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 BROUARD (Etienne) Général de division (décret 1815 annulé)

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CapitaineCOIGNET

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Localisation : Vierzon (CHER)
Date d'inscription : 29/10/2007

MessageSujet: BROUARD (Etienne) Général de division (décret 1815 annulé)   Mer 4 Juin - 0:36

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET – APN
Sources : Jean-Pierre BIBET - Archives nationales
Dossier de la Légion d'honneur côte LH/2781/99


BROUARD (Etienne)
(1765 – 1833)

BARON DE L’EMPIRE
Général de brigade

Général de division
Avocat
Député

Officier de la Légion d’honneur




Règlement d’armoiries :

« D’azur chargé à dextre du chef d’un œil d’argent, et en pointe d’une redoute du même, maçonnée de sable ; au franc-quartier senestre de gueules chargé d’une épée haute d’argent »



Né le 29 août 1765, à Vire, en Normandie (Calvados)
Divorcé de Félicité Harpe (de la famille du général Harpe)
Décédé le 23 avril 1833, à Paris
Inhumé dans le cimetière de Montmartre, à Paris (Seine) - 19è division.

La sépulture existe encore de nos jours.



Etat des services :
Etait avocat à l’époque de la Révolution (1789)
1791 : Il abandonne la carrière du barreau pour s’enrôler dans les volontaires nationaux que l’on organisait alors.
Capitaine dans le 2è bataillon du Calvados, en septembre 1792.
Capitaine-adjoint à l’état-major de l’armée du Nord, 26 avril 1793, nommé par le général Dampierre.
Adjudant-général, chef de bataillon, en juillet 1793.
S’étant prononcé hautement contre les atrocités qui se commettaient sous le Comité du Salut Public, il fut mis en état d’arrestation et jeté comme un malpropre dans les cachots, où il resta plus de 6 mois enfermé. Il ne dut la conservation de la vie, qu’à la députation entière du Calvados, qui parvint à empêcher qu’on ne le traduit au tribunal révolutionnaire.
Au moment de son arrestation le Comité du Salut Public venait de lui expédier son brevet de général de brigade qu’il ne reçut pas.
Adjudant-général, chef de brigade, 13 juin 1795.
Employé en qualité adjudant-général dans la 23è division militaire (en Corse), en 1798.
Chef d’état-major des troupes de l’expédition d’Egypte, nommé par le général Bonaparte, sous les ordres du général Belgand-Vaubois, chargés tous deux de la conservation et de la défense de Malte.
Commandant supérieur de l’île Dieu, alors en état de siège (12è division militaire), en 1803
Employé à la 12è division militaire en 1804.
Général de brigade, 1er février 1805.
Commandant de l’île d’Aix (12è division militaire), en 1809.
GENERAL DE DIVISION par décret impérial du 19 mai 1815, mais annulé de suite par le second retour des Bourbons sur le trône de France, annulant ainsi toutes dispositions, lois, décrets, décisions prises par l’Empereur durant les Cent-Jours.
Mis en demi-solde au licenciement de l’armée, en août 1815.
Replacé dans le cadre des officiers généraux disponibles en 1819, et reconduit en 1820 et 1821.

Campagnes et actions d’éclat :
1794 et 1795 : A l’armée du Nord.

1796 : A l’armée des Côtes de Cherbourg.

1797 : A l’armée d’Italie.
Ayant été nommé président d’un conseil de guerre de la lombardie, chargé de juger un avocat de Milan, prévenu d’être espion à la solde des Vénitiens, cet accusé fut acquitté, et l’adjudant-général Brouard le fit mettre de suite en liberté, quoique le général en chef, trompé sur les comptes du prévenu, eût déjà fait commander le piquet qui devait fusiller cet accusé. La fermeté des principes de justice que déploya l’adjudant-général Brouard pour faire maintenir le jugement et la mise en liberté du prévenu, eut un succès complet qui lui valut les éloges des généraux qui se trouvaient à Milan, et ceux des plus notables habitants de cette ville.

15 mai 1798 : Embarqué sur mer à Ajaccio avec l’armée d’expédition d’Egypte.

10 juin 1798 : Il se trouva à la prise de Malte.
Après la destruction presque totale de la flotte française à Aboukir, les Maltais, à l’instigation des Anglais, se mirent en état d’insurrection générale ; massacrèrent un grand nombre de Français, notamment la garnison de la Cité-Vieille ; s’emparèrent des bourgs de Burmois, de la Victorieuse, et de la Sangle, après avoir égorgé les postes qui en avaient la garde, et menaçaient de faire subir le même sort à toute la garnison française de Malte. Dans cette périlleuse circonstance, le chef d’état-major Borouard, ayant reçu carte blanche du général Vaubois, se mit à la tête d’un détachement de la 19è demi-brigade, et d’un bataillon de la 80è demi-brigade d’infanterie ; marcha contre les insurgés ; les chassa de tous les postes dont ils s’étaient emparés, et sauva par ce moyen la garnison de l’île. Guidé par son zèle, il se chargea souvent pendant le blocus de Malte par les Anglais de diverses opérations militaires.
Pendant son séjour à Malte, il avait profité du départ d’un bâtiment qui se rendait en Egypte pour adresser au général Bonaparte la demande de rejoindre la grande armée d’expédition. L’ordre lui en fut effectivement expédié ; mais il ne put lui parvenir, à cause des croisières ennemies qui interceptaient toute communication avec Malte. Les suites de la blessure qu’il avait reçue, et plus encore la mésintelligence dans laquelle il vivait avec le général Vaubois déterminèrent le chef d’état-major Brouard à solliciter son retour en France.
En ayant obtenu la permission, il s’embarqua en février 1800, sur le vaisseau « le Guillaume Tell », qui devait transporter en France les malades susceptibles de faire le trajet, et faire connaître au gouvernement la position fâcheuse dans laquelle se trouvait à cette époque la garnison française à Malte.

Combat naval à la sortie du port de Malte et capture du « Guillaume Tell »:
Le vaisseau le « Guillaume Tell » commandé par le contre-amiral Decrès, (devint par la suite ministre de la marine), fut à peine sorti du port de Malte, qu’une frégate, un brick et deux autres vaisseaux anglais vinrent l’attaquer. Dans ce combat, qui fut des plus terribles, l’adjudant-général Brouard, quoiqu’il ne fût que passager, demanda de prendre part à l’action, et on lui donna le commandement de la batterie de 24.
Le contre-amiral Decrès fit le plus grand éloge de sa bravoure dans le rapport adressé au ministre de la marine sur le combat et la prise du « Guillaume Tell », qui ne se rendit qu’après avoir perdu tous ses mâts et plus de la moitié de son équipage.


1803 et 1804 : A l’armée des Côtes de l’Océan.

1805 : En Allemagne.

1806 : En Pologne.
Après le passage du Bugon, Napoléon l’avait chargé de chasser les Russes de plusieurs retranchements qu’ils avaient élevés, il s’acquitta avec succès de cette mission, à la tête des 17è et 30è régiments d’infanterie de ligne qui composaient sa brigade.

1807 et 1808 : A la Grande Armée d’Allemagne.

1809, 1810, 1811, 1812, 1813, 1814 et 1815 : A l’île d’Aix et à la 12è division militaire,
En 1809, il se trouvait en arcel, lorsque les Anglais lancèrent des brûlots pour incendier la flotte française mouillée en rade de cette île.

Blessures :
- Atteint d’un coup de feu à la tête qui lui brisa en trois parties la mâchoire inférieure du côté droit, au blocus de Malte par les Anglais, lors d’une opération militaire de sortie.
- Atteint de plusieurs blessures légères au combat naval entre le vaisseau français le
« Guillaume Tell » commandé par le contre-amiral Decrès et 4 vaisseaux de guerre anglais, en effectuant une sortie du port de Malte à destination de la France.
- Atteint par un biscaïen qui le frappa à la tempe droite, et le priva de la vue de ce côté, à la prise d’assaut d’une forte redoute, après le passage du Bugon et de la Narew, à Czarnowo, en Pologne.

Titres :
Baron de l’Empire par décret impérial du 19 mars 1808 et par lettres patentes du 20 juillet 1808.

Décorations :
(Membre (Officier) de la Légion d’honneur par décret du Premier Consul du 25 prairial an XII (14 juin 1804)

Autre fonctions :
Elu membre de la chambre des députés par le collège électoral de la ville de Nantes durant les Cent-Jours.
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