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 CARTEAUX (Jean-François) Général de division

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CapitaineCOIGNET

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MessageSujet: CARTEAUX (Jean-François) Général de division   Mer 2 Juil - 17:10

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET – APN
Sources : Dictionnaire Biographique et Historique des Généraux et Amiraux Français (Courcelles-1820)
Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes
Dossier côte 7 Yd 85


CARTEAUX (Jean-François)
(1751 – 1813)

Général de division
Aide de camp du général Lafayette
Commandant en chef de l’armée des Alpes
Administrateur de la principauté de Piombino
Administrateur de la Loterie nationale




Né le 31 janvier 1751, à Gouhenans (Haute-Saône)
Décédé le 12 avril 1813, à Paris (Seine)

Education :
Fils de dragon du régiment de Thianges, il devient enfant de troupes en 1759, élevé dans les garnisons, jusqu’à ce qu’il devînt en âge d’être lui-même un soldat.
Carteaux père ayant eu la jambe emportée par un boulet, fut placé à l’Hôtel des Invalides, où son fils le suivit.Ce fut dans cet asile que le jeune Carteaux fortifia son goût pour l’art militaire. Il y puisa aussi celle de la peinture, et ayant été adopté par le peintre Gabriel-François Doyen, il fait des progrès rapides sous cet habile maître.Entraîné par son penchant dominant, il servit comme soldat dans plusieurs régiments ; revint ensuite prendre la palette et le pinceau, et fit plusieurs tableaux d’histoire généralement estimés, notamment un portrait équestre du roi Louis VI, peint en 1791. Pour achever de s’instruire dans cet art, il parcourut diverses contrées de l’Europe. Pendant son séjour en Prusse, il consacra une partie de son temps à étudier la théorie de l’art de la guerre.
Etant rentré en France, à l’époque de la Révolution, il en embrassa les principes avec ardeur.

Etat des services militaires et civils connus :
Aide de camp du général Lafayette commandant la garde nationale de la place de Paris, 14 juillet 1789.
Lieutenant, 6 novembre 1789.
Lieutenant dans la cavalerie de la garde nationale parisienne, en 1791.
Adjudant-commandant, chef de bataillon 8 mars 1793.
Adjudant-général, chef de brigade, 15 mai 1793.
Général de brigade, 21 juin 1793, nommé à titre provisoire par les commissaires envoyés par le gouvernement.
Général de brigade, confirmé le 17 juillet 1793.
Général de division, 19 août 1793.
Commandant en chef de l'armée devant Toulon du 7 septembre 1793 au 12 novembre 1793.
Général de division, commandant en chef de l’armée d’Italie, 11 septembre 1793, en remplacement du général Brunet en état d’arrestation et qui sera condamné et guillotiné, mais n’a pas rejoint cette armée.
Commandant en chef de l’armée des Alpes, 3 novembre 1793, et en fonction dans cette armée du 16 novembre 1793 au 22 décembre 1793.

Mis en état d’arrestation à Marseille par ordre du Comité du Salut Public, 22 décembre 1793.
Amené à Paris et renfermé à la Conciergerie, 2 janvier 1794.
Il échappe de peu à la guillotine. La Révolution du 9 thermidor an II (24 juillet 1794) l’ayant rendu à la liberté.


Réintégré dans ses fonctions de général de division, 8 août 1794.
Commandant d’un corps d’observation faisant partie de la grande armée de l’Ouest, située sur les côtes de Cherbourg, en Normandie, sous les ordres du général Hoche du 28 novembre 1794 au 3 juillet 1795.
Destitué peut de temps après, et mis à la retraite, il s’en plaignait, le 12 septembre 1795, auprès de la Convention, à laquelle il protesta de son dévouement, et qu’il servit en effet avec beaucoup de zèle dans l’affaire du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795).
Réintégré dans son grade de général de division, commandant de la 18e division militaire, en poste à Dijon du 12 octobre 1795 au 9 janvier 1796.
Commandant la place de Lyon du 9 janvier 1796 au 21 février 1796.
Commandant du département de la Tarentaise du 21 février 1796 au 22 août 1796.
Commandant du département de l'Ain du 22 août 1796 au 23 février 1797.
Admis au traitement de réforme, 7 mars 1797.
Rappelé en activité au mois d’avril 1797.
Commandant de la 17e division militaire, à Paris du 26 avril 1797 au 27 juillet 1797.
Commandant de la 9e division militaire, à Montpellier du 27 juillet 1799 au 8 décembre 1799.
Affecté à Liège (Belgique), à la 25e division militaire du 8 décembre 1799 au 14 janvier 1800.
Commandant de la 25e division militaire, à Liège du 14 janvier 1800 au 26 juin 1800
Affecté à l'armée de Batavie du 26 juin 1800 au 23 juillet 1800.
Commandant de la 2e division de l'armée de Batavie du 23 juillet 1800 au 29 mars 1801.
Mis en non-activité, 29 mars 1801.
Admis au traitement de réforme, 21 mai 1801.
Administrateur de la principauté de Piombino, en Italie, nommé par l’Empereur qui disposait de cette principauté en faveur de l’une de ses sœurs, Madame Bacciochi, du 9 septembre 1803 jusqu’au 31 mai 1805.
Admis de nouveau au traitement de réforme, 31 mai 1805
Admis à la pension de retraite, 8 octobre 1810.

Campagnes et actions d’éclat :
Il se fait remarquer à la journée du 10 août 1792.
1793 : Employé à l’armée des Alpes, sous les ordres du général Kellermann du 15 mai 1793 au 7 septembre 1793. .
15 juillet 1793 : Carteaux fut envoyé avec sa division pour soumettre les Marseillais et les Lyonnais insurgés. Il les attaqua et les battit à Orange, et les força à rétrograder en toute hâte sur Cadenet
9 août 1793 : Il défit à nouveau les Marseillais et les Lyonnais insurgés à Cadenet. Durant cette journée, il se saisit de Darband, chef des insurgés ; prit trois canons, des munitions, et fit des prisonniers.
23 août 1793 : Après avoir dissipé un autre corps de révoltés, qui s’était réuni à Salons, il s’avança sur Marseille et arriva devant les portes de cette place.
24 août 1793 : Carteaux attaqua l’armée provençale retranchée sur les hauteur de Marseille et protégée par 17 pièces de canon de tout calibre. Malgré la vigoureuse résistance des Marseillais, le général Carteaux parvint à s’emparer des retranchements et de leur artillerie ; et poursuivant sans relâche ses succès, il fit sommer la ville de Marseille de se rendre. Les habitants divisés entre eux, étaient alors en guerre ouverte, et se battaient dans l’intérieur de Marseille, pendant que Carteaux, impatienté du retard que l’on mettait pour répondre à sa sommation, faisait jeter quelques obus sur place. Cependant les chefs des insurgés étaient entrés en pourparlers avec les officiers de quelques bâtiments de la marine anglaise qui croisaient devant le port, et peu s’en fallut que Marseille ne fût livrée aux troupes britanniques.
Mais l’activité que Carteaux mit dans ses opérations, ne laissa pas aux insurgés le temps d’effectuer cette mesure, et les Républicains, sous ses ordres, entrèrent en vainqueurs dans la ville de Marseille, 25 août 1793.
Après avoir été retenu quelque temps à Marseille par les commissaires conventionnels, pour appuyer, avec sa troupe, les mesures rigoureuses développées contre les ennemis du système révolutionnaire, Carteaux marcha, à la tête de 3300 hommes, contre la ville de Toulon, qui s’était rendue aux Anglais.
7 septembre 1793 : Quoique les forces qu’il commandait fussent insuffisantes pour réduire une place qui, outre ses habitants, renfermait alors plus de 10.000 hommes de troupes étrangères, il commença néanmoins ses opérations d’attaque contre la place de Toulon, força les gorges d’Ollioules, défendues par quelques bataillons anglais, qui s’y étaient fortifiés, et fit replier sur la ville plusieurs détachements, postés pour en défendre les approches Ayant installé son quartier général dans la bastide de Montauban, à Ollioules, il fut bientôt remplacé durant le siège de la ville de Toulon,

Homme brave, Carteaux malgré ses dispositions prises au niveau artillerie se montra cependant très incompétent pour assurer la prise de Toulon ; le jeune capitaine d’artillerie Napoléon Bonaparte, du premier coup d’œil, a remarqué que prendre le fort de l’Eguillette, position dominant la rade, c’est prendre Toulon.
Carteaux en rit : « - Ce blanc bec de CAPITAINE-CANON ne connaît rien à la géographie !!! ». Répond—il.
Bonaparte expose alors ses idées aux commissaires de la Convention, Saliceti et Gasparin, et obtient de ces derniers le remplacement de Carteaux par le général Doppet, 6 novembre 1793.


1795 : Employé à la grande armée de l’Ouest, en Normandie, sous le général Hoche.
1799 à 1799 : Employé à l’armée de l’Intérieur, à Lyon, Paris, Montpellier.
1800 et 1801 : Employé à Montpellier, en Belgique et en Batavie.

Autres fonctions :
Administrateur de la Loterie nationale, 2 juillet 1801, nommé par le gouvernement consulaire.

Décoration :
Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis par ordonnance du roi Louis XVI du 15 juillet 1792.
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