, ou entreprendre la guerre contre la France"....fut exécuté le 2 mai, après que son pourvoi en cassation ait été rejeté.

Au printemps de l'année 1812 on pensait avec l'affaire Michel, avoir porté au jour l'appareil de l'espionnage russe en France. Il n'en était rien. Lorsque quelque quatre-vingts années plus tard le grand état major russe publia des documents sur la "Grande guerre nationale de 1812" on découvrit que de nombreux secteurs particulièrement sensibles avaient été pénétrés par les Russes.

Michel n'était pas le seul agent. Tchernitchef avait réussi à disposer d'une source à la section de la guerre du Conseil d'Etat, et utiliser également un ingénieur russe, Maïerov, élève à l'Ecole Polytechnique.

Comme on peut le penser, l'ensemble de ces informations constituait pour Alexandre un avantage sur Napoléon, tant pour leurs discussions que pour le choix d'une stratégie. Bien informé de la puissance de l'armée susceptible de l'attaquer, il fera la paix avec la porte ottomane pour disposer de ses divisions engagées dans les balkans et se préparer à utiliser la profondeur de son territoire pour éviter un affrontement prématuré dans une bataille de rupture.

Il n'en était pas de même du côté français. On était assez mal renseigné, et Napoléon s'en plaignait. Caulaincourt, ambassadeur auprès du Tsar pour quelques semaines encore évoquait " L'étendue de l'empire russe, la différence de langue et l'excessive surveillance".....

Sur le plan du contre-espionnage, on ne peut qu'être étonné par le manque d'efficacité de la police, sous Fouché ou sous Savary. Comment pendant des années, des contacts suivis purent-ils être entretenus par des diplomates étrangers avec des fonctionnaires travaillant dans des ministères sensibles sans que rien n'en transparût ?.

Dernière question, quelles conséquences ces larges divulgations de renseignements diplomatiques et militaires purent-elles avoir sur le destin de l'Empire ?....Si les réseaux russes avaient été neutralisés plus tôt, le cours des évènements aurait-il été changé ?...Peut-être que, le secret des préparatifs et des intentions de Napoléon étant mieux gardé, Alexandre n'aurait pas renforcé son armée ni préparé ses plans.

Mais le sort de la Grande Armée, perdue, affamée et gelée dans les plaines russes, eut-il été changé...?.

Journal de l'Empire du 2 Mai 1812.....Aujourd'hui, entre quatre et cinq heures de l'aprés-midi, MIchel, Michel, convaincu d'avoir vendu les secrets d'état aux agents d'une puissance étrangère, a subi en place de Grève, la peine de mort à laquelle il avait été condamné.

FIN........

Merci....Alain Montarras pour son travail de recherches, il nous a permis dans ce récit de nous plonger dans ce milieu d'espionnage qui existait en France durant les périodes citées.

Regrettons les agissements des traitres corrompus par l'argent qui sans se soucier des conséquences ont divulgué des secrets militaires à une puissance étrangère.

salut

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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Lun 2 Juin - 23:19

Super ce sujet , nous y avons tous les ingrédients , et tous les délires, possibles . Le plus évident c'est le KGB .
Ne pourrais tu pas nous trouver un exemple inverse ? Juste pour nous remonter le moral et ne pas nous laisser sur cette impression d'avoir été trahis de l'intérieur
Mais c'st l'Histoire , avec des dates, des faits , des tenants et des aboutissants.
Rien à voir avec "si Grouchy...", et autres sornettes.

Bravo Jean Baptiste , tu mérites le grand cordon de l'ordre des 2 Siciles.

On a tous lu que Lannes, Talleyrand ou Caulaincourt avaient trahi Napoléon en 1809 à Erfurt; Finallement ce serait un gratte papier du ministère de la Guerre qui serait la cause de tout ? Dans un sens , je suis heureux pour Lannes .
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Mar 3 Juin - 8:46

........Bonjour........ sunny


Oui.....le sujet est intéressant.....comme quoi méfions nous "Des Grattes-Papier".......Merci pour le Grand cordon de l'ordre des 2 Siciles....je le préfère au Grand cordon de l'ordre de Saint-Michel....!!!!!


salut

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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Mar 3 Juin - 12:39

L'Ordre de St Michel ? on le trouve où cet ordre ? Plaisir d'offir, la Foirfouille ?
J'ai aussi l'Ordre du Mauvais Esprit du Vatican Laughing
Amitiés salut
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MessageSujet: Re: Espionnage 1803-1812.   Mar 3 Juin - 15:21

....... sunny


Concernant l'ordre de Saint-Michel.....il s'agissait d'un clin d'oeil à l'affaire Michel, Michel...!!!!

Louis XI (1461-1483), par ses lettres données à Amboise le 1er août 1469, institua l'Ordre royal de Saint-Michel. Inspiré de celui de la Toison d'Or, il était destiné à rivaliser avec le prestigieux ordre bourguignon fondé en 1430 par Philippe le Bon.

Autre sujet que nous n'évoquerons pas ici...!!!!!

salut

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