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 CLAPAREDE (Michel) Comte de l'Empire - Général de division

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CapitaineCOIGNET



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Localisation: Vierzon (CHER)
Date d'inscription: 29/10/2007

MessageSujet: CLAPAREDE (Michel) Comte de l'Empire - Général de division   Jeu 10 Juil - 9:59

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET – APN
Sources : Dictionnaire Historique et Biographique des Généraux Français (Courcelles-1822)
Archives nationales – Dossier de la Légion d’honneur côte : LH/541/39
Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier côte : 7 Yd 477
Dessin d’armes : Jean-Pierre BIBET, d’après le Dictionnaire Armorial du Premier Empire (A. Révérend)


CLAPAREDE (Michel-Marie)
(1772 – 1842)

Comte de l’Empire
Volontaire de 1792 dans un des bataillons de l’Hérault
Général de division
Lieutenant-général
Pair de France
Gouverneur du château royal de Strasbourg

Grand’Croix de la Légion d’honneur




Réglement d'armoiries:

«Coupé:
1) parti:a) d'azur à l'épée haute d'argent, montée d'or. -b) de gueules à trois étoiles d'argent en pal. -2) d'or au casque de sable, réhaussé d'or, panaché et garni de gueules, soutenu de deux branches de laurier de sinople passées en sautoir par les tiges.»




Né le 28 août 1772 à Gignac, en Languedoc (Hérault)
Issu d’une famille de robe.
Ami intime de la danseuse chorégraphique de l’Opéra de Paris Lise Noblet qu’il épousera dans les dernières années de sa vie.
Décédé le 23 octobre 1842, à Montpellier (Hérault)

Etat des services :
Engagé volontaire à l’âge de 18 ans, dans un bataillon de volontaires nationaux de l’Hérault, en 1792.
Capitaine, 5 février 1793, par le choix unanime de ses frères d’armes.
Lieutenant-colonel, 22 novembre 1793.
Capitaine, 22 mars 1794.
Chef de bataillon, 14 juillet 1799, nommé à titre provisoire.
Chef de bataillon, confirmé par arrêté du 30 novembre 1799.
Adjudant-commandant, 8 septembre 1800.
Adjudant-général, 5 août 1802.
Général de brigade, conféré par arrêté du 27 novembre 1802.
Commandant de la place du Cap, en 1802.
Commandant l’avant-garde d’un corps d’armée au Nord de l’île de Saint-Domingue de 1802 à 1803.
Général de brigade, commandant la 1ère brigade de la 1ère division du 5e corps de la Grande Armée, 19 octobre 1805.
Général de division, 8 octobre 1808.
Gouverneur militaire de la province de Valladolid, 11 janvier 1809.
Général de division, commandant de la 1ère division du 2e corps de l'armée d'Allemagne, 15 janvier 1809.
Général de division, commandant de la 2e division du 2e corps de l'armée d'Allemagne, 9 avril 1809.
Général de division, commandant de la 1ère division du 11e corps de l'armée de Dalmatie, nommé le 30 juin 1809. Arrivé au corps, 5 juillet 1809.
Général de division, commandant de la 1ère division du 11e corps de l'armée d’Allemagne, 17 juillet 1809.
Général de division, commandant du 1er arrondissement militaire d'Illyrie, 10 septembre 1809.
Mis en congé, 22 décembre 1809.
Général de division, commandant de la 2e division du 9e corps de l’armée d’Espagne, 28 août 1810.
Général de division, commandant de la 1ère division du 9e corps de l’armée d’Espagne, 10 septembre 1810.
Commandant en chef de toutes les troupes stationnées dans les provinces de Salamanque, Zamora et des places fortes de Ciudad- Rodriguez et d'Almeida, 26 octobre 1810.
Général de division, commandant de la 2e division du 5e corps de l’armée d’Espagne (nommé 9 avril 1811) Arrivé au corps, 13 juin 1811.
Mis en congé en novembre 1811.
Commandant en chef d’un corps polonais au service de la France, dite « Légion de la Vistule », durant la campagne de Russie, 8 mars1812.
Général de division, commandant de la 43e division d'infanterie du corps d'observation de Mayence, 25 juin 1813.
Général de division, commandant d’une division du 14e corps de la Grande Armée, 7 août 1813.
Commandant d’une division d’infanterie composé de 6 régiments d’infanterie, chargé de la défense de la capitale, au printemps de 1814.

Lieutenant-général, commandant de place, à Paris, 8 juillet 1814, jusqu’au 8 novembre 1815.
Lieutenant-général, commandant de la 2e division d’infanterie de la 1ère division militaire (Paris), 23 juillet 1814.
Lieutenant-général, commandant de la 3e subdivision de la 1ère division militaire, 17 janvier 1815.
Lieutenant-général, commandant de la 4e division de l'armée du duc de Berry.16 mars 1815.
Ne sert pas l’Empereur durant les Cent-Jours.
Lieutenant-général, commandant de la place de Paris et du département de la Seine, 15 juillet 1815.
Lieutenant-général, commandant, à Châlons-sur-Marne, de la 2e division militaire. (Aujourd’hui Châlons-en-Champagne), 15 octobre 1815.
Inspecteur général d'Infanterie permanent de la 1ère division militaire (Paris), 18 novembre 1815.
Désigné pour concourir à la formation du corps royal d’état-major, en 1818.
Inspecteur général permanent de la nouvelle organisation de l’infanterie dans le 4e arrondissement, en 1820.
Mis en disponibilité, 1er octobre 1830.
Général de division, maintenu en activité sans limite d’age, par décret du 27 décembre 1839.


Campagnes et actions d’éclat :
1792, 1793, 1794, 1795, 1796, 1797, 1798, 1799, 1800 : Employé à l’armée des Alpes puis aux armées d’Italie, de l’Ouest et d’Allemagne.
S’est fait remarquer par son intelligence et sa valeur.
1800 : Embarqué sur mer pour l’expédition envoyé à Saint-Domingue, 14 décembre 1802, sous les ordres du général Leclerc.
Ayant été chargé d’occuper la partie espagnole de l’île, il réussit complètement dans cette mission ; prit possession de Saint-Yago, qui lui ouvrit ses portes, et envoya au Cap les généraux nègres Clervaux et Toussaint-Louverture, qui se rangèrent avec leurs troupes, sous les ordres du capitaine-général Leclerc.

1804, 1805 : Employé à son retour en France à l’expédition envoyée à l’île Dominique appartenant aux Anglais. Embarqué sur mer, à Rochefort (6 octobre 1804), escadre du contre-amiral Missiessy, et arrivé à l’île Dominique, 22 février 1805. L’attaque de l’île ayant été conclue, le général Claparède fit gravir rapidement par sa troupe un morse escarpé ; s’empara du fort qui le défendait, et concourut par ce moyen à la prise de la Dominique.
Employé à son retour en France à la division de réserve des grenadiers du camp de Boulogne (10 juin 1805). puis employé à la grande armée d’Allemagne.Il se trouva au combat de Wertingen (8 octobre 1805), à la bataille d’Ulm (15 au 17 octobre 1805)
Il participa activement à la bataille d’Austerlitz (2 décembre 1805)

Napoléon avait reconnu une position très favorable, située sur une petite colline qui portait à l'origine le nom de Padelek, mais fut nommée le « Santon » par la Grande Armée en souvenir d'une colline identique aperçue en Égypte. L’Empereur considérait le « Santon » comme la clef de ses opérations offensives ; il fit fortifier ce lieu avec le plus grand soin et le fit garnir de 18 pièces de canon. La garde de cette position importante fut confié au général Claparède, commandant du 17e régiment d’infanterie légère, régiment attaché à la 3e division du général Suchet, du 5e corps d’armée du maréchal Lannes.

2 décembre 1805 : Le prince Bagration, à la tête de la colonne de droite de l’armée russe, vint attaquer la position du « Santon « ; mais tous ses efforts pour s’en emparer furent inutiles, et cette colonne, se trouvant écrasée par l’artillerie française, fut obligée de rétrograder jusqu’à Prosoritz.

1806 : Employé à la Grande Armée, en Prusse.
Il se trouva au combat de Saalfeld, à la bataille d’Iéna, gagnée sur les Prussiens (14 octobre 1806)

1806, 1807 : Employé à la Grande Armée, en Pologne.
Il combattit avec distinction à Pultusk (26 décembre 1806), où un de ses aides de camp fut tué à ses côtés, à Ostrołęka (16 février 1807), à Borky. Chargé de défendre, avec la brigade qu’il commandait (17e Léger), la tête de pont de Drewkenowo, sur l’Omulow, il fut attaqué dans cette position (11 juin 1807), par une forte colonne de l’armée russe, mais il soutint avec la plus grande fermeté l’attaque de l’ennemi, et donna par ce moyen le temps au maréchal Masséna d’arriver sur la ligne avec des renforts.

1808 : Employé à l’armée d’Espagne, 17 octobre 1808.

1809 : Rappelé d’Espagne et employé à la Grande Armée, en Autriche, sous les ordres du maréchal Oudinot.
Dans la matinée du 3 mai 1809, marchant à la tête du corps d’armée du maréchal Oudinot, le général Claparède rencontra l’arrière-garde autrichienne en avant d’Ebersberg, et la fit attaquer par la brigade du général Coehorn, qui aborda hardiment l’ennemi, au moment où celui-ci s’avançait sur le pont qui traverse la Traun pour gagner la rive droite de cette rivière. Le mouvement des Autrichiens étant protégé par une nombreuse artillerie, la brigade Coehorn, qui s’était élancée plusieurs fois avec impétuosité, avait été arrêtée par la violence du feu des batteries ennemies. Le général Claparède s’avança alors avec le reste de sa division, et appuya les bataillons des tirailleurs du Pô et des voltigeurs Corses de la brigade Coehorn, qui continuaient à faire des prodiges de valeur. Bientôt cette masse serrée, s’avançant sur le pont qui était d’une largeur considérable, parvint à culbuter dans la Traun, canons, caissons, chariots et soldats autrichiens. Déjà une partie de la division Claparède était arrivée aux portes d’Ebersberg, lorsque les premières arches du pont, du côté de cette ville, furent coupées par le feu qui s’y était communiqué de quelques maisons incendiées. Par cet événement les troupes de la division se trouvèrent séparées au moment où elles avaient à lutter contre 30000 Autrichiens, que le général Hiller avait formés en bataille sur les hauteurs en arrière de la ville. Cependant la division Claparède, forte seulement d’environ 7000 combattants, soutint un engagement, aussi inégal qu’il fut long, avec une résolution et une intrépidité au-dessus de toute éloge. Une poignée de braves, qui était au-delà du pont, aurait infailliblement succombé, si les communications n’avaient été rétablies par les autres divisions de la Grande Armée, qui accourut au secours de celle du général Claparède. La division Claparède perdit dans cette occasion plus de 300 hommes tués et près de 700 grièvement blessés. La perte des Autrichiens s’éleva à 4500 hommes tués, 6 à 7000 prisonniers, la prise de 4 canons et de 2 drapeaux.
Le 5e bulletin de la Grande Armée, inséré dans le Moniteur du 13 mai 1809, s’exprime en ces termes : « La division Claparède, seule, et n’ayant que 4 pièces de canon, lutta pendant 3 heures contre 30.000 ennemis, et se couvrit de gloire. Cette action d’Ebersberg est un des plus beaux faits d’armes que l’histoire puisse conserver le souvenir. »

Le général Claparède se trouva ensuite aux batailles d’Essling (21 et 22 mai 1809), et de Wagram (6juillet 1809)

1810, 1811 : Employé en Espagne et à l’armée du Portugal.
Il y battit en plusieurs occasions, le corps d’armée du général Silveyra, qui manoeuvrait pour inquiéter les communications entre les différents corps de l’armée française ; l’arrêta dans son mouvement, et le força de repasser le Duero, à Lamégo, 13 janvier 1811. Après cette expédition, la division Claparède qui se trouvait isolée du reste de l’armée, fut livrée à elle-même pendant trois mois dans un pays occupé et parcouru en tous sens par différents corps de milices, et de levées en masses, commandés, pour la plupart, par des officiers anglais. Malgré les obstacles de toute espèce que le général Claparède eut à vaincre, ses opérations militaires entre le Duero et le Tage furent couronnées par des succès importants.

1812 : Appelé à la Grande Armée, en Russie.
A la tête d’un corps de Polonais au service de la France, il se trouva à la bataille de la Moskova, 7 septembre 1812. ; partagea avec l’armée tous les dangers et les fatigues de la fatale retraite de Moscou ; combattit au passage de la Bérésina, 28 novembre 1812.

1813 : Employé à la Grande Armée, en Saxe.
23 août 1813 : Le général Claparède soutint un combat glorieux sur les hauteurs de Giezubel contre l’ennemi qui débouchait de la Bohème.
17 octobre 1813 : Il concourut à l’enlèvement des positions retranchées que les Russes occupaient sur les hauteurs de Racknitz, près de Dresde.

1814 : Employé à la défense de Paris.

Blessures :
- Blessé à la bataille de Pultusk, 26 décembre 1806.
- Blessé au passage de la Bérésina, 28 novembre 1812.

Décorations :
- Membre de la Légion d’honneur à la création de l’ordre.
- Grand-Officier de la Légion d’honneur par décret impérial du 17 juillet 1809.
- Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis par ordonnance du 8 juillet 1814.
- Grand’Croix de la Légion d’honneur par ordonnance du 17 janvier 1815.

Titre :
- Comte de l’Empire par décret impérial du 19 mars 1808 et par lettres patentes du 29 juin 1808.
- Comte héréditaire par ordonnance du 23 juin 1816.
- Pair de France par ordonnance royale du 5 mars 1819.avec dotation de 12000 francs.

Autres fonctions :
- Gouverneur du château royal de Strasbourg, en 1819.

Les divers traitements qu’il pouvait cumuler s’élevait à plus de 100.000 francs.
Il avait une bonne cave et toujours d’excellents cigares à offrir.
Il fut très lié avec Monsieur de Martignac.


Mentions :
En 1815, il fut l’un des membres du Conseil de guerre chargé d’instruire l’affaire du maréchal Ney.
En 1816, il fut aussi membre des Conseils de guerre qui jugèrent qui jugèrent le contre-amiral Linois, le colonel Boyer et le lieutenant-général comte Delaborde.

MONUMENT COMMEMORATIF :
Il existe un monument commémoratif à Gignac (Hérault) à la mémoire di général Claparède.
Inscription sur la face principale de la stèle portant le buste :
« AU GENERAL CLAPAREDE - 1770 1842 - SA VILLE NATALE »Inscription sur la face principale du socle :
« VOLONTAIRE EN 1793 - GENERAL EN 1802 - COMTE DE L’EMPIRE - PAIR DE FRANCE - GRAND CROIX DE LA LEGION D’HONNEUR »Inscription sur les faces latérales de la stèle, résumé : Noms des campagnes militaires.
Inscription sur la face arrière du socle :
« MONUMENT ELEVE PAR SOUSCRIPTION PUBLIQUE - INAUGURE LE 14 AVRIL 1912 - SOUS LA PRESIDENCE DU VICE AMIRAL SERVAN - M ADRIEN BENEZECH ETANT MAIRE DE GIGNAC »


Son nom est gravé dans la pierre, sur un des piliers côté Est de l’arc de triomphe de l’Etoile, à Paris.
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