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 Un Amour secret du Duc de Reichstadt....

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Un Amour secret du Duc de Reichstadt....   Sam 11 Juil - 19:23

...... sunny ...... Un Amour Secret du Duc de Reichstadt.

En marge de la biographie des principaux personnages de l'histoire des points ignorés restent encore enfouis dans le secret des familles...C'est ainsi que Mme de Brioni nous conte une histoire touchante de l'Aiglon.

C'est elle qui parle.....

Depuis mon enfance, j'ai passé auprès de ma marraine, la princesse de Hanau, chacun de ses anniversaires. Le jour de sa quatre-vingtième année, elle se reposait, un peu fatiguée par les visites.

Impassible et muette, elle était perdue dans ses souvenirs, tandis que ses mains jouaient avec une bague qu'elle portait au petit doigt de sa main gauche. Cette bague avait son histoire, une délicieuse histoire d'amour que la princesse me conta.

Caroline, contesse de Schachten, membre de la vieille famille von Schachten, dont le nom est inséparable de l'histoire de l'Allemagne, fut mon aïeule. Elle était la nièce favorite de la duchesse de Devonshire, célèbre par sa beauté, son esprit et la grande amitié qui la lia au roi Edouard VII d'Angleterre.

Orpheline à onze ans, ma grand-mère dut rester pendant sept ans dans un pensionnat. A sa sortie, elle alla rejoindre sa soeur ainée, femme de l'ambassadeur du Hanovre auprès de la cour impériale de Vienne le Baron von Müchlausen.

Un soir de l'hiver 1828 - 1829, lors d'un dîner diplomatique à l'Ambassade d'Angleterre, Caroline eut pour voisin de table le jeune duc de Reichstadt. Ebloui par le charme et la beauté de la jeune fille, il lui prodigua mille attentions et profita, dès lors, de toutes les occasions pour la rencontrer.

Il la quitta avec tristesse lorsqu'il retourna à Schönbrunn où l'attendait l'affection de l'archiduchesse Sophie, mère du futur Empereur François-Joseph d'Autriche. les sentiments de l'Archiduchesse pour le malheureux Prince se transformèrent bientôt en un amour profond.

Elle était l'intime de l'Aiglon prisonnier, la seule à qui il confiait ses rêves, ses regrets et ses amertumes. Durant l'hiver, l'Empereur, éloigna l'Aiglon de sa Cour et l'envoya comme colonel de son régiment, en Bohême, pour sept mois. A son retour à Vienne, l'Archiduchesse Sophie mit au monde un fils, qui devint plus tard le malheureux Empereur Maximilien du Mexique.

On chuchota, dans les couloirs du palais...car la médisance hante les lambris dorés comme les chaumières...que ce petit Prince était le fils naturel du duc de Reichstadt.

Entre-temps, Caroline avait été emmenée par sa soeur à Kassel et fiancée au comte de Groote van der Breese. De retour à Vienne où elle venait s'occuper des préparatifs de son mariage, elle rencontra le jeune duc, revenu de Bohême. Au cours d'une ultime entrevue, l'Aiglon lui remit un petit paquet en la suppliant de ne l'ouvrir qu'après avoir dépassé les dernières maisons de Vienne.

Elle promit, fut émue peut-être, mais les préparatifs du voyage apportèrent leur habituelle diversion. par la suite, elle se souvint du mystérieux cadeau du fils de Napoléon. Vivement, elle fit sauter les fines cordelettes dorées et, à sa stupéfaction, sortit une pomme de massepain...

Installée à Paris, avec son mari, le comte de Groote van der Breese, ambassadeur du Hanovre auprès du roi Louis-Philippe, elle menait une vie mondaine. Devenue l'amie de la duchesse d'Angoulème, elle occupa rapidement une place privilégiée dans la société. En 1835, après l'attentat dont faillit être victime le roi, elle et son mari furent les premiers à venir aux Tuileries présenter leurs félicitations au souverain.

En 1841, le comte de Groote van der Breese mourut à Nice...Caroline dut rentrer dans son pays natal. Elle s'installa d'abord dans son château de Breese, jusqu'au jour où le roi de Hanovre sut la convaincre de devenir dame d'honneur à la Cour et de s'installer à Hanovre. Là, dans son grand hôtel particulier, elle recevait des artistes, des aristocrates et les membres du haut clergé. Dans sa chambre, il y avait une vitrine dans laquelle se trouvaient des objets insolites, et en même temps très précieux pour elle, surtout une petite pomme de massepain dont les couleurs fanées par la lumière et par le temps, attirait mon attention.

J'étais particulièrement tentée et intriguée par cette petite pomme, mais il était strictement défendu de toucher à cette vitrine et à tout ce qu'elle contenait. Il y avait des souvenirs les plus précieux de ma grand-mère. Lors d'une réception dans sa belle demeure, je m'aventurai dans sa chambre, j'ouvris la vitrine et, d'une main tremblante, pris la pomme.

A ce moment précis, la porte s'ouvrit et ma grand-mère m'appela. Saisie de peur, je laissai tomber la pomme qui se brisa en mille morceaux, comme si elle était de porcelaine. Je me sauvai hors de la pièce et me cachai dans l'embrasure d'une fenêtre du couloir. Je me mis à pleurer et attendis les foudres de ma grand-mère...mais rien ne se passa.

Quand mon père, inquiet vint s'informer de ce qui était arrivé à sa mère, il passa devant moi sans me voir et, soudain, après un long moment de silence, qui me sembla une éternité, j'entendis mon nom...ma grand-mère vint vers moi et m'embrassa en me disant....par maladresse, un grand amour secret vient de m'être révélé.

Regarde cette adorable petite bague ornée d'une perle, elle est restée cachée pendant deux générations dans cette ridicule pomme de massepain. Prends-la, et qu'elle te porte bonheur ! C'était le cadeau d'adieux du jeune duc de Reichstadt, fils du grand Napoléon au moment où je quittai Vienne pour me marier.

FIN.....Etonnante et belle révélation...(Sources Marie-Louise K. de Brioni).

salut

_________________
" Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter "   (Sagesse Chinoise).

Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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Cambronne13

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MessageSujet: Re: Un Amour secret du Duc de Reichstadt....   Sam 27 Mar - 18:40

Bonne petite histoire!

Mais je trouve qu'elle ne vaut pas celle (imaginaire bien sûr) que l'on trouve dans L'aiglon de mon auteur préféré, Rostand.
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