Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

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 La Meunière de Fürth....

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: La Meunière de Fürth....   Mer 4 Fév - 13:34

.....sunny ..... Un passage dans le temps...avant la poursuite de la guerre....!!!


1er Chapitre.....(Sources Md.G.Castel-Cagarrica).


Un mois après la victoire d'Austerlitz, le 1er Corps, sous les ordres du maréchal Bernadotte, quitta la Moravie et pris la route de Gratzen, franchissant à travers d'admirables forêts de sapins les montagnes qui séparent la Bohême du royaume de Bavière.

Pour atteindre la rive gauche du Danube, il fallait descendre, par des chemins défoncés, les pentes d'une rapidité extrème. Le dénuements des vivres, le mauvais état des routes déjà parcourues deux fois par des armées et des corps hollandais, rendaient ces chemins impraticables.

Mais jusqu'au 20 février, officiers et soldats croyaient être en marche vers la France, où les attendaient les fêtes du mois de mai tant promises dans les proclamations qui suivirent la victoire d'Austerlitz ! Cet espoir animait leur courage, grande fut leur déconvenue quand, à leur arrivée sur la frontière du pays d'Ansbach, vint l'ordre de l'Empereur d'envahir cette principauté.

Le capitaine du génie Guiraud, attaché à l'état-major du général Drouet, signale cette déconvenue dans des mémoires inédits...il ajoute...""" Depuis le départ de Hanovre, le 5 septembre 1805, ce valeureux corps d'armée avait parcouru en marches, sans parler des opérations militaires, 451 lieues, en 92 journées.""""

L'armée aspirait au repos. La province d'Ansbach allait lui offrir une agréable relâche durant sept mois d'occupation.

Aussitôt l'ordre reçu, le 1er Corps se partagea en deux colonnes....celle que commandait le général Drouet (futur comte d'Erlon) se dirigea sur Fürth, petite ville à une lieue de Nuremberg.

L'aspect médiéval de cette citée sanglée dans sa double ceinture de pierres, hérissée de tours de défense ou de guet, dominée par la rude silhouette de son Burg, aurait paru sévère à nos braves troupiers au lendemain de durs combats, si l'enthousiasme des habitants, venus à leur rencontre, n'avait dissipé toute appréhension. Ceux-ci, oubliant les fâcheux souvenirs de 1796, accueillirent les Français en allié de l'électeur de Bavière que Napoléon venait de leur donner comme roi.

L'occupation française s'organisa sans heurt en Franconie et s'étendit jusqu'à Linz....quarante-cinq mille hommes, sans compter les divisions spéciales, s'établirent dans le petit pays d'Ansbach.

Le maréchal Bernadotte, le général Drouet, le colonel de Corbineau et d'autres officiers de ce corps....Gitsche, Colonet, Caillot, Albasiny, Burcy, Ninglas...., se logèrent dans les divers hôtels de Nuremberg et de Fürth dénommés..."Au Coq Rouge, A l'Oie d'Or, Au Puie à Roue," avant de s'établir dans les maisons bourgeoises....."On fit venir des meubles précieux, du beau linge, des vaisselles élégantes, des vins exquis"...(Chronique Von Fürth de Fronmüller).

"""" Bien que nous sachions la guerre imminente avec la Prusse, écrit Guiraud, faute d'occupation sérieuse, nous songions au plaisir, et notre position, surtout dans l'état-major, nous mettait en relation avec tout ce que la Franconie avait de plus distingué. Je me fixai, pour ma part, auprès de la fille du meunier de Pegnitz (rivière du contourne Fürth) qui du reste, marquant dans sa classe, recevait annuellement le roi de Prusse lors des grandes revues passées en Franconie.....Je préférais cette liaison aux brillantes aventures galantes de Nuremberg, où les princesses de Lowenstein, les contesses de Castel, les baronnes d'Eckart, de Hesse, etc....n'étaient pas plus cruelles que les meunières.....invitations, dîners, bals et fêtes se succédèrent pendant notre séjour, nous procurant un agréable intermède entre les manoeuvres, les revues et les parades militaires."""

Pour se rendre de Nuremberg à Fürth, cavaliers et piétons pouvaient emprunter un chemin qui longe le cours sinueux de la Pegnitz. Ce sentier champêtre, bordé de saules inclinés sur l'eau, est particulièrement attrayant dans une contrée aride et sablonneuse...il permettait d'accéder, après un léger détour, et en franchissant un étroit pont-levis de bois, au moulin de la belle meunière.

Ce n'était qu'une construction carée, flanquée d'une tour et haute de trois étages. On y descendait de Fürth par d'étroites ruelles zigzaguant entre deux rangées d'antiques maisons franconiennes large et basses.

Non loin du moulin, l'eau échappée d'un barrage s'immobilisait dans un creux du vallon et formait un lac propice à de sentimentales promenades en barque. Bien des serments fragiles furent échangés entre officiers français et jolies Bavaroises dans le charmant sentier de Pegnitz !

La meunière belle fille brune, accorte et familière, aux joues colorées, à l'allure preste, accueillait à sa table devenue un centre de ralliement, les jeunes promeneurs du voisinage, les officiers français, les notables d'Ansbach et les soldats de toutes armes.....

On parlait d'amour, de politique et de la guerre, les propos s'animaient, les dissions s'enfiévraient, tandis que les saucisses grillaient sur les braises dans l'hâtre bâti en hauteur à la mode du pays.

Avec les premiers bourgeons d'avril, surgit une floraison de chansons. Celles de nos provinces, modifiées ou complétées parfois afin de s'adapter aux circonstances, alternaient avec celles de Nuremberg. Aux couplets de la demoiselle de Fürth déclarant son amour à M. Jean de Metz, les Français répondaient sur l'Air du remouleur et de la meunière.

Le moulin de Fürth vit se nouer de touchantes, mais fugitives idylles ! L'une d'elles devait pourtant se terminer par un heureux mariage. Le général de brigade Charles Dumoulin enleva la fille du baron d'Eckart, amie du roi de Bavière (Le roi de Bavière donna mission au baron d'Eckart de faire accepter à Nuremberg l'occupation). La meunière fut la complice de cet enlèvement, le colonel Guiraud en fut le confident.

Chez les habitants de la région d'Ansbach, les souvenirs, vieux de cent cinquante ans, transmis oralement d'une génération à l'autre, font encore l'objet de récits souvent peu favorables à l'occupation française. Mais le roman de Katherine Eckart a trouvé grâce auprès d'eux, de charmants détails confirment les dires de Guirand dans ses mémoires.

L'enlèvement dut avoir lieu au cours d'une fête, le 10 juin 1806, le général Dumoulin donnait ce jour-là une réception à Dutzendteich, localité proche de Nuremberg...c'était une fête de nuit avec feux de bengale et promenades en bateau, à laquelle les membres les plus distingués de la société franconienne étaient conviés. La fille du baron d'Eckart, très riche et jolie héritière du grand-majorat de Bavière, s'y rendit avec des amis.

""""Cette jeune fille, note Guiraud, promise à un capitaine de chevau-légers de la garde bavaroise, semblait accueillir favorablement les voeux d'un aide de camp du général Drouet dont j'étais le confident et qui lui avait donné rendez-vous le soir même de l'enlèvement dans un jardin du faubourg de Nuremberg."""""

.......A.....Suivre.....

salut

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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Percy
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MessageSujet: Re: La Meunière de Fürth....   Jeu 5 Fév - 1:25

Voilà un bien agréable récit qui apporte à sa manière de l'eau au moulin de la légende impériale en insistant sur les rapports amicaux qui s'établirent entre occupants et populations occupées.
Merci à vous, cher JB, de nous le faire découvrir... salut
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: La Meunière de Fürth....   Jeu 5 Fév - 11:20

......sunny ...... Joli jeu de mots Percy....Ce Moulin en a des souvenirs...!!!


2ième et dernier.. Chapitre.....(Sources Md.G.Castel-Cagarrica).


Mais, ardemment éprise du Général Dumoulin, Katherine Eckart déjoua tous les projets. Suivant un plan et un signe convenus d'avance, elle se déroba habilement au cours de la fête et s'enfuit au moulin de Fürth, où le général vint la rejoindre.

Les deux amoureux se déguisèrent en paysans avec la complicité de la meunière, et katherine monta en croupe un cheval harnaché par les soins du meunier. Elle dut s'envelopper dans un drap de pluie, car la nuit était orageuse, serrer ses boucles blondes sous un bonnet de la meunière et troquer sa robe de bal contre la jupe à larges plis des paysannes de Franconie.

L'histoire ajoute que, près d'Ansbach, à un carrefour, un cabriolet les attendait, attelé de deux petits chevaux rapides qui les emportèrent à vive allure vers la France.

Le départ clandestin de sa fille unique avec un officier étranger jeta le baron d'Eckart dans une fureur légendaire....il eut recours, pour défendre sa cause, au roi de Bavière et à l'Empereur, celui-ci ordonna une enquête.

On apprit alors que le général Charles Dumoulin avait légalement contracté mariage, cinq mois auparavant au cours de son passage en Moravie, avec Melle Victoire Kugler von Keinfels, le mariage avait eu lieu à Felsch le 5 janvier 1806 !

L'Empereur, irrité,déclarait """"inadmissible"""" la conduite de son général, et le faisait arrêté par Fouché, mais n'était-il pas, au fond, favorable à un projet conforme à sa politique d'union avec la Bavière ?....Ne venait-il pas de marier son fils adoptif Eugène de Beauharnais avec la princesse Augusta-Amélie, fille de Maximilien-Joseph, électeur de Bavière, dont, à cette occasion, il fit un roi ?

Soucieux d'encourager tout ce qui pouvait rapprocher ces deux nations, son ressentiment s'apaisa et, la première union ayant été anulée, le baron d'Eckart consentit au mariage de la jeune fugitive.

Tandis que le roman des amoureux de Fürth se dénouait à Paris, les réunions du moulin s'espaçaient....le mécontentement croissait chaque jour, provoqué par la lourde charge de l'occupatiopn française. Des brochures hostiles à l'Empereur circulaient et prônaient l'insurrection.

Le ministre de la guerre Berthier, dut ordonner une surveillance militaire étroite et sévère. Sans doute, à Nuremberg, ville universitaire, les intellectuels, les étudiants, les professeurs et certains bourgeois pénétrés des doctrines de Rousseau nourrissaient-ils des sympathies pour les principes de la Révolution et pour les idées libérales dont les Français se faisaient les champions....ils constataient donc à regret cette désaffection grandissante, mais la classe ouvrière ne s'éstimait plus en mesure de nourrir les soldats.

Les représailles exercées pour le maintien de l'ordre, le manque de vivres et d'argent, les difficultés matérielles, la fréquentation des femmes légères de Nuremberg par les officiers français, tout ce qui constitue le pénible tribut d'une occupation étrangère fit éclore des pamphlets et attisa les rancunes.

Le colonet Guiraud écrivait à son frère, le poète Alexandre Guiraud.....

Du Moulin de Fürth ...le 22 septembre 1806.

Mon cher ami.....le 15 de ce mois, le lieutenant-général baron d'Eckart a fait amener des canons et tirer des salves pour saluer la réunion de Nuremberg à la Bavière....Je confie ma lettre à un courrier qui part pour la france, porteur d'importants messages. Tu peux, mon cher Alexandre, lui faire confiance et m'adresser des nouvelles que je désire vivement recevoir. Il nous rejoindra très probablement en Prusse, car notre départ de Fürth est proche et l'invasion de la Prusse imminente.
J'ai dépouillé ces jours-ci quelques dix mille lettres arrêtées pendant huit jours, et nous avons découvert des documents et avis importants, que nous envoyons à Paris, sur la coalition des Russes et des Prussiens, les mouvements de leurs troupes, les points sur lesquels ils pensent opérer, etc...
Nous quitterons Fürth le 28 ou le 29, d'après ce que l'on dit....j'éprouve, pour ma part, quelques regrets, car notre séjour ici est des plus agréables....mais l'animosité contre les Prussiens est à son comble, leur jactance à Nuremberg et à Erlanger, où se trouvent des postes les plus voisins a révolté nos soldats...ils partiront gaiement et avec la confiance de vaincre.
J'étais occupé à me délasser d'une journée de manoeuvre en traduisant des chansons du pays que dictait mon hôtesse, quand survint au moulin son Altesse le prince de Pontecorvo, escorté du colonel Morio. On voulait me donner un emploi d'aide de camp dans un autre corps, j'ai refusé, étant trop attaché au 1er Corps, avec lequel a commencé ma carrière militaire.
Le prince, le plus Gascon des hommes, a paru s'attendrir à me voir si attaché à mes frères d'armes....il me serra dans ses bras et me fit mille compliments...c'est sa manière, il a le don d'émouvoir les soldats, mais j'ai pour le général Drouet les sentiments du plus sincère attachement....
Adieu, mon cher ami, je t'écrirai plus au long quand j'aurai reçu de tes nouvelles.....Ton bon frère.....Guiraud.

Le 29 septembre, les derniers soldats français quittaient Nuremberg après avoir assisté à la reddition solennelle de la ville.

Nuremberg, le plus précieux joyau de l'Allemagne, cité vieille de dix siècles et berceau des Maitres chanteurs, a subi au cours de la dernière guerre, des blessures profondes. Dans un admirable sursaut d'énergie, les habitants ont relevé ses ruines.....

Approchez d'elle un soir d'hiver, soit par le moulin de Fürth et le petit sentier de Pegnitz, soit par le grand chemin d'Ansbach, la ville se dressera devant vous, dominée par les flèches de Saint-Sebald, qui émergent de ses austères murailles....vous contemplerez alors cette majestueuse évocation du passé dans toute la pureté de son architecture médiévale, telle qu'elle était apparue aux soldats de la Grande Amée, un soir de février 1806 !

.......FIN........

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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Percy
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MessageSujet: Re: La Meunière de Fürth....   Jeu 5 Fév - 17:57

Plaisant à lire et romantique à souhait, ce petit récit !
C'est une nouvelle perle que vous nous avez permis de découvrir, mon cher JB. Wink
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Carabinier du 27e

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MessageSujet: La Meunière de Fürth   Mer 15 Juin - 17:41

Very Happy
Bonjour à tous et merci de m'accueillir,
Je me présente... pour ma part au Pays Basque et ancien officier parachutiste, ...depuis quatre ans je me suis lancé dans une recherche généalogique dans ma famille de même patronyme, car la tradition orale voulait que mes arrières arrières GP étaient soldats et cantinière de l'Empire....
Dur, dur, car je n'avais rien hormis le nom de mon ancêtre...Bref.
Il était Carabinier du 27e léger et elle certainement blanchisseuse. Je l'ai crue irlandaise, polonaise... bref elle est née à Nürnberg. Ils ont eu pendant 5 ans de campagne plusieurs enfants dont j'ai récupéré les actes, y compris en 1806 dans le Anhaltbernburg à Hoym où quelques hommes gardaient la maison princière après Iéna en nobvembre 1806. trajet: Lautrec, Breda, Hanovre, Bavière, Vienne, Austerlitz avec Bernadotte, Nürnberg, Schleitz, Berlin, Lübeck, la Pologne, puis les grenadiers d'Oudinot... et puis un trou... on les retrouve tous dans le Tarn... il est mort en 1840 indigent!
Je ne vais pas tout vous écrire ici, mais j'ai écrit tout l'historique que Richard Darnault et Ancestramil Hébergent.
www.darnault-militaires.info
il faut aller à côté des noms des soldats du 27e pour trouver l'historique de 70 pages;
Mais si je viens ce jour, c'est parceque les généalogistes de Nürnberg qui m'ont aidé mon signalé ce merveilleux texte sur la Meunière de Fürth. Texte qui me touche particulièrement car le 27e a passé février 1806 à Septembre 1806 à Fürth et Nürnberg et que c'est là et dans ce contexte que mes AAGP se sont rencontrès. Les amis de Nürnberg ont trouvé des listes d'enfant naturels de Français, des billets de réquisition etc...
J'attire aussi votre attention sur un livre difficile à trouver et qui reprend cette periode: Les cahiers du Capitaine Jérome Laugier (du 27e). Qui parle de la Meunière où il logeait...
Je suis bien sûr à la recherche de ces textes d'ambiance sur la Peignitz...
Si vous pouvez m'indiquer s'il y a plus dans les écrits de "Castel-Cagarrica", ou je peux trouver les témoignages du Capitaine Guiraud ceux de V.Fürth de Fronmüller, , Eckart....
Je suis preneur.
J'arrête là, vous comprendrez que 4 ans de recherches, à Vincennes ou à Nürnberg et Vienne... çà ne se résume pas en qq mots. N¨rnberg vu sous est angle... quelle merveille!
Cordialement à vous.
Jacques
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