Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

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 Princesse "Brouhaha"....

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Princesse "Brouhaha"....   Mer 10 Sep - 17:08

....... sunny ......

Encore une femme...mais pas ordinaire. Comment cette petite -nièce de Napoléon mérita ce surnom.."Princesse Brouhaha". Elle était remuante, cette Marie Studelmine-Letitia, petite fille de Lucien Bonaparte, le frère de Napoléon. Elle était très belle, très active, elle aimait les lettres et le monde, elle écrivait des romans. Elle aurait pu prendre comme sujet sa vie aventureuse......Voici sa vie...!!!

1er chapitre ....(Source Robert Christophe).

Grande, mince, svelte, avec un visage d'une extrême finesse, des bandeaux bruns qui l'auréolaient, une gorge admirable, une démarche noble et gracieuse, telle apparaissait celle à qui Victor Hugo avouait son amour en ces termes ..."Dieu fait les femmes comme vous...c'est ainsi qu'il se prouve"...

Les portraits de Nadar et de Winterhalter ne démentent pas cette opignon. Leur modèle et cliente se nommait Marie-Studelmine-Letitia Wyse, mais préférait se faire appeler Princesse Bonaparte, étant la petite fille de Lucien, frère de Napoléon.

Son père l'honorable Thomas Wyse, avait représenté le roi d'Angleterre en Grèce...et sa mère, née Bonaparte, était si jalouse de la beauté de sa fille que....Mais voici une anecdote qui montrera cette jalousie.

Un Riche Prétendant.

Marie venait de quitter l'Institution nationale de la Légion d'Honneur, à Saint-Denis. Elle y avait passé toute son enfance et sa jeunesse. La discipline rigoureuse de cet établissement, l'uniforme des pensionnaires et les études sévères qu'on leur imposait l'avaient irritée. Elle voulait vivre...vivre, et se moquait bien du diplôme d'Institutrice qu'on lui avait décerné.

"""""Moi institutrice ! rageait-elle en se mirant dans une glace. Je suis trop belle pour passer ma vie à enseigner !....Et puis, ne suis-je pas une Bonaparte ? "....Mais seulement par sa mère, et sans fortune.

La séparation survenue entre ses parents, les voyages diplomatiques d'un père constamment au loin, l'égoïsme d'une mère ne pensant qu'aux plaisirs, telles étaient les causes de son amertume.

Elle avait dix-sept ans quand elle sortit de la Légion d'Honneur. En attendant de l'envoyer dans quelque école de province, sa mère la reçut et l'ébergea, énervée d'une beauté qui lui portait ombrage. Un soir, une querelle s'éleva au sujet d'une robe de bal destinée à Marie, que Mme Wyse voulait peu éclatante. L'adolescente protesta et reçut une claque.

Elle s'écria, rouge d'indignation et de la trace des doigts maternels sur sa joue....."Je ne resterais pas davantage en tutelle...je m'affranchirai le plus tôt possible...ce soir même....si je trouve un époux...le premier homme que je rencontre...." Ne s'adressant plus la parole, les deux femmes montèrent dans une voiture et se rendirent au bal.

Deux heures plus tard, l'adolescente avait choisi le sauveteur. Il s'appelait Frédéric de Solms. Ni jeune ni beau, mais riche, il parlait avec un épouvantable accent allemand.

Généralement dédaigné des femmes, il n'en revenait pas du succès obtenu auprès de la ravissante Bonaparte. Si le nigaud avaitr su..! Il devint fou d'amour de la jeune fille, puis demanda sa main. Et voilà comment Marie-Studelmine-Letitia Wyse entra dans le monde.

Apothéose Amoureuse.

Le jeune ménage, si l'on peut ainsi appeler l'union d'un homme de quarante-cinq ans avec une femme de dix-sept ans...s'installa rue Caumartin, dans un splendide hôtel. Ce luxe donna la jaunisse à la mère de la nouvelle Mme de Solms.

L'époux "idéal" se lassa vite de la poupée qui l'avait choisi. Un jour cet Allemand partit pour son Alsace d'adoption, où ses affaires l'appelaient. Se promettant, toutefois, de revenir de temps à autre à Paris.

Son éloignement permit à la jeune femme d'organiser de folles mondalités. Le salon de Marie devint le rendez-vous de l'élite parisienne. Sa beauté attirait les poètes, les artistes, la noblesse, les gandins. On lui prêta des amants. Et quand elle accoucha d'un fils, les méchantes langues affirmèrent que le comte Alexis de Pommereu....parrain du nouveau né...n'était pas étranger à sa mise au monde.

Petit-fils d'un marquis d'Aligre, qui avait été pair de France et chambellan de la reine Hortense, le comte Alexis de Pommereu prit droit de cité dans la demeure de Mme de Solms. En l'absence du mari, il faisait les honneurs aux invités.

Quand Mr de Solms rentrait d'Alsace et passait quelques jours à Paris, Alexis poursuivait son rôle de maître de maison. Les médisants appelaient alors le trio...le ménage à trois.

Plus tard, beaucoup plus tard, lorsque mourut le comte de Pommereu, il légua toute sa fortune, qui était fabuleuse à Mme de Solms. Il en résultera d'interminables procès entre ses héritiers naturels et la légataire, procès qui ne contribuèrent pas à effacer l'idée que l'enfant de Marie-Studelmine était celui de son bienfaiteur.

Quand il compris enfin que sa femme l'avait joué, Mr de Solms la quitta définitivement. Deux ans après leur mariage, ils se séparèrent. Mais sans divorcer, puisque le divorce crée jadis par la révolution, n'existait plus depuis 1816.

C'était en 1849. Depuis une année, Louis-Napoléon présidait aux destinées de la France. Premier Président de la République, il résidait à l'Elysée. Dans ses salons, ce cousin de Mme de Solms préparait le coup d'Etat. Les Bonaparte étant à l'honneur, on pense que Marie n'allait pas laisser pareille occasion de faire parler d'elle.

Sa réputation de beauté ne suffisait pas à cette remuante femme de dix-neuf ans. Elle jouissait déjà d'une faveur exceptionnelle. Son esprit étincelant attirait foule à ses réceptions. Elle jouait la comédie, assistée de nombreux hommes célèbres, devenus ses intimes, et dont certains poussaient l'intimité jusqu'aux portes de sa chambre.

On parlait de Jules Sandrau, de Vacquerie, de Chamfleury, de Tony Révillon et surtout de Ponsard. On lui prêtait des aventures avec Eugène Sue, avec Victor Hugo, avec Béranger....sans oublier M. de Pommereu, toujours favori.

Au milieu de cette apothéose amoureuse Mme de Solms trouvait le temps de publier des romans et des pièces de vers, de composer des chansonnettes et de rivaliser avec une miniaturiste en renom, Mme de Mirbel.

......A.....Suivre.....

salut

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: Re: Princesse "Brouhaha"....   Mer 10 Sep - 17:52

...dans cet moment j'ai fini lirer cet texte. Merci Jean Baptiste.
salut et flower .
Maria Joanna
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Princesse "Brouhaha"....   Jeu 11 Sep - 15:52

...... sunny .......

.....2è chapitre ....(Source Robert Christophe).


En Chemise de nuit.

Des esprits médisants prétendaient qu'elle trouvait des "nègres" en la personne de ses adulateurs...que les oeuvres signées d'elle n'étaient pas de sa main...qu'à vingt ans nul ne peut brasser tant d'affaires, surtout quand les soins de l'élégance occupent le plus clair du temps. Mais on ne les coyait pas....Mme de Solms avait tant de qualités....

Sa conduite finit par faire jaser en haut lieu......"Ma jolie cousine, déclara le prince président, est une perfection de vertue, elle les a toutes, les bonnes et les mauvaises, elle joue de l'évantail à ravir, par malheur elle joue aussi de la plume à tort et à travers, et fait trop de bruit à mon gré."....

Cette phrase s'adressait à M. de Maupas, préfet de police, et se terminait sur un ordre...."Veuillez ...laver la tête de ma cousine. Je ne veux pas que ses écarts portent préjudices au nom que je porte."....

Le préfet n'y alla guère par trente-six chemins...il convoqua Mme de Solms dans son cabinet. Au fond, il n'était pas mécontent de se trouver seul avec elle, et se prometait de lui "laver la tête" à sa façon.

Irritée qu'un Maupas eût osé donner un ordre à une petite-nièce de Napoléon 1er, elle répondit de sa plus belle plume que la "Princesse" de Solms n'avait pas coutume d'obéir à de telles injonctions. Maupas revint à la charge, et Marie répliqua...."Je n'ai nulle envie de lier connaissance avec vous".

Pour se venger, elle publia dans des journaux de l'opposition des critiques à l'égard du prince président. L'effet ne tarda pas....son cousin signa un ordre d'expulsion, éxécutoire dans les cinq jours.

...."Me chasser de France ! s'irrita la princesse ils vont voir si c'est facile....Ellr se mit au lit, se déclara malade, et consigna sa porte.

Des agents se présentèrent avec un carrosse et une garde de gendarmes à cheval....il lui fallut s'exécuter, paraître en chemise de nuit devant les sergents de ville, puis s'habiller en leur présence. Une heure plus tard, le carrosse l'emmenait hors de Paris et la conduisait jusqu'à la frontière italienne.

Expulsée de France, Mme de Solms d'installa en Savoie, province appartenant alors à l'Italie. Habitant Aix-les Bains, elle prie le titre de "Princesse Bonaparte"...et attira du monde par la réputation de sa beauté, de son talent litéraire et par le scandale attaché à son nom.

Devenu Empereur, Napoléon III s'irritait encore à son sujet...il lui déniait ce titre de Bonaparte qui n'appartenait pas à sa cousine, puisque le père de celle-ci s'appelait Wyse. Les journaux épiloguèrent autour du différend.

Victor Hugo écrivit de son exil à Jersey..." Elle, de la famille de l'Empereur...voilà grand-chose quand on est de la parenté....Oui, celle-ci, c'est bien la vraie princesse !".....

Mariage à l'Italienne.

En 1860, pour prix de l'aide napoléonienne dans la libération de l'italie, Victor Emmanuel offrit la Savoie et Nice à la France. Un plébiscite ratifia cette annexion.

""""Je ne suis plus à l'étranger, pensa Mme de Solms. Le plus naturellement du monde, elle prit le coche pour la frontière française, puis le train pour Paris.....Souriante et audacieuse elle se présenta au château des Tuileries....."Vous ici.... fit l'Empereur en la dévisageant"...."Parbleu, Sire, vous m'avez annexée !...mais rassurez-vous, je vais repartir..On...m'attend en Italie.

Napoléon III ne demanda pas comment s'appelait ce ..On...l'essentiel était pour lui, le départ de la trop remuante cousine. On parlait d'un certain sénateur Cibrario, ou du Premier Ministre Urbain Ratazzi en personne. Lequel Ratazzi se demandait lui-même s'il ne s'agissait pas du roi Victor Emmanuel II.

Ces trois personnages se disputaient disait-on, les faveurs de l'aventurière. A cette époque, Turin était encore la métropole de l'Italie, puisque les Etats de l'Eglise existant toujours, avaient Rome pour capitale. C'est donc à Turin que Marie-Studelmine tendit ses filets....Elle déclarait à un français de passage.

...."Le Premier Ministre Urbain Ratazzi a demandé ma main. Ce mariage ne me convient pas entièrement...mais enfin !"....

Suspectant le roi d'entretenir des rapports avec sa fiancée, le ministre voulut en avoir le coeur net. Au sortir d'une séance du Conseil, il posa la question sans ambages, l'entourant de quelques précautions, toutefois.

...." Sire, vous pardonnerez mon audace....vous connaissez mon projet de mariage avec la Princesse Bonaparte ?....Parbleu on ne parle que de lui à la cour !...Alors Sire, je voudrais vous demander avec respect, mais en toute franchise d'homme à homme enfin si....ces bruits qui circulent...qui m'inquiètent...que ..Bref.....quels sont vos sentiments vis à vis de la Princesse.

...."En vérité Ratazzi je ne suis pas informé, je ne sais rien de tout cela.......Sans doute Sire, mais c'est qu'on parle aussi de vous même, et qu'on insinue que la Princesse et vous.....

...."Ah, coupa..... Victor Emmanuel, je n'ai pas la moindre fraîche là-dessus, sincèrement, mon cher Ratazzi, je ne me rappelle pas que la Princesse et moi....tant de femmes ont passé dans ma vie.".....

Le mariage fut célébré en grande pompe. Mme de Solms devint en 1863 Mme Ratazzi...cette Anglaise d'origine Corse devint italienne. Son voyage de noces fut un triomphe. Les populations acclamèrent l'épouse du Premier Ministre...à Naples on lui jeta des fleurs.

Quand elle allait au théâtre, les applaudissements obligeaient la direction à interrompre le spectacle. Et lorsqu'elle monta de nuit au Vésuve, elle dut circuler entre une double haie de paysans qui portaient des torcheS.

....A....Suivre.....(Une femme Impossible)..

salut

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: Re: Princesse "Brouhaha"....   Jeu 11 Sep - 18:57

...seulement - MERCI BEAUCOUP flower
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Princesse "Brouhaha"....   Ven 12 Sep - 12:18

...... sunny ......


.....3è et dernier chapitre....(Source Robert Christophe).


Une Femme "Impossible".

Pendant dix années, Mme Ratazzi vécut dans l'ivresse. L'amour excitait la verve du bas-bleu...la jolie femme écrivait sans cesse. Elle créa des journaux, le courrier de Florence, Les Matinées Italiennes, le Farniente musical. Elle publia des romans sous les pseudonymes de vicomte d'Albans, Camille Bernard, Baron Stock, Louise de Kelner, et qui s'intitulaient "Mademoiselle Million, le Piège aux maris, leChemin du Paradis". Elle fit jouer des pièces de théâtre qui obtinrent du succès....Quand on n'aime plus trop, on n'aime plus assez, Un ménage de garçons, Aux pieds d'une joile femme, etc....

Leur charmant auteur avait vieilli. Elle approchait de la quarantaine et sa beauté, plus épanouie que jamais, lui attirait toujours les compliments de l'autre sexe. Dans une lettre adressée à un de ses admirateurs, elle brossait d'elle-même ce piquant portrait.

....." Je suis franche parce que cela m'enuierait de me donner la peine d'être hypocrite...je suis bonne parce que, jusqu'à un certain point, c'est une grâce chez une femme, et que je tiens rester femme, malgré mes bas-bleus.....je ne suis pas assez religieuse pour pardonner ni même oublier les offences...somme toute, j'ai de grandes qualités et de grands défauts...je suis cependant que, modestie à part, les premières l'emportent sur les derniers...je compte parmi, mes qualités la volonté de ne pas être et surtout de ne pas paraître parfaite. Je n'ai pas du tout de bon sens, mais j'ai un caractère très sûr...je n'ai aucune prétention, aussi suis-je incapable de supporter l'affectation chez les autres. Pour en finir avec ma biographie d'après moi, je suis le meilleur ami qu'on puisse trouver, un honnête homme, mais une femme impossible, que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi".....

Une femme impossible...Quel aveu ! Monsieur Ratazzi mit dix années à s'en apercevoir. Ou du moins à se l'avouer. Songez que l'un des romans de sa conjointe, "Les Mariages d'une créole, avait valu à Marie une nouvelle expulsion de France en 1865, et à son mari des ennuis d'ordre diplomatique...et qu'un autre ouvrage, "Bicheville" qui avait Florence pour théâtre et ses habitants pour cible, avait accasionné plusieurs duels à l'époux de l'incorrigible romancière !

Reconnaissant qu'il s'était fourvoyé en donnant son nom à Marie, Ratazzi demanda au Saint-Siège l'annulation de son mariage et l'obtint.

Pour Réparer les Ans.

A nouveau libre, l'ancienne Princesse de Solms et comtesse Ratazzi songea-t-elle...."Etant née Anglaise, d'une mère française d'origine corse...mariée en premières noces avec un Allemand naturalisé français puis devenu Alsacien....en secondes noces avec un Savoyard devenu italien grâce au succès de sa politique, si je tâtais maintenant du mariage espagnol ?".....

Il faut le croire, puisqu'elle épousa en troisièmes noces un député aux Cortes, le senor Luis de Rute.

Ni lui ni elle n'aimait l'autre. Don Luis était riche, Dona Marie-Studelmine célèbre, cela suffisait à leur bonheur. Tous deux avaient passé l'âge des grandes passions.

Après quelques mois en Espagne, ils vinrent se fixer à Paris, dans cette France républicaine qui, après la guerre de 1870, avait renversé le cousin Napoléon. Les Bonaparte n'étaient plus à l'honneur.

Marie de Rute se découvrit soudain une âme Bonapartiste. Toujours dans l'opposition, elle s'était montrée farouchement républicaine sous l'Empire, et maintenant qu'on était en république, elle clamait bien haut son attachement à l'Empire.

Elle faillit se faire expulser...par ceux-là mêmes qui l'eussent protégée en 1850. Son nouveau mari mit bon ordre aux folies de sa femme. Il la modéra, et tous deux vécurent sagement rue de Logelbach, à cent mètres du parc Monceau.

La vie tapageuse n'en recommença pas moins. Marie fit parler d'elle sous le sobriquer ..."Princesse Brouhaha"...., donné par Alphonse Karr à la frétillante femme de lettres. Chez elle, il y avait une porte ouverte...quiconque voulait se faire admettre n'avait qu'à sonner.

Quand Mr. de Rute mourut, en 1889, sa veuve ne voulut pas désarmer. Celle que les poètes avaient chantée ne sut pas vieillir. On se moquait d'elle à présent...on raillait ses toilettes restées tapageuses, le fard éclatant dont elle ornait sa peau plissée, son affectation à paraître à toutes les premières, toutes les mondalités. Elle y venait à peu près myope, appuyée sur deux cannes et ruminant l'histoire e sa vie, le succès de ses romans, la splendeur de sa jeunesse.

Que demeurait-il de tout cela ? .....Une petite vieille dont les robes démodées faisaient rire les passants, et qui s'éteignit en 1902, à l'âge de soixante-douze ans.

......FIN.....

Quelle femme...!!!!!......Quelle vie....!!!!.....Merci Robert Christophe.

salut

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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lieutenant legros

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MessageSujet: Re: Princesse "Brouhaha"....   Ven 12 Sep - 15:38

Un vrai bol d'air cette histoire !

Merci Jean-Baptiste !

Amicalement
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FRIEDLAND
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MessageSujet: Re: Princesse "Brouhaha"....   Ven 12 Sep - 17:39

Tout simplement "GENIALE" ... Very Happy Wink



AMITIES FRIEDLAND sunny study salut

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madame christine

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MessageSujet: Re: Princesse "Brouhaha"....   Dim 20 Nov - 17:45

Et vous n'avez pas parler de son amie Charlotte et du procès d'Angoulème...
Une question svp, c'est vrai qu'elle avait eu deux filles (Marie Teresa et Dolores de Rute) à l'age de 52 et 54 ans? Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Princesse "Brouhaha"....   

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Princesse "Brouhaha"....
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