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 Un Britannique juge les Geôliers de Napoléon.....

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Un Britannique juge les Geôliers de Napoléon.....   Mar 15 Sep - 17:13

....... ....... .....Un Britannique juge les Geôliers de Napoléon.....

(source.. E.Nouel).

Près de 80 ans après la mort de l'Empereur à Sainte-Hélène, un ouvrage portait un jugement particulièrement sévère sur les conditions de détention réservées au vaincu de Waterloo. Son auteur ne pouvait être suspecté de parti pris. C'était un Britannique, lord Rosebery, ministre de la reine Vitoria.

Pas un chemin qui ne soit gardé par un soldat. A celui qui a conduit par toute l'Europe ses armées victorieuses, on mesure l'espace, on marchande l'air. Il a eu cent palais, on le loge dans une grange. Et pour l'humilier plus sûremment, on le condamne à un dénuement dégradant....l'habitation est délabrée, le mobilier rudimentaire et la nourriture répugnante.

Cet exil de Napoléon à Sainte-Hélène est si barbare que les compagnons de Napoléon finissent par ne plus pouvoir le supporter. Ils se découragent, leur esprit s'inquiéte, leur humeur s'aigrit. C'est dans cet atmosphère étouffante que languit Napoléon.

Ses journées se traînent parmi les querelles de ses amis et l'étroite surveillance de ses gardiens. Cet homme qui a été un géant de travail, périt de désoeuvrement. Sa santé s'altère. La littérature, les vers de Béranger et de Victor Hugo ont contribué à fortifier dans les esprits français cette horreur de la captivité de Napoléon. Mais cette impression fut-elle juste ? Les traitements des Anglais furent-ils aussi impitoyables ?

La réponse nous est apportée par Philip Primrose, comte de Rosebery, qui en 1900 publie Napoléon, La Dernière Phase. Très attaché à la tradition britannique, il est d'esprit ouvert. Il s'est donné pour tâche d'examiner tous les témoignages concernant la détention de Napoléon à Sainte-Hélène, ne craignant pas de critiquer le gouvernement anglais lui-même.

D'emblée, il est révolté par la série de vexations auxquelles est soumis Napoléon, dès le moment où il pose le pied à bord du Northumberland. L'amiral Cockburn le considère " comme un général en disponibilité ", et lui donne une cabine de 12 pieds sur 9...lorsqu'il paraît tête nue sur le pont, les officiers restent couverts.

Après deux mois de traversée, on arrive à Sainte-Hélène. Le premier aspect de l'île, ce rocher perdu dans l'Atlantique Sud, inspire un sentiment d'effroi. Ensuite c'est la vue de cette maison de Longwood que Cockburn, avec une ironie raffinée déclare " être aussi agréable que le château de Saint-Cloud ".

Peut-être que l'Empereur eût pu y vivre, s'il avait pu jouir d'un certain confort, avec une liberté relative. Mais cela est contraire au désir du gouvernement anglais qui entend traiter l'Empereur comme un criminel. Et l'Angleterre, en la personne d'Hudson Lowe, avait bien choisi un réel geôlier. Lord Rosebery juge ce personnage avec une impitoyable sévérité..." Il n'est pas, dit-il, de nom dans l'Histoire aussi malencontreux que celui d'Hudson Lowe. Sa malchance voulut qu'il accepta une position où il était difficile à quiconque et à lui de réussir. C'était un homme à l'esprit étroit, ignorant, irritable, sans l'ombre d'un tact."

Tous les témoignages s'accordent sur ce point, même les rares défenseurs d'Hudson Lowe...même Wellington..."C'était un choix déplorable. Il manquait à la fois d'éducation et de jugement, c'était un sot."

Et le sot va se livrer à toutes sortes de sotises envers son prisonnier. C'est ainsi que Montholon offre au commisaire français Montchenu quelques haricots à planter, des blancs et des verts. Rien de moins propre à éveiller les susceptibilités. Hudson, avec son esprit étriqué, flaire un complot et écrit au ministre des Colonies, lord Balthurst...." Ces haricots verts et blancs ont-ils un rapport au drapeau blanc des Bourbons, et à l'uniforme vert du général Bonaparte ainsi qu'à la livrée des domestiques de Longwood ?"

Si le gouvernement anglais, par la suite, désavoua moralement Hudson Lowe, Rosebery n'admet pas que la responsabilité du traitement infligé à Napoléon puisse être diminuée. En effet, Lowe n'a pas agi de sa seule initiative. Quoique trop zélé, il n'était qu'un subalterne. Et Rosebery écrit...." Il ne serait pas juste d'imputer à Lowe et à Cockburn la responsabilité de ces ignominies...ils ne faisaient qu'éxécuter à la lettre et de façon grossière une sordide et brutale politique...le grand coupable fut le gouvernement anglais, dont la conduite fut absolument dépourvue de dignité."

Et lord Rosebery d'étudier des actes de lord Balthurst, sous-secrétaire d'Etat des Colonies d'Angleterre. " Pour le tact et la convenance, celui-ci rivalisait avec Lowe. Il ordonna de rogner le budget, déjà maigre de l'Empereur et de ses compagnons...il décide qu'aucune lettre ne peut lui parvenir que par l'intermédiaire du gouverneur...il envoie d'Angleterre une grille pour clore solidement l'enceinte dand laquelle Napoléon est autorisé à se promener, etc....

Une autre calamité à Sainte-Hélène...les rats. Le sous-secrétaire d'Etat écrit alors à Lowe...." Vous recevrez une lettre relative aux inconvénients que lui causent (à Napoléon) les quantités de rats dont la maison est infestée. Il y a quelque chose de comique dans cette plainte venant d'un monarque déchu, et le fait semble en contradiction avec la sagacité que l'on prête à ces animaux. Bien que j'aie lieu de croire que leur multiplicité soit due à la négligence de ses domestiques, négligence qu'il encourage probablement."

Voici ce que Rosebery pense de cette conduite....toute cette correspondance est sordide et lamentable...il nous semble à nous sur la fin du siècle où ces inconvénients se passèrent, qu'il y eut là un mélange de bassesse et de lâcheté. Mais la responsabilité de cet ignominieux épisode, de cette politique de mouchards et d'Harpagon n'est pas à Sainte-Hélène, avec les Lowe et Cockburn...elle est de Londres avec les Liverpool et les Balthurst.

A....Suivre....

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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lieutenant legros

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MessageSujet: Re: Un Britannique juge les Geôliers de Napoléon.....   Mer 16 Sep - 0:20

Si j'ai envi de vomir, c'est normal ?

Désolé pour le mot d'humeur, mais on se demande encore pourquoi on est copain avec les a...... !
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Jean-Yves
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MessageSujet: Re: Un Britannique juge les Geôliers de Napoléon.....   Mer 16 Sep - 0:51

copain avec les.......... qui, lieutenant ?

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MessageSujet: Re: Un Britannique juge les Geôliers de Napoléon.....   Mer 16 Sep - 1:05

Tu le sais fort bien.

Avec les anglais, comme ça c'est dit au moins.
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Un Britannique juge les Geôliers de Napoléon.....   Mer 16 Sep - 9:57

....... ....... Suite..... .....Un Britannique juge les Geôliers de Napoléon.....

(source.. E.Nouel).

On lui dénie son titre impérial.....

Lord Rosebery souligne ce qu'il y a eu de mesquin et de ridicule, dans le comportement des Anglais, à """affecter d'ignorer que Napoléon eût jamais porté le titre d'Empereur."" ....En effet, l'Empereur tient absolument à ce qu'on lui donne son titre. Il y voit une question de dignité. Ce titre il l'a conquis, mais l'a aussi reçu de 3 millions et demi de Français. Et l'Angleterre, négociant avec Napoléon en 1806, 1813, 1814, l'a implicitement traité en souverain. Napoléon considère que lui refuser son titre, c'est insulter la nation française.

Lord Rosebery s'explique sur ce point...."Nous croyons qu'en réclamant son titre impérial, comme une affirmation de droit souverain et de l'indépendance du peuple français, il s'était placé sur un terrain inattaquable.""".....Mais le gouvernement de sa Majesté ne voulut jamais y consentir. Pour quelle raison ?... C'est qu'une fois reconnu Empereur, il devenait impossible de le traiter en prisonnier.

C'est Cockburn, écrit Rosebey, qui avait inauguré à son bord cette solennelle bouffonnerie. Dès qu'il fut débarqué, il répondit à une lettre dans laquelle le maréchal Bertrand mentionnait le nom de l'Empereur....""Monsieur, j'ai l'honneur de vous accusez réception de votre lettre d'hier. Cette lettre m'oblige à vous expliquer que je n'ai pas la connaissance qu'un Empereur quelconque demeurant dans cette île, ni personne revêtue de cette dignité ayant voyagé avec moi comme vous le dites, sur le Northumberland....""

Le principal soucis des Anglais est d'empêcher l'Empereur de s'échapper. Lowe a reçu sur ce point des instructions spéciales. Pourtant Napoléon paraît fort tranquille, et Cockburn lui-même déclare..."" Même le diable ne sortirait pas de cette prison.""....Comment fuir en effet ? le plateau de Longwood est comme découpé dans le bloc de granit qu'est Sainte-Hélène.

La mer et les rochers à pic l'entourent de trois côtés...de l'autre il ne communique qu'avec l'île par une sorte d'isthme si étroit et de pente si raide...qu'il suffirait de 50 hommes pour le défendre contre 10 000. De plus, le 53è régiment et une compagnie du 66è sont campés à une portée de fusil de la maison.

Le soir le cordon de sentinelles se resserre tellement qu'elles se touchent presque. Il y a une escadre dans la rade, et des frégates croisent sans arrêt le long des côtes. Tout navire est signalé à 60 miles de distance et aucun n'est autorisé à faire relâche. Qu'importe, Lowe est tourmenté par la crainte d'une évasion. Montchenu, le commissaire français, dit que dès que l'on voit un chien passer quelque part, on place immédiatement un ou deux factionnaires à l'endroit suspect.

Lowe n'est toujours pas rassuré. Il en perd le sommeil. Après six entrevues Napoléon refuse de le recevoir. Désormais l'ombre de Lowe rode autour de Longwood. Puis le temps vient où le prisonnier ne se montre même plus aux fenêtres. Le gouverneur s'affole. l'Empereur n'est-il pas en train de glisser par un ravin impraticable, vers quelque mystérieux bateau sous-marin qui l'attend ?...

Le 29 août 1819, n'y tenant plus, Lowe écrit à "Napoléon Bonaparte" pour l'informer que l'officier de service a ordre de le voir chaque jour. Si à 10 heures du matin, Napoléon n'a pas paru, l'officier doit pénétrer de force dans sa chambre ! Napoléon répond que s'il lui faut choisir entre la mort et pareille ignominie, il n"hésitera pas !

Lord Rosebery trace un tableau de l'existence de Napoléon à Sainte-Hélène....Longwood, écrit-il, n'était qu'une agglomération de baraques construites pour servir d'abri aux bestiaux. L'endroit était sans cesse balayé par les vents...Le maître de tant de palais était réduit maintenant à deux petites pièces d'égales dimensions de 14 pieds sur 12, chacune éclairée par deux petites fenêtres, faisant face au bivouac du régiment anglais.

.....A.....Suivre....

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813


Dernière édition par Jean-Baptiste le Mer 16 Sep - 12:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un Britannique juge les Geôliers de Napoléon.....   Mer 16 Sep - 11:25

Très intéressant.
Ta bibliothèque recèle de véritables trésors.
... la suite ...

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ThiNap
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MessageSujet: Un Britannique juge les Geôliers de Napoléon.....   Jeu 17 Sep - 9:31

..... ..... Suite et Fin..... .....Un Britannique juge les Geôliers de Napoléon.....

(sources.. E.Nouel).


Comment Napoléon arrange-t-il sa vie ? Il déjeune seul à 11 heures, et dîne à 7 heures...plus tard le dîner aura lieu à 4 heures, changement qui a pour but de tromper l'ennui des longues journées. L'Empereur passe tous les jours dans sa hutte, lisant, écrivant, et..." s'ennuie à la mort ".

Pour les ressources nécessaires à la vie qu'ils lui imposent, les Anglais ont fixé un budget par lequel Napoléon et ses serviteurs, sont réduits à la portion congrue. Entre autres, le vin et la viande, quoique de mauvaise qualité sont petit à petit supprimés. Lowe s'acharne à réduire toutes les dépenses. L'Empereur furieux, fait vendre son argenterie...plus tard le combustible ayant manqué, il commande de brûler son lit. Lowe craint que le bruit se répande en Europe et fasse scandale. Il balbutie des excuses. En signe de bonne volonté il fournit à Napoléon les livres qu'il demande pour écrire le récit de ses campagnes...et lui adresse la facture !

L'unique plaisir du prisonnier est l'arrivée de ses livres. Il haît tout ce qui lui rappelle la prison. Restant chez lui, dit-il à Gourgaud, il conserve sa dignité. Le manque d'exercice le rend malade. Il a des attaques de scorbut, ses jambes emflent. Toutefois, la dernière année, il se sent repris du désir de vivre. Mais sa principale occupation est son jardin.

Il plante, creuse, remue la terre. Par ailleurs ses compagnons ont une rude besogne. Il leur dicte des textes des nuits entières. A part cela, si au début il monte à cheval, la présence d'un officier anglais sur ses talons lui devient intolérable et il reste quatre ans sans monter. Il dit alors de son cheval """ C'est un chamoine s'il en fut.... ! """.... Mais tout cela ne comble pas l'ennui.

Et lord Rosebery écrit... """ On ne peut s'empêcher de penser à l'animal en cage qui arpente de long en large le repaire où il est emprisonné.....Pendant six ans Napoléon connut l'amertume d'une mort lente, désolée, hantée par le regret. Il n'y a point dans l'histoire de position analogue à la sienne. Nos ministres avaient été déçus dans l'espoir que le gouvernement français le ferait pendre ou fusiller. L'Europe eut à ramasser tout son courage pour cette tâche sans précédent, de bâillonner, de paralyser une intelligence et une force qui se trouvaient trop gigantesques pour le bien être et la sécurité du monde. Tel est le problème étrange, unique, effroyable qui rend les souvenirs de Sainte-Hélène si douloureux et attirants """.....

Puis, résumants les témoignages réunis par lui, voici la conclusion de Rosebery.....""""S'il était possible, nous voudrions ignorer tout ce qui a été écrit sur le sujet, mais c'est une lecture particulièrement pénible pour un Anglais. Nous ne pouvons nous empêcher de regretter que notre gouvernement se soit chargé de la garde de Napoléon, et plus encore, que cette tâche, ait été remplie dans un esprit aussi méprisable et par d'aussi malencontreux agents. Si Sainte-Hélène rappelle de cruels souvenirs aux Français, bien plus cruels encore sont ceux que son nom éveille parmi nous""""".

.....FIN......

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: Re: Un Britannique juge les Geôliers de Napoléon.....   Jeu 17 Sep - 12:37

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