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 Victor Hugo et Napoléon III

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Santa Anna

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MessageSujet: Victor Hugo et Napoléon III   Mer 6 Aoû - 16:38

Bonjour à toutes et à tous,

Pouvez vous avoir l'amabilité de répondre à cette question Smile

Pourquoi Victor Hugo haïssait il à ce point Napoléon III ?

Personnellement je pense que c'est parce que celui ci avait refusé de le prendre dans son gouvernement alors que VH l'avait soutenu lors de la campagne présidentielle, mais bien entendus ce n'est qu'un hypothèse
Wink

Victor Hugo cet orgueilleux ne fait qu'abaisser son image avec ce ridicule pamphlet...

Amicalement,
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Victor Hugo et Napoléon III   Mer 6 Aoû - 17:07

....... sunny .......


Des réponses à vos interrogations....voici un extrait d'une excellente étude réalisée sur Victor Hugo...(sources et oeuvres de Marie-luce Colatrella)....que je remercie au passage.....!!!!


ELEMENTS DE BIOGRAPHIE . LA CARRIERE POLITIQUE DE VICTOR HUGO

Comment un conservateur devient un homme de gauche.
Victor Hugo est né en 1802 à Besançon d'un père Colonel, puis général d'Empire (ce point est important car Hugo révérait son père et à travers lui, l'armée napoléonnienne.), Léopold Hugo. Le jeune Victor est un élève doué qui prépare l'Ecole polytechnique au lycée Louis le Grand. Mais sa vocation poétique s'éveille tôt : dès quinze ans, il reçoit un prix de l'académie française. A 17 ans, il écrit son premier roman et fonde avec ses frères Abel et Eugène une revue, Le Conservateur littéraire. Il affirme alors «Je veux âtre Châteaubriand ou rien».

En 1822, il épouse Adèle Foucher dont il était amoureux depuis son adolescence. Elle lui donnera cinq enfants : Léopold (mort à trois mois), Léopoldine (1824) Charles (1827) Victor (1828) et Adèle (1830). Fervent monarchiste comme sa mère, Hugo reçoit la légion d'Honneur à 23 ans.

Mais un événement provoque un revirement dans ses convictions politiques : à une soirée donnée à l'ambassade d'Autriche, l'huissier annonce l'entrée des maréchaux de Napoléon 1er Soult, Mortier et Macdonald en omettant volontairement leurs titres de duc donnés par Napoléon. Le scandale est énorme. Hugo réagit comme si on avait insulté son père, comte d'Empire. Il rallie progressivement l'opposition au régime, le camp des libéraux et des orléanistes.

Au même moment, en publiant la Préface de Cromwell, il devient chef de file des romantiques, considérés comme des révolutionnaitres en littérature (puisqu'ils s'opposent au classicisme). En 1830, c'est la bataille d'Hernani et la Révolution de Juillet. Hugo participe peu à ces bouleversements; il écrit alors un roman historique (c'est la mode) : Notre dame de Paris qui obtient un succès extraordinaire en 1831.

Le nouveau roi, Louis-Philippe, allège la censure. La célébrité d'Hugo ne cesse de grandir. Il publie plusieurs recueils de poèmes et fait jouer des drames. En 1841, il est reçu à l'Académie française. Mais sa fille Léopoldine meurt accidentellement en 1843. Hugo est désespéré et compense cette peine en redoublant d'activité dans la vie publique. Il devient en 1845 directeur de l'Académie française, puis Louis-Philippe le nomme Pair de France (titre nobiliaire qui lui permet de siéger à la chambre des pairs, une assemblée assez conservatrice comme le Sénat aujourd'hui). Dès lors, Hugo entame une carrière politique. Il met à profit son éloquence pour défendre ses idées : l'abolition de la peine de mort, la lutte contre la pauvreté du peuple. Ses discours « de gauche » surprennent son entourage.

Mais en 48, une grave crise économique fait éclater une nouvelle révolution : Louis-Philippe abdique et Hugo descend sur les barricades pour tenter de convaincre les révolutionnaires que la meilleure solution pour la France serait la régence de la duchesse d'Orléans. En vain. Cependant, Hugo est élu député de l'Assemblée constituante (sur une liste de droite) à côté de Louis-Napoléon Bonaparte revenu d'exil. Le poète pense un moment que le prince Napoléon (auteur d'un livre : L'Extinction du paupérisme ) représente une bonne solution pour rétablir l'ordre. Il milite pour son élection à la présidence de la République dans le journal qu'il a fondé avec ses fils L'événement. Après l'élection du Prince-Président, Hugo aspire à siéger dans les conseils du gouvernement et brigue le portefeuille ministériel de l'instruction publique.. Mais Louis-Napoléon l'écarte et Hugo passe à l'opposition, d'autant plus qu'il prévoit le coup d'Etat. Le 17 juillet 1851, il dénonce le cléricalisme du nouveau gouvernement et les ambitions dictatoriales de « Napoléon-le-Petit ». C'est le début d'une lutte dont les Châtiments seront l'aboutissement.

Le 2 décembre 1851, il tente d'organiser une résistance au coup d'Etat, mais le peuple de Paris, lassé des barricades et des massacres, ne le suit pas. Le 4 décembre, tout espoir s'écroule, les troupes ont ouvert le feu sur la foule sans soulever de révolte. Hugo, muni d'un faux passeport, prend le train pour Bruxelles. le 21 décembre par plébiscite (sorte de référendum) le peuple approuve le coup d'Etat. Le 9 janvier 1852, Hugo est expulsé de France « pour cause de sûreté générale ». Il se donne pour première tâche une lutte contre l'usurpateur et rédige le récit des événements intitulé L'histoire d'un Crime. Mais les éditeurs londoniens n'osent pas le publier. Hugo écrit alors Napoléon-le-Petit. qui parait à Londres le 5 août. Il s'embarque pour l'île Jersey où il écrit les Châtiments. Mais en 1855 le gouverneur de l'Ile expulse Victor Hugo qui s'installe à Guernesey.

En 1859, il refuse avec dédain l'amnistie accordée par Napoléon III : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai ». Il ne rentrera que le 5 septembre 1870 après la défaite de Sedan et la proclamation de la 3ème République.

...... salut .....

_________________
" Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter "   (Sagesse Chinoise).

Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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Santa Anna

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MessageSujet: Re: Victor Hugo et Napoléon III   Mer 6 Aoû - 17:32

Merci beaucoup Jean-baptiste, pour ce superbe extrait Very Happy

Mes idées sont en peu plus claire maintenant, je me doutais qu'il y avait eu une amnistie mais je n'avais pas compris pourquoi Hugo n'était alors pas revenu...

bref encore merci, Very Happy
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Argal

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MessageSujet: Re: Victor Hugo et Napoléon III   Jeu 18 Sep - 9:49

Merci JB pour cet excellent rappel.


Santa Anna, il serait de mauvaise grâce dire que Victor Hugo s'abaisse par le pamphlet dont tu fais mention. Dans l'Histoire, comme dans la vie, rien n'est jamais tout blanc ou tout noir et chacune des attitudes, que ce soit celle de Napoléon III ou de Hugo peut se comprendre.

Alors ne tombons pas dans un bipartisme idiot. Rolling Eyes
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yoann



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MessageSujet: Victor Hugo et Napoléon III   Dim 3 Mai - 11:49

Bonjour,
J'aimerais savoir tous ce qui c'est passé entre Victor Hugo et Napoléon III et toutes les pressions qu'a pu subir Victor Hugo.
Merci
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