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 SUBERVIE (Jacques) Général de division Député Ministre

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CapitaineCOIGNET

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Localisation : Vierzon (CHER)
Date d'inscription : 29/10/2007

MessageSujet: SUBERVIE (Jacques) Général de division Député Ministre   Dim 8 Juin - 11:56

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET – APN
Sources : Archives nationales - Dossier de la Légion d’honneur côte C/0/44
Dessin d’armes : Jean-Pierre BIBET


SUBERVIE ( Gervais-Protais allias Georges-Gervais)
(1776 – 1856)

Baron de l’Empire
Aide-de-camp du général Lannes (1797)
Général de brigade
Lieutenant-général
Député
Ministre de la Guerre

Grand Chancelier de la Légion d’honneur




Règlement d’armoiries :

« Ecartelé : -1) d’azur à la tour d’argent adextrée d’un avant-mur du même, soutenu de sinople -2) de gueules à l’épée haute d’argent – 3) d’azur au cheval ruant d’or -4) d’azur au chevron d’or. »



Né le 1er septembre 1776 à Lectoure (Gers)
Fils aîné du légitime mariage de Joseph Subervie et de Blanche Auriol.
Marié à la fille du général comte Boudet.
Décédé le 10 mars 1856 au Château de Parenchère, commune de Ligneux (Gironde), à l’âge de 84 ans.

Etat des services :
Entré au service comme volontaire dans le 2è bataillon du Gers, 23 juillet 1793.
Il obtint successivement les grades de lieutenant et de capitaine, et fut ensuite appelé à l’état-major général, en qualité d’adjoint.
Aide-de-camp du général Lannes, en 1797.
Chef d’escadron en 1803.
Colonel, en 1805, commandant du 10è régiment de chasseurs à cheval.
Général de brigade, 6 août 1811.
Commandant la 2è division de cavalerie légère du 2è corps de cavalerie du général Sébastiani, dite « Brigade étrangère », au printemps de 1812, composée de trois régiments prussiens et wurtembergeois.
Commandant de la 9e division de cavalerie légère de Pajol du 5e corps de cavalerie, en 1813, en Saxe..
Commandant de la division de la 1ère brigade du général Piré, en 1814.
Mis en disponibilité, 3 avril 1814.
Lieutenant-général des armées du roi, 23 juillet 1814 avec effet rétroactif à compter du 3 avril 1814, mais cette nomination fut annulée par l’ordonnance du 8 août 1814.
Mis en non-activité et en demi-solde, en août 1814.
Se retire dans le département du Lot-et-Garonne.
Rappelé en activité durant les Cent-Jours en qualité de commandant d’un division de Lanciers, mai 1815.
Au licenciement de l’armée, à la seconde restauration du trône des Bourbons, il fut mis en non-activité.
Mis en retraite en 1825.
Remis en activité après la Révolution de 1830.
Commandant de la 1ère division militaire.
Inspecteur général de cavalerie.

Campagnes et actions d’éclat :
1793 : A l’armée des Pyrénées-Orientales.
Il ne tarda pas à se faire remarquer par ses camarades, qui le proclamèrent officier.
Lorsque la paix fut conclut avec l’Espagne, il se rendit à l’armée d’Italie.
1794 à 1797 : A l’armée d’Italie.
1798 : A l’armée d’Orient – A Malte, il tombe malade. Rapatrié après la capitulation de l’île en 1800.
1805 : En Autriche – participa à la bataille d’Austerlitz, 2 décembre 1805. Sa conduite durant cette journée lui valut le grade de colonel.
1806 : En Prusse – Il forma l’avant-garde du corps d’armée commandé par le maréchal Ney. Il se distingua à la bataille d’Iéna, 14 octobre 1806, où il enleva une batterie de 10 pièces de canon, après avoir enfoncé un régiment de cuirassiers saxons. Il poursuivit ensuite l’ennemi dans la direction de Magdebourg, et fut chargé de détruire des partis de cavalerie qui s’étaient portés du côté de Brunswick.
1807 : En Pologne – Après la prise de Magdebourg, il fut un des premiers qui passèrent la Vistule, à Thorn. Il poursuivit l’arrière-garde prussienne jusqu’à Strasburg, et lui fit un grand nombre de prisonniers.
31 janvier 1807 : La cavalerie du maréchal Ney ayant été réunie à celle du grand-duc de Berg (Murat), le colonel Subervie marcha avec cette colonne en direction de Preuss-Eylau.
6 février 1807 : Au combat de Hoff, il fit une charge brillante sur les troupes légères russes, qu’il culbuta.
8 février 1807 : Participe courageusement à la terrible bataille d’Eylau.
12 juin 1807 : Après la bataille d’Heilsberg, il poursuivit l’ennemi dans la direction de Friedland.
14 juin 1807 : A Friedland, il fit plusieurs charges heureuses.
15 juin 1807 : Il poursuivit l’ennemi sur Interbourg, lui fit 200 prisonniers, et arriva le 16 juin 1807 sur le Niémen, où il prit un convoi considérable de voitures et de munitions, après avoir sabré et dispersé la troupe qui en formait l’escorte.
A la paix de Tilsitt, le colonel Subervie retourna en France ; mais bientôt après il fut dirigé sur l’Espagne.
1808 à 1811 : En Espagne. Reçoit à la frontière le roi Charles IV d’Espagne qu’il accompagne jusqu’à Bayonne. Puis entra en Espagne, marcha dans les premiers jours de juin 1808, sur Torquemada, dispersa un rassemblement considérable, et se porta ensuite sur Palencia et Valladolid, où son régiment sabra l’arrière-garde de l’armée espagnole commandée par le général Cuesta.
14 juillet 1808 : A la bataille de Medina-del-Rio-Seco, il fit exécuter plusieurs charges qui contribuèrent à assurer la victoire.
Lorsque l’armée française opéra sa retraite sur l’Ebre, le colonel Subervie fut chargé d’occuper Burgos. Il resta dans cette position jusqu’à l’arrivée de la Grande Armée conduite par l’Empereur Napoléon 1er, et pendant ce temps il eut à soutenir journellement des combats avec les guérillas.
8 et 9 novembre 1808 : Il eut des engagements sérieux avec l’avant-garde espagnole, qui voulait le dépasser.
10 novembre 1808 : A la bataille de Burgos, il contribua au succès de la charge vigoureuse qui mit en pleine déroute l’armée espagnole, et où la cavalerie française, en entrant pêle-mêle dans la ville avec les gardes wallonnes, s’empara de l’artillerie ennemie. Le colonel Subervie poursuit l’arrière-garde sur Lerma, puis sur Aranda, qu’il prit de force, et où il fit prisonnières quelques compagnies d’infanterie.
Après la prise de Madrid, il forma avec son régiment l’avant-garde de l’armée qui fut dirigée sur l’Estramadure. L’ennemi fut atteint sur la Tage, et Subervie le poursuivit dans la direction de Guadiana.
En 1809, faisant l’avant-garde de l’armée du maréchal Victor, qui reprenait les opérations sur le même point (Estramadure), le colonel Subervie chargea l’ennemi après le passage du Tage, et la poursuivit jusqu’à Truxillo.
21 mars 1809 : En avant de Truxillo, pressant l’ennemi, dans la direction de Guadiana, avec son régiment et six compagnies de voltigeurs, il eut un engagement des plus vigoureux, qui dura toute la journée. Il fut cité avec distinction dans les rapports de l’armée.
28 mars 1809 : A la bataille de Medelin, son régiment passa le premier la Guadiana, força la cavalerie à un mouvement de retraite, qui facilita les opérations de l’armée, et chargea ensuite les lignes d’infanterie, qui furent culbutées et sabrées.
28 juillet 1809 : A la bataille de Talavera, il chargea un régiment de dragons anglais, qu’il culbuta, et lui prit 200 hommes montés.
En 1810, le général Sébastiani, commandant le 4è corps d’armée dans le royaume de Grenade, lui donna le commandement d’une colonne composée d’infanterie et de cavalerie, pour détruire les partis ennemis qui occupaient le royaume de Jaen. Le colonel Subervie remplit cette mission avec distinction : il attaqua l’ennemi, qui s’était réuni dans les montagnes de Cazoria, incendia la ville de ce nom, devenu le point de ralliement des guérillas, et fit un grand nombre de prisonniers.
3 novembre 1810 : il se distingua au combat de Baza, culbuta l’ennemi, et le poursuivit plus d’une lieue : il fut cité, pour cette action, dans les rapports de l’armée.
En 1811, au combat de la Venta-de-baoul, il écrasa la cavalerie qui lui était opposée, et lui fit 200 prisonniers montés.
Envoyé sur le Tage à l’armée commandée par le maréchal Marmont, toujours en 1811, le général de brigade Subervie reçut le commandement d’une division de cavalerie, chargée d’appuyer le mouvement qui s’opérait sur Valence. Il traversa la province de la Manche, rencontra à Alvacete 2000 chevaux, commandés par le général Freire, les attaqua, les culbuta, et les poursuivit dans le royaume de Murcie. Pendant cette opération, il reçut l’ordre de quitter l’Espagne, pour se porter sur la Russie.
1812 : En Russie.
5 juillet 1812 : Il attaqua la division de cavalerie russe du général Korf, en position sur la Desna, la fit charger avec la plus grande intrépidité, la culbuta, et lui prit 200 dragons ou hussards montés (6è bulletin de la grande Armée, de Wilna)
26 juillet 1812 : Il passa la Divna à la nage, et poursuivit l’arrière-garde russe jusqu’à Vitepsk.
8 août 1812 : Au combat d’Incowo, il soutint la retraite de sa division, attaquée par 12.000 cosaques ou hussards, et se trouva plusieurs fois entouré par cette nombreuse cavalerie, à laquelle il résista avec une intrépidité peu commune, à la tête d’un régiment prussien et d’un régiment wurtembergeois.
7 septembre 1812 : A la bataille de la Moskova il se distingue avec intrépidité. Un obus éclata sur son cheval, où cinq autres personnes furent tuées à ses côtés. Sa brigade perdit ce jour là plus de 400 hommes. Quoique blessé, il ne voulut point quitter l’armée, au milieu de laquelle il marcha lors de la terrible retraite de Moscou.
1813 : En Saxe – A la Grande Armée.
Arrivé sur l’Elbe, le général de brigade Subervie reçut l’ordre de se rendre à Mayence, pour y prendre le commandement d’une division de cavalerie légère venant d’Espagne, la même division avec laquelle il avait battu les Espagnols dans le royaume de Murcie. Il se rendit ensuite à Wurtzbourg, sous les ordres du maréchal Augereau, qui rejoignit la Grande Armée en avant de Leipzig.
9 octobre 1813 : Au village de Wethau, en avant de Hambourg, il résista aux attaques de 4.000 ennemis.
10 octobre 1813 : Sa division eut une affaire brillante : dans une première charge, elle culbuta l’ennemi, auquel elle tua cent fantassins ou cavaliers ; et dans une seconde charge, plus décisive, l’ennemi laissa 600 morts sur le champ de bataille.
16 octobre 1813 : A la bataille de Wachau, Subervie exécuta plusieurs charges.
18 octobre 1813 : Formant l’avant-garde de l’armée aux ordres du général Bertrand, il dispersa les troupes légères de l’ennemi.
30 octobre 1813 : A Hanau, il chargea et battit les Cosaques qui s’étaient jetés sur le flanc droit de la grande Armée. Lorsque la Grande armée eut repassé le Rhin, le général Subervie fut envoyé dans la Haute Alsace.
31 décembre 1813 : Au village de Sainte-Croix, en avant de Colmar, il repoussa les attaques d’un corps autrichien considérable, par lequel il fut assailli ; il prit une centaine d’hommes, 30 restèrent morts ou blessés sur le champ de bataille.
1814 : En France – A la Grande Armée.
27 janvier 1814 : Faisant l’avant-garde du général Duhesme, qui attaquait Saint-Dié, il culbuta un parti d’infanterie qui en défendait l’entrée.
28 janvier 1814 : A Saint-Dizier, le général Subervie attaqua l’ennemi avec impétuosité, et le poursuivit sur la route de Joinville.
29 janvier 1814 : Marchant sur Brienne, il chargea avec le 3è régiment de hussards, un parti de Cosaques, qui fut jeté en désordre dans un défilé où il perdit plusieurs hommes.
1er février 1814 : A la bataille de la Rothière, il exécuta une charge heureuse sur une colonne qui attaquait la Rothière.
27 février 1814 : Au combat de Mormant, il fut cité à l’ordre de l’armée pour sa brillante conduite durant cette journée.
4 mars 1814 : Dans une reconnaissance sur Sézanne, il soutint avec deux faibles régiments, le choc de 4.000 chevaux russes.
22 mars 1814 : Le général Subervie reçut l’ordre de se porter sur les derrières de l’armée ennemie, pour intercepter ses communications. Il attaqua Saint-Dizier, et fit 500 prisonniers, s’empara d’un convoi immense de vivres, se porta ensuite sur Joinville, où il prit et brûla un équipage de pont après avoir sabré l’escorte, et poursuivit sa marche sur Chaumont et Langres, où il se battait avec un corps autrichien, lorsqu’il apprit la nouvelle des événements de Paris, et qu’il reçut l’ordre de se porter en toute hâte sur la capitale.
1815 : A l’armée du Nord En Belgique.et en France.
16 juin 1815 : Il combattit à Ligny.
18 juin 1815 : A la bataille de Mont-Saint-Jean (Waterloo), il commanda la 5è division de cavalerie légère composée de la 1ère brigade du général de brigade Louis Alphonse de Colbert-Chabanais, (1er régiment de lanciers ; colonel Jacquinot (4 escadrons) et 2è régiment de lanciers ; colonel Sourd. (4 escadrons), et de la 2è brigade du général de brigade Merlin (11è régiment chasseurs à cheval du colonel Nicolas (3 escadrons))
qui détruisit presque entièrement la cavalerie anglaise, lors des charges qu’elle fit sur les colonnes d’infanterie française au commencement de la bataille.
Après la défaite du 18 juin 1815, il rejoint le général Pajol pour se rendre à l’armée de la Loire.

Blessures :
- Atteint d’un coup de feu, après avoir eu son cheval tué sous lui, à la bataille d’Austerlitz, 2 décembre 1805.
- Atteint d’un coup de feu à l’épaule droite et a eut son cheval tué sous lui, à la bataille d’Eylau, 8 février 1807.
- Atteint par un obus, sauta à 20 pieds de haut, fut brûlé sur plusieurs parties du corps et blessé grièvement à la cuisse droite, son cheval tué sous lui, à la bataille de la Moskova, 7 septembre 1812.
- Blessé de plusieurs coups de lance, au combat de Sézanne, 4 mars 1814.
- Reçoit trois coups de lance lors de la défense de Paris, 30 mars 1814.

Décorations :
- Membre (chevalier) de la Légion d’honneur par décret du Premier consul du 25 prairial an XII, 14 juin 1804.
- Officier de la Légion d’honneur par décret impérial du 15 mai 1807.
- Commandant de la légion d’honneur, par décret impérial rendu à Moscou, 11 octobre 1812.
- Grand Chancelier de la Légion d’honneur par décret du 19 mars 1848, (écarté et remplacé par Molitor dès l’élection de Louis Napoléon Bonaparte, à la présidence de la République.
- Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, par ordonnance du 19 juillet 1814
- Chevalier de la Couronne de Fer, par décret impérial du 28 décembre 1813.

Titre :
Baron de l’Empire par lettres patentes du 28 novembre 1809.

Autres fonctions :
Elu député du Gers de 1834 jusqu’en 1848, sauf les années 1839 et 1842, faisant partie de l’opposition libérale, puis député d’Eure-et-Loir jusqu’en 1851.
Ministre de la Guerre du gouvernement provisoire, après la Révolution de février 1848.
Démissionnaire le 19 mars 1848.
Après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, n’appréciant pas du tout le nouvel empereur Napoléon III, il se retira de la vie publique.

Mention :
Le nom de Subervie est inscrit sur l’arc de triomphe de l’Etoile, à Paris.
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rémy Godbert
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MessageSujet: portrait du général Subervie   Mer 18 Nov - 20:20

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