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 COMPANS (Jean) Comte de l'Empire - Général de division

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CapitaineCOIGNET

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MessageSujet: COMPANS (Jean) Comte de l'Empire - Général de division   Lun 14 Juil - 21:43

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET – APN
Sources : Dictionnaire Historique et Biographique des Généraux Français (Courcelles-1822)
Archives nationales – Dossier de la Légion d’honneur côte : LH/578/11
Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier côte : 7 Yd 436
Dessin d’armes : M. Jean-Pierre BIBET, d’après le Dictionnaire Armorial du Premier Empire (A. Révérend)


Département de la Haute-Garonne
Arrondissement de Saint-Gaudens
Canton de Salies-du-Salat
Commune : SALIES-DU-SALAT

Un général de bataille de premier mérite.... a dit NAPOLEON

COMPANS (Jean-Dominique)
(1769 – 1845)

COMTE de l’Empire
Général de division

Lieutenant-général
Pair de France

Grand-Croix de la Légion d’honneur
Grand’Croix de l’ordre de la Réunion




Règlement d’armoiries :

« D’argent fretté de six lances d’azur ; au franc-quartier d’azur chargé d’une épée haute d’argent, montée d’or. »



Né le 26 juin 1769, à Salies-du-Salat (Haute-Garonne)
Fils d’une famille de notables qui le destinaient à devenir ecclésiastique, il préféra la carrière des armes, en se rallia à la Révolution de 1789.
Père d’un fils : Napoléon-Dominique Compans (1812-1845)
Décédé le 10 novembre 1845, à Blagnac (Haute-Garonne), à l’âge de 76 ans.
Après d'imposantes funérailles, sa dépouille est transportée à Salies-du-Salat (Haute-Garonne), où elle repose dans un tombeau massif situé dans l'allée principale du cimetière.


La sépulture existe encore de nos jours.

(Les APN, il y peu de temps, ont procédé à la restauration du tombeau et une cérémonie a été organisée à sa mémoire.)

Etat des services :
Engagé volontaire dans le 3e bataillons de volontaires nationaux du département de la Haute-Garonne, et élu par ses concitoyens à la formation des bataillons au grade de capitaine, 2 octobre 1791.
Adjudant-général, chef de bataillon, 20 novembre 1793, à titre provisoire.
Chef d’état-major du général Dugommier, en 1793.
Commandant d’un bataillon d’élite, en 1793, par décision du général Dugommier, sous les ordres immédiat du chef de brigade Lannes (depuis maréchal de France, duc de Montebello)
Employé à l’état-major général de l’armée des Pyrénées-Orientales jusqu’à la paix avec l’Espagne, de 1794 à 1795.
Adjudant-général, chef de brigade, 13 juin 1795.
Chef d’état-major des 10e division militaire et 11e division militaire, sous les ordres du général Lauer (1795), puis du général Châteauneuf-Randon (1796) et enfin de la 9e et de la 18e divisions militaires, sous divers généraux (1797)
Chef d’état major de la division du Bescian, à l’armée d’Italie, en septembre 1798, sous les ordres du général Grenier.
Général de brigade, 23 juin 1799, nommé à titre provisoire.
Chef d’état-major du général Grenier, en 1799.
Général de brigade, 19 octobre 1799, confirmé par décret.
Commandant supérieur des 7e et 8e divisions militaires, et chargé tant de la défense des Alpes depuis Genève jusqu’à la mer Méditerranée, que de la prompte organisation des renforts destinés à l’armée d’Italie, en 1799.
Commandant de la Tarentaise, chargé de la défense de cette province, en 1799.
Commandant de la province de Coni, en Italie, 1er juin 1801.
Chef d’état-major du 5e corps de la Grande Armée sous le maréchal Lannes, 30 août 1805 jusqu’au 18 décembre 1805.
Chef d’état-major du 4e corps de la Grande Armée pendant la campagne de 1806 contre la Prusse.
Général de division, 23 novembre 1806.
Chef d’état-major du maréchal Davout, employé à la grande armée d’Allemagne, en remplacement du général Hervo, 12 octobre 1808.
Commandant de la grande armée d’Allemagne, 4 février 1809.
Commandant de la 5e division du corps d'observation de l'Elbe, 19 avril 1811.
Commandant du 1er corps d'observation de l'Elbe, 15 février 1812.
Commandant de la 1ère division du 2e corps d'observation du Rhin, 13 février 1813.
Commandant de la 1ère division du 6e corps de la Grande Armée du maréchal, duc de Raguse Marmont, 12 mars 1813.

Lieutenant-général du royaume et membre de la Commission du contentieux de guerre, nommé par Monsieur, frère du roi Louis XVIII, 23 avril 1814
Membre du Conseil de guerre attaché au roi par ordonnance du 6 mai 1814.
Inspecteur-général d’infanterie dans les 9e et 10e divisions militaires, 17 juin 1814.


Rappelé par l’Empereur durant les Cent-Jours en qualité de général de division, commandant du 3e corps de l'armée du Midi, 26 mars 1815..
Admis à la retraite, à la seconde restauration du trône des Bourbons, 26 juin 1815.
Mis en non-activité à compter du 1er juillet 1815

Campagnes et actions d’éclat :
1792 : Employé avec le 3e bataillon de volontaires de Haute-Garonne, à l’armée des Alpes puis à l’armée du Midi et d’Italie.Il fut employé sous les ordres du général Dumerbion, à la défense du camp de Braour, que les piémontais surprirent pendant une des premières nuits du mois d’avril 1792, mais d’où ils furent repoussés avec perte. Il se trouva à l’attaque et à l’enlèvement du camp de Bruis par une colonne française sous les ordres du général Dagobert.

8 septembre 1792: Il fut du nombre des combattants qui défendirent le village de Lantosca, et contribua à la vigoureuse résistance qui fut opposée aux troupes ennemies conduite par le duc d’Aoste. Le capitaine Compans se distingua, vers la fin du mois de septembre 1792, à la reprise du poste de Gillette, par quelques compagnies de son bataillon.

16 octobre 1792 : L’armée Austro-Sarde manoeuvrant pour couper la retraite des Français au pont du Var, le capitaine Compans fut bloqué et attaqué au village des Ferres par environ 1000 hommes. Il fit barricader dans ce poste les deux compagnies qu’il y commandait, repoussa avec vigueur toutes les attaques de l’ennemi, répondit avec fierté aux sommations qu’on lui fit de se rendre, et força, par sa bonne contenance, les assaillants de se retirer après douze heures de blocus et de combat.
Le général en chef Dugommier parvint à dégager le port de Gillette (17 octobre 1792), et Compans contribua à cette opération en faisant une diversion utile à la tête de ses deux compagnies du 3e bataillon de l’Hérault, et de 300 gardes nationaux du département du Var.
Le capitaine Compans se signala à la bataille de Ferres, en Italie.

1793, 1794, 1795: 1796, 1797 : Employé au siège de Toulon et à l’armée des Pyrénées-Orientales et du Midi :
Arriva avec le 3e bataillon de l’Hérault au moment de l’attaque des forts de Toulon et des positions retranchées qui couvraient les approches de cette ville.
Le chef de bataillon Compans prit part à une infinité d’affaires de postes, d’escarmouches et de fausses attaques.

13 août 1794: il combattit à la brillante affaire de Boulon. Il se porta avec son bataillon de chasseurs, au col de Porteil, et y intercepta la retraite d’un convoi considérable d’artillerie et de bagages appartenant aux ennemis. Les Espagnols étant parvenus à surprendre le poste français placé sur la montagne boisée en avant de la Jonquière, l’adjudant-général Compans sortit de son camp sans attendre l’ordre, gravit la montagne à la tête de ses chasseurs, et, de concert avec le chef de bataillon Bon, il tomba avec vigueur sur les Espagnols, les repoussa et les força de rentrer dans leurs lignes.
Le général Augereau fit, dans la relation qu’il donna de cette affaire, une mention très honorable de la conduite de l’adjudant-général Compans y avait tenue.

20 novembre 1794: Le général Dugommier fut tué au cours de la bataille de la Sierra-Négra, (ou de San-Lorenzo de la Muga, ou de Figuières ou Figueras) en Catalogne (La ville fut reprise par Pérignon le 27 novembre 1794), Compans fit plusieurs fausses attaques sur les redoutes de l’ennemi, qu’il força à rester dans ses positions sur ce point.

30 novembre 1794: Il concourut au succès d’un combat, et pendant lequel il enleva impétueusement ces mêmes redoutes ; pendant l’action, il eut son panache enlevé par un biscaïen.

1798, 1799, 1800, 1801 : Employé à la défense des Alpes jusqu’à la Méditerranée.et employé à l’armée d’Italie, dès le 25 août 1798.

26 mars 1799 : Il signala son ardeur et son intelligence, en repoussant, à la tête d’un régiment Suisse, un corps de troupes autrichiennes, qui, pendant le combat, s’était glissé dans les intervalles existants entre les divisions Delmas et Grenier, et menaçait les derrières de cette dernière division.

5 avril 1799: Il combattit avec beaucoup de distinction à la journée de Magnano

17 avril 1799 : Il se fit remarquer au combat de Vaprio, où il dirigea plusieurs charges, et se trouva plusieurs fois dans la mêlée. Dans le plus fort de l’action, l’adjudant-général Compans prit le commandement de la brigade du général Kister, qui venait d’être mis hors de combat, et couvrit avec cette brigade la retraite d’une partie de la division à laquelle elle appartenait.Il exécuta dans cette occasion tous ses mouvements avec le plus grand ordre quoique l’ennemi le poursuivit vigoureusement, en faisant un grand feu à mitraille.

12 mai 1799 : Les Russes, attaquant pour la troisième fois de la journée le village de Pacetto, d’où ils avaient été repoussés, Compans se détacha d’une position voisine à la tête de 4 à 500 fantassins, et fondit impétueusement sur la droite des ennemis. Ce mouvement ranimant le courage des troupes de la division Gardanne, qui défendait le poste de Pacetto, perdu et repris à deux fois, elles se précipitèrent de leur côté sur les Russes, et concoururent à les mettre en déroute complète.

20 juin 1799 : L’adjudant-général Compans se trouva à la bataille de San-Juliano, et s’y fit remarquer en combattant sur les points où le péril était le plus grand. Vers le soir, l’affaire étant encore indécise, le général Grenier lui confia le commandement d’une partie de sa réserve, avec ordre de culbuter la droite de l’ennemi. Compans exécuta ce mouvement avec autant d’intelligence que d’intrépidité, et contribua essentiellement au succès de cette journée, qui fut brillante pour les armées françaises.

17 août 1799 : Les ennemis occupant en avant de la Tuile une position avantageuse qui pouvait leur faciliter l’attaque du Petit Saint-Bernard, le général de brigade Compans résolut de les déloger du poste de la Tuile, et le leur enleva l’épée à la main.

Il suivit encore le général Grenier, appelé au commandement de la division réunie dans la vallée de Barcelonnette. Cette division s’était déjà mise en mouvement pour pénétrer dans les plaines du Piémont, et avait forcé le poste des barricades, lorsque le général Grenier reçut de Championnet, général en chef de l’armée d’Italie, le commandement de celle des Alpes, qui prit la dénomination d’aile gauche de l’armée d’Italie. En partant pour ce nouveau poste, Grenier confia au général de brigade Compans le commandement de sa division.

2 septembre 1799 : Le général Compans marcha sur Coni ; balaya tous les postes ennemis qu’il rencontra, et prit position en avant de Coni.

20 septembre 1799 : Compans déboucha de Coni ; attaqua vigoureusement les ennemis à Fossano et Savigliano ; enleva ces deux places ; fit 600 prisonniers, et tua beaucoup d’hommes aux Autrichiens.

Les nombreuses incursions que Compans avait faites dans le pays aux environs de Coni lui avaient procuré les moyens d’approvisionner convenablement cette place importante. Le général Muller étant venu prendre le commandement de la division Grenier, Compans eut alors le commandement d’une brigade d’avant-garde, avec laquelle il campa d’abord à la Madona-del-Ulmo.

4 novembre 1799 : La supériorité numérique des Autrichiens ayant obligé l’armée française de faire retraite, Compans fut désigné pour couvrir ce mouvement avec sa brigade. Il remplit cette mission difficile, en opposant la plus forte résistance aux efforts de l’ennemi, et notamment à l’embranchement des routes qui se dirigent de Genola et de Valdige sur Savigliano. Arrivé en avant de Centello, Compans reçut l’ordre de s’y arrêter, et de résister de nouveau aux Autrichiens. Il parvint à leur disputer le passage d’un pont assez longtemps pour assurer la retraite de la réserve de l’armée et celle de sa brigade.

6 novembre 1799 : La brigade Compans qui campait à Vignolo fut attaquée par des forces ennemies très supérieures. L’action s’étant engagée, un bataillon français, qui s’était imprudemment avancé, fut chargé par 400 chevaux autrichiens, et mis en déroute. Compans, à la tête de deux escadrons de chasseurs à cheval, fond alors, sur l’ennemi ; le met en désordre ; lui fait des prisonniers, et le force même à abandonner les Français tombés en son pouvoir.

Bientôt après, l’armée se sépara pour faire sa retraite par les vallées du Tanaro et de la Stura. La division Richepanse dut exécuter la sienne par cette vallée.

10, 11 et 15 novembre 1799 : Compans, dont la brigade était placée dans la division Richepanse, prit part au combats de San-Dalmazzo, de Robillante et de Vernante. Ce fut à la résistance que sa brigade opposa aux ennemis, à l’entrée de la vallée, que la division Richepanse dut la conservation de son unique point de retraite. Dans le fort de l’action, un des bataillons ayant abandonné trop facilement une position avantageuse, Compans mit pied à terre, et à la tête de ce même bataillon, alla reprendre la position.

Après avoir cantonné à la Briga jusqu’à la chute des neiges, et gardé, sur les montagnes, tous les cols par où l’ennemi pouvait chercher à pénétrer, la brigade Compans fut envoyée dans la rivière de Gènes, sous les ordres du général Victor, et chargée de couvrir les quartiers d’hiver des Français.

31 décembre 1799 : Compans e trouvant établi avec sa brigade à Murazzo, les généraux autrichiens, Mélas et Kray, fondirent sur lui à la tête d’environ 18000 hommes. N’ayant qu’à opposer 5000 hommes à cette troupe ennemie, la brigade Compans fit cependant une résistance longue et opiniâtre ; mais déjà elle avait près de 500 hommes hors de combat, lorsqu’elle se vit forcée à la retraite. Débordée plusieurs fois par l’ennemi, elle eût été infailliblement enveloppée, sans la vigueur, le sang-froid et les bonnes dispositions du général Compans.


Dernière édition par CapitaineCOIGNET le Lun 14 Juil - 22:06, édité 4 fois
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MessageSujet: COMPANS (Jean) Comte de l'Empire - Général de division   Lun 14 Juil - 21:44

En 1800, Compans était employé sous les ordres du général Suchet, l’un des lieutenants du Premier Consul Napoléon Bonaparte, lorsque l’ennemi sépara par ses manœuvres le corps de Suchet de l’armée commandée par le général en chef Masséna, en s’emparant des positions de Melagno, Sttepani et San-Giacomo.

10 avril 1800 : Pour rétablir les communications interceptées, Compans attaqua, d’après les ordres du général Suchet, le poste de Melagno, à la tête de 1000 hommes. Après avoir gravi rapidement la montagne et poussé devant lui quelques avant-postes ennemis, il arriva à la tour de Melagno. Les Autrichiens s’avancèrent de leur côté, et à la faveur d’un brouillard très épais, tombèrent sur les Français, et les sommèrent de mettre bas les armes. Pour toute réponse, Compans ordonne la charge générale ; l’exécute lui-même à la tête d’un bataillon de grenadiers ; poursuit l’ennemi jusque dans ses retranchements ; y pénètre en même temps que les Autrichiens ; leur fait une centaine de prisonniers, et met le reste dans une telle déroute, que le lendemain plusieurs détachements égarés dans leur fuite, épouvantés, vinrent se rendre aux Français.

11 avril 1800 : Compans attaqua avec 800 hommes les retranchements de Settepani, défendus par 1200 Autrichiens. Après un combat opiniâtre, dans lequel sa brigade eut 250 hommes mis hors de combat, il s’empara des retranchements, où il entra un des premiers, et fit 1000 prisonniers.

19 avril 1800 : Il concourut au combat de Rouchi-de-Mailla ; y marcha à la tête de 1200 hommes ; profita habilement de l’accessibilité de son point d’attaque pour devancer les autres colonnes françaises ; culbuta l’ennemi et lui fit 400 prisonniers.

20 avril 1800 : Le général Compans fut chargé de l’une des attaques contre San-Giacomo, et de tourner cette position par le côté en vue de Savonne. Il marcha à la tête de 1500 hommes, gravit rapidement au pas de course la montagne, et parvint à s’approcher jusqu’à 200 toises des retranchements. Après avoir reconnu le terrain et choisi le meilleur point d’attaque, il se disposait à commencer l’action, lorsqu’il fut mit hors de combat par un coup de feu.

Le général Compans est transporté à Draguignan. Sa blessure étant guérie, il rejoignit de nouveau, en juillet 1800, l’armée d’Italie, où on l’avait appelé pour remplacer le général Bonami, dont la brigade servait dans la division du général Mollis. Les hostilités avaient alors cessé : et, jusqu’au moment où elles reprirent, Compans s’occupa avec le plus grand zèle de l’instruction de ses troupes.

Lorsque la guerre recommença, dans l’hiver de 1800 à 1801, Compans fut placé avec sa brigade dans la division Loison, qui faisait partie de la lieutenance-générale du général Suchet. Il détermina la défaite d’un corps autrichien près de Volta, en faisant à la tête de la 13e demi-brigade d’infanterie légère une charge à la baïonnette, qui fut décisive.

25 décembre 1800 : Au passage du Mincio par l’armée française, la brigade Compans força l’ennemi de rentrer dans la tête de pont de Borghetto, et l’y contint : cette brigade eut beaucoup à souffrir du feu de l’artillerie ennemie.

26 décembre 1800 :La brigade Compans, qui avait passé le Mincio, fut mise à la disposition du général de division Delmas, commandant l’avant-garde de l’armée. Compans prit part à la gloire que les armées françaises s’acquirent dans cette journée, en appuyant et secondant puissamment la brigade du général Lapisse, qui eut à combattre des forces très considérables.

A l’affaire de Parona, la brigade Compans repoussa devant elle et jusque sous les murs de Véronne toutes les forces que l’ennemi lui opposa : dans cette journée, le général Compans dirigea en personne plusieurs charges.
Etant passé dans la lieutenance du centre, à l’avant-garde de la même armée ; le général Compans prit part à toutes les actions qui eurent lieu jusqu’à la signature de l’armistice, et se distingua particulièrement à Montebello, Villafranca et Spaziano.
Il se rendit ensuite à Ferrare, où il commanda pendant quelques jours l’avant-garde de l’armée stationnée dans le Ferrarais.

1801, 1802, 1803 et 1804 : Général de brigade employé dans la 27e division militaire.

1804 à 1805 : Employé aux camps de Boulogne et de Saint-Omer.

1805 : Employé à la grande armée d’Allemagne, en Autriche.
2 décembre 1805 : Il combattit avec sa valeur accoutumée, à la bataille d’Austerlitz.

1806 : Employé au 4e corps de la Grande Armée, en Prusse, depuis le 18 décembre 1805.

14 octobre 1806 : Il se trouva à la bataille d’Iéna et s’y distingua vaillamment.

1807 : Employé à la Grande Armée, en Pologne, sous les ordres de l’Empereur.

1808 : Employé à la grande armée d’Allemagne, sous les ordres de l’Empereur.

1809 : Employé à la Grande Armée contre l’Autriche, sous les ordres de l’Empereur.

1810 et 1811 : Employé à la grande armée d’Allemagne, sous les ordres de l’Empereur.

1812 : Employé à la Grande Armée, en Russie.
Il y servit dans le 1er corps commandé par le maréchal prince d’Eckmühl Louis Davout.

23 juillet 1812 : A l’attaque faite par les Russes, contre le pont de Saltanovka, près de Mohilev, le général Compans, après avoir concouru à repousser cette attaque, se mit à la tête du 111e régiment d’infanterie de ligne, et poursuivit l’ennemi jusqu’au bois en face de Nowoselki : là, il s’arrêta, croyant recevoir devant lui la totalité du corps russe commandé par le prince Bagration.
.
17 août 1812 : Le général Compans combattit à la bataille de Smolensk, et concourut à la prise de cette place ; son attaque fut dirigée sur le faubourg en arrière de Czenizi.

5 septembre 1812 : La Grande Armée continua sa marche sur Moscou, la division Compans déboucha par Golovine, et, appuyée par quelques détachements de cavalerie, elle s’avança jusqu’à Alexino qui fut enlevé le même jour. Il força ensuite l’arrière-garde de l’armée russe d’évacuer le petit bois à droite d’Alexino. Cependant les Russes faisant un feu très meurtrier sur les masses françaises avec l’artillerie de leur redoute de Chewarino.
L’Empereur résolut de faire enlever cette redoute, et confia l’honneur de cette expédition au brave général Compans qui venait de s’emparer d’Alexino.
Compans, après avoir placé le 61e régiment d’infanterie de ligne derrière des mamelons garnis d’artillerie, fit canonner la redoute pendant quelques instants, et s’avança ensuite avec une vive résolution. Le combat fut des plus opiniâtres ; la redoute, prise et reprise trois fois, resta enfin à la division Compans, qui acheta cette victoire par la perte de 1000 de ses braves.(*)

(*)L’Empereur, passant, le lendemain de l’affaire de Chewarino, la revue du 61e de ligne, qui avait le plus souffert à l’attaque de la redoute, demanda au colonel ce qu’il avait fait d’un de ses bataillons : « Sire, répondit froidement le colonel Bouge, il est dans la redoute ! »

6 septembre 1812 : Maître de la position de Chewarino, Compans attaqua de nouveau la division du général russe Konowitzin, à laquelle il enleva Alexino, et la força de courir dans le plus grand désordre pour rejoindre le centre de son armée : dans ce combat, qui se prolongea jusqu’à neuf heures du soir, les Russes perdirent beaucoup d’hommes tués, quelques prisonniers et 7 canons.

7 septembre 1812 : A la bataille de la Moskova, gagnée sur l’armée russe, la division Compans marcha d’abord avec celle du général Desaix sur le front de la redoute de gauche des Russes, voisine du bois de Passarewo ; et dès six heures et demie du matin, elle se trouva en position devant cette redoute, et y engagea une vive fusillade : la redoute fut enlevée. Le général Compans dans cette occasion, avait combattu d’une manière très distinguée.

Au cours de la désastreuse retraite de Moscou, Compans se trouva dans différents combats :

24 octobre 1812 : Compans se trouva particulièrement à la bataille de Malojaroslawetz. Il y manoeuvra avec habilité, et menaça une batterie de la droite de l’armée russe en position à la gauche d’un parc sur le chemin de Tsernikova : les Russes craignant pour cette batterie, la désarmèrent et se retirèrent vers le centre de leur armée.

3 novembre 1812 : Compans se trouva au combat de Viazma. Il parvint à contenir le général russe Miloradovitch qui tentait de faire tourner par sa nombreuse cavalerie les ailes de l’armée française.

17 novembre 1812 : Il participa activement à la bataille de Krasnoé.

1813 : Employé à la nouvelle Grande Armée, en Saxe.2 mai 1813 : A la bataille de Lützen, les ennemis marchant pour déborder la droite de l’armée française, en gagnant le chemin de Weissenfelds, le général Compans marcha à la tête de sa division et arrêta tout cours le corps du général russe Winzegerode.

20 mai 1813 : A la bataille de Bautzen, le général Compans attaqua vivement la ville de Bautzen ; et les voltigeurs de sa division, s’élançant sur les rochers qui formaient le pied des retranchements construits du côté du Faubourg des Vandales, s’emparèrent de la batterie avancée, escaladèrent les remparts, et entrèrent dans la place.

16 octobre 1813 : Le général Compans combattit avec valeur à la bataille de Wachau.

16, 17, 18 et 19 octobre 1813 : Il combattit également avec la plus grande distinction à la bataille de Leipzig

1814 : Employé en France.
24 mars 1814 : Ayant eut l’ordre de défendre Sézanne, il jugea convenable de se retirer pour couvrir le matériel considérable qui marchait à la suite de sa division ; et ce fut au milieu de grands dangers, auxquels il sut s’échapper, qu’il parvint à se retirer en arrière de Réveillon. Sa division ayant été attaquée par le général York, il se replia dans la direction de Coulommiers. Il fut attaqué à Chailly par un corps prussien qui lui prit 300 hommes, et le rejeta sur Coulommiers ; mais, à l’aide d’un renfort de 1000 fuyards que le général Vincent avait rassemblé dans cette ville, le général Compans alla prendre position sur les hauteurs de Monsanglaust, après avoir détruit tous les postes du Grand Morin. Ayant continué sa retraite sur Meaux, où il trouva 1500 hommes d’infanterie et 600 chevaux, il résolut de défendre la Marne ; mais le 22 mars 1814, l’avant-garde prussienne ayant marché sur Meaux, le général Compans, obligé de suivre les mouvements de l’armée, se replia sur Claye. Il y fut renforcé de 3 bataillons de la jeune Garde et 800 chevaux, tant cuirassiers que lanciers polonais. Il continua sa retraite sur Ville-Parisis, puis sur Montsaigle, où il eut, avec les avant-gardes prussiennes, un engagement qui fut à son avantage. Il vint ensuite prendre position, d’abord à Bondy, puis sur la butte de Beauregard, qui touche la ville de Belleville. Dans les mesures arrêtées pour la défense de Paris, le général Compans fut désigné pour couvrir, conjointement avec le général Ornano, les Près-Saint-Gervais et le village de Pantin.

30 mars 1814 : Compans prit part à la bataille de Paris et y déploya les travaux et les talents militaires dont il avait déjà donné tant de preuves.

1815 : Employé à l’armée du Nord, en Belgique.
18 juin 1815 : Il combattit à Mont-Saint-Jean (Waterloo)

Campagne de captivité :
Prisonnier de guerre sur le champ de bataille de Mont-Saint-Jean (Waterloo), 18 juin 1815.
Renvoyé en France à la paix, peu de temps après.

Blessures :
- A eut son cheval tué sous lui, au combat de Centello, en Italie, 4 novembre 1799.
- Atteint d’une balle au cours d’une reconnaissance en avant de San-Giacomo, en Italie, 20 avril 1800.
- Blessé à la bataille d’Austerlitz, 2 décembre 1805.
- Reçoit un biscaïen à la bataille de la Moskova, 7 septembre 1812.
- Blessé à la bataille de Wachau, en Saxe, 16 octobre 1813.
- Blessé à la bataille de Leipzig, 19 octobre 1813.

Décorations :
- Membre (Commandant) de la Légion d’honneur par décret du Premier Consul du 25 prairial an XII (14 juin 1804)
- Grand-Officier de la Légion d’honneur par décret impérial du 11 juillet 1807.
- Grand’Croix de la Légion d’honneur par ordonnance du 14 février 1815.
- Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis par ordonnance du 17 juin 1814.
- Grand’Croix de l’ordre de la Réunion par décret impérial du 3 avril 1813.

Titre :
- Comte militaire de l’Empire par décret impérial du 1er mars 1808 et par lettres patentes du 24 juin 1808, confirmés et enregistrés à la Cour royale de Paris, 2 mai 1818.
- Pair de France par ordonnance du 17 août 1814.

Autres fonctions :
- Membre et un des fondateurs de la Société royale pour l’aménagement des prisons, crée en juin 1819.
- Membre du Conseil général de Haute-Garonne.

Mentions :
Le château de Blagnac (Haute-Garonne), et ses dépendances furent achetés par le général Compans, .qui s’y installe, en 1810.

Griffoul Dorval, originaire de Toulouse, fut désigné pour sculpter la statue, en marbre blanc, qui s'élève aujourd'hui au centre-ville de la commune de Salies-du-Salat (Haute-Garonne)
Le général Compans, est représenté, le bras gauche en écharpe, blessé au combat, montrant du doigt son chapeau de bataille qu'il a jeté à terre. Avec dédain, il répond à l'envoyé de Koutouzov : « Je n'abandonnerai point la position !...Dites à votre général, qu'aucune puissance ne m'arrachera de ce lieu. »

Un espace commercial, au centre de Toulouse, porte le nom du général Compans.

Son nom est gravé dans la pierre sur un des piliers du côté Est de l’arc de triomphe de l’Etoile, à Paris.
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COMPANS (Jean) Comte de l'Empire - Général de division
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