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 Napoléon ne s'intéressait pas aux Assurances....

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Napoléon ne s'intéressait pas aux Assurances....   Sam 27 Juin - 13:38

....... sunny ..... Napoléon ne s'intéressait pas aux Assurances....( Sources Claude Pasteur).


Malheureusement, les tentatives de création de compagnies d'assurances ne trouvèrent guère sous le Premier Empire de terrain favorable

C'est en vain que Duvillard, l'ancien actuaire de la "Royale", tente d'intéresser le gouvernement à son projet d'une caisse d'économie et d'épargne.

Ces sortes d'entreprises ne sont point à la mode, en un temps où les guerres incessantes et l'arrêt des relations commerciales avec l'Angleterre ne constituent pas des circonstances favorables à l'économie. Quelques mutuelles locales contre la grêle et l'incendie se maintiennent discrètement et sans publicité. D'assurances-vie, point question.

Pourtant, en 1812, le grand mathématicien et physicien Laplace ne craignait pas d'écrire dans sa "Théorie analytique des probabilités"...ces lignes favorables à l'assurance-vie..... """" les Etablissements dans lesquels on peut ainsi placer ses capitaux et, par un léger sacrifice de ses revenus, assurer l'existence de sa famille pour un temps où l'on doit craindre de ne plus suffire à ses besoins, sont donc très avantageux aux moeurs, en favorisant le plus doux penchant de la nature. Le Gouvernement doit donc encourager ces établissements, et les respecter dans leurs vicissitudes."""

Mais en 1812, Napoléon, en pleine campagne de Russie, avait bien autre chose à faire qu'à lire Laplace.... On est toujours un peu surpris de découvrir le côté pratique des grands hommes....Napoléon, qui ne s'intéressait pas aux assurances, souhaitait néanmoins..."mettre de côté" sa cassettte personnelle.

C'était en 1815, avant de partir pour aller mourir à Sainte-Hélène, Napoléon, nous dit un Biographe....voulut confier une somme considérable, il appela Monsieur Laffitte.

Jacques Laffitte, le grand banquier qui allait devenir le fondateur de plusieurs compagnies d'assurance, se rendit donc à la Malmaison et y resta deux heures.....Napoléon ouvrit un tiroir, remis à l'illustre banquier huit cent mille francs en billets de banques, lui annonça qu'il avait déjà fait porter son précieux médailler dans sa voiture, et qu'il enverrait trois millions en or dans la nuit.

Monsieur Laffitte s'assit au bureau de l'Empereur, pris une plume et se disposa à écrire...."""Que faites-vous donc ? dit Napoléon""""...."""Sire, je vais faire une reconnaissance du dépôt que vous me confiez."""...."""Une reconnaissance, reprit l'Empereur, je n'en ai pas besoin."""..."""J'en suis sur, dit monsieur laffitte, mais je puis mourir.""""...."""Et moi, je puis être pris, répliqua vivement l'Empereur, on trouverait votre reconnaissance, vous seriez compromis, je n'en veux pas."""

Monsieur Laffitte ne signa donc pas de reconnaissance. Mais après la mort de Napoléon, les sommes déposées n'ayant pas suffi pour honorer tous les legs du testament de l'Empereur, le banquier y joignit sept cent mille francs,...ne voulant pas qu'un dépôt dont la restitution était cependant à tout instant exigible, eût été improductif...Napoléon avait bien placé sa confiance...et son argent.

les régimes passent, les assurances restent...Dans les années 1823, un homme nommé Fleury de Chaboulon devenait directeur de la nouvelle " Royale Incendie puis de la Royale vie. Qui était ce personnage qui faisait ainsi carrière dans les assurances ?...

L'ancien secrétaire particulier de Napoléon pendant les Cent-Jours, celui qui avait facilité son départ de l'Ile d'Elbe, et continué à servir sa cause avec ardeur, jusqu'à publier des " Mémoires " pour reprocher aux Français d'avoir abandonné leur Empereur.

salut

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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Trajan

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MessageSujet: Re: Napoléon ne s'intéressait pas aux Assurances....   Sam 27 Juin - 14:55

un sujet intéressant et inédit! Smile
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Napoléon ne s'intéressait pas aux Assurances....   Dim 28 Juin - 22:15

...... sunny ......Napoléon ne s'intéressait pas aux Assurances...(Sources Claude Pasteur).


On ne peut pas en dire autant pour son neveu..Napoléon III...Le Bienfaiteur des Assurances..

Le 22 Juin 1840 un illustre écrivain s'adresse à la Compagnie d'Assurance-Vie, afin de s'assurer pour 20 000 francs moyennant une prime annuelle de 618 francs....il affirme n'avoir aucune maladie ni infirmité grave. Il s'agissait de Victor Hugo, alors âgé de 38 ans, et qui ne mourra qu'en 1885. Comme quoi on peut être poète et avoir le sens pratique...

Les évènements de 1848, la fuite de Louis-Philippe, la proclamation de la République, posent des problèmes à la Compagnie Royale, dont le vieux nom peut difficilement se perpétuer sous un régime républicain. On lui substitue celui de Nationale qu'elle ne quittera plus.

Contrairement à Napoléon 1er...Napoléon III compris l'importance des assurances. Malgré l'ostracisme du Conseil d'Etat qui avait refusé d'entériner un premier projet, il fit constituer par un groupe de personnes dévouées une "Caisse Générale des Assurances Agricoles", approuvée par un décret de décembre 1868.

Plusieurs compagnies voient d'ailleurs le jour sous le Second Empire. Certaines petites sociétés ne manquent pas de pittoresque, comme "La Paroisse" pour l'assurance contre le vol des vases sacrés dans les églises et le bris ou fêlure de cloches. A la même époque, on voit aussi se créer une "Société d'Assurance contre les Insectes"....Moyennant le paiement d'une prime annuelle, la société se chargeait de détruire les insectes indésirables dans les appartements ou les chambres d'hôtel.

En 1856, apparaît, contre la grêle, "l'Abeille Bourguignonne", qui après plusieurs mutations, est devenue de nos jours "l'Abeille-Paix".

Entre 1864 et 1865, surgit une branche nouvelle..l'Assurance Accident. Aucune protection sociale ne couvre en effet l'ouvrier accidenté et ne vient en aide à sa famille, "c'est le métier qui rentre" dit-on à l'ouvrier blessé sur les lieux de son travail. La Préservatrice émet une Police qui garantit les indemnités forfaitaires aux victimes d'accidents du travail. La Société Générale prévoit des dédommagements en cas d'incapacité permanente de travail.

Cette floraison de compagnies nouvelles témoigne que l'Empereur se montrait résolument favorable aux assurances, et particulièrement aux assurances-vie, au point d'autoriser l'Impératrice Eugénie à contracter sur sa tête une assurance-vie entière de deux millions au profit de ses oeuvres de bienfaisance, assurance répartie à parts égales entre "la Nationale", "La Compagnie d'Assurances Générales" , "L'Union", "Le Phénix" et "la Caisse Paternelle"

On peut encore voir dans le hall de l'U.A.P de la place Vendôme le certificat de "bonne santé" délivré par la Nationale.

""" Je soussigné, doyen de la Faculté de Médecine de Paris, médecin ordinaire de Sa majesté l'Empereur, membre de l'Académie Impériale de Médecine, certifie que Marie-Eugénie de Gusman, comtesse de Teba, Impératrice des Français, jouit d'une bonne santé, et qu'elle n'a aucune maladie ni infirmité qui s'oppose à ce qu'on puisse assurer sur sa tête une somme considérable"....signé Rayer, Paris le 19 Novembre 1863.

Cette police d'assurance sur la vie entière de l'Impératrice avait été consentie moyennant la prime de 6000 francs payable chaque année jusqu'au décès de l'assurée.

salut

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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