Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

Association historique Premier et Second Empire (ouvert à tous les passionnés d'histoire napoléonienne)
 
AccueilSite APNFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Napoléon a-t-il eu une fille ?.....

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jean-Baptiste
Administrateur adjoint
Administrateur adjoint
avatar

Nombre de messages : 11831
Age : 72
Localisation : En Languedoc
Date d'inscription : 01/01/2007

MessageSujet: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   Mer 29 Oct - 13:52

......sunny ......

1er Chapitre.....(Sources Princesse Bibesco)


Napoléon a-t-il eu une fille ? La question reste controversée chez les érudits, nous seront heureux de connaître l'élément le plus important du dossier. Il est révélé par la princesse Bibesco, d'après ses archives familiales, dans un récit qui se déroule comme un conte de fées.

......Lorsque à l'âge de 15 ans, elle passa en qualité de future belle-fille, sous l'autorité de sa tante, la princesse Georges Bibesco, eut la bonne chance de comprendre que sa férule était une baguette magique, qu'elle ne pouvait tomber mieux selon ses goûts et que, si elle n'avait pas eu de fée à son baptême, elle allait en avoir une à son mariage, puisque sa belle-mère était fée.

Je crois dit-elle.... qu'elle avait conscience de son pouvoir d'enchantement et qu'elle en usait avec plaisir et malice.

Elle m'ensorcelait en me parlant de Napoléon....j'étais une écolière en puissance d'institutrice, et les visites de mon fiancé interrompait mes leçons...ma tête bruissait d'histoire...j'en étais justement à l'Empire Français...j'apprenais les campagnes de Napoléon...j'étais ivre de Bonaparte.

Un matin, qui était celui de mon mariage, on m'apporta la corbeille traditionnelle. Point de vannerie, mais de grandes boites de satin blanc pour les dentelles, de cuir rouge pour les bijoux...sur l'une d'elles, je lus..."""" Bracelet donné par l'Empereur Napoléon 1er à Madame de Pellapra, ma grand-Mère. Retour de l'île d'Elbe."""""

Mon coeur battait, je croyer rêver, l'inscription, de la main de ma future belle-mère, la princesse Georges Bibesco, faisait le tour de l'écrin.....je pressais le ressort, couché sur la pourpre adoucie d'un velours fatigué, je vis un bracelet d'une forme antique....il était composé de six trophées couleurs..or rouge, or jaune, or vert. Le bijou me paraissait digne, en tout point, du héros qui l'avait donné.

Mais je n'étais pas au bout de mes surprises. Parmi les joyaux de ma corbeille, il y avait encore deux autres écrins, qui venaient de l'Empereur...l'un contenait une charmante montre d'émail bleu ciel, entourée de perles fines, portant sur l'une de ses faces le chiffre de l'Impératrice Marie-Louise, et, sur l'autre, l'abeille héraldique de Napoléon. Le troisième écrin contenait un diamant d'une taille très particulière, l'inscription était la suivante....""""Diamant de Napoléon. Envoyé par sa Majesté l'Empereur à la princesse Emilie. Apporté de Sainte-Hélène par Monsieur de Las Cazes."""""

Cette fois, ma joie cédait à l'émotion. Ce diamant venait de l'île fatale. L'Empereur l'avait tenu dans ses mains, sur ce rocher désert où il était allé mourir. Son regard avait vu se jouer le soleil de ses dernièrs jours, dans le feu de cette pierre solitaire. Il l'avait confié à son compagnon d'exil. Comment, par qui, par quel mystère, ce diamant était-il aujourd'hui en ma possession ?

Le retour de l'île d'Elbe, Sainte-Hélène ! Que ces mots me touchaient ! je ne comprenais pas encore tout ce que signifiaient les présents qui venaient de m'être faits...mais ma belle-mère devait me donner par la suite d'autres explications.

""""Puisque tu as un culte pour Napoléon, ce qui te fait honneur, me dit-elle, je vais te montrer la cocarde que l'Empereur portait à la bataille d'Austerlitz."""...elle m'emmena dans son boudoir, s'approcha d'un vieux meuble de laque, l'ouvrit...une sorte de petit reliquaire parut. Il était formé d'un cadre plat, de bois précieux, incrusté de métal, portant des attributs guerriers et dominé par l'aigle impériale couvant ses foudres. En son milieu était une miniature de l'Empereur dans son légendaire uniforme de colonel de la Garde...habit vert, gilet blanc, le grand cordon de la légion d'honneur passé en sautoir.

Au dessus, recouverte d'un verre, s'arrondissait une cocarde tricolore, rouge, blanche et bleue. Elle était toute déteinte et comme noircie de poudre. Sur l'envers du cadre, une étiquette portait ces mots, tracés de la main de la princesse Valentine...""" Cocarde que l'Empereur Napoléon portait à la bataille d'Austerlitz, détachée du chapeau de l'Empereur par Madame de Pellapra, ma grand-mère.""""

C'était comme si l'on m'eût fait voir le soleil de près. J'étais éblouie. Je sentait que cette personne extraordinaire, ma tante, que j'allais bientôt appeler ma mère, tenait à l'Empereur par des liens mystérieux dont j'ignorais encore l'origine.

""""Ma fille, disait la tante Valentine, je te montrerais d'autres objets qui nous sont venus de Lui.""""

D'un tiroir secret du meuble de laque, elle tira un coffret de velours vert qu'elle plaça sur ses genoux. Elle l'ouvrit, et en fit sortir d'abord une enveloppe sur laquelle était écrit..."""Feuilles de l'olivier de l'île d'Elbe, sous lequel l'Empereur aimait s'asseoir.""" Une seconde enveloppe contenait une rose séchée. L'inscription portait....""""Malmaison 1815"""" sur une troisième enveloppe, celle-là bordée de noir, je lus...""""Feuilles de saule rapportée de Sainte-Hélène.""""

Venait ensuite un mouchoir blanc, plié en six. Quand elle le déplia, il me parut qu'il était aussi grand qu'un drapeau....c'est un mouchoir de priseur dit-elle. De petites étoiles bleues, imprimées, suivaient l'ourlet, l'un des coin était marqué de l'N couronnée, entre deux branche de laurier.

Le flacon de sels de l'Empereur, me dit-elle en plaçant dans mes mains, une petite bouteille de cristal taillé, très plate, qu'on devait pouvroir facilement glisser dans la poche d'un habit d'homme, encore à demi pleine de sels grisâtres, mais l'alcool qui les avait parfumés s'était évaporé depuis longtemps. Ce flacon était fermé par un bouchon de vermeil, frappé des armoiries guerrières qu'il s'était octroyées.

.....A suivre.....

salut

_________________
" Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter "   (Sagesse Chinoise).

Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://jeanbaptiste.guindey.pagesperso-orange.fr/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   Mer 29 Oct - 21:38

Comme toujours un mot - MERCI
Amities et flower flower flower
Maria Joanna
Revenir en haut Aller en bas
Percy
Modérateur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 2450
Age : 59
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 01/04/2007

MessageSujet: Re: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   Jeu 30 Oct - 1:01

Votre sujet soulève un lièvre (je n'ai pas osé écrire une lapine) et j'en suivrai le développement avec le même grand intérêt que pour les précédents. Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean-Baptiste
Administrateur adjoint
Administrateur adjoint
avatar

Nombre de messages : 11831
Age : 72
Localisation : En Languedoc
Date d'inscription : 01/01/2007

MessageSujet: Re: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   Jeu 30 Oct - 18:25

.....sunny .....

2è...Chapitre.....(Sources Princesse Bibesco).

Je n'étais pas encore au bout de mes surprises. Ma belle-mère portait à son cou un médaillon d'or de forme ancienne, que j'avais remarqué à cause de son air hermétique qui donnait envie de l'ouvrir.

Il était orné sur sa face d'un bouquet de myosotis gravé sur le boîtier. Dans toutes les langues, ces fleurs, couleur du ciel, s'appellent des """Ne m'oubliez pas """".

Ma belle-mère s'apprêtait à ouvrir le ressort, pareil à celui des vieilles montres, résista. J'offris de l'aider. La jeunesse à des ongles durs, mais le coeur tendre, dit-elle. Et maintenant, tu pourras te vanter d'avoir vu le véritable portrait de Napoléon.

Dans un encadrement de feuilles de laurier d'or, une miniature de l'Empereur apparut, très différente de celle que j'avais contemplée quelques minutes auparavant, dans le cadre à la cocarde.

Ce n'était plus le portrait officiel, la face de César un peu gras, répandue à des millions d'exemplaires à travers le monde. C'était une forte tête, mais belle, moins régulière, mais dont les yeux paraissaient animés d'une vie prodigieuse. Sous l'arc des sourcils légèrement froncés par l'habitude du commandement, l'intensité du regard éblouissait. La bouche bien dessinée cachait un sourire. Mais le trait dominant du visage m'était révélé par cette image réaliste...l'Empereur avait une mâchoire formidable et son menton était bleu, la miniature était signée et datée....Jaquet, 1810.

Un an avant la naissance du roi de Rome, dis-je, fière de ma fraîche érudition. Ma belle-mère sourit. La nouveauté de ma mémoire historique l'amusait. Elle-même regarda longuement le portrait. C'est la seule miniature pour laquelle l'Empereur ait jamais consenti à poser. Ma grand-mère m'affirmait que c'était l'unique image de lui qui fût ressemblante.

Des centaines de questions se pressaient dans mon esprit. Mais je n'osais en formuler aucune. Comment de si précieux souvenirs de Napoléon se trouvaient-ils entre mes mains ?....ils venaient des Chimay, par la princesse Valentine, mais d'où les tenait-elle ?

Ce fut seulement après la naissance de mon premier et unique enfant, que ma belle-mère se décida à me livrer son grand secret. Elle vint dans ma chambre, portant deux cahiers, reliés dans un cuir sombre, pareils à d'anciens cahiers de classe, égratignés par la griffe des années. A l'intérieur, le papier était jaune, l'encre était pâle. La princesse Valentine me dit....Ce sont les mémoires de ma mère. Ces souvenirs n'ont aucune prétention littéraire mais tu y verras passer l'ombre d'un grand Empereur.

Je pense qu'ils t'intéresseront à plus d'un titre, à présent que te voilà mère de son arrière-petite-fille....L'Amie de Napoléon. La princesse Valentine avait mille façons de raconter l'aventure de son aïeule. Je l'entends encore répondre à une questionneuse importune qui s'apprêtait à faire la prude....Mon Dieu, madame, ma grand-mère était très belle...et l'Empereur voyageait beaucoup.

Non seulement elle ne cachait pas son origine, mais encore, elle en était fière. Elle évoquait l'étoile de Napoléon, comme Phèdre le soleil. Elle descendait de l'Empereur en ligne droite, à la manière d'un rayon, par cette belle Emilie de Pellapra. Quant à Madame de Pellapra, celle que l'Empereur avait aimée, la grand-mère, qui s'appelait aussi Emilie, sa petite-fille éprouvait pour elle une tendre prédilection.

Son portrait était placé en évidence dans le salon où ma belle-mère aimait à se tenir. Le peintre Guerin, élève de David, l'a représentée en robe Empire, de mousseline de soie blanche brodée et rebrodée au plumetis de fleurs en soie blanche.

Sous l'étoffe légère, aux transparences laiteuses, le regard suit facilement le contour du corps, souple, jeune et joyeux. Mme de Pellapra, Emilie Leroy, pour l'appeler par son nom de jeune fille, était lyonnaise. Et c'est à Lyon, suivant la tradition orale, conservée dans la famille, que, pour la première fois, Napoléon l'a vue, désirée et, même un instant aimée. C'était une Léda, disait ma belle-mère, elle ne résista pas à Jupiter. Mais ce fut une Léda fidèle. Et c'est là toute sa gloire. S'il lui fallait d'autres excuses que l'éblouissement causé par le cygne et le Maître du tonnerre, s'il fallait lui pardonner sa faiblesse (qui fut de se laisser troubler par celui qui troubla le monde), je trouverais ces excuses dans les mémoires de sa fille, où M. de Pellapra m'apparut comme le plus haïssable et le plus méchant des hommes. Elle ne pouvait tomber qu'en haut, disait un ministre d'une jeune femme dont on vantait la vertue, jusqu'au jour où survint l'amant royal qui l'emporta.

Pauvre Léda ! par combien de larmes, d'humiliations, de mauvais traitements, d'insultes (car les pamphlétaires de 1815 ne l'ont pas épargnée) a-t-elle payé son jour de gloire, sa faute, cet instant d'amour éblouissant comme l'éclair ? Cette jolie Emilie Leroy qui devait faire souche d'autant de princes que de princesses était la fille d'un libraire de Lyon.

C'était à l'époque de la grande révolution, expliquait ma belle-mère. Toutes les cartes du jeu social venaient d'être brouillées. Il y avait alors à Lyon, quatre pauvres filles, des ci-devant, quatre soeurs dont les parents avaient été guillotinés. Elles vivaient comme des rats, dans les caves de leurs voisins.

Il arriva qu'une d'elles, la plus jeune, inspira de l'amour au fils d'un libraire de la ville, nommé Leroy. Il en voulu faire sa femme. Elle l'accepta pour mari, à condition que le beau-père prendrait à sa charge ses trois soeurs, ce à quoi le brave homme consentit. De ce mariage révolutionnaire naquit la belle Emilie. Elle avait quinze ans, quand son grand-père Leroy mourut.

Les affaires de la librairie périclitèrent. La faillite menaçait, quand un sauveur se présenta...Leu-Henri Pellapra, un homme d'argent, un agioteur, qui jouissait dans la ville d'une bonne réputation d'avare...il s'était épris de la jeune Emilie, fille cadette des époux Leroy et la demandait en mariage. Le mari qui s'offrait n'était ni aimable, ni beau. Elle se laissa fléchir pourtant par la promesse qu'il fit de reprendre à sa charge, non seulement le fonds de librairie, mais aussi la mère et les quatre soeurs Leroy.

D'amour, il n'était pas question, si ce n'est du côté de Leu-Henri...mais le marché conclu, il n'en resta pas trace, et jamais marchand d'esclaves ne se montra plus dur envers ses captives, que ne devait l'être par la suite ce Pellapra.

C'est à Lyon, au cours des fêtes données par la municipalité de la ville, en l'honneur de Napoléon, qu'ils se virent pour la première fois.

La jeune femme dont le conquérant de l'Italie venait de faire la conquête était belle, gaie, sensible, presque ingénue. Un mariage sans amour lui avait laissé cette sorte d'innocence à laquelle un homme heureux ne se trompe pas.

Elle rejoignit Napoléon clandestinement aux Tuilleries, puis encore à Saint-Cloud au commencement du printemps. En mars 1808, sa présence est signalée par Marchand, le valet de chambre de l'Empereur, dans son journal....""" De là vint, le 11 novembre 1808, Emilie-Louise-Marie-Françoise-Joséphine """" écrit, Frédéric Masson dans sa préface aux Mémoires de la princesse de Chimay.

.....A.....Suivre....

salut

_________________
" Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter "   (Sagesse Chinoise).

Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://jeanbaptiste.guindey.pagesperso-orange.fr/
Jean-Baptiste
Administrateur adjoint
Administrateur adjoint
avatar

Nombre de messages : 11831
Age : 72
Localisation : En Languedoc
Date d'inscription : 01/01/2007

MessageSujet: Re: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   Ven 31 Oct - 17:38

......sunny ......


3è...Chapitre.....(Sources Princesse Bibesco).


La date de son entrée clandestine dans ce monde est demeurée longtemps incertaine. Le registre des naissances de la ville de Lyon porte la date de 1806, adoptée par l'Almanach de Gotha. Sur les actes de décès conservés dans les registres de la paroisse de Ménard, où....La petite Emile....est enterrée, près de sa mère, j'ai trouvé la date du 11 novembre 1806.

La Princesse de Chimay se donne, dans ses Mémoires, le même âge que le Roi de Rome. Elle dit avoir atteint ses quatre ans en 1815, ce qui l'aurait fait naître en 1811. Une chose reste certaine, Mr. de Pellapra refuse de reconnaître l'enfant que la loi lui donne. La petite Emilie demeure pendant quatre ans à la charge de sa grand-mère maternelle, Mme Leroy. Elle nous le dit elle-même dans ses Mémoires. Mais un peu plus tard, le financier heureux l'emporta sur le mari outragé.

Les souverains, dit Frédéric Masson, casaient assez volontiers dans les finances les époux complaisants de femmes qui n'avaient pas été cruelles. Cela les libérait, sans coûter à l'Etat. Sous l'Empire, il y eut, entre autres, Mme Gazzani à la recette générale d'Evreux, Mme Sourdeau à Florence, Mme Pellapra à Caen.

L'Empereur reverra dans cette ville, qu'il visite en 1811, la jeune femme à laquelle il doit, peut-être, l'une des plus grandes joies de sa vie....celle de se dire qu'il est père.

Depuis qu'il se sait l'héritier de Charlemagne, il lui faut une descendance. Mme de Pellapra, en mettant au monde un enfant l'a rassuré, lui a donné la preuve qu'il pouvait fonder une dynastie. La naissance de ma mère a permis celle du roi de Rome, disait ma belle-mère, avec une grande simplicité.

Je l'ai fait parler aussi longtemps qu'elle a été là pour me répondre. Ainsi j'ai pu réveiller l'écho des paroles qu'elle-même avait recueillies des lèvres de sa grand-mère, la première Emilie, lèvres qui m'ont paru aimables et chères, parce qu'elles avaient touché les lèvres de Napoléon et qu'elles lui avaient souri. De lui jusqu'à moi, l'écho n'avait eu à traverser que deux âmes, n'avait passé que par deux bouches et la vibration m'en était encore sensible.

Quand je questionnais ma belle-mère sur son enfance et son adolescence, passées tout entières auprès de Mme de Pellapra, ce que je cherchais, c'était des échappées nouvelles sur l'image que sa grand-mère avait gardée de Napoléon.

De quelle couleur étaient les yeux de Napoléon ?...bleus, disait ma belle-mère, qui les avait de cette couleur et trouvait la raison suffisante. Etait-il vraiment de petite taille, ou bien moyen ?....au dessous de la moyenne. Ma mère aussi était toute petite, avec une tête admirable, de très petits pieds et des mains parfaites. Mon fils non plus n'est pas grand. C'est du côté Chimay que viennent les géants....!

L'Empereur était soigné comme une femme, d'une propreté méticuleuse. Dans la façon dont ma belle-mère prenait soin de son corps et rendait, avec mille raffinement, une espèce de culte à sa personne, je retrouvais l'influence de Mme de Pellapra qui lui avait inculqué, dès l'enfance, l'habitude de ces rites de la toilette, qui plaisaient à l'Empereur et qu'il pratiquait aussi.

Dans mes inverstigations, je ne me faisais pas faute d'interroger les objets, qui de lui, étaient venus jusqu'à nous. J'étais frappée du caractère intime qu'avaient certains de ces gages d'amour. Napoléon n'était pas homme à jeter son mouchoir.

Dans ses relations avec les femmes, on le dit brusque parfois, mais jamais fat; et les gestes paresseux du harem ne sont pas les siens. Pourtant voici son mouchoir de priseur en batiste blanche et voici le flacon de sels. Ce mouchoir et ce flacon ont-ils servi à secourir Joséphine lors de ses évanouissements simulés au temps du divorce, avant de tomber dans les mains de Mme de Pellapra ?

Est-ce au moment d'un départ qu'il les lui laissa pour sécher ses larmes et revenir à la vie ? A-t-elle, en gamine qui se familiarise avec le dieu et veut des souvenirs, fouillé simplement dans ses poches ? Je le croirais volontiers, à noter la façon cavalière dont sa petite-fille, la princesse Valentine, qui la connaissait bien, écrira....Cocarde, détachée du chapeau de l'Empereur par ma grand-mère....j'incline à croire qu'elle lui...chipait...tout bonnement ses affaires (1).

Ces objets qui parlent de lui, sont toujours restés auprès de moi, depuis la mort de ma grand-mère, disait-elle. Ils furent cachés durant des années dans ses tiroirs, dans ses coffrets, conservés par devers elle, loin des yeux irrités de son redoutable mari, et plus tard soustrait aux regards d'un gendre soucieux des convenances, le prince de Chimay, fils de Mme Tallien.

De temps à autre, quand elle se croyait en sûreté, elle retirait ces souvenirs de leur cachette, elle regardait ces objets, témoins de l'amour de celui qui fut le maître des papes et des rois, de celui dont elle savait bien que l'humanité tout entière répèterait le nom qu'il lui fallait taire à présent. Elle les montrait parfois à sa fille, d'autres fois à ses petits-enfants, avec un sourire de malice et d'orgueil, car on peut dire d'elle qu'lle ne regretta ni n'oublia rien....

Aorès la campagne de France, après les adieux de Fontainebleau, Mr. de Pellapra, pour garder sa place de receveur général du Calvados, dut contraindre sa femme à paraître aux fêtes données à Caen pour le duc de Berry. L'infidélité morale ne vient pas d'elle. Il me suffit de savoir que, dès le retour de lîle d'Elbe, Mme de Pellapra vole à Lyon, à la rencontre de l'Empereur.

Ce qui est certain, écrit Frédéric Masson, c'est qu'elle est à Lyon au 10 mars, ainsi que le prouve son apparition dans un pamphlet intitulé...Bonaparte à Lyon...On peut trouver des renseignements plus authentiques dans les Mémoires du valet de chambre de l'Empereur.

....Mme de P...., dit-il, était à Lyon, dans sa famille quand l'Empereur y arriva. Elle partageait de coeur et d'âme l'exaltation de la population lyonnaise. L'Empereur m'envoya chez elle, comme elle était à Lyon depuis peu de jours, il pouvait beaucoup apprendre d'un entretien avec elle. L'embarras était de lui donner une heure au milieu de l'agitation qui était autour de lui. Il ne put lui donner audience qu'à une heure avancée de la soirée, les affaires ne lui ayant pas permis plus tôt.......

.....A.....Suivre....

(1)...La montre entourée de perles fines, fut donnée en 1813 à la petite Emilie de Pellapra par l'Impératrice, de passage à Coeur. La petite fille, costumée en Cauchoise, avait été chargée de réciter un compliment à l'Impératrice, qui lui fit don du bijou, sans naturellement se douter qu'elle avait devant elle la fille de l'Empereur.

salut

_________________
" Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter "   (Sagesse Chinoise).

Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://jeanbaptiste.guindey.pagesperso-orange.fr/
Jean-Baptiste
Administrateur adjoint
Administrateur adjoint
avatar

Nombre de messages : 11831
Age : 72
Localisation : En Languedoc
Date d'inscription : 01/01/2007

MessageSujet: Re: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   Sam 1 Nov - 16:48

.....sunny .....

4è...Chapitre.....(Sources Princesse Bibesco).

Et pendant les cent-Jours lui, l'Empereur qui doit recommencer l'Empire, la tête tout occupée à ressaisir son génie, cherchant à rassembler dans ses mains puissantes les foudres confisquées, les forces éparses de la France, il trouve le temps de commander à ses joailliers de Paris un bracelet destiné à récompenser le courage d'une femme.

Elle, dont sa fille et sa petite-fille s'accordent à dire qu'elle fut toute sa vie une enfant, un être bon, frivole, rieur, qui n'avait pas de grains de raison, qui n'aima au monde que s'amuser et s'attifer, elle se mêle de cette chose ennuyeuse et laide entre toutes, la politique.

Marie-Louise attendue, ne vient pas, ne se rallie pas et pour cause. Elle va rendre père M. de Neipperg....Au moins, à défaut de cette femme, cette étrangère, écrit Frédéric Masson dans son livre..."Napoléon et les femmes", d'autres, et peu importe d'où elles venaient, de France, d'Irlande ou de Pologne, ont aux derniers jours de gloire, durant ce court règne de trois mois, entouré l'Empereur de leur beauté fidèle, réjoui son coeur et leur enthousiasme.

En ces jours-là, puisqu'il n'y a plus d'Impératrice à Paris, la belle Emilie paraît en reine, tenant sa fille dans ses bras, à un balcon des Tuileries. Elle assiste à la fameuse Revue des Fédérés. La petite Emilie nous a laissé une description émouvante de ce dernier des fastes militaires qui met en présence Napoléon et son armée.

Notre séjour à Paris ne m'offre qu'un souvenir....celui d'une grande revue passée au Carroussel et que je vis du haut d'un balcon du palais. J'ai su depuis que c'était la fameuse Revue de Fédérés. Mais alors, il n'y avait pour moi qu'un espace immense couvert de troupes, et au milieu de ces rangs si bien alignés, un cavalier passant au galop de son cheval blanc, les acclamations qu'il recueillit sur son passage, les saluts et les cris qui l'accompagnaient, enfin cette fascination animée qu'il faisait naître....C'est ainsi que je vis et que je souviendrai éternellement d'avoir vu Napoléon !

A la fin des Cent-Jours, sur les marches de Saint-Philippe-du-Roule, à la tombée de la nuit, Marchand, le fidèle valet de chambre, a rendez-vous avec l'amie fidèle. Il lui remet de la part de son maître, une lettres cachetée aux armes impériales...

Nous ne saurons jamais ce que cette lettre contenait...Mme de Pellapra ne l'a dit à personne. Nous voyons seulement dans le journal de Marchand, qu'elle eut la confiance de l'Empereur jusqu'au dernier jour....A la veille de Waterloo, sa pensée ne le quittait pas. Nous en trouvons encore la preuve dans le journal de Marchand.

Le 11 juin à dix heures du soir, écrit-il, l'Empereur me remit deux paquets assez volumineux, cachetés à ses armes, qu'il dit de porter, l'un chez Mme Walewska, l'autre chez Mme P......

Après Waterloo, quand tout est consommé, Emilie vole au secours de la défaite...et c'est là son honneur....on la voit errer à Rueil, elle attend seulement d'être appelée.

Mme P..... dit Marchand, m'avait chargé de tous ses regrets de ne pouvoir venir à Malmaison sans les ordres de l'Empereur. Elle ne quitte plus les environs, obstinée dans sa fidélité, en proie à cet entêtement du coeur qui la rend alors vraiment grande. Elle refuse de s'éloigner....le 28 juin écrit Marchand, Mme P..... que j'avais vue à Rueil, m'avait chargé de dire à l'Empereur que le duc d'Otrante traitait avec mme de Vitrolles et que les commissaires envoyés au camp ennemi n'étaient pas écoutés.

L'Empereur est perdu. Elle le sait. Son coeur ne se démentira pas jusqu'à la fin. Au moment de quitter la France, il la fait appeler. Malmaison garde le secret de leur dernière entrevue. Une rose séchée, c'est tout ce qui reste de cet entretien au bord de l'abîme, qui s'ouvre pour eux sur la tendre perspective de ces jardins. S'il faut en croire le témoignage du valet de chambre, elle a su être, en cette heure suprême, la consolatrice.

Mme P...., dit-il enfin, vint aussi à Malmaison apporter des consolations de coeur, qui furent appréciées par l'Empereur....et il ajoute, supprême hommage...son souvenir, à Sainte-Hélène, et venu quelquefois chasser les ennuis de la captivité en se rappelant son âme et sa beauté.

Après Waterloo, après Sainte-Hélène, la pauvre ...amie fidèle....la mère de la petite Emilie, se résigne à vivre les jours sans joie de la Restauration, aux côtés et dans l'ombre de son terrible époux. Doué, intelligence financière, profitant de tous les boulversements politiques pour devenir riche, toujours plus riche, M. de Pellapra commence à prendre de l'importance sociale.

En attendant d'avoir un hôtel en bordure de la Seine, qui fait vis-à-vis au Louvre, il achète une maison rue de Joubert. On me chercha une gouvernante, note la petite Emilie et, malheureusement pour mon éducation, le choix tomba sur l'être le plus incapable d'en élever un autre. Je commençai mon éducation sous ces tristes auspices. Je voulus dessiner....on fit apprendre le piano. Je fus mauvaise écolière.

C'est alors que la petite Emilie, maltraitée par celui qu'elle était obligée d'appeler son père, commença de trouver un protecteur en la personne de Denis, un vieux domestique qui connaissait le secret de la famille.

La vie devait donner une belle revanche à Emilie de Pellapra. Elle deviendra d'abord comtesse de Brigode, puis princesse de Chimay et son mariage créera pour elle, sous le second Empire, la necessité de paraître en princesse Belge à la cour de celui qui devait s'imposer à la France comme l'héritier du nom de Napoléon.

.....A...Suivre.....

salut

_________________
" Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter "   (Sagesse Chinoise).

Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://jeanbaptiste.guindey.pagesperso-orange.fr/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   Sam 1 Nov - 20:51

Comme toujours et encore une fois - MERCI
flower
Maria Joanna
Revenir en haut Aller en bas
Jean-Baptiste
Administrateur adjoint
Administrateur adjoint
avatar

Nombre de messages : 11831
Age : 72
Localisation : En Languedoc
Date d'inscription : 01/01/2007

MessageSujet: Re: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   Lun 3 Nov - 22:37

.....sunny .....

5è..et dernier....Chapitre.....(Sources Princesse Bibesco).


Le 5 mai 1921, quand l'orloge des Invalides eut sonné cent ans, je publiai, en obeissance au voeu d'une morte et sous la responsabilité d'historien de Frédéric Masson, les Mémoires de la princesse de Chimay, sous ce titre..."Une fille de Napoléon". A ce témoignage capital s'ajoutèrent bientôt plusieurs autres, de poids et de prix. G. Lenotre publiait ainsi un article intitulé..."L'Aiglonne".

Il y établissait la filiation Impériale d'Emilie, d'accord avec M. Audin, qui a découvert dans les archives municipales de la ville de Lyon, l'acte de naissance de la princesse de Chimay, tel que je l'avais d'ailleurs cité dans mon introduction aux Mémoires, en indiquant que, sousl a Restauration, on avait intentionnellement brouillé les dates.

M. Audin a consulté l'itinéraire de Napoléon, l'ouvrage de M. Schurmans, à mon sens, le plus émouvant des écrits à la gloire de l'Empereur, parce qu'on y trouve, sans commentaires, jour par jour, presque heure par heure, son emploi du temps et, pour ainsi dire, sa somme.

L'itinéraire nous apprend que l'Empereur a passé à Lyon les journées du 11 au 15 avril 1805. C'est là qu'il a vu pour la première fois, au banquet que lui donnait la ville, cette ravissante Lyonnaise, Mme de Pellapra, née Emilie Leroy.

Il la revit aux Tuilleries, à plusieurs reprises, entre le 27 janvier et le 31 mars de l'année suivante. La petite Emilie naquit cette même année, le 11 novembre 1806. La coïncidence est parfaite entre les récits que me faisait ma belle-mère et le document conservé par les Archives de Lyon.

Celles du château de Chimay, consultées avec une patience de chartiste, l'enthousiasme de la jeunesse et la grâce de l'amitié par l'actuelle princesse de Chimay nous ont livré le grand secret sous une forme plus aimable.

Mme de Pellapra écrivait des nouvelles. Elle confiait son âme au papier, comme beaucoup de ses contemporaines. Sous le couvert d'une fiction aussi transparente que la robe légère où Guérin, l'élève de David, l'a peinte, Emilie de Pellapra s'est racontée.

"""Non""" par la marquise de Noisel....est un conte fantastique, où, sous le pseudonyme qui rappelle le séjour qu'elle fît dans un château des bords de la Marne, Mme de Pellapra narre avec force détails et une invraissemblance ravissante les aventures catastrophiques de la belle, douce et malheureuse marquise de Florenne. Elle n'a pas été chercher bien loin le nom de son héroïne. Elle manque un peu d'imagination, et c'est ce qui nous inspire confiance. Florenne est une petite ville, distante de Chimay d'à peine quelques lieues, cela permet de dater le récit.

Or donc, l'infortunée marquise élève auprès d'elle une filleule d'une grande beauté, qu'elle aime passionnément. Que nul ne s'y trompe...cette marraine est une mère, cette filleule est en réalité la propre fille de Mme de Florenne. Au cours d'un rêve confidentiel que la marquise fait en public, elle évoque la figure du plus illustre personnage de son temps et de tous les temps.

Dans un médaillon qu'elle porte toujours à son bras est enchâssée une miniature de ce héros dont les traits offrent une ressemblance frappante avec ceux de sa fille bien-aimée. Ici, l'héroïne s'évanouie.

Le manuscrit de """Non """ fut imprimé à très peu d'exemplaires. La hantise de la mère et de la fille y est manifeste. Jamais les deux Emilie ne devaient être séparées. Elles furent comme liées l'une à l'autre, destinées à être compagnes jusque dans la mort.

Mme de Chimay, à la suite des désillusions et des tritesses qui l'assillirent à la fin de sa vie, ne repose pas en Belgique auprès de son mari et de ses fils, mais à Ménars, auprès de sa mère, dans une petite chapelle du cimetière champêtre qu'entoure une haie de lauriers.

Napoléon, le 16 avril 1821, avait légué ses os à la France...ceux de sa fille sont retournés à la terre française le 22 mai 1871.

Née sous Napoléon 1er, adolescente sous Louis XVIII, mariée et veuve sous Charles X, remariée sous Louis-Philippe, pairesse de France, princesse du Saint-Empire, Grande d'Espagne, Française, Hollandaise, et puis Belge, elle aura vu naître et mourir quatre révolutions, s'établir et se perdre trois monarchies, trois républques, et elle aura assez vécu pour voir, après l'écroulement du premier Empire, celui du second et la fin de la dynastie napoléonienne.

Une seule croix domine la double dalle, sous laquelle reposent, côte à côte, la mère et la fille. J'y suis allée un matin pour déposer sur ces pierres des branches de saule pareilles à celles qui jonchèrent le tombeau de Sainte-Hélène.

...FIN....

salut

_________________
" Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter "   (Sagesse Chinoise).

Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://jeanbaptiste.guindey.pagesperso-orange.fr/
Percy
Modérateur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 2450
Age : 59
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 01/04/2007

MessageSujet: Re: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   Lun 3 Nov - 23:35

Vous avez le chic pour nous dénicher de vraies perles.
Je me régale à la lecture des sujets que vous mettez en ligne et vous en sait gré.
Merci pour ces "madeleines" quotidiennes... salut
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   Mar 4 Nov - 13:04

MERCI flower
Amicalement et salut
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   Mar 4 Nov - 13:41

"chateau de chimay?" un rapport avec la bierre?
Revenir en haut Aller en bas
Percy
Modérateur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 2450
Age : 59
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 01/04/2007

MessageSujet: Re: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   Mar 4 Nov - 23:26

Il s'agit d'une bière trappiste, mon cher Fonck.
Elle est donc produite en abbaye, selon des règles de fabrication ancestrales.
C'est d'ailleurs ce qui fait sa saveur incomparable... :[img]http://me
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Napoléon a-t-il eu une fille ?.....   

Revenir en haut Aller en bas
 
Napoléon a-t-il eu une fille ?.....
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Napoléon a-t-il eu une fille ?.....
» L'institutrice était la Petite fille de Napoléon......
» Petite Fille de Md.Tallien Plénipotentiaire de Napoléon III
» Exposition - Les Soeurs de Napoléon : Trois destins italiens
» Enigme posée par une petite fille qui ne grandit pas ou le gène de l'immortalité

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien :: SALON DES DEUX EMPIRES :: - Vos Articles --
Sauter vers: