Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

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 La Belle Amazone....

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: La Belle Amazone....   Lun 9 Juin - 14:36

.........sunny .....Bonjour... ...................................(Sources Jules Bertaut).


Durant toutes les périodes de notre histoire des femmes ont participé à des évènements, elles ont amené des hommes à commettre des actes et des décisions politiques, par leur influence, leur beauté, leur intelligence, leurs intérêts.

Je vais vous parler de l'affaire de "La Belle Amazone"....Madame Brault, Eléonore, se qualifiant de veuve de Sir Gordon, commissaire des guerres à la légion anglo-espagnole commandée par le général Evans contre les carlistes.....

Cette Madame Gordon nous conduit dans l'entourage de Charles Louis-Napoléon Bonaparte....futur Napoléon III.

On pourrait appeler cette histoire...du rôle des femmes dans les conspirations, ici la première place est donnée à un être passionné, dévoué totalement à une cause. Le futur Napoléon III, qui avait le goût des complots et des femmes, sut en profiter.

C'est en 1829 à la Scala de Milan, que débute Eléonore Brault. Encore que cette jeune cantatrice française s'institulât élève de Rossini et qu'elle eût été chaudement recommandée par le "maestro" à la presse locale, les journaux du lendemain durent constater que son succés avait été assez mince....en revanche, tous louaient à l'envi sa beauté. Grande et forte, paraissant beaucoup plus âgée que son âge, vingt ans, avec ses cheveux noirs, sa fière démarche.....elle avait belle allure.

On apprit bientôt qu'à la ville comme à la scène elle étalait les mêmes façon cavalières, presque viriles, tirant au pistolet, pratiquant l'escrime...afin disait-elle, "de developper ma voix de contralto ?"....menant un attelage au Corso, à l'heure élégante de "l'Ave Maria", et le soir au café de la "Corsia de Servi", buvant sec les "Grappa di Piemonte" et les vieux marcs.

Elle séduisait non par la grâce, mais par une sorte de dynamisme qui émanait d'elle et qui envoûtait ceux qui l'approchaient. Parlant d'abondance, elle ne se gênait pas pour dauber sur les Bourbons et pour afficher des opinions ultra-bonapartistes, à la barbe de la police autricienne.

Comment n'eût-elle pas pratiqué le culte de Napoléon ?, son père avait été capitaine de la Garde Impériale, et dès sa jeunesse, elle avait été bercée des souvenirs de l'Empire et de la Grande Armée.

Un Bonaparte reviendra, disait-elle avec feu aux italiens qui l'écoutaient, il balaira toute cette tourbe royaliste, il vous rendra à vous aussi la liberté.....vous verrez de grandes choses et peut-être entendrez-vous parler de moi !

Elle posait à la virago enflammée pour la "cause" et pour la musique, ses deux passions, et elle n'eut pas de peine à séduire la jeunesse milanaise qui, bientôt raffola d'elle.

Un an plus tard, c'était la révolution de 1830 qui éclatait en France....les Bourbons sont par terre, je cours à Paris..! dit-elle à son public de soupirants, elle ajoutait triomphalement...j'ai un engagement aux italiens !.

En réalité elle n'avait qu'une promesse d'engagement et ses débuts sur la grande scène furent si faibles qu'elle dut chercher ailleurs. On lui proposa alors de la faire chanter au "King's Theater" de Londres. Elle passa le détroit.

A Londres, elle allait trouver à la fois un mari et un amant, le mari était un gentlemen de condition, Sir Gordon Archer, commissaire des guerres à la légion anglo-espagnole destinée à soutenir la reine Christine contre Don Carlos, et qui, avant de partir pour la péninsule ibérique, voulut s'offrir légalement cette superbe créature dont les manières viriles et l'abattage l'avaient transporté.

Mariage qui allait être de courte durée, l'estimable Sir ayant eu tôt de mourir du typhus à Vittoria.

L'amant se fut Persigny, le futur ministre du second Empire. On sait qui était Persigny, ancien maréchal des logis de hussards mis à la réforme pour ses opinions bonapartistes, de condition modeste, s'appelant Fialin, mais s'intitulant lui même vicomte de Persigny et parlant à tout propos de ses ancêtres.

Mais Persigny est un partisan acharné de l'Empire, qui a fait des Bonaparte son dieu, sa chose, son tout. Il a pris pour devise " Je sers ", et il ne demande qu'à se dévouer, impétueux, frémissant, débrouillard, jamais las, toujours rapide, il est l'agent précieux par excellence qui se pliera à toutes les besognes, frappera à toutes les portes, assumera toutes les responsabilités.

Emissaire sûr, informé de tout, disposé à tout. Que ne ferait-il pas pour " servir "...?. Doué d'une sorte d'ubiquité, il est partout à la fois, à Paris, à Londres, à Rome, à Bâle, toujours sous pression infatigable. Sa vie, sa liberté, son honneur, il a tout jeté dans la balance du destin pour la " cause " représentée par Louis-Napoléon, le fils de la reine Hortense, le seul prétendant possible, affirme Persigny, le seul qui réussira.

Vraiment Mme Gordon et Persigny étaient faits pour s'entendre, et, à la première rencontre, ils se reconnurent......


A......Suivre.....

salut

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: La Belle Amazone....   Mar 10 Juin - 9:18

sunny ............

.......Suite du Précédent chapitre....................(Source Jules Bertaut)



La Belle Mme Gordon et la conspiration de Strasbourg.....


Ce fut chez l'ancien roi Joseph que cette conjonction eut lieu....de retour d'Amérique, ce dernier était à Londres pour quelques mois et donnait des réceptions. A l'un de ses concerts, Eléonore Gordon figurait au programme, ravie de se trouver dans ce milieu bonapartiste où elle comptait déjà de nombreuses amitiés.

Au cours de la soirée, on lui présentat Persigny. Ils étaient expéditifs l'un et l'autre, le soir même ils se retrouvaient. Ce fut une liaison fougueuse...avec des éclipses. Le futur ministre de Napoléon III continuait sa vie de vagabondage sur les grandes routes de l'Europe, et Mme Gordon passait, elle aussi d'un pays à l'autre, au gré de ses engagements.

Mais, où qu'ils se trouvassent, si leur flamme amoureuse était éteinte, ou presque, ils manifestaient la même foi pour " la cause ", ils communiaient toujours dans le même enthousiasme....."nous y arriverons, nous le mettrons sur le trône..." ne cessait de dire Persigny, qui passait maintenant de long mois auprés du fils de la reine Hortense, à chauffer l'imagination du prince, à la nourrir des plus folles espérences.

Enfin, au mois de Juin 1836, Eléonore qui était à Bruxelles, a reçut un mot de Persigny....." Viens tout de suite à Strasbourg et descends à l'hôtel de la ville de Paris, j'y serai...." Trois jours plus tard, elle y est accourue fidèlement, et, le soir même Persigny, dans le plus grand secret, lui a exposé son plan.

......" Je t'ordonne de plaire ".....

L'affaire est simple, en princique Louis-Napoléon qui, depuis la mort du duc de Reichstadt, se prévaut du titre de prétendant à la couronne impériale, veut renouveler l'aventure de son oncle au retour de l'île d'Elbe, se présenter tout à coup devant les régiments d'une garnison Française, les haranguer, les entrainer et marcher à leur tête sur Paris en grossissant sa troupe, en cours de route, de toutes celles qu'il aura ralliées à l'Aigle.

Après bien des sondages et des hésitations, Strasbourg, a été choisi. Un certain nombre d'officiers qui s'y trouvent ont été présentis et se sont montrés favorables....la population de la ville est très patriotes, elle déteste le gouvernement de Louis-Philippe, qui a même dû licencier sa garde nationale, elle adhérera au mouvement dès qu'il aura éclaté.

D'autre part, la garnison comprend deux régiments d'artillerie, trois régiments d'infanterie, un grand arsenal et d'immenses ressources....c'est une base d'opérations unique. L'essentiel est maintenant de gagner à l'insurrestion napoléonienne un colonel assez influent pour décider ses troupes à marcher dès le premier instant et entrainer les autres.

Ce colonel, on l'a choisi...c'est Vaudrey qui commande le 4ième régiment d'artillerie. Et la personne qui saura par sa séduction l'amener à participer à la conjuration, Persigny l'a désignée au prince c'est Eléonore.

C'est sur elle que repose, en définitive, toute l'affaire, c'est sur sa beauté, ses charmes, son pouvoir de fascination que l'on compte pour faire tomber l'officier dans les bras de la belle conspiratrice.

Eléonore choisie ! Quel rôle pour elle ! Quel honneur ! Elle tremble d'émotion, ne songeant pas un instant à l'odieux calcul de Persigny qui la pousse ainsi dans les bras d'un autre. Mais n'est-ce pas pour " la cause " ? ...Persigny n'avait pas écrit jadis..."J'ai fait mon éducation politique dans l'histoire de Rome...."

Sacrifier son amie à son prince, voilà qui est romain. Et il a bien choisi, car Eléonore, dans cette dangereuse partie, va se révèler une partenaire de taille, pleine de sang-froid et d'audace. Plus tard le conseiller à la cour de Colmar qui instruira son procès dira d'elle...." Vingt femmes comme celle-là et j'en perdrais la tête "....

Donc, elle a accepté d'enthousiasme le rôle qu'on lui a assigné, et, le lendemain même, Persigny l'a emmenée à Baden-Baden où il l'a présentée à Louis-Napoléon.

Entrevue rapide. Le prince s'est montré galant à son habitude, empressé même...le type féminin de Mme Gordon est un de ceux qui lui plaisent particulièrement, et nul doute que si la rencontre s'était prolongée, il eut commencé des travaus d'approche....mais l'heure passait, il fallait en hâte rentrer à Strasbourg pour accomplir le grand dessein.....

....A....Suivre.....

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: La Belle Amazone....   Mar 10 Juin - 20:54

....sunny .....


Suite des précédents chapitres .............(Sources Jules Bertaut)


Le sentier de la Guerre.............


Le colonel Vaudrey, à cette époque, a cinquante deux ans. C'est un soldat d'élite, ancien Polytechnicien, qui a fait toutes les campagnes de l'Empire dans l'artillerie. Le retour des Bourbons l'a réduit à la demi-solde et il a végété jusqu'en 1830 comme tant d'autres. La monarchie de Juillet lui a confié la direction de l'artillerie à Bastia, puis l'a appelé au commandement du 4ième d'artillerie à Strasbourg.

Le poste est d'importance, mais n'a-t-il pas droit à mieux ?. Il a des titres à être aide de camp du duc d'Orléans. Refus. Il a droit à une bourse pour son fils aîné. Refus.

Comment ne serait-il pas mécontent, aigri, sachant que tous les grades supérieurs lui seront refusés à cause de son passé de soldat impérial, mâchant dans son exil, sur les bords du Rhin, l'amertume de ses rêves trahis ?....

A trente deux ans, il s'est marié avec la fille d'un ingénieur des Ponts et Chaussées qui lui a donné deux fils et qui habite avec lui dans son logis de la place Saint-Etienne. Au physique, c'est un bel homme aux cheveux noirs, à la moustache conquérante, à la figure mâle et un peu sévère.

Mais ce soldat est demeuré très jeune, il aime la Femme, il a eu plusieurs aventures galantes, toutes les fois il a montré qu'il s'attachait passionnément à ses conquêtes, abdiquant devant elles toute volonté. Particularité de son caractère dont avait été instruit Persigny.

C'est encore dans un concert qu'Eléonore va faire la connaissance de Vaudrey. Elle a chanté au théâtre de Strasbourg, on l'a remarquée, et le général Voirel, commandant de la place, ayant donné une réception officielle l'a invitée.

Vaudrey est là, bien entendu, avec tous les officiers supérieurs de la garnison. Il a déjà admiré l'actrice à la scène, il la revoit de près, il peu détailler cette beauté virile, cette tête altière et passionnée, il est impressionné au plus au point. Réédition de l'aventure de Londres avec Persigny, mais cette fois la conquête sera plus malaisée, elle demandera plusieurs mois.

Il l'a retrouvée, d'abord, dans des maisons amies où la cantatrice a été accueillie avec faveur, il a pu tenter quelques travaux d'approche, elle ne s'est pas dérobée....il la croit facile et n'attend plus que l'heure de se déclarer ouvertement. Mais ou...? Vivant à Strasbourg avec sa femme et ses enfants, il ne peut guère la recevoir chez lui, il faudrait trouver un endroit propice, loin de la ville. Or la jeune femme doit chanter dans un concert à Bade, elle l'a incité à venir l'entendre.

Occasion inespérée ! Il y a couru, et c'est là, dans une longue conversation à travers les allées du parc, qu'il va se déclarer. Mais on n'y parlera pas seulement d'amour....Eléonore se démasquant en partie, lui a dit aussi son bonapartisme intransigeant, les espoirs qu'elle fonde sur le prince Louis-Napoléon, et, sans lui révéler encore le complot, a suscité ses confidences.

Il ne lui a rien caché de ses déboires, de ses espérences trompées, des désillussions de sa carrière militaire, désormais brisée, de sa haine contre le gouvernement orléaniste. Elle l'a senti plein d'amertume au dernier point, mais, quand il a voulu reprendre la conversation sur le chapitre amoureux, elle a joué le jeu de la coquetterie, elle s'est dérobée. Elle ne le juge pas encore mûr.

De retour à Strasbourg, elle a retrouvé Persigny, qui l'attendait, haletant....Il est pris dit-elle.... mais ce sera long, c'est un passionné timide.....Un passionné timide ! Que dira-t-il lorsqu'on lui révèlera le rôle de premier plan qu'on lui assigne dans la conspiration ?...Seul l'amour aura la force de faire taire ses scrupules, c'est un jeu qui peut durer longtemps.

Elle continue cependant, son manège de coquette. En attendant, elle exécute fidèlement les ordres que lui donne Persigny. Celui-ci a loué, sous le nom de M. Manuel, une chambre, 17, rue de la Fontaine, donnant sur le quai et qui lui sert de quartier général.

De là, il l'envoie porter à certains officiers de la garnison des messages secrets, il la charge de missions confidentielles avec des émissaires dont elle ignore même le nom et qu'elle rencontre de l'autre côté du Rhin.

Avec tous, Eléonore Gordon se montre enflammée, discrète, rapide, les étonnant par sa passion de partisan, son sang-froid, son énergie, sa confiance dans la réussite. Quelle auxiliaire a trouvé Persigny ! Cest une amazone sur le sentier de la Guerre......

...A.....Suivre.....

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: La Belle Amazone....   Mer 11 Juin - 9:09

.......sunny .......


.......Suite des précédents chapitres .............(Sources Jules Bertaut)


Veillée des armes......


Cependant, son intrigue se poursuit avec Vaudrey. Peu à Peu, elle lui a révélé tous les détails du complot. Il a regimbé d'abord, comme elle le prévoyait, épouvanté de ses responsabilités, arguant que c'est une folie, qu'on va au désastre, mais elle le tient par les sens, elle sait qu'elle lui imposera finalement sa volonté, elle lui a dit...."Je n'appartient qu'à celui qui sera du parti du prince"....

Il n'a pu lui répondre que par des supplications, par des larmes, maintenant il en est fou ! Elle a si bien mené son jeu qu'elle a obtenu une entrevue du colonel et de Louis-Napoléon.

La scène s'est passée dans un village, de l'autre côté du Rhin, pendant plus de deux heures, le prince s'est expliqué, a proclamé sa foi absolue dans la réussite de son entreprise, s'est montré si chaleureux, si convaincu que Vaudrey a presque acquiescé.

Une seule chose le tourmente encore...s'est-on assuré de la complicité du général Voirol, qui commande toutes les troupes de la place ? On le rassure sur ce point, on lui dit qu'on est en train de faire sa conquête. En réalité Voirol, pressenti par les émissaires de Persigny, a fait une réponse dilatoire, ne s'est engagé en rien. Evidemment, il se réserve pour courir au secours du vainqueur, son rôle demeurera louche dans toute cette affaire.

Il faudra encore quinze jours pour décider Vaudrey tout à fait, il faudra que Mme Gordon cède à ses supplications. C'est dans une propriété qu'il possédait aux environs de Dijon qu'elle l'a retrouvé et qu'ils ont passé une semaine de parfait bonheur, mais une lettre impérative de Persigny est venue troubler leur quiétude amoureuse.....il les mande tous deux sur-le-champ à Colmar.

Ils s'y rendent aussitôt pour apprendre de la bouche du bouillant conspirateur que l'affaire est définitivement fixée au 30 octobre au matin et qu'il leur faut regagner au plus tôt Strasbourg où, par chance la famille Vaudrey est absente. Il aura ainsi tout loisir pour agir, mais la prudente Eléonore, redoutant toujours une défaite de la dernière heure, passera avec Vaudrey la dernière nuit au domicile même du colonel, place Saint-Etienne, et à quatre heures du matin, l'ayant aidé à revêtir son uniforme et s'étant assurée qu'il est armé, l'a poussé doucement jusqu'à la porte, jusqu'à son destin.

Le matin décisif......

Six heures du matin. Le temps est triste, la neige tombe et couvre les toits de la vieille ville alsacienne. Devant la caserne d'Austerlitz, Vaudrey a retrouvé les conjurés....Louis-Napoléon en uniforme de l'artillerie, coiffé d'un bicorne de général arrangé un peu de façon à rappeler celui de son oncle, le grand-aigle de la légion d'honneur sur la poitrine, à son côté l'épée d'Austerlitz...Persigny en capitaine...Querelles et Laity en lieutenants, ainsi que Gricourt, un des principaux conjurés.

Vaudrey pénétre dans la caserne, fait sonner les trompettes et donne l'ordre de réunir le régiment. Lorsque les troupes sont disposées en carré, il s'avance au milieu d'elles avec Louis-Napoléon et s'écrie d'une voix forte....."Soldats, une grande révolution s'accomplit en ce moment, vous voyez ici, devant vous le neveu de l'Empereur, il vient se mettre à votre tête, il arrive sur le sol Français pour reconquérir les droits du peuple, le neveu de Napoléon peut-il compter sur vous ?....".....Une immense acclamation lui répond..." Vive l'Empereur".

Le prince, alors harangue les soldats à son tour en quelques paroles où il évoque la Grande Armée, Austerlitz, Wagram, l'Aigle vainqueur, la France, la Liberté.

On le salue des même acclamations. Décidément, les renseignements de Persigny sur l'état d'esprit de l'artillerie étaient excellents....la chose semble prendre bonne tournure......

.....A.....Suivre....

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MessageSujet: Re: La Belle Amazone....   Mer 11 Juin - 9:30

On dirait du Dumas, rien ne manque, il y a tous les ingrédient pour faire un feuilleton TV.
Où est ce que tu trouves tes récits ? C'est trés interessant . Merci.

Sur le fond , on ne peut pas dire que le futur Napoléon III était bien malin, il se croyait sans doute face aux carbonari, des conspirateurs nés.

Merci pour tes textes.
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MessageSujet: Re: La Belle Amazone....   Mer 11 Juin - 9:54

...........sunny


De vieux articles....un auteur oublié....des intrigues.... tout ce que j'apprécie et content de vous les faire partager.

Comme je le disais en préambule...les femmes ont joué des rôles très importants dans notre histoire, nous en avons l'exemple ici avec cette Eléonore Gordon....

Je te réserve pour plus tard....un épisode de Murat quelques pages écrites il y a fort longtemps..... passionnantes.

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MessageSujet: Re: La Belle Amazone....   Mer 11 Juin - 10:39

Si tu me prends par les sentiments ...

J'ai trouvé sur Gallica les 5 tomes "Les Fastes de la LH". Ce site et la RMN sont vraiment plein de surprises bien agéables
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MessageSujet: Re: La Belle Amazone....   Mer 11 Juin - 22:14

sunny .........

.......Suite des précédents chapitres .............(Sources Jules Bertaut)


Il faut maintenant exécuter le plan de la conspiration...soulever le 3ième d'artillerie, les régiments d'infanterie, occuper le télégraphe, enlever le général de brigade Lalande, qui est hostile, faire imprimer des proclamations, enfin s'assurer de Voirol.

Louis-Napoléon s'est chargé de ce dernier. Tandis que les détachements d'artillerie, musique en tête, parcourent la ville, il se rend au domicile du commandant de la place, qui vient à peine de sauter du lit et qu'il trouve dans sa chambre en caleçon.

"....Général, lui dit le prince, je viens vers vous en ami. Je serais désolé de relever notre vieux drapeau tricolore sans un brave militaire comme vous. La garnison vient de se soulever en ma faveur. Soyez avec nous, décidez-vous ! "....Non ! s'écrie Voirol, vous vous trompez, la garnison n'est pas pour vous. Elle va reconnaître son erreur.

Louis-Napoléon insisite....." Venez, Général que je vous embrasse, et reconnaissez en moi Napoléon III......" Voirol le repousse, appelle au secours, les soldats qui suivent le prince croyant qu'il est en danger, font irruption dans la pièce. Enfermez le genéral crie quelqu'un. On le pousse dans un cabinet malgré ses protestations, mais il va pouvoir s'en échapper par une porte intérieure, et , ayant revêtu son uniforme à la hâte, se rue au-dehors, bouscule les artilleurs qui sont devant sa demeure et se précipite à la caserne du 16ième d'infanterie.

En route, il croise Eléonore Gordon qui court, elle aussi, vers le lieu fixé à l'avance par Persigny, la chambre qu'il a loué rue de la Fontaine. A tout hasard, l'amazone s'est armée de deux pistolets qu'elle dissimule sous son manteau.

....." Si j'avais su que vous n'étiez pas des nôtres, dira-t-elle au procès à Voirol, je vous aurais brûlé la cervelle...."

Cependant, le général est arrivé à la caserne d'infanterie, il a ordonné le rassemblement des troupes et, se mettant à la tête d'un bataillon, a marché sur la préfecture, où, lui dit-on, le préfet vient d'être arrêté. En effet, Persigny, sabre au clair, a fait irruption chez ce dernier....."Au nom de l'Empereur Napoléon, je vous arrête, lui a-t-il dit...."

Et, le laissant sans la garde de quelques hommes, il s'est hâté vers le télégraphe. Voirol fait immédiatement relâcher le préfet et barrer les grandes rues de la ville....les fantassins ont obéi sans broncher, les officiers ont crié..."Vive le roi".....l'émeute va être matée.

La scène est maintenant à la caserne Finkmatt, qui abrite l'autre régiment d'infanterie....Louis-Napoléon qui croit que Voirol est hors du jeu, y est arrivé avec sa troupe, accueilli tout de suite par des manifestations variées, ses artilleurs s'égosillant à crier..."Vive l'Empereur"...., les soldats d'infanterie leur répondant par des cris non moins nourris de ..."Vive le roi"....

La cour de la caserne est envahie, Vaudrey ordonne à l'officier de service de rassembler les hommes en armes, l'officier refuse. Colloques, échanges d'aménités, les soldats hurlant à qui mieux mieux, les artilleurs et les fantassins en venant aux mains. Des civils ont grimpé sur le toit de la caserne et jettent des pierres aux lignards. La mêlée devient générale. On entend quelqu'un qui crie...." Soldats, on vous trompe ! Cet homme n'est pas le neveu de l'Empereur, c'est le neveu du colonel Vaudrey....".

Tout est perdu..........

Ce dernier veut protester, sa voix est couverte par les huées. On a l'impression que l'échauffourée va mal finir, les artilleurs ont dégainé, les fantassins sur l'ordre de leur chef, ont exécuté une salve en l'air.

A ce moment suprême, Louis-Napoléon a hésité....Gricourt lui a proposé de lui frayer un passage avec l'aide des artilleurs dont les armes sont chargées, ce serait possible, en effet, mais il lui répugne de verser le sang Français. D'autre part, voici Voirol venu à la rescousse avec deux bataillons d'infanterie, la caserne est cernée, il faut se rendre.

...." Nous serons fusillés, dit Laity, mais nous mourrons bien....oui lui répond le prince, nous avons échoué dans une belle et noble entreprise...."

Et ils se laissent tous conduire docilement dans les locaux de la caserne. Un seul s'est échappé...c'est Persigny. A toute vitesse, il a couru rue de la Fontaine où il a retrouvé Eléonore qui l'attendait, anxieuse.

.... " Il lui crie tout est perdu, vite brûlons les archives...." Ils font main basse sur les papiers, les lettres, les chiffres de la correspondance secrète, les proclamations, les biographies du prince, ils les enfournent dans la cheminée et ils brûlent le tout sans se lasser durant près d'une heure.

Soudain, des coups violents retentissent à la porte....sans perdre de temps, Eléonore entasse les meubles devant la celle-ci, et tous deux s'arc-boutent pour empêcher celle-ci d'être défoncée, mais bientôt force reste à la police....le commissaire central s'élance dans la pièce et veut s'emparer du sac d'Eléonore, qui résiste furieusement. Le agents se précipitent...et dans la confusion, Persigny se rue au dehors et gagne le large.

Le soir même, il traversera le pont de Kehl, déguisé en pâtissier, costume que lui a fourni une de ses affiliées. Quant à Mme Gordon, on l'arrête, mais elle a fait une belle défense, elle a bourré de coups de poing les policiers et plus d'un porte sur sa figure les marques des ongles de l'amazone.......

......A.....Suivre....

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MessageSujet: Re: La Belle Amazone....   Jeu 12 Juin - 9:01

sunny .........

.......Suite des précédents chapitres .............(Sources Jules Bertaut)


Un Procès réussi......

C'est le 6 Janvier 1837 que s'ouvre le procès des conjurés à Strasbourg, dans l'ancien palais de justice, rue de la Nuée-Bleue. Toute la ville s'y écrase. On n'y verra pas Louis-Napoléon.

Très embarrassé par cette tentative de rebellion, dès qu'il l'a connue, Louis-Philippe, sagement a ordonné qu'on minimisât l'affaire le plus possible, qu'on lui donnât le moins d'éclat...il ne lui plaît pas que le prétendant impérial profite de ce procès pour prendre de grandes attitudes et parler au peuple Français par dessus le prétoire. Il veut le traîter en jeune écervelé et va l'embarquer pour l'Amérique comme un gamin vicieux dont on se débarrasse.

Malgrè ses protestations, il l'a fait enlever en chaise de poste, escortée par des gendarmes et on l'a embarqué sur " l'Andromède ", qui fait voile vers le Brésil. Mais tous ses complices ont été poursuivis et ils sont là en cours d'assises, serrés dans uune salle étroite où tombe un jour d'hiver triste et livide.

Parmi eux l'on se montre Mme Gordon, Eléonore dont Mme Lichtemberger a assuré la défense....c'est elle la grande vedette et elle n'est pas peu fière du rôle qu'elle va jouer. Elle est très à l'aise, du reste, le teint clair et rose ...en chapeau de satin blanc et en robe de soie noire avec collet à grandes broderies.....Vaudrey est superbe dans son grand uniforme...la figure mâle et sévère.

L'accusation ne ménage pas Eléonore...C'est, dit-elle la femme froide et réfléchie qui, usant de tous les moyens d'influence, spéculant sur l'affection qui lui est portée, entraîne à sa ruine l'homme qui l'aimait, sans qu'il soit possible d'assigner à sa conduite d'autre mobile qu'un bas et vulgaire intérêt.

Evidemment, le procureur du roi passe sous silence la flamme bonapartiste dont brûle l'accusée, mais dans la salle des murmures se font entendre à ces mots. Se sentant soutenue par l'auditoire, Mme Gordon répond du tac au tac, affirmant crânement ses convictions....elle a subi son interrogatoire avec beaucoup de présence d'esprit....note un journaliste.

Quand à Vaudrey et aux autres, ils jouent leur rôle avec le même sang-froid, ne celant aucun de leurs sentiments politiques, étalant plus que jamais leurs espérences dans le rétablissement de l'Empire. Et l'auditoire continue de les soutenir par ses cris et ses applaudissements malgré les rappels à l'ordre du président.

Lorsque les jurés se retirent dans la salle des délibérations, un cri unanime s'élève....." Acquittez ! Acquittez ! ".... C'est en effet, un jugement général d'acquittement qu'ils rapportent au bout de vingt minutes.

Aussitôt c'est un transport de joie général, on envahit le prétoire, on serre la main des conjurés, on porte en triomphe Eléonore, dont on acclame le courage sans bornes, le caractère indomptable. Elle a vécu là l'heure triomphante de son existence.

Le soir même, à l'hôtel de ville de Paris, un grand banquet lui a été offert où elle figure à la place d'honneur, bien entendu avec Vaudrey à sa droite, et des toats innombrables ont été portés à sa santé et au prince Louis-Napoléon......

....A....Suivre.....(Prochain et dernier chapitre..." Plus Tard ").


salut

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Patrice Raynaud



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MessageSujet: Re: La Belle Amazone....   Jeu 12 Juin - 11:14

C'est quand même pas les 18 et 19 brumaire, on dirait un vaudeville lol!
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Re: La Belle Amazone   Jeu 12 Juin - 22:14

sunny .........

.......Suite des précédents chapitres .............(Sources Jules Bertaut)


Plus Tard.....

Cette histoire aura pour Vaudrey les lendemains que l'on devine...dès le 3 Novembre, il avait été mis en non-activité par retrait d'emploi, et, après le procès, le 4 février, il était admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Plus tard, Louis-Napoléon le pressentira pour le coup d'Etat de Boulogne, mais prudemment, il refusera. Il aura cependant de belles compensations....dès qu'il sera élu président, le futur Napoléon III le nommera général de brigade et gouverneur des tuileries. Plus tard il deviendra général de division, sénateur et grand officier de la légion d'honneur. Il mourra en 1857 chargé d'honneurs.

Eléonore Gordon, elle demeurera le partisan qu'elle a toujours été, sans cesse sur la brèche, affiliée à toutes les sociétés bonapartistes qui complotent sous le règne de Louis-Philippe, conspirant toujours et sans relâche.

En 1838, à Paris la police perquisitionnera chez elle, en 1839, on l'arrêtera pendant quelques jours. Sans cesse en relation avec Persigny, elle est à Londres lorsque le prince médite l'affaire de Boulogne. Elle lui a déconseillée, mais lorsqu'il a été enfermé au fort de Ham elle est allée lui rendre visite plusieurs fois.

En 1848, à l'heure de la révolution, elle est à Paris, 57 rue de Provence, où le fils de la reine Hortense l'a vue en secret. Lorsqu'il s'est présenté à la présidence de la république, elle a été des fidèles du prince qui, la nuit couvraient les murs d'affiches bonapartistes, faisaient de la propagande effrénée par les écrits et par la parole.

Le triomphe de Louis-Napoléon lui vaudrait une grande récompense. Elle ne l'aura pas, cependant, que s'est-il passé ?.....La belle amazone a-t-elle eu des velléités de s'emparer du coeur du prince ?....S'est-elle heurtée à Miss Howard alors toute puissante ?...Y eut-il des scènes entre les deux femmes ?.

Déja elle s'était brouillée avec Persigny pour on ne sait quels motifs. Elle ne tardera pas à se brouiller avec Louis-Napoléon lui même pour des raisons sans doute bien graves, car on sait qu'il était généreux, reconnaissant, et l'on a vu comme il avait agi avec Vaudrey.

Il l'oubliera froidement, lui faisant verser seulement une petite somme d'argent qu'elle refusera avec fierté.

Elle ne verra même pas le rétablissement de l'Empire et décédera presque subitement, le 11 mars 1849, à l'hôpital, à l'âge de quarante ans. Elle était sans ressources et c'est l'Elysée qui paya son convoi.

FIN.......


Merci.....Jules Bertaut...de nous avoir permis de découvrir cette Amazone qu'était Eléonore, veuve Gordon, Bonapartiste, engagée jusqu'aux derniers jours de sa vie.

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MessageSujet: Re: La Belle Amazone....   Jeu 12 Juin - 22:31

Avec sa fin , nous voici dans le mélo.
C'est l'époque qui veut ça , rien ne manque intrigue , vaudeville , personnages de roman .

Merci Jean Baptiste de nous trouver des sujets aussi romanesque tout en étant historique . Avec ces faits , l'Histoire prend un coté humain trés sympathique et délassant.

Prochain épisode ???

Je deviens accro Laughing
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MessageSujet: Re: La Belle Amazone....   Jeu 12 Juin - 23:06

.......sunny ........Merci pour tes appéciations....j'en ai d'autres sous le coude....!!!!


salut

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MessageSujet: Re: La Belle Amazone....   Ven 13 Juin - 18:14

Je n'ai pas eu le temps de tout lire en détail, mais je vais y revenir et avec grand plaisir car c'était drôlement bien.

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MessageSujet: Re: La Belle Amazone....   Ven 13 Juin - 18:20

Ce récit prouve que la Femme est bien supérieure à l'Homme et sans vouloir être désagréable , j'ai compris pourquoi V.Hugo appelait Napoléon III "Napoléon le Petit".
Pour Persigny le titre de 3 éme couteau est bon pour lui . La Dame est la Milady du XIX° s.

Je veux une autre histoire sinon ,e ne vais pas bien dormir ! tongue
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