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 BRUNETEAU de SAINTE-SUZANNE (Gilles Joseph Martin) Comte

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CapitaineCOIGNET

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MessageSujet: BRUNETEAU de SAINTE-SUZANNE (Gilles Joseph Martin) Comte   Mer 25 Juin - 23:33

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET – APN
Sources : Archives nationales – Dossier de la Légion d’honneur côte LH/384/31
Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes.
Dossier portant la côte 7 Yd 282
Dessin d'armes: Jean-Pierre BIBET, d'après le Dictionnaire Armorial du Premier Empire (A. Reverend)


BRUNETEAU de SAINTE-SUZANNE (Gilles-Joseph-Martin)
(1760 – 1830)

Comte de SAINTE-SUZANNE

Comte de l’Empire
Général de division
Sénateur de l’Empire
Conseiller d'Etat

Lieutenant-général
Pair de France

Grand-Officier de la légion d'honneur


Règlement d’armoiries :

"Ecartelé: 1) d'azur au miroir d'or, après lequel se tortille et se mire un serpent d'argent -2) d'azur au lion d'or surmonté d'une étoile d'argent et flanqué de deux colonnes du même -3) d'azur à l'épée haute d'argent -4) coupé de gueules et d'or, à l'étoile à huit rais de l'un en l'autre."



Né le 7 mars 1760, à Sainte-Suzanne, commune de Poivres, en Champagne (Aube)
Marié à Dorothée Catherine, Zorn de Bulach (1776-1807)
Décédé le 26 août 1830, à Paris (Seine)
Inhumé dans le tombeau familial de l’ancien cimetière de Hangenbieten (Bas-Rhin), contre le côté sud de la nef de l' église.

Le tombeau existe encore de nos jours.
(Sépulture représentée avec un écu timbré d' une couronne comtale surmontée d' une croix.)


Etat des services :
Entré de bonne heure dans les pages de Madame, belle-sœur de Louis XVI.
Sous-lieutenant au régiment d’Anjou-Infanterie, en 1779.
Lieutenant en second, 20 mars 1784.
Lieutenant en premier, 1er octobre 1789.


Capitaine au 36e régiment d’infanterie, 6 novembre 1791.
Capitaine de grenadiers, en 1793.
Adjudant-général, 1er mai 1793.
Général de brigade, en mars 1795.
Commandant de la 4e division de l'armée du Rhin, 15 septembre 1796.
Général de division, 2 août 1796.
Commandant de la 5e division militaire, à Strasbourg, 14 janvier 1797.
Appelé au Conseil d’Etat, section de la Guerre, bureau topographique, par arrêté du 23 juillet 1797, il s’y fit remarquer par beaucoup de zèle et de dévouement pour la gloire nationale.
Commandant des troupes françaises stationnées dans les états romains, en août 1799 mais refuse ce commandement.
Chef de la 5e division militaire, à Strasbourg, 20 janvier 1798
Commandant de la 1ère division de l'armée de Mayence, 16 août 1798.
Commandant d'une division de l'armée d'Italie, durant l’hiver 1798-1799.
Commandant en chef par intérim de l’armée d’Italie, 7 mars 1799..
Commandant de la place de Milan, 11 mars 1799.
Inspecteur-général de l’infanterie, 24 juillet 1801.
Admis à la retraite 12 juillet 1804.
Envoyé en décembre 1805 par la Commission du Sénat à Lintz, en Autriche, pour complimenter l’Empereur sur ses dernières victoires (Ulm, Austerlitz, Vienne)
Rappelé au service en qualité de commandant de la 2e légion de réserve de l’armée de l’Intérieur, 20 mars 1807.
Inspecteur de la ligne de défense des côtes de Boulogne, en 1809.

(Met admirablement en état, les défenses côtières, afin d’empêcher un débarquement éventuel des Anglais.)

Campagnes et actions d’éclat:
1792, 1793, 1794 : Employé à l’armée du Rhin Il fit les premières campagnes de la Révolution ; y déploya beaucoup de zèle, de bravoure et d’intelligence.

1795 : Employé à l’armée de Rhin-et-Moselle, sous les ordres du général Desaix et du général en chef Moreau.
Il se trouva au passage du Rhin (19 juin 1796), et y commanda une partie des troupes qui abordèrent dans les îles de ce fleuve, sous le feu de l’ennemi. Ayant été chargé de mettre obstacle à la marche des corps autrichiens que l’on savait venir du Haut-Rhin, il se porta sur Urlafen et Simmern, repoussa une des colonnes qui voulaient l’empêcher d’entrer dans Urlafen ; lui fit une centaine de prisonniers, et s’empara du village, ainsi que de Windschliegen.. Dans un combat sur la Renchen, 28 juin 1796), il fut chargé de contenir les troupes autrichiennes qui se portaient sur l’aile gauche de l’armée française, et fit exécuter, en cette circonstance, des manœuvres et des attaques qui contribuèrent puissamment aux succès de cette journée.
4 juillet 1796 : Il reçut du général Desaix l’ordre d’attaquer les redoutables positions que les Autrichiens occupaient entre Rastadt et Gerpach. Après avoir forcé le village d’Oos, dans lequel il fit quelques prisonniers, il tourna les hauteurs de Kappenheim, qu’il avait jugé inabordable de front, et obligea l’ennemi à la retraite.
A la bataille d’Ettlingen, (9 juillet 1796), il déboucha, avec son infanterie et la première ligne de cavalerie, par le bois de Sandwich, la brigade Delmas, qui devait seconder ce mouvement, ayant été retardée dans sa marche par des accidents de terrain, les troupes commandées par Sainte-Suzanne se trouvèrent bientôt battues de front, en flanc et en écharpe par le canon des ennemis.. Cependant, l’artillerie légère s’étant mise en batterie par ordre de ce général, elle parvint à rétablir l’égalité d’un combat, dont les résultats finirent par être totalement à l’avantage de l’armée française.
Après la bataille d’Ettingen, la division du général Sainte-Suzanne fut une de celle employée à la poursuite des ennemis dans la montagne d’Albe, où ce général se signala de nouveau par les marches et les manœuvres habiles qu’il fit exécuter.
Il se distingua de même à l’affaire d’Aalen (2 août 1796), où ilt fut cité avec les plus grandes éloges sur sa conduite et ses talents militaires durant ces affaires, par le général en chef Moreau dans son rapport adressé au Directoire exécutif.
Employé en septembre 1796 à la défense de Kehl.

1797, 1798 et 1799 : Employé à l’armée d’Allemagne et à l’armée du Rhin

1799, 1800 : Employé à l’armée du Danube en qualité de lieutenant-général du général en chef Moreau, et y eut le commandement de l’aile gauche, forte d’environ 16.000 hommes.
Ayant passé le Rhin, vis-à-vis de Kehl, 25 avril 1800, il attaqua les colonnes ennemies sur les rives de la Kintzig, et les força, après un combat des plus opiniâtres, de se replier sur Offembourg, avec une perte d’environ 1200 hommes.
27 avril 1800 : D’après les ordres de Moreau, il fit repasser le Rhin à sa division, qui longea à marche forcée la rive gauche du fleuve, et vint remplacer, à Fribourg, en Brisgaw, le corps du général Gouvion-Saint-Cyr ; prit position dans l’enceinte du château d’Alt-Steusslingen, (endroit du grand-duché de Bade, que le Danube prend sa source), et forma de nouveau l’aile gauche de l’armée.
Le général de Sainte-Suzanne s’avançait sur Ulm, lorsque les lignes de son corps d’armée furent attaquées et forcées le 16 mai 1800 au matin, en Erbach et Asch. Dans cette position critique, il fit exécuter une manœuvre habile et hardie qui tira ses troupes du pas dangereux où les combinaisons du général en chef les avaient engagées. Il avait déjà resserré sa ligne et rétabli le combat avec avantage, lorsque ayant reçu avis d’un secours du général Gouvion-Saint-Cyr lui amenait, et voyant les Autrichiens faire un mouvement rétrograde, il fit poursuivre vivement leur arrière-garde, et reprit les positions qu’il avait été forcé d’abandonner.
Attaqué de nouveau à Erbach le 24 mai 1800, il résista aux efforts de deux colonnes autrichiennes commandées par l’archiduc Ferdinand ; leur fit éprouver des pertes assez considérables, et se maintint dans ses positions sur les bords du Danube : cette action fut vive et très sanglante.
D’après les ordres qu’il reçut, le général de Sainte-Suzanne se rendit à Mayence, pour organiser un corps de réserve qui s’y rassemblait. S’étant avancé avec ce corps vers la Franconie, il força le passage de la Nidda, 3 juillet 1800. ; passa le Mein, 11 juillet 1800, sur deux ponts qu’il avait fait établir près de francfort ; prit position le même jour à Neu-Wissembourg et Hanau, et battit le lendemain,12 juillet 1800, un corps autrichien qui était venu attaquer ses avant-postes.
Il continua de manœuvrer avec son corps d’armée détaché sur le Danube jusqu’à la conclusion de l’armistice signée à Steyer, 25 décembre 1800.

Décorations :
- Membre (Commandant) de la Légion d’honneur par décret du Premier Consul du 2 octobre 1803.
- Membre (Grand-Officier) de la Légion d’honneur par décret du Premier Consul du 25 prairial an XII (14 juin 1804)
- Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis par ordonnance du 27 juin 1814.

Titre de noblesse :
- Comte sénateur de l’Empire par lettres patentes du 10 mars 1808.
- Vicomte héréditaire par lettres patentes du 31 août 1815.
- Comte héréditaire par lettres patentes du 31 août 1817.

Autres fonctions :
- Conseiller d’Etat, 21 juillet 1801.
- Nommé par le Premier Consul, sénateur, 21 avril 1804
Sénateur de l’Empire, 19 mai 1806. (Sénatorerie de Pau). Siège au Sénat jusqu’en 1814 et y vota, le 1er avril 1814, la déchéance de Napoléon, et la création d’un gouvernement provisoire.
Pair de France, 4 juin 1814 et 31 août 1817.

Mentions :
- C’est Bruneteau de Sainte-Suzanne qui annonça au ministre de la guerre, l’arrivée d’une flotte anglaise, devant Flessingue (Expédition de Walcheren), et déclara qu’il restera à son poste malgré sa santé chancelante.

- Dans tout le cours de sa carrière législative, il ne cesse de faire partie de l’opposition constitutionnelle. Il publie en 1819 un ouvrage sur les places fortes qui a obtenu les suffrages du général Lamarque et du maréchal Saint-Cyr.

- Lors du procès du maréchal Ney, il refusa, avec quatre de ses collègues, de prendre part au jugement.


Son nom est inscrit au côté Est de l'Arc de Triomphe de l'Etoile, à Paris.
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