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 FRERE (Georges) Comte de l'Empire Général de division

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CapitaineCOIGNET

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Localisation : Vierzon (CHER)
Date d'inscription : 29/10/2007

MessageSujet: FRERE (Georges) Comte de l'Empire Général de division   Jeu 12 Juin - 0:12

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET – APN
Sources : Archives nationales – dossier de la Légion d’honneur côte LH/1034/35
Dessin d'armes : Jean-Pierre BIBET, d'après le Dictionnaire amorrial du Premier Empire (A.Révérend)


FRERE (Bernard-Georges-François) dit Georges
(1762 – 1826)

COMTE DE L’EMPIRE
Volontaire de 1791
2e bataillon de l’Aude

Général de division
Lieutenant-général
Commandant de la Légion d'honneur

Règlement d’armoiries :

«Coupé:
-1) partii -a) d’azur à l’épée haute d’argent, montée d’or – b) d’argent à trois tours de gueules maçonnées, ouvertes et ajourées de sable - 2 ) de gueules au pont de 3 arches d’or, maçonné de sable, soutenu d’une rivière d’argent. »




Né le 8 janvier 1762 à Montréal (Aude)
Fils de Joseph-Charles Frère, docteur en médecine, et de Jeanne-Ursuline Segonne.
Frère de Jean Frère, adjudant-général, tué en avril 1794, à l’attaque d’une redoute, sur la montagne de Louis XIV.
Père d’un fils unique qui fut tué au cours d’un duel.
Décédé le 6 février 1826, à Paris (Seine)

Etat des services :
Après des études de pharmacie en 1789, entré dans le 2e bataillon de volontaires du département de l’Aude, en 1791. Il gravit rapidement tous les grades inférieurs.
Capitaine, 28 septembre 1792.
Chef de bataillon, 9 mai 1793.
Chef de bataillon à la 4e demi-brigade de ligne, en 1796.
Chef de brigade, commandant la 4e demi-brigade de ligne, fin 1797.
Général de brigade, 13 septembre 1802, commandant les grenadiers de la Garde consulaire.
Général de division conféré par l’Empereur, 6 mars 1808.
Chef de l’état-major du maréchal Lannes, au siège de Saragosse, en Espagne, en février 1809
Commandant de la 13e division militaire, à Rennes (fin 1813)
Commandant de la 16e division militaire, à Lille (printemps 1814)

Il adhéra à la déchéance de l’Empereur, en avril 1814.
Commandant de la 16e division militaire, à Lille, durant la première restauration du trône des Bourbons, d'avril 1814 à mars 1815.


Commandant de la 16e division militaire, à Lille, durant les Cent-Jours, maintenu en fonction par l’Empereur, cependant le général Frère se conduisit alors avec la plus grande réserve.

Mis au traitement de la disponibilité en 1816.
Mis à la retraite en 1818.


Campagnes et actions d'éclat :1791 et 1792 : Employé à l’armée des Pyrénées-Occidentales.

1793 : Employé à l’armée des Pyrénées-Orientales.
Il s’y fit remarquer par sa bravoure comme son défunt frère Jean, adjudant-général, mort au champ d’honneur à l’assaut d’une redoute, sur la montagne de Louis XIV.

1794, 1795 et 1796 : Employé à l’armée d’Italie.
Il concourut avec son bataillon aux opérations militaires qui eurent lieu dans la vallée de la Brenta, en septembre 1796. Il s’y distingua de manière à être du nombre des officiers cités particulièrement dans le rapport du général en chef Napoléon Bonaparte ; et ce dernier, le proposa au Directoire exécutif pour chef de la 4e demi-brigade de ligne, dont son bataillon faisait alors partie.

1798 : A l’armée de l’Ouest.
Employé contre les vendéens et la chouannerie. Il fit partie de l’expédition qui partit du port du Havre-de-Grâce, dans la nuit du 7 au 8 avril 1798, pour aller attaquer les îles de Saint-Marcouf.

1799 : A l’armée de Hollande.
Il se trouva avec sa 4e demi-brigade de ligne aux différents combats livrés dans la Nord-Hollande, et donna dans toutes les occasions de nouvelles preuves de valeur et de conduite.

1800 : Employé à l’armée du Rhin, d’où on l’appela à Paris, pour commander les grenadiers de la Garde des Consuls.

1803 : En Hanovre.
Il commanda une brigade qui s’empara du Hanovre. Le général Frère, dont les troupes occupaient, à l’époque du 7 juin 1803, les places de Stade et de Haarbourg, se mit alors en mouvement pour se rendre à Cuxhaven, à l’effet d’intercepter le passage de tous les bâtiments anglais qui se trouvaient encore sur l’Elbe.

1805 : Employé à la Grande Armée – En Autriche.

1806 : Employé à la Grande Armée – En Prusse.
Il concourut à la prise de Lubeck, 6 novembre 1806.

1807 : Employé à la Grande Armée – En Pologne.
Attaché au corps du maréchal Bernadotte, prince de Ponte-Corvo.
Commandant de la tête de pont de Spanden sur la Passarge (Pologne)
A l’ouverture de cette campagne, les Russes dirigèrent, le 4 juin 1807, deux fortes colonnes, ayant été renforcées par un corps de 3000 chevaux, commencèrent à neuf heures du matin leur mouvement offensif. Aux premières démonstrations qu’elles avaient faites, le général frère en avait donné avis au prince de Ponte-Corvo, qui lui envoya l’ordre de tenir jusqu’à la dernière extrémité, et de périr même, s’il le fallait, avec tous les braves du 27e régiment d’infanterie légère, plutôt que de laisser forcer le passage de la rivière par les ennemis.
Le général frère, dont l’énergie et le dévouement étaient au-dessus de tout éloge, n’avait pas attendu les ordres du maréchal pour prendre la résolution jusqu’à la mort le poste qui lui était confié. Ses dispositions furent promptement arrêtées et parfaitement exécutées par des soldats plein de confiance dans leur chef. On laissait approcher les Russes jusqu’à bout portant, et alors une fusillade terrible, jointe au feu de mitraille des pièces de la redoute, foudroyèrent les assaillants et jetèrent le désordre dans leurs rangs. Sept fois consécutives les Russes revirent à la charge, avec un acharnement incroyable ; et chaque fois, ils furent repoussés par les inébranlables chasseurs du 27e léger. Enfin les russes furent obligés de se retirer, laissant dans les abattis de la tête de pont 300 mort et 200 blessés ; les Russes transportèrent en outre environ 700 blessés dans les villages voisins. Cette affaire fit le plus grand bonheur du général Frère, il fut largement récompensé par l’Empereur pour cet acte de bravoure et de valeur.

1808, 1809 : Employé à l’armée d’Espagne.
Général de division attaché au corps d’armée du général Dupont de l’Etang.
Au mois de juin 1808, il marcha avec une colonne sur la ville de Ségovie, où venait s’organiser un rassemblement de 5.000 insurgés, avec une trentaine de pièces d’artillerie. Le chef de cette troupe ayant répondu par des coups de canons à la sommation qui lui fut faite de mettre bas les armes, le général Frère ordonna l’attaque de la ville, et elle fut remportée de vive force, malgré la résistance opiniâtre des révoltés, qui perdirent beaucoup d’hommes tués, toute leur artillerie, et 600 hommes environs faits prisonniers. Le général Frère vint ensuite appuyer le corps d’armée du maréchal Moncey, qui s’était porté sur Valence.
Se trouvant à Requina, le général Frère sauva sa division par la prompte détermination qu’il prit d’ordonner une retraite, qu’on exécuta avec le plus grand ordre.
Au siège de Saragosse, entre fin 1808 et février 1809.

1809 : Employé à la Grande Armée – En Autriche.
Il se signala à la bataille de Wagram (5 et 6 juillet 1809)

1810, 1812 et 1813 : Employé à l’armée d’Espagne.
Il concourut aux sièges de Hostalrich, Tortose et Tarragone, pendant lesquels il déploya sa valeur accoutumée.Il rentra en France avec l’armée française, lorsqu’elle évacua l’Espagne, en application du traité de Valençay, fin décembre 1813.

Blessures :
- Blessé à l’attaque des redoutes de Serra, en Piémont (Italie) en 1794.
- Blessé à nouveau dans la vallée de la Brenta, en septembre 1796.
- Blessé grièvement à la bataille de Wagram, en Autriche, 6 juillet 1809.

Titres :
Comte de l’Empire par lettres patentes du 18 mars 1809.

Décorations :
- Membre (Commandant) de la Légion d’honneur par décret du Premier Consul du 25 prairial an XII (14 juin 1804)
- Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis par ordonnance du 8 juillet 1814.

Mention :
Le nom de FRERE est gravé sur le côté Sud l'arc de triomphe de l'Etoile, à Paris.
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FRERE (Georges) Comte de l'Empire Général de division
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