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 BRUNETEAU DE SAINTE-SUZANNE (Jean Chrysostôme)

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CapitaineCOIGNET



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Localisation: Vierzon (CHER)
Date d'inscription: 29/10/2007

MessageSujet: BRUNETEAU DE SAINTE-SUZANNE (Jean Chrysostôme)   Jeu 26 Juin - 22:08

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET – APN
Sources : Archives nationales – dossier de la Légion d’honneur côte LH/384/30
Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes
Dossier côte 8 Yd 1 800
Dessin d’armes : M. Jean-Pierre BIBET, d’après le Dictionnaire Armorial du Premier Empire (A. Reverend)


BRUNETEAU DE SAINTE-SUZANNE (Jean-Chrysostôme)
(1773 – 1830)


(Prénommé par erreur dans le Révérend (Alexandre-François-Chrysostôme) ou désigné par erreur au Caran (Archives nationale) sous le prénom de Christpohe )

Baron de l’Empire
Maréchal de camp
Commandeur de la Légion d’honneur


Règlement d’armoiries :

« D’azur au lion d’or surmonté d’une étoile d’argent et flanqué de deux colonnes du même, au franc-quartier senestre des barons militaires de l’Empire de gueules chargé d’une épée haute d’argent. »



Né le 4 mars 1773, à Poivres, en Champagne (Aube)
Fils de Gilles-Joseph-Martin Bruneteau, de Sainte-Suzanne, Comte de l’Empire, sénateur, général de division.
Décédé en se suicidant d’un coup de pistolet à la tête, le 2 août 1830

Etat des services :
Entré au service comme cadet-gentilhomme, dans le régiment d’Anjou-Infanterie, 10 juillet 1789.
Fut réformé en 1791.
Rappelé au service au régiment d’Anjou-Infanterie et nommé sous-lieutenant, 16 septembre 1791.
Lieutenant, 12 octobre 1791.
Adjudant-major, 14 octobre 1793.
Capitaine, 18 octobre 1793.
Suspendu de ses fonctions comme noble, 14 février 1794.
Réintégré dans son grade de capitaine, en août 1795 et employé dans le 2e bataillon des Pyrénées-Orientales.
Capitaine, dans la 5e demi-brigade d’infanterie de ligne, en juillet 1796.
Nommé adjoint aux adjudants-généraux, 27 décembre 1798.
Fait chef de bataillon sur le champ de bataille de Novi, 18 août 1799.
Confirmé chef de bataillon, 2 mai 1800.
Chef de brigade, 2 août 1802.
Commandant l’infanterie destinée pour l’Inde, en 1802.
Colonel, 24 août 1805, affecté au commandement du régiment de l’île-de-France.
Gouverneur de l’île Bourbon (île de la Réunion) du 9 octobre 1809 au 8 juillet 1810.
Revenu en France après la capitulation des troupes de l’île Bourbon, en novembre 1810.
Colonel du 29e régiment d’infanterie légère, 14 mars 1811.

Nommé par le roi maréchal de camp, 6 septembre 1814.
Commandant de la place de Landau, 11 décembre 1814, emploi exercé jusqu’au 30 mars 1815.


Général de brigade par décret impérial du 10 juin 1815.
Commandant de la place de Sélestat, 4 mai 1815 jusqu’au 1er octobre 1815, ne rendant la place bloquée qu’au roi de France.

Mis en non-activité, 1er octobre 1815, à la seconde restauration du trône des Bourbons.
Commandant du département de la Corrèze, 26 juin 1816 jusqu’au 18 août 1816.
Mis en non-activité, 18 août 1816.
Rappelé au service et nommé par le roi, commandant du département de la Corrèze, 25 décembre 1816 jusqu’au 12 novembre 1817.
Commandant de la 2e subdivision de la 19e division militaire, 20 mai 1818 jusqu’au 1er janvier 1829.
Commandant de la 3e e subdivision de la 19e division militaire (Puy-de-Dôme et Cantal), 18 avril 1820.
Commandant de la 2e e subdivision de la 19e division militaire, 1er janvier 1829 jusqu’au 2 août 1830, date de son suicide.


Campagnes et actions d’éclat :
1792 : Employé à l’armée du Rhin. Il s’était trouvé à la prise de Spire et de Mayance.
1793 : Employé aux armées du Nord et du Rhin. Il s’était trouvé au blocus de Dunkerque et à celui de Maubeuge, aux affaires près de Landau, et aux combats de la Chapelle-Sainte-Anne et de Cassel.
1796 et 1797 : Employé à l’armée d’Italie.
Il se trouva aux batailles d4Arcole, de Rivoli et de La Favorite.
1798 : Employé à l’armée de l’Ouest.
1799 : Employé à l’armée d’Italie.
Combattit à Jeacomo sous Véronne ; à Cassano, et se distingua à Novi.
1800 et 1801 : Employé à l’armée du Rhin. Il se trouva aux batailles et combats d’Engen, de Moëskirch, de Brichrack, de Nortlingen, d’Unterhaussien et d’Hohenlinden, en 1800. Au passage de l’Inn, et au combat de Lambach, en 1801.
1802 : Il prit part, en août 1802, à plusieurs combats livrés ou soutenus par la flottille de Boulogne.
1803 : S’embarqua pour les Indes-Orientales, 28 février 1803.
Débarqué à l’Île-de-France, 22 août 1803.
1803, 1804 et 1805 : Aux Indes.
1809, 1810 : A l’île Bourbon.
Cette île ayant été attaquée, en 1810, par 60 vaisseaux anglais, portant 800 matelots et 7.000 hommes de débarquement, le colonel de Sainte-Suzanne, qui n’avait à sa disposition que 300 hommes de troupes de ligne, et 300 gardes nationales mobiles, refusa de se rendre aux premières sommations qui lui furent faites. N’ayant ni places fortes, ni vaisseaux pour protéger la défense de l’île, il en disputa néanmoins le terrain pied à pied, et ne la rendit qu’après avoir perdu l’élite de sa petite troupe, et lorsque l’ennemi se fut rendu maître de la moitié de la ville de Saint-Denis, place ouverte, qui est le chef lieu de l’île.
La capitulation qu’il fit en cette circonstance fut des plus honorable, et jugée telle par une commission d’enquête, qui, approuva la conduite qu’avait tenue le colonel de Sainte-Suzanne.
1812 : A la Grande Armée – En Russie.
Il se trouva aux batailles de Schassniki et de Smolensk ; à l’affaire de Borisow et au passage de la Bérézina.
1815 : Bloqué à Sélestat par des troupes saxonnes et wurtembergeoises, fortes de 8 à 9.000 hommes, et commandées par les généraux Stoctmayer et Lecoq. Pendant ce blocus qui dura deux mois, le général de Sainte-Suzanne, n’ayant sous ses ordres que 4000 hommes, presque tous des gardes nationales, repoussa cependant deux attaques très vives, et fit trois sorties dans l’une desquelles il s’empara du quartier-général ennemi, à Chatenai. Il refusa d’obtempérer aux sommations qui lui furent faites plusieurs fois de remettre la place aux troupes alliées, et ne la rendit qu’au roi.

Campagne de captivité :
Prisonnier de guerre au passage de la Bérézina, 27 novembre 1812.
Sorti des prisons russes et rentré en France, 26 juin 1814.

Décorations :
- Chevalier de la Légion d’honneur, par décret impérial du 19 décembre 1811.
- Officier de la Légion d’honneur par ordonnance du 4 décembre 1816.
- Commandeur de la Légion d’honneur par ordonnance du 29 octobre 1826.
- Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, 26 octobre 1814.

Titre de noblesse :
Baron de l’Empire par lettres patentes du 8 avril 1813.
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