Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

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 Le Mystère de Gaspard Hauser.....

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Le Mystère de Gaspard Hauser.....   Dim 10 Mai - 9:47

.......sunny ....... (Sources Bernard Boringe)

Un évènement tragique dans le vie de la jeune Princesse Stéphanie de Beauharnais...fille adoptive de Napoléon.

Le 26 Mai 1828, un cordonier de Nuremberg, nommé Weichmann, aperçut près de son échoppe un adolescent maigre et misérablement vêtu qui semblait errer sans but. L'homme l'interrogea...le garçon sans doute rassuré par la figure honnête de son interlocuteur, bredouilla quelques mots incompréhensibles et lui tendit une lettre adressée au capitaine d'un escadron de la ville.

Weichmann conduisit l'enfant à l'officier qui ouvrit l'enveloppe. Ecrites en étranges caractères gothiques, sans en-tête ni signature...la lettre était ainsi conçue...

Très honoré chef d'escadron...Je vous envoie un garçon qui ne demande qu'à servir fidèlement son roi. Quelqu'un m'a remis cet enfant le 7 Octobre 1812. Je ne suis qu'un pauvre journalier et j'ai moi-même dix enfants à nourrir. N'ayant rien pu demander à sa mère, je n'ai pas fait de déclaration à la justice. Je me suis dit qu'il fallait le traiter comme mon propre fils, je l'ai élevé chrétiennement et je ne l'ai pas laissé faire un pas hors de la maison depuis 1812 pour que personne ne sache où il a été élevé et lui même ne sait en rien comment ma maison s'appelle, et le village ne le connaît pas non plus. Vous pouvez déjà le lui demander, il ne pourra tout de même pas le dire. Je lui ai appris à lire et à écrire...il sait écrire mon écriture comme j'écris, et quand nous lui demandons ce qu'il veut devenir, il a répondu...un chevau-léger..ce que son père a été, il veut aussi le devenir. S'il avait eu des parents, il serait devenu un gaillard très instruit. Vous n'avait qu'à lui montrer quelques chose, il le sait tout de suite...je ne l'ai accompagné que jusqu'au chemin de Neumarck, d'où il a été obligé de se rendre chez vous tout seul. Honoré chef d'escadron vous n'aurez pas du tout à l'interroger...il ne sais pas l'endroit où je suis, je l'ai emmené au milieu de la nuit, il ne retrouvera plus le chemin de la maison. Et il n'a pas un Kreustzer de monnaie car moi-même je n'ai rien. Si vous ne le gardez pas, il faudra qu'on le fasse abattre ou qu'on le pende dans la cheminée.

Cette lettre stupéfia l'officier. Il tenta d'interroger l'enfant. Mais celui-ci, tremblant, ne put que murmurer quelques phrases sans suite, dans un étrange patois. On lui demande son nom...il trempa une plume d'oie dans l'encre et traça en grosses lettres maladroites ces deux mots..Gaspard Hauser.

ne sachant que faire d'une aussi piètre recrue, le capitaine le conduisit au poste de police voisin. Là les gendarmes prirent en pitié ce pauvre hère qui semblait ne pas pouvoir tenir debout sur ses jambes...ils lui offrirent à manger.... l'enfant se jeta sur du pain mais repoussa avec dégoût une assiette de viande. S'approchant ensuite d'une chandelle allumée, il parut ravi et essaya d'attraper la flamme avec sa main.

Un médecin fut appelé. Après un minutieux examen, il déclara que le petit vagabond, sans être (sic), présentait l'intelligence d'un enfant de quatre ans. Que faire d'un être aussi retardé ?...Le bourgmestre de la ville, s'intéressant à l'affaire, le plaça chez un maître d'école nommé Daumer, qui acceptait d'entreprendre sa réeducation. Ses progrès furent rapides. Au bout de quelques mois, il avait appris à parler. Il put raconter sa vie avant son arrivée à Nuremberg.

En fouillant très loin dans ses souvenirs, il se rappelait de monotones années passées dans une cave obscure, aéré par deux fenêtres basses aux volets toujours clos. Jamais on ne le sortait de cette prison humide. Il passait ses journées étendu sur une couette de paille, jouant avec un chien et un cheval de bois. Chaque jour, un "homme noir" entrait lui apportait sa pitance et enlevait les ordures. De temps à autre, il le lavait, lui coupait les ongles et les cheveux. Des mois, des années entières s'écoulèrent dans cette effroyable solitude.

Une nuit, la vie changea pour le jeune prisonnier. Son geôlier le fit habiller, le prit sur son dos et sortit. Etourdi par le grand air, l'enfant s'endormit. A l'aube, l'homme se debarrassa de son fardeau...il fallut marcher par le froid et la pluie. Arrivé au portes d'un grand village (c'était Nuremberg), l'inconnu lui donna un paquet de vêtements, lui montra le chemin à suivre et disparut.

Intrigué par cette histoire, le bourgmestre fit imprimer dans les feuilles locales des demandes de renseignements sur l'enfant et son gardien. Très vite, Gaspard devint l'objet de la curiosité générale. Des médecins s'intéressent à son cas. Le chevalier de Feuerbach, célèbre criminaliste allemand, prit l'affaire en mains.

Quelques mois passèrent. les recherches n'aboutissaient pas. le 18 Octobre 1829, l'instituteur Daumer, qui prenait soin de Gaspard, appela son pupille pour dîner. Nulle réponse, inquiet, il fouilla la maison. Voyant la porte de la cave ouverte, il descendit et trouva l'enfant étendu sur les dernières marches de l'escalier, le front ensanglanté.

Revenu à lui, Gaspard raconta son histoire...son ancien geôlier avait voulu l'assassiner, n'ayant pu lui couper la gorge, il lui avait tailladé le front avec un rasoir. Du coup tout Nuremberg se passionna pour la mystérieuse affaire. Certains considéraient Gaspard comme un imposteur...tombé sur les marches tranchantes de l'escalier, il aurait inventé cette tentative de meurtre pour se rendre intéressant.

D'autres, par contre, étaient convaincus de l'origine illustre de l'enfant et cherchaient dans les familles princières les noms des bébés disparus dix ou quinze ans auparavant. Lord Stanhope, un Anglais de moeurs assez douteuses, fit de son côté des recherches et crut trouver chez le jeune inconnu des origines hongroises. Mais les esprits critiques mirent en doute sa sincérité et l'on chuchota tout bas que le Britannique avait été envoyé de haut lieu pour brouiller les pistes. En réalité, un bruit commençait à courir...on soupçonnait Gaspard Hauser d'être victime d'un effroyable drame survenu quinze ans plus tôt dans la famille des princes de Bade.

Au mois de mars 1808, la jeune princesse Stéphanie de Beauharnais, petite cousine de l'Impératrice Joséphine et fille adoptive de Napoléon, s'était fiancée au prince Charles, petit-fils héritier du grand-duc de Bade. La décision avait été difficile à prendre côté allemand. Le vieux grand-duc n'avait pas formulé d'objection. Mais sa belle-fille, la margrave Amélie, veuve depuis quelques années, avait vu d'un fort mauvais oeil l'idée d'un mariage entre le prince et la nièce de Napoléon. Celui-ci arrivant inopinément à Carlsruhe, après Austerlitz, imposa sa décision.

.......A.....Suivre.....

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: Re: Le Mystère de Gaspard Hauser.....   Dim 10 Mai - 16:56

Comme toujours - merci
flower
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Le Mystère de Gaspard Hauser.....   Lun 11 Mai - 9:32

........sunny ........ (Sources Bernard Boringe)

Suite.....

Mlle de Beauharnais vit bientôt apparaître au Tuileries un prince gauche et timide, coiffé d'une perruque poudrée, à la mode de l'ancien régime. Le fiancé n'avait rien de séduisant et Stéphanie ne se priva pas des joies de la moquerie. Mais la perspective de devenir un jour grande-duchesse de Bade l'emporta sur ses répugnances.

C'est le front serein qu'elle reçut, le 7 avril 1806, la bénédiction nuptiale dans la chapelle des Tuileries.

Trois mois plus tard, le jeune ménage arrivait au château de Carisruhe. Stéphanie était présentée au grand-duc régnant et à sa seconde femme morganatique, la contesse de Hochberg, ancienne fille d'honneur de la margrave Amélie. Cette Allemande insinuante et ambitieuse, beaucoup plus jeune que son mari, avait pris un ascendant immense sur le vieux prince...son but secret était de remplacer la lignée légitime des héritiers du trône par ses propres fils. Haïssant la margrave Amélie et son fils Charles, elle voyait avec colère l'arrivée d'une grande-duchesse et sa progéniture possible.

Au milieu de ces haines de famille, la pauvre Stéphanie se trouvait bien seule. Son mari, à peine de retour dans son pays natal, la délaissait pour ses anciens compagnons de plaisir. Sa belle-mère ne lui cachait pas son antipathie, ni ses dames d'honneur leur critique. Un message fulgurant de Napoléon au vieux gerand-duc vint terroriser cette Cour avilie...."""Votre petit-fils fait le malheur d'une princesse dont il n'est pas digne, écrivait l'Empereur...si votre Altesse n'a pas le pouvoir de faire revenir son petit-fils à des sentiments d'honneur et d'honnêteté, je redemande ma fille.""""

Après cette algarade, le prince héritier se rapprocha de sa jeune femme. Bientôt Stéphanie fut enceinte. Aurait-elle un fils ?...l'inquiétude de la Hochberg était grande. Une fille naquit, la contesse respira. Mais l'année suivante, Stéphanie mit au monde un garçon parfaitement constitué. A cette date, les heureux parents étaient devenus grand-duc et grande-duchesse régnante à la suite de la mort du vieux prince.

Hélas ! la pauvre Stéphanie ne jouit pas longtemps de son fils. Quinze jours après la naissance, les berceuses du nouveau-né, par une étrange fatalité, s'endormirent pendant leurs heures de garde. A leur réveil, elles trouvèrent dans le berceau un enfant gémissant et convulsé par la souffrance qui expira peu d'heures après. La malheureuse mère encore malade n'eut pas le droit de se lever pour embrasser le cadavre de son fils.

La mort étrange du prince héritier fit naître des soupçons. Ils ne firent que croître à la mort du second fils de Stéphanie né quatre ans plus tard. Par un hasard étrange, ses filles qui ne pouvaient convoiter le trône grandirent sans encombre. Un dernier malheur accable la pauvre femme. En 1818, son mari tomba malade et mourut en quelques jours, se déclarant empoisonné.

On chuchota très bas que c'était là encore l'oeuvre de la Hochberg. A défaut de fils l'oncle du défunt, le prince Louis monta sur le trône. Il était célibataire...son héritier présomptif allait être son demi-frère, fils aîné de la contesse de Hochberg. L'ambitieuse femme était arrivée à ses fins.

La notoriété donnée en 1829 à l'affaire Gaspard Hauser délia les langues. On fit un rapprochement entre l'enfant soit-diant mort en 1812 et le pauvre garçon séquestré dans sa cave. De tous côtés, des déclarations anonymes parvinrent au bourgmestre. Oui, Gaspard Hauser était l'enfant légitime du grand-duc défunt. La Hochberg n'avait pas osé aller jusqu'au bout de son crime et avait substitué à l'enfant princier un bébé promis à la mort. Sans doute voulait-elle garder ainsi un otage qu'elle pourrait au besoin dresser contre le grand-duc Louis.

Le chevalier de Feuerbach ne fut pas le dernier à suivre cette piste. Il fit mener une enquête. Dans un mémoire secret qu'il communiqua à la Cour de Bavière, il conclut à l'identité de Gaspard avec le fils de Stéphanie. Quant à la grande-duhesse, qui vivait très retirée depuis ses nombreux deuils elle accueillit d'abord avec scepticisme la nouvelle de la survie de son fils. Cependant, de tous côtés, on lui affirmait une ressemblance certaine entre Gaspard Hauser et sa fille aînée, la princesse Wasa.

La grande-duchesse se décida. Sous prétexte de rendre visite à la reine douairière de Bavière, elle partit en voyage avec ses deux filles cadettes. Elle s'arrêta à Ausbach où vivait alors Gaspard. Le jeune homme avait pris l'habitude de faire chaque matin le tour du jardin public de la ville. Les trois femmes s'y rendirent. Le coeur battant, elles guettaient le promeneur.

Dès que Gaspard apparut au tournant d'une allée, Stéphanie fut frappée par sa démarche et sa carrure, semblables à celles du grand-duc défunt. Bouleversée par cette découverte, elle perdit connaissance. A son rerour chez elle, la pauvre femme fut prise de crises nerveuses...sans cesse, elle interpellait son fils.

Mais la conviction maternelle ne suffisait pas. Il fallait, des preuves matérielles. Sur ces entrefaites, le fils de la Hochberg, le grand-duc Léopold, avait succédé à son demi-frère le prince Louis. Sa mère était morte, sans avoir vu le fruit de son crime. Homme timide et veule, il se laissait dominer par sa femme, la grande-duchesse Sophie qui, dénuée de toute espèce de scrupules, prit en mains les intérêts de son mari.

Stéphanie comptait, pour éclaircir l'affaire, sur l'action du chevalier Feuerbach. Hasard ou crime, le fameux criminaliste mourut inopinément le 26 mai 1833. Mais le mystère de Gaspard Hauser n'allait pas disparaître avec lui. Emus par le sort de l'orphelin, les souverains de Bavière décidèrent de s'intéresser à la cause.

.....A....Suivre.....

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: Le Mystère de Gaspard Hauser.....   Mar 12 Mai - 9:35

.......sunny .......(Sources Bernard Boringe)


Suite.....

La reine fit venir Gaspard à Nuremberg et eut un long entretien avec lui. Hélas ! cette faveur nouvelle, vite connue à la Cour de Bade, allait tourner contre le malheureux adolescent.

Un jour de décembre 1833, Gaspard reçut une lettre d'un inconnu lui proposant de lui fournir des renseignements sur ses parents. Anxieux d'avoir des précisions sur son origine, il accepta le rendez-vous pour le samedi suivant, en fin de journée, dans un coin solitaire du jardin public d'Ansbach.

A l'heure dite, il se trouva en présence d'un inconnu qui, à son arrivée laissa tomber devant lui une bourse pleine de monnaie. Gaspard se baissa pour la ramasser. Au même instant, il reçut un violent coup de couteau au flanc gauche. Il tomba.

Quand il revint à lui, il était seul. Malgré sa blessure saignante, il réussit à regagner son domicile. Trois jours plus tard, la mort délivrait l'infortuné héritier du grand-duché de Bade, qui, sur son lit d'agonie murmurait ce dernier appel....Mère, mère, viens !......

Nul doute ne semble en effet pouvoir subsister sur la véritable personnalité de Gaspard, le grand-duc frédéric, plus honnête que son intrigante épouse, a depuis lors, avoué à ses familliers le double drame dont sa mère et sa femme furent les auteurs..."""Un crime a été commis dans ma famille, avouait-il, mais je n'en suis aucunement coupable.""""

Le châtiment ne tarda pas à atteindre le couple grand-ducal dans la personne de leur propre fils, dément précoce, qui croyait toujours avoir devant lui l'ombre de l'enfant assassiné. Les visites de sa mère coupable déterminaient chez le malade un redoublement de crise.

Un jour où il était plus lucide, la fille cadette de l'archiduchesse Stéphanie vint le trouver....il s'agenouilla devant elle et lui baisa les pieds...."""""Délivrez-moi de Gaspard Hauser, suppliait-il, et je redeviendrai sain d'esprit.""""

Les descendants de la comtesse de Hochberg étaient du reste tellement convaincus du crime de leur aïeule qu'ils refusèrent d'être enterrés dans le caveau des grands-ducs légitime à Pforzheim.

Quand à la pauvre Stéphanie, elle ne douta pas non plus du nouveau coup qui l'avait atteinte en la personne de Gaspard Hauser. Elle en fit la confidence à ses filles. Mais, vis à vis de tous les étrangers, elle se confina sur ce sujet dans le silence le plus absolu.

"""""je ne sonderai pas mes blessures, écrivait-elle dans son journal, mais je les couvrirai d'un voile tellement épais que l'oeil de l'amitié ne pourrait lui-même le percer.""""

Peu à peu, on apprit de nouveaux détails sur la tragédie, on connut le nom des principaux acteurs. L'enfant mourant substitué au petit prince était le fils d'un simple ouvrier filateur. Christophe Blechner et sa femme, protégés de la comtesse de Hochberg, avaient accepté de livrer leur fils nouveau-né pour de l'argent. Tandis que l'enfant déjà malade était mené en cachette au palais, on endormait les nourrices avec un narcotique. La comtesse opéra elle-même la substitution.

Dans l'affolement qui suivit l'agonie et la mort du bébé, personne ne songea que les changements survenus dans ses traits pussent être dus à d'autres causes qu'à la maladie. Les médecins qui firent l'autopsie ne connaissaient pas l'enfant princier.

Quant au héros du rapt, il fut confié à la femme Blechner qui le garda tant qu'elle vécut. Elle mourut du reste très vite d'une pneumonie. L'enfant fut envoyé au château de Beiggen, sur le Rhin, où il demeura trois ou quatre ans. C'est alors que le grand-duc Louis, monté à son tour sur le trône, fut mis au courant du drame.

Inquiet d'une indiscrétion possible, il chargea un de ses familiers, le lieutenant Hennenhofer, de trouver une cachette plus sûre. Cet agent secret du grand-duc, homme de sac et de corde, s'entendit avec le garde-chasse Franz Richter pour cacher le petit garçon en Bavière, dans une maison isolée au sud-ouest de Nuremberg.

Alors commencèrent les terribles années de captivité pendant lesquelles le faux Gaspard Hauser croupit au fond de son cachot. On ignore ce qui détermina Franz Richter à relâcher sa victime. Reçut-il un ordre du grand-duc ? Se fatigua-t-il de son rôle de geôlier ? On ne sait.

Quant à l'assassinat de Gaspard, il est probable qu'il fut exécuté par les soins du même major Hennenhofer, dévoué aux intérêts de Sophie comme il le fut à ceux de sa belle-mère. Il chargea sans doute un complice d'attirer l'enfant dans le guet-apens du jardin public.

A cet endroit où Gaspard Hauser tomba, on pouvait encore lire l'inscription suivante...."Hic occultus occulto occisus"... (Ici un inconnu fut tué par un inconnu).

La phrase n'est plus exacte. Les historiens ne découvrent-ils pas toutes les énigmes....?

.....FIN.....

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