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 Bataille de IENA (Allemagne, 14 octobre)

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MessageSujet: Bataille de IENA (Allemagne, 14 octobre)   Dim 3 Sep - 14:25

Bonjour à toutes et à tous,

Dans ce post, vous pouvez insérer vos documents concernant tous les monuments ou souvenirs de la bataille de Iéna, 14 octobre 1806.

Exclamation *Pour les néophytes : Merci de bien poster sur ce sujet en utilisant le bouton "répondre". Exclamation

Idea *Pour vous aidez à poster vos photos : http://lesapn.forumactif.fr/viewtopic.forum?t=11 Idea

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MessageSujet: Re: Bataille de IENA (Allemagne, 14 octobre)   Ven 13 Oct - 20:51


4e BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE
Gera, 13 octobre 1806, 10 heures du matin.

Les événements se succèdent avec rapidité. L'armée prussienne est prise en flagrant délit, ses magasins enlevés; elle est tournée. Le maréchal Davout est arrivé à Naumburg, le 12 à neuf heur soir, y a saisi les magasins de l'armée ennemie, fait des prisonniers et pris un superbe équipage de dix-huit pontons de cuivre, attelés. Il paraît que l'armée prussienne se met en marche pour Magdeburg; mais l'armée française a gagné trois marches sur elle.
L'anniversaire des affaires d'Ulm sera célèbre dans l'histoire de France.
La lettre ci-jointe, d'un officier prussien à un de ses amis à Berlin, qui vient d'être interceptée, fera connaître la vraie situation des esprits; mais cette bataille dont parle l'officier prussien aura lieu dans peu de jours; les résultats décideront du sort de la guerre. Les Français doivent être sans inquiétude.

Moniteur du 21 octobre 1806
(En minute au Dépôt de la guerre)

Source : Correspondance de Napoléon 1er - N°11002

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Dernière édition par le Sam 14 Oct - 15:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bataille de IENA (Allemagne, 14 octobre)   Sam 14 Oct - 7:12

Un petit souvenir en passant, et une anecdote :

Napoléon passant les troupes en revue à Iéna 14 octobre 1806 - Horace Vernet - Tableau exposé au Château de Versailles.





Une anecdote lors de la bataille de Iéna. Un jeune grenadier de la Garde (représenté en bas à droite) s'exclame « En avant » lors du passage de l'Empereur, celui-ci répondit. « ...qu'il attende qu'il ait commandé dans trente batailles rangées, avant de prétendre me donner des avis ».

Dit-on .... car l'Histoire provoque des écarts !
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MessageSujet: PLAN DE LA BATAILLE - 14 OCTOBRE 1806   Sam 14 Oct - 12:00

PLAN DE LA BATAILLE - 14 OCTOBRE 1806
Fred et Lilliane FUNCKEN étaient là :

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MessageSujet: Re: Bataille de IENA (Allemagne, 14 octobre)   Sam 14 Oct - 15:07


ORDRE DU JOUR
DISPOSITIONS DE L'ORDRE DE BATAILLE
Au bivouac d'Iena, 14 octobre 1806

M. le maréchal Augereau commandera la gauche; il placera sa première division en colonne sur la route de Weimar, jusqu'à une hauteur par où le général Gazan a fait monter son artillerie sur le plateau; il tiendra des forces nécessaires sur le plateau de gauche, à la hauteur de la tête de sa colonne. Il aura des tirailleurs sur toute la ligne ennemie, aux différents débouchés des montagnes. Quand le général Gazan aura marché en avant, il débouchera sur le plateau avec tout son corps d'armée, et marchera ensuite, suivant les circonstances, pour prendre la gauche de l'armée.
M. le maréchal Lannes aura, à la pointe du jour, toute son artillerie dans ses intervalles et dans l'ordre de bataille où il a passé la nuit.
L'artillerie de la Garde impériale sera placée sur la hauteur, et la Garde sera derrière le plateau, rangée sur cinq ligues, la première ligne, composée des chasseurs, couronnant le plateau.
Le village qui est sur notre droite sera canonné avec toute l'artillerie du général Suchet, et immédiatement attaqué et enlevé.
L'Empereur donnera le signal; on doit se tenir prêt à la pointe du jour.
M. le maréchal Ney sera placé, à la pointe du jour, à l'extrémité du plateau, pour pouvoir monter et se porter sur la droite du maréchal Lannes, du moment que le village sera enlevé et que, par là, on aura la place de déploiement.
M. le maréchal Soult débouchera par le chemin qui a été reconnu sur la droite, et se tiendra toujours lié pour tenir la droite de l'armée.
L'ordre de bataille en général sera, pour MM. les maréchaux, de se former sur deux lignes, sans compter celle d'infanterie légère; la distance des deux lignes sera au plus de 100 toises.
La cavalerie légère de chaque corps d'armée sera placée pour être à la disposition de chaque général, pour s'en servir suivant les circonstances.
La grosse cavalerie, aussitôt qu'elle arrivera, sera placée sur le plateau et sera en réserve derrière la Garde, pour se porter où les circonstances l'exigeraient.
Ce qui est important aujourd'hui, c'est de se déployer en plaine; un fera ensuite les dispositions que les manœuvres et les forces que montrera l'ennemi indiqueront, afin de le chasser des positions qu'il occupe et qui sont nécessaires pour le déploiement.

Le maréchal Berthier, par ordre de l'Empereur
(Dépôt de la guerre)

Source : Correspondance de Napoléon 1er - n°11004

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MessageSujet: 5e bulletin de la Grande Armée - 15 octobre 1806   Dim 15 Oct - 11:47


5e BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE
Iena, 15 octobre 1806

La bataille d'Iena a lavé l'affront de Rosbach, et décidé, en sept jours, une campagne qui a entièrement calmé cette frénésie guerrière qui s'était emparée des têtes prussiennes.
Voici la position de l'armée au 13 :
Le grand-duc de Berg et le maréchal Davout avec leurs corps d'armée étaient à Naumburg, ayant des partis sur Leipzig et Halle.
Le corps du maréchal prince de Ponte-Corvo était en marche pour se rendre à Dornburg.
Le corps du maréchal Lannes arrivait à Iena.
Le corps du maréchal Augereau était en position à Kahla.
Le corps du maréchal Ney était à Roda.
Le quartier général à Gera. L'Empereur en marche pour se rendre à Iena.
Le corps du maréchal Soult, de Gera, était en marche pour prendre une position plus rapprochée à l'embranchement des routes de Naumburg et d'Iena.
Voici la position de l'ennemi :
Le roi de Prusse voulant commencer les hostilités au 9 octobre, en débouchant sur Francfort par sa droite, sur Würzburg par son centre et sur Bamberg par sa gauche, toutes les divisions de son armée étaient disposées pour exécuter ce plan; mais l'armée française, s'étant avancée sur l'extrémité de sa gauche, se trouva, en peu de jours, à Saalburg, à Lobenstein, à Schleiz, à Gera, à Naumburg. L'armée prussienne, tournée, employa les journées des 9, 10, 11 et 12 à rappeler tous ses détachements; et, le 13, elle se présenta en bataille entre Kapellendorf et Auerstaedt, forte de près de 150,000 hommes.

Le 13, à deux heures après midi, l'Empereur arriva à Iena, et, sur un petit plateau qu'occupait notre avant-garde, il aperçut les dispositions de l'ennemi, qui paraissait manœuvrer pour attaquer le lendemain, et forcer les divers débouchés de la Saale. L'ennemi défendait en force et par une position inexpugnable la chaussée d'Iena à Weimar, et paraissait penser que les Français ne pourraient déboucher dans la plaine sans avoir forcé ce passage. Il ne paraissait pas possible, en effet, de faire monter de l'artillerie sur le plateau qui, d'ailleurs, était si petit que quatre bataillons pouvaient à peine s'y déployer. On fit travailler toute la nuit à un chemin dans le roc, et l'on parvint à conduire l'artillerie sur la hauteur.
Le maréchal Davout reçut l'ordre de déboucher par Naumburg, pour défendre les défilés de Koesen, si l'ennemi voulait marcher sur Naumburg, ou pour se rendre à Apolda pour le prendre à dos, s'il restait dans la position où il était.
Le corps du maréchal prince de Ponte-Corvo fut destiné à déboucher de Dornburg pour tomber sur les derrières de l'ennemi, soit qu'il se portât en force sur Naumburg, soit qu'il se portât sur Iena.
La grosse cavalerie, qui n'avait pas encore rejoint l'armée, ne pouvait la rejoindre qu'à midi; la cavalerie de la Garde impériale était à trente-six heures de distance, quelque fortes marches qu'elle eût faites depuis son départ de Paris. Mais il est des moments, à la guerre, où aucune considération ne doit balancer l'avantage de prévenir l'ennemi et de l'attaquer le premier. L'Empereur fit ranger, sur le plateau qu'occupait l'avant-garde, que l'ennemi paraissait avoir négligé et vis-à-vis duquel il était en position, tout le corps du maréchal Lannes. Ce corps d'armée fut rangé par les soins du général Victor; chaque division formant une aile. Le maréchal Lefebvre fit ranger, au sommet, la Garde impériale en bataillons carrés. LEmpereur bivouaqua au milieu de ces braves. La nuit offrait un spectacle digne d'observation : celui de deux armées dont l'une déployait son front sur six lieues d'étendue et embrasait de ses feux l'atmosphère, l'autre dont les feux apparents étaient concentrés sur un point; et dans l'une et l'autre armée de l'activité et du mouvement. Les feux des deux armées étaient à une demi-portée de canon; les sentinelles se touchaient presque, et il ne se faisait pas un mouvement qui ne fût entendu.
Les corps des maréchaux Ney et Soult passèrent la nuit en marche. A la pointe du jour, toute l'armée prit les armes. La division Gazan était rangée sur trois lignes, sur la gauche du plateau; la division Suchet formait la droite; la Garde impériale occupait le sommet du monticule, chacun de ces corps ayant ses canons dans les intervalles. De la ville et des vallées voisines, on avait pratiqué des débouchés qui permettaient le déploiement le plus facile aux troupes qui n'avaient pu être placées sur la plateau, car c'était peut-être la première fois qu'une armée devait passer par un si petit débouché.
Un brouillard épais obscurcissait le jour. L'Empereur passa devant plusieurs lignes; il recommanda aux soldats de se tenir en garde contre cette cavalerie prussienne qu'on peignait comme si redoutable. Il les fit souvenir qu'il y avait un an, à la même époque, ils avaient pris Ulm; que l'armée prussienne, comme l'armée autrichienne, était aujourd'hui cernée, ayant perdu sa ligne d'opération, ses magasins; qu'elle ne se battait plus dans ce moment pour la gloire, mais pour sa retraite; que, cherchant à faire une trouée sur différents points, les corps d'armée qui la laisseraient passer seraient perdus d'honneur et de réputation. A ce discours animé, le soldat répondit par des cris de Marchons ! Les tirailleurs engagèrent l'action; la fusillade devint vive. Quelque bonne que fût la position que l'ennemi occupait, il en fut débusqué, et l'armée française, débouchant dans la plaine, commença à prendre son ordre de bataille.
De son côté, le gros de l'armée ennemie, qui n'avait eu le projet d'attaquer que lorsque le brouillard serait dissipé, prit les armes. Un corps de 50,000 hommes de la gauche se porta pour couvrir les défilés de Naumburg et s'emparer des débouchés de Koesen; mais il avait déjà été prévenu par le maréchal Davout. Les deux autres corps, formant une force de 80,000 hommes, se portèrent en avant de l'armée française, qui débouchait du plateau d'Iéna. Le brouillard couvrit les deux armées pendant deux heures; mais enfin il fut dissipé par un beau soleil d'automne. Les deux armées s'aperçurent à une petite portée de canon. La gauche de l'armée française, appuyée sur un village et des bois, était commandée par le maréchal Augereau. La Garde impériale la séparait du centre, qu7occupait le corps du maréchal Lannes. La droite était formée par le corps du maréchal Soult. Le maréchal Ney n'avait qu'un simple corps de 3,000 hommes, seules troupes qui fussent arrivées de son corps d'armée.
L'armée ennemie était nombreuse et montrait une belle cavalerie; ses manœuvres étaient exécutées avec précision et rapidité. L'Empereur eût désiré de retarder de deux heures d'en venir aux mains, afin d'attendre, dans la position qu'il venait de prendre, après l'attaque du matin, les troupes qui devaient le joindre et surtout sa cavalerie; mais l'ardeur française l'emporta. Plusieurs bataillons s'étant engagés au village d'Hohlstaedt, il vit l'ennemi s'ébranler pour les en déposter; le maréchal Lannes reçut ordre sur-le-champ de marcher en échelons pour soutenir ce village. Le maréchal Soult attaqua un bois sur la droite. L'ennerni ayant fait un mouvement de sa droite sur notre gauche, le maréchal Augereau fut chargé de le repousser. En moins d'une heure, l'action devint générale : 250 ou 300,000 hommes, avec 7 ou 800 pièces de canon, semaient partout la mort et offraient un de ces spectacles rares dans l'histoire. De part et d'autre on manœuvra constamment comme à une parade; parmi nos troupes, il n'y eut jamais le moindre désordre, la victoire ne fut pas un moment incertaine. L'Empereur eut toujours auprès de lui, indépendamment de la Garde impériale, un bon nombre de troupes de réserve pour pouvoir parer à tout accident imprévu.
Le maréchal Soult, ayant enlevé le bois qu'il attaquait depuis deux heures, fit un mouvement en avant : dans cet instant on prévint l'Empereur que les divisions de cavalerie française de réserve commençaient à se placer, et que deux nouvelles divisions du corps du maréchal Ney se plaçaient en arrière, sur le champ de bataille. On fit alors avancer toutes les troupes qui étaient en réserve, sur la première ligne, qui, se trouvant ainsi appuyée, culbuta l'ennemi en un clin d'œil et le mit en pleine retraite. Il la fit en ordre pendant la première heure; mais elle devint un affreux désordre, du moment que nos divisions de dragons et nos cuirassiers, ayant le grand duc de Berg à leur tête, purent prendre part à l'affaire. Ces braves cavaliers, frémissant de voir la victoire se décider sans eux, se précipitèrent partout où ils rencontrèrent des ennemis. La cavalerie, l'infanterie prussienne ne purent soutenir leur choc; en vain l'infanterie ennemie se forma en bataillons carrés; cinq de ces bataillons furent enfoncés : artillerie, cavalerie, infanterie, tout fut culbuté et pris. Les Français arrivèrent à Weimar en même temps que l'ennemi, qui fut ainsi poursuivi pendant l'espace de six lieues.
A notre droite, le corps du maréchal Davout faisait des prodiges; non-seulement il contint, mais mena battant, pendant plus de trois lieues, le gros de troupes ennemies qui devait déboucher du coté de Koesen. Ce maréchal a déployé une bravoure distinguée et de la fermeté de caractère, première qualité d'un homme de guerre. Il a été secondé par les généraux Gudin, Friant, Morand, Daultanne, chef de l'état-major, et par la rare intrépidité de son brave corps d'armée.
Les résultats de la bataille sont 30 à 40,000 prisonniers, il en arrive à chaque moment; 25 à 30 drapeaux, 300 pièces de canon, des magasins immenses de subsistances. Parmi les prisonniers se trouvent plus de vingt généraux, dont plusieurs lieutenants généraux, entre autres le lieutenant général Schmettau. Le nombre des morts est immense dans l'armée prussienne; on compte qu'il y a plus de 20,000 tués ou blessés. Le feld-maréchal Moellendorf a été blessé; le duc de Brunswick a été tué; le général Rüchel a été tué; le prince Henri de Prusse, grièvement blessé. Au dire des déserteurs, des prisonniers et des parlementaires, le désordre et la consternation sont extrêmes dans les débris de l'armée ennemie.
De notre côté, nous n'avons à regretter, parmi les généraux, que la perte du général de brigade Debilly, excellent soldat. Parmi les blessés, le général de brigade Conroux; parmi les colonels les colonels Vergez, du 12e régiment d'infanterie de ligne; Lamotte du 36e; Barbanègre, du 9e de hussards; Marigny, du 20e de chasseurs; Harispe, du 16e d'infanterie légère; Doullembourg, du 1er de dragons; Nicolas, du 61e de ligne; Viala, du 85e; Higonet, du 108e.
Les hussards et les chasseurs ont montré, dans cette journée, une audace digne des plus grands éloges. La cavalerie prussienne n'a jamais tenu devant eux, et toutes les charges qu'ils ont faites devant l'infanterie ont été heureuses.
Nous ne parlons pas de l'infanterie française; il est reconnu depuis longtemps que c'est la meilleure infanterie du monde. L'Empereur a déclaré que la cavalerie française, après l'expérience des deuc campagnes et de cette dernière bataille, n'avait pas d'égale.
L'armée prussienne a, dans cette bataille, perdu toute retraite et toute sa ligne d'opération. Sa gauche, poursuivie par le maréchal Davout, opéra sa retraite sur Weimar, dans le temps que sa droite et son centre se retiraient de Weimar sur Naumburg. La confusion fut donc extrême. Le Roi a dû se retirer à travers champs, à la tête de son régiment de cavalerie.
Notre perte est évaluée à 1,000 ou 1,100 tués et 3,000 blessés.
Le grand-duc de Berg investit en ce moment la place d'Erfurt, où se trouve un corps d'ennemis que commandent le maréchal Moellendorf et le prince d'Orange.
L'état-major s'occupe d'une relation officielle qui fera connaître dans tous ses détails cette bataille, et les services rendus par les différents corps d'armée et régiments. Si cela peut ajouter quelque chose aux titres qu'a l'armée à l'estime et à la considération de la nation, rien ne pourra ajouter au sentiment d'attendrissement qu'ont éprouvé ceux qui ont été témoins de l'enthousiasme et de l'amour qu'elle témoignait à l'Empereur, au plus fort du combat. S'il y avait un moment d'hésitation, le seul cri de Vive l'Empereur ! Ranimait les courages et retrempait toutes les âmes. Au fort de la mêlée, l'Empereur, voyant ses ailes menacées par la cavalerie, se portait au galop pour ordonner des manœuvres et des changements de front en carrés. Il était interrompu à chaque instant par des cris de Vive l'Empereur ! La Garde impériale à pied voyait, avec un dépit qu'elle ne pouvait dissimuler, tout le monde aux mains et elle dans l'inaction. Plusieurs voix firent entendre les mots : En avant ! Qu'est-ce? » dit l'Empereur. Ce ne peut être qu'un jeune homme qui n'a pas de barbe qui peut vouloir préjuger ce que je dois faire; qu'il attende qu'il ait commandé dans trente batailles rangées, avant de prétendre me donner des avis. » C'étaient effectivement des vélites dont le jeune courage était impatient de se signaler.
Dans une mêlée aussi chaude, pendant que l'ennemi perdait presque tous ses généraux, on doit remercier cette Providence qui gardait notre armée. Aucun homme de marque n'a été tué ni blessé. Le maréchal Lannes a eu un biscaïen qui lui a rasé la poitrine sans le blesser. Le maréchal Davout a eu son chapeau emporté et un grand nombre de balles dans ses habits. L'Empereur a toujours été entouré, partout où il a paru, du prince de Neuchâtel, du maréchal Bessières, du grand maréchal du palais Duroc, du grand écuyer Caulaincourt, et de ses aides de camp et écuyers de service. Une partie de l'armée n'a pas donné, ou est encore sans avoir tiré un coup de fusil.

Moniteur du 26 octobre 1806.
(En minute au Dépôt de la guerre.)

Source : Correspondance de Napoléon 1er - N°11009

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MessageSujet: Décret du 15 octobre 1806   Dim 15 Oct - 11:59

DECRET
Quartier impérial, Iena, l5 octobre 1806.

NAPOLÉON, Empereur des Français, Roi d'Italie,
Considérant que le résultat de la bataille d'hier est la conquête de tous les pays appartenant au roi de Prusse en deçà de la Vistule,

Nous avons décrété et décrétons les dispositions suivantes, pour servir de règle à notre intendant général, à l'administrateur des finances et à notre receveur général :

ARTICLE 1er. - Les États de l'électeur de Saxe payeront une contribution extraordinaire de guerre de . . . . 25,375,000 francs

Le duché de Weimar : 2,200,000

Les États du duc de Brunswick et Wolfenbüttel : 5,625,000

Les États du prince de Nassau, Orange, Fulde : 1,300,000

L'électeur de Hesse-Cassel : 6,000,000

La ville d'Erfurt et le comté de Blankenhayn : 400,000

Le comté d'Eichsfeld : 675,000

La ville de Goslar : 200,000

La principauté de Halberstadt : 525,000

Hildesheim : 100,000

Paderborn : 225,000

Münster : 2,500,000

Le pays de Tecklenburg et de Lingen : 100,000

Le comté de la Marck : 2,000,000

La principauté de Minden et de Ravensberg : 600,000

Le margraviat de Bayreuth : 2,500,000

Les États du roi de Prusse en deçà de la Vistule : 100,000,000
La ville de Berlin sera comprise dans cette réquisition pour une somme de dix millions.

Le pays de Hanovre : 9,100,000

Total : 159,425,000


ART. 2. - Il sera pris possession de l'Ost-Frise par la Hollande.

ART. 3. - Les États des ducs de Saxe-Gotha, des princes d'Anhalt de Waldeck, de la Lippe et de Reuss, qui n'ont point pris part à la guerre, ne seront inquiétés d'aucune manière et ne payeront pas de contributions.

ART. 4. - L'intendant général est autorisé à engager les domaines du prince pour le payement de la contribution.

ART. 5. - Toutes les marchandises anglaises qui se trouveront dans les villes du Nord appartiendront à l'armée.

Napoléon


Archives de la guerre.

Source : Correspondance de Napoléon 1er - N°11010

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MessageSujet: Re: Bataille de IENA (Allemagne, 14 octobre)   Dim 15 Oct - 19:41


6e BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE
Weimar, 15 octobre 1806, au soir.

Six mille Saxons et plus de 300 officiers ont été faits prisonniers. L'Empereur a fait réunir les officiers et leur a dit qu'il voyait avec peine que leur armée lui faisait la guerre; qu'il n'avait pris les armes que pour assurer l'indépendance de la nation saxonne et s'opposer à ce qu'elle fût incorporée à la monarchie prussienne; que son intention était de les renvoyer tous chez eux, s'ils donnaient leur parole de ne jamais servir contre la France; que leur souverain , dont il reconnaissait les qualités, avait été d'une extrême faiblesse, en cédant ainsi aux menaces des Prussiens et en les laissant entrer sur son territoire; mais qu'il fallait que tout cela finit, que les Prussiens restassent en Prusse et qu'ils ne se mêlassent en rien des affaires de l'Allemagne; que les Saxons devaient se trouver réunis dans la Confédération du Rhin, sous la protection de la France, protection qui n'était pas nouvelle, puisque, depuis deux cents ans, sans la France, ils eussent été envahis par l'Autriche ou par la Prusse ; que l'Empereur n'avait pris les armes que lorsque la Prusse avait envahi la Saxe; qu'il fallait mettre un terme à ces violences ; que le continent avait besoin de repos, et que, malgré les intrigues et les basses passions qui agitent plusieurs cours, il fallait que ce repos existât, dût-il en coûter la chute de quelques trônes.
Effectivement, tous les prisonniers saxons ont été renvoyés chez eux avec la proclamation de l'Empereur aux Saxons, et des assurances qu'on n'en voulait point à leur nation.

Moniteur du 27 octobre 1806.
(En minute au Dépôt de la guerre)

Source : Correspondance de Napoléon 1er - N° 11013

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MessageSujet: Pour situer Jena   Dim 15 Oct - 19:56

Pour situer la zone dont nous parlons tant :

un petit lien et au bout vous avez une carte, malheureusement actuelle :

http://www.viamichelin.fr/viamichelin/fra/dyn/controller/Cartes-plans?mapId=-tag9wyhnwwc9ep&dx=443&dy=484.5&empriseW=1012&empriseH=759
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MessageSujet: Médaille commémorative   Dim 15 Oct - 21:36

Voici la médaille commémorative de la bataille d'Iéna.

Recto



Verso


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MessageSujet: Re: Bataille de IENA (Allemagne, 14 octobre)   Jeu 26 Oct - 21:36

Sur un site Allemand




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MessageSujet: Re: Bataille de IENA (Allemagne, 14 octobre)   Mar 31 Oct - 22:08

La bâtisse au fond est le musée de la bataille


La pierre Napoléon, sur les hauteurs, indiquant l'endroit d'où l'Empereur surveillait la bataille

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MessageSujet: Re: Bataille de IENA (Allemagne, 14 octobre)   Dim 5 Nov - 19:18

Closewitz : Cette stèle marque l'emplacement du 4eme corps prussien du général Von Tauentzien le matin de Iéna.

Vierzehnheiligen :
L'église conserve un boulet de la bataille du 14 octobre encastré dans la façade, en souvenir, scellé volontairement

Monument aux morts de la bataille :

Sur la petite place, face à l'église, stèle en souvenir de la position du 5eme corps du maréchal Lannes

A la sortie du village, stèl indiquant l'emplacement du 6e corps du maréchal Ney le jour de la bataille

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Jean-Yves
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MessageSujet: Re: Bataille de IENA (Allemagne, 14 octobre)   Sam 11 Nov - 20:02

Extarit du "Journal de campagne du baron Percy" :
-le 14, nous sommes partis pour Iéna. Après avoir fait deux lieues, nous avons commencé à entendre le bruit du canon ; nous avons traversé Roda, qui est une très petite ville ; plus loin, nous avons entendu les décharges de mousqueterie ; enfin, après avoir lon,gtemps trotté au milieu des troupes qui forçaient leur marche, nous sommes arrivés à Iéna. Il était dix heures du matin : onse battait à trois quart d'heure de là, sur la route de Weimar ; les blessés arrivaient à force. Nous sommes descendus de cheval et sur le champ les chirurgiens qui m'accompagnaient et moi nous sommes mis en besogne dans la grande église. Ce local a été bientôt rempli ; on y a fait plus d e trente amputations ; pendant que je me sacrifiais, on m'a volé le meilleur de ms chevaux, que montait un chirurgien nommé Pissot. Bientôt ce local a été insuffisant : On a envoyé les malades à l'hôpital des aliénés, qui en a contenu deux cent cinquante ; il a fallu en remplir le vaste vestibule de la municipalité, et ensuite toute la maison du collège ; l'auberge de l'Ours Noir a été consacrée à quarante -cinq officiers ; j'en ai mis autant dans une autre maison sur la grande place. j'ai amputé la jambe à l'aide de camp du maréchal ney et fait diverses autres amputations ou opérations ; chacun de mes collaborateurs s'est dévoué avec le même zèle ; on a pansé plus de deux mille blessés dans le reste de la journée et plus de douze cents dans la nuit et la matinée du 15. Ces infortunés ont été couchés presque sans paille, n'ont eu que la plupart ni eau, ni vivres ; à peine at-on pu trouver assez de linge. MM. beauquet, du 7e corps, et gallée, du 5e, nous ont bien aidés avec leurs instruments et leurs chirurgiens. Il y a eu des blessures terribles. Les Saxons et les Prussiens ont montré une vigueur étonnante : ils ont eu plus de huit cents blesss, beaucoup de morts et plusieurs mille prisonniers ; parmi ceux-ci étaient neuf chirurgiens, que j'ai retenus. La ville est encombrée de prussiens et de Saxons qui défilent. sa majesté y couchera pour se rendre demain à Weimar.
Il est resté le long d'un bois, sur le champ de bataille, quatre-vingt-dix blessés auxquels on a fait du feu et donné des soins ; les chirurgiens de la garde y ont contribué. Cent cinquante sont encore dans le village brûlé à trois quarts de lieue d'ici ; on les amènera ce soir dans nos hôpitaux pour les opérer et traiter.
Le colonel du 9e hussards a été tué. celui du _e a reçu une balle à la cuisse ; le chirurgien-major Charroy restera près de lui et sera chargé de soigner douze ou vingt autres officiers, dont sept de ce régiment. On compte plus de quatre cent officiers blessés ; j'en ai amputé un grand nombre. Ons'agite pour donner des soins aux hôpitaix et pour qu'ils ne manquent pas des choses les plus nécessaires. On évacuera tous les individus suceptibles de marcher ; ils iront par Lohenstein et Schleitz. J'avais proposé de former avec ces blessés encore valides une garnison pour iéna, où le désordre st à son comble. partout où l'on passe, et ici en particulier, les maisons en feu, les habitants en fuite. O spectacle déchirant, suis-je encore condamné à te voir longtemps ?
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MessageSujet: Re: Bataille de IENA (Allemagne, 14 octobre)   Mer 14 Fév - 15:46

Poésie : L'Ombre du Grand-Frédéric à la bataille de Iéna, par M. Piis, membre de la légion d'honneur,secrétaire-général de la préfecture de police.(tirée du journal "la gazette nationale ou le moniteur universel du vendredi 14 novembre 1806).
Ode

Par ton Gymnase antique, ô ville encore célèbre
Pourquoi donc sur tes tours une enseigne funèbre,
Quand le clairon résonne auprès de tes remparts ?
Vous à qui justinien révélait ses oracles,
De la valeur française allez voir les miracles ;
Aux leçons de thémis joignez celels de Mars.

Salut à ce plateau dont la base étonnée
Porte napoléon et notre detinée.
Mon héros sur weimar dirige un regard fier ;
Il va lancer la foudre entre ses mains captive,
Et l'aigle de sa garde, à sa voix attentive,
Semble l'aigle qui veille aux pieds de Jupiter.

Vous qu'au nom de l'honneur un même emblème inspire,
Princes, duc, généraux, maréchaux de l'Empire,
Grenadiers et chasseurs, hussards et cuirassiers,
Dans ces camps ennemis qu'avec emphase on vante,
Combien vous semerez la mort et l'épouvante !
J'en atteste l'écume au frein de vos coursiers.

On les nombre d'ici, ces phalanges prussiennes,
Qui d'Awerstaet, dans l'ombre, ont inondé les plaines.
Malgré l'obscurité, malgré l'éloignement,
On peut sur leurs drapeaux distinguer l'aigle noire,
Qui brillante autrefois et maintenant sans gloire,
Annonce un peuple en deuil de son gouvernement.

L'aurore a fait pâlir ces mèches enflâmées,
Qui marquaient l'intervalle entre les deux armées
Et le cri de bataille ! est prononcé d'accord.
mais du Grand-Frédéric le spectre magnanime
Sort des flancs de la terre...et du voeu qu'il exprime,
Les échos d'Iéna retentissent encor.

(A suivre)

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MessageSujet: a   Jeu 15 Fév - 15:29

"Faut-il que je déplore, étouffant ma colère,
Les erreurs d'un neveu trop vain trop téméraire,
Pour conserver le fruit de mes travaux guerriers ;
Et faut-il que j'admire un EMPEREUR illustré,
Qui, ne touchait qu'à peine à son septième lustre,
Par des palmes sans nombre éclipse mes lauriers ?

Descendant trop coupable, ô Frédéric-Guillaume,
Si tu veux soutenir ton nom et mon royaume,
Dans un choc inégal ne risque pas tes droits.
Crois, jeune souverain, ma vieille expérience,
Crois, qu'il est des moments où l'extrême prudence
Est, comme la bravoure, une vertu des rois.

Eh ! Que t'importe à toi, si l'altière Bellone
Au coeur de ton épouse, indiscrète amazone,
Fait bouillonner le sang des Mecklemembourg-Strelitz ;
Crains, lorsque tes sermens déshonorent ma tombe,
Que leur fatalité contre toi ne retombe,
Et demandes la paix au vainqueur d'Austerlitz.

Il est, j'en conviendrai, jusques à deux monarques
Qui de leur zèle ardent t'ont prodigué des marques ;
mais sur de tels secours n'as-tu pas trop compté ?
Où sont les bataillons de George et d'Alexandre ?
Le Nord les vomira trop tard pour te défendre,
Si par NAPOLEON ton arrêt est dicté.

Pompadour ne vit plus, et NAPOLEON règne ;
A combattre sept ans crois-tu que l'on contraigne
Celui qui dans Vienne en un mois est entré ?
Il règne, plus de guerre aux Français désastreuse.
Il règne, et la colonne aux lys injurieuse,
De Rosbach à Paris peut rouler à son gré.

Et vous, mes chers Prussiens, puis-je vous reconnaître ?
A l'époque fameuse où j'étais votre maître,
Par l'ordre des Anglais vous seriez-vous armés ?
Craignez, si des Français vous bravez le courage,
D'ébranler pour toujours un trône, mon ouvrage !
Et ne haïssez plus ceux que j'ai tant aimés."

Mais le Grand-Frédéric en vain les interpelle.
Aussi de sa patrie à ses conseils rebelle,
Voit-il presqu'en un jour périr tous les soldats.
Et son fantôme auguste accompagnant leurs ombres,
Des bords de la Saale jusqu'aux rivages sombres,
Une seconde fois croit subir le trépas.

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