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 Les Chemises Rouges de Garibaldi....

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Les Chemises Rouges de Garibaldi....   Sam 25 Juil - 21:56

...... sunny ..... .....Second Empire.....

Les Chemises Rouges de Garibaldi mises en déroute...

(Sources P.Joannon).(D'après les Archives Municipales d'Antibes..Les détails historiques sur la légion d'Antibes).



En 1866, Napoléon III...engageait un corps de volontaires voué à la protection des Etats de l'Eglise, ultime enclave papale en Italie. Ce fut la Légion d'Antibes qui, dans un affrontement mémorable, dispersa les célèbres chemises rouges de Garibaldi.

En 1856, la péninsuole italienne ne comprend que deux Etats indépendants, l'Autriche ayant sous sa dépendance une grande partie du territoire. Les patriotes italiens qui veulent se libérer de cette puissante tutelle se sont tournés tout naturellement vers Napoléon III, héritier du premier Roi de Rome, le fils de Napoléon Bonaparte.

Napoléon III, apôtre du principe des nationalités, va répondre à leurs espoirs, mais après beaucoup de tergiversations. Napoléon III s'est en fait fourré dans un guêpier inextricable. Il y a gagné Nice et la Savoie, rattachées à la France en 1860, ce qui n'est pas rien.

Mais les batailles chèrement payées de Magenta et de Solferino lui ont aliéné l'Europe sans lui attacher le Piémont, stoppé net dans son élan par l'armistice de Villafranca.

La nécessité dans laquelle il se trouve de ménager le parti catholique fait en outre obligation à l'Empereur de protéger le Pape, sinon en ses Etats qu'il a laissé investir par les Piémontais sans réagir, du moins dans la ville Sainte où la France entend maintenir un corps d'occupation tant que des "garanties suffisantes" n'auront pas été données au Saint-Père.

En 1864, un compromis est ébauché...les troupes Françaises évacueront le cité des papes dans un délai de deux ans, en contrepartie de quoi le gouvernement du nouveau royaume d'Italie respectera le territoire pontifical, le défendra en cas de besoin, et choisira pour capitale Florence au lieu de Rome.

Avant de rapatrier son contingent, la France veut mettre le Saint-Siège à l'abri d'une offensive toujours possible des "Chemises Rouges" de Garibaldi. C'est toute raison d'être de cette Légion d'Antibes, ainsi nommée parce que ce nouveau corps de troupe doit être cantonné et entraîné à Antibes. Une circulaire du 19 février 1866 portant la signature du maréchal Randon Ministre de la Guerre, stipule que cette unité devra être constitué de volontaires dégagés des obligations militaires.

Furent-ils trop peu nombreux ? ....Toujours est-il qu'une seconde circulaire du 11 avril 1866 précise que les soldats appartenant à la réserve des classes 1861, 1862 et 1863 seront autorisés à passer dans la légion d'Antibes à condition de rester sous les drapeaux du Saint-père jusqu'à la fin de leur service.

Des bureaux de recrutement sont ouverts à Marseille et à Altkirch dans le Bas-Rhin...les engagments affluent et la légion d'Antibes compte bientôt 1200 hommes répartis en trois bataillons, divisés chacun en trois compagnies.

Le général Cornéard, commandant la subdivision des Alpes Maritimes, délégué par le Ministre de la guerre pour procéder à la reconnaissance du corps, se rend à Antibes, passe la troupe en revue et déclare la Légion d'Antibes définitivement constituée.

Le colonel comte d'Argy, qui en a reçu le commandement, harangue ses officiers, sous-officiers et soldats ""Qu'on dise de vous, partout et toujours en vous voyant, ce sont des soldats Français, les premiers soldats du monde"""....On classe solennellement aux archives de la Légion l'acte officiel par lequel le général Cornéard a établi la reonnaisance du corps de troupe cédé par la France au gouvernement pontifical.

Les volontaires de la légion séjourneront un peu moins de six mois à Antibes, au coude à coude avec les soldats du 28è régiment de ligne qui tient garnison aux abords du Fort Carré.

Le ministre de la Guerre a dépêché un de ses officiers d'ordonnance, le capitaine d'état-major baron Reille, pour présider à l'embarquement des soldats, qui a lieu le 13 septembre 1866 sous un soleil radieux. Rangée sous les armes, sur le quai de ce petit port d'Antibes dont elle a pris le nom, la Légion s'apprête à monter à bord de "l'Eldorado", un bâtiment de la marine française.

Scène inoubliable...les vivats fusent de la foule massée sur le quai, le tambour bat, le clairon sonne, le canon se fait entendre, les saluts s'échangent.

le 24 septembre, la Légion d'Antibes, en grande tenue de service, défile devant Pie IX, au cris de "Vive le Saint-Père" repris en choeur par la foule. Au mois de décembre, la France rappelle ses troupes, il ne reste plus à Rome que la petite armée pontificale dont la Légion d'Antibes est le fer de lance. Encouragé en sous-main par le gouvernement italien, Garibaldi s'agite et mobilise. La France proteste, l'italie s'incline, Garibaldi est reconduit à Caprera. Il n'y demeure pas longtemps.

Le 23 octobre 1867, il déclanche une nouvelle offensive à partir de la Toscane. Napoléon III...débarque aussitôt une division aux ordres du général de Failly, qui entre en campagne aux côtés de la Légion d'Antibes et des autres bataillons pontificaux. Le 3 novembre 1867 à Mentana, les "Chemies Rouges" de Garibaldi sont mises en déroute par la bravoure des Français et des soldats pontificaux armés du redoutable chassepot à longue portée.

Répit de courte durée pour le pape Pie IX. Le 18 juillet 1870, la France déclare imprudemment la guerre à la Prusse. Le territoire national est envahi, les défaites succèdent aux défaites. Les troupes françaises garantes du "sattu quo" romain sont rappelées d'urgence pour tenter de freiner l'irrésistible poussée allemande.

L'armée pontificale, forte de 12000 hommes à peine, n'est pas de taille à résister à une offensice en règle. Le 12 septembre 1870...40000 soldats italiens envahissent les Etats pontificaux. Le 14, ils sont devant Rome. le 20, l'artillerie piémontaise bombarde la Cité éternelle. Les bataillons pontificaux se battent vaillamment, mais ils sont débordés. Le Saint-Père fait hisser le drapeau blanc.

Le 21 septembre, la garnison capitule avec les honneurs de la guerre. les soldats de la légion d'Antibes, désarmés, sont acheminés par train à Civita-Vecchia pour être embarqués sur le "Vatican" et "l'Orénoque", deux bâtiments français qui accostent à Toulon le 26 septembre 1870.

De là,.... la Légion d'Antibes se rend à Tarascon, où elle forme le 1er bataillon d'infanterie de marche, puis le 47è de marche à deux bataillons sous le commandement du lieutenant-colonel Prévot. le 47è monte au feu à Cussey dans le Doubs, à Châtillon-le-Duc, à Bellegarde, à Saint-Loup-des-Vignes.

Augmenté d'un bataillon, il enlève Villersexel à la baïonnette. Mais le sort de la guerre est déjà fixé....le 47è bat en retraite et passe en Suisse. En mars 1871, l'ex-Légion d'Antibes est à Chambéry. Des troubles insurrectionnels ayant éclaté un peu partout en France, et notamment à Marseille où des "Chemises Rouges" de Garibaldi ont rallié l'émeute, le ministre de la Guerre, se souvenant tout à coup de l'épopée des pontificaux, télégraphie à Chambéry..."Expédiez immédiatement la Légion d'Antibes".

C'est ainsi que dans la nuit du 3 au 4 avril 1871, par une de ces ironie dont l'Histoire est prodigue, les anciens soldats du Pape de la Légion d'Antibes prirent contre leurs adversaires de 1867 une dernière revanche que relate en ces termes le lieutenant-colonel Prévot..""""Déjà mon régiment qui avait reconnu sous leurs chemises rouges ces ennemis de la société, combattus par eux autrefois à Rome, criait...A la baïonnette !...je n'eus qu'à donner ce signal impatiemment attendu, et les garibaldiens furent culbutés, pris et désarmés...plusieurs furent tués et blessés...60 prisonniers restèrent entre nos mains, tous les autres insurgés se sauvèrent en franchissant des murs très élevés...je fis recueillir toutes leurs armes, fusils, poignards ainsi que des cartouches explosives et des grenades à main remplies de glyconicérine....""""

Le Saint-Père avait perdu Rome...la Légion d'Antibes le vengeait en prenant d'assaut...la gare Saint-Charles et La Canebière..!

.....FIN.... ....salut

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" Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter "   (Sagesse Chinoise).

Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: Les Chemises Rouges de Garibaldi....   Dim 26 Juil - 9:24

..... sunny .....

Les Chemises Rouges de Garibaldi mises en déroute...

(Sources P.Joannon).(D'après les Archives Municipales d'Antibes..Les détails historiques sur la légion d'Antibes).

L'Uniforme des Volontaires

L'Uniforme des volontaires, calqué sur la tenue en usage dans l'infanterie Française, comporte l'armement, l'équipement, la coiffure, les épaulettes et les insignes de grades comme dans les Chasseurs à pied....Le sac, le linge et la chaussure, comme dans la ligne...le pantalon, la tunique et le képi, comme dans l'infanterie de 1860, avec les différences suivantes....Bande noire sur le pantalon, comme dans la Garde Impériale...Les pans de la tunique un peu plus courts et sans aucun pli...Les boutons en métal blanc, avec tiare en relief. Le schako en drap, avec un galon jaune à la partie supérieure, portant une tresse de même couleur. Un cor de chasse, une cocarde jaune et blanc aux couleurs pontificales. Le pompon et le plumet, suivant le cas, comme ceux des chasseurs à pied.

salut

_________________
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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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