Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

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 L'Université de Napoléon.....

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: L'Université de Napoléon.....   Ven 6 Nov - 22:44

....... ...... .....L'Université de Napoléon....

(Sources B.Boringe).



De toutes nos institutions, a déclaré Bonaparte au Conseil d’Etat, la plus importante est l’instruction publique. Tout dépend d’elle, le présent et l’Avenir.

Le futur Empereur veut en effet modeler l’esprit des petits français, leur inculquer de bons principes, leur apprendre la discipline. Ainsi fera-t-on d’eux d’excellents soldats, des fonctionnaires dociles et zélés, des sujets dévoués.

C’est là un beau programme. La tâche, en vérité, se montre urgente….lorsqu’il a pris le pouvoir le 18 Brumaire, le Premier Consul a trouvé un grand désordre dans l’enseignement. La Révolution avait fait table rase des institutions de l’Ancien Régime.

La Convention avait lancé beaucoup d’idées généreuses…enseignement obligatoire et gratuit pour les petits, création d’une Ecole normale pour former les maîtres ainsi que d’écoles centrales, équivalent à nos lycées, fondation d’établissement supérieurs (Ecole centrale des Travaux publics…qui deviendra Polytechnique…Conservatoire des Arts et Métiers, Ecoles des Mines, de Médecine, etc….). Faute de temps et de fonds, beaucoup de ces projets étaient restés à l’état d’ébauche.

En fait l’ignorance de la jeunesse française, vers 1800, était incommensurable. Elle frappait les étrangers et les émigrés revenus dans la mère patrie. Bonaparte était bien décidé à prendre en main le grand problème. L’enseignement public allait devenir une des pièces maîtresses du système qu’il instaurait en France.

Sous l’Empire, les écoles allaient rester en nombre insuffisant. Certains religieux (et en particulier les Frères Ignorantins ou Frères des Ecoles chrétiennes, que protégera Fontanes) reprirent leurs anciennes fonctions….le nombre des établissements libres augmenta, mais dans l’ensemble l’enseignement primaire…réduit à la lecture, l’écriture, et un peu d’arithmétique, demeura médiocre. Vers 1812, la proportion d’illettrés était environ 46% pour les hommes, 66% pour les femmes.

Napoléon, en revanche, accorda toute son attention au problème de l’enseignement secondaire.. Il s’agissait, en effet, de former les cadres de la nation. Il faut, dit encore le maître Molé, qu’une génération tout entière puisse être jetée dans le même moule.

Ce moule, on le fondra en créant les lycées. La loi du 11 floréal an X (1er mai 1802), élaborée par Chaptal et Fourcroy, prévoit en effet la fondation d’un lycée par ressort de cour d’appel. Ces lycées remplaceront les écoles centrales de la période révolutionnaire. On comptera vingt lycées en 1804, une trentaine en 1806, quarante-cinq en 1810 (dont quatre à Paris), mais parallèlement subsisteront ou se créeront un grand nombre d’écoles secondaires communales, ou collèges, et des établissements privés.

La vie quotidienne des lycéens au temps de l’Empire a souvent été décrite. Les écoliers ressemblent à des petits soldats encasernés. Un roulement de tambour annonce le début du travail. Des garçons en veste bleue avec parements rouges et boutons de cuivre, en pantalons également bleus enfoncés dans de petites bottes, vont sagement se pencher sur leurs cahiers. Quelques heures plus tard, le tambour bat de nouveau….c’est le moment de la détente.

]Dans les lycées, la discipline est quasi militaire. « Nos maîtres ressemblent à des capitaines instructeurs, nos salles d’études à des chambrées, nos récréations à des manœuvres », raconte Alfred de Vigny. Les élèves sont embrigadés par escouades et compagnies…caporaux et sergents sont choisis parmi les meilleurs de la classe. Les élèves sont instruits au maniement des armes. Les punitions comportent la prison, la salle de police, la salle de pénitence.

Le travail intellectuel est intensif. En 1810, un lycéen de Limoges raconte sa journée. Levé à 5 heures 30, il compte chaque jour cinq heures de leçons et six heures et demie d’étude. On lui accorde une heure et demie pour le repas…brouets spartiates pris en silence au réfectoire…et une heure trois quarts de récréation. Il se couche à 20 heures 45. Ses vacances d’été sont de six semaines. Il prend encore de « petites vacances » à Noël, à Pâques, à la Pentecôte.

A côté des internes élevés aux frais de l’Etat (6400 bourses ont été créées en 1802), on admet dans l’établissement des externes ou des pensionnaires, aux frais des familles. A la tête du lycée est placé un proviseur, un censeur, un intendant nommés par le Premier Consul et assistés d’un bureau d’administration où siègent normalement le préfet du département, le maire de la ville, quelques hauts magistrats.

Un aumônier attaché au lycée est chargé de l’instruction religieuse. Le futur Empereur tient essentiellement à « une religion pour le peuple ». Il a exprimé sa pensée au moment du Concordat. Pour Napoléon, la religion a une valeur sociale, l’Eglise catholique est une école de discipline. Plus tard, Fontanes, dépassant les idées du maître, permettra au clergé d’accentuer leur influence dans les établissements scolaire, ce qui ne sera pas du goût des non-croyants.

Partisan convaincu du bienfait des études classiques pour la formation des esprits, Napoléon veut que les lycéens fassent de bonnes humanités. Le grec et le latin sont donc mis à l’honneur (les candidats à Polytechnique eux-mêmes doivent être capables de traduire Cicéron à livre ouvert), ainsi que les grands classiques français.

Avant tout mettons la jeunesse au régime des saines et fortes lectures, dira plus tard l’Empereur à Narbonne. Corneille, Bossuet, voilà les maîtres qu’il lui faut. Cela est grand, sublime et en même temps régulier, paisible, subordonné. Ah !.... Ceux là ne font pas de révolutions, ils n’en inspirent pas. Ils entrent à pleines voiles d’obéissance, dans l’ordre établi de leur temps…..

Outre les lettres françaises, les jeunes gens étudieront l’histoire (surtout l’histoire ancienne) et la géographie, ainsi que les sciences mathématiques, physiques et naturelles. Pas de langues vivantes. La philosophie, absente des programmes de 1802 (Bonaparte se méfie des philosophes….et surtout des métaphysiciens ….autant que des idéologues), réapparaîtra pourtant en 1809 dans les grands lycées, mais les programmes demeureront assez vagues.

Le premier Consul veut donc une culture à base littéraire. Il autorise pourtant les élèves particulièrement doués pour les mathématiques à opter pour une section scientifique, mais il devront avoir fait auparavant au moins deux années d’études classiques.

Quant aux maîtres, ils seront choisis avec soins. Napoléon aimerait que le corps enseignant demeure une sorte de « congrégation laïque ». C’est tout juste s’il ne demande pas aux professeurs de faire vœu de célibat. « Il faudrait, dit une note de 1805, qu’un homme consacré à l’enseignement ne pu se marier qu’après avoir franchi plusieurs degrés de la carrière. »

Le Professorat, dans l’esprit de l’Empereur, est une sorte de sacerdoce. En fait, seuls les membres du personnel enseignant résidant dans le lycée devront demeurer célibataires. A partir de 1808 les maîtres porteront un habit noir, avec cravate de batiste et palmes brodées sur la poitrine. Pour donner leur enseignement, ils endosseront une robe d’étamine noire avec, sur l’épaule, une chausse rouge ou jaune bordée d’hermine.

Mais, au début du système, on a bien du mal à recruter de bons professeurs. Quelques-uns d’entre eux sont d’anciens prêtres, défroqués et mariés pendant la Révolution, ce qui choque les familles catholiques. Beaucoup de parents préfèrent aux lycées les établissements privés, laïques ou religieux. Ainsi à Paris, Sainte Barbe groupe cinq cents élèves sous la férule d’un bon pédagogue, Victor Lanneau. Napoléon s’étonne…… « Comment se fait-il qu’un simple particulier ait tellement de monde dans sa maison ? ».

Pour freiner le progrès de l’enseignement privé, Napoléon va créer l’Université. En fait, dès son avènement, il a songé à faire de l’enseignement un monopole de l’Etat. Le système, étudié particulièrement par Fourcroy, s’organise en plusieurs étapes. L’Université impériale sera instauré par la loi du 10 mai 1806, que complèteront les décrets des 17 mars 1808 et 15 novembre 1811.

Le but poursuivi par l’Empereur est de former pour l’Etat des citoyens attachés à leur religion, à leur prince, à leur patrie et à leur famille. On devra enseigner avant tout la fidélité à Napoléon et au régime. A la tête de l’Université est placé un grand maître (ce sera non pas Fourcroy mais le catholique Louis de Fontanes) qui dépend en principe du ministre de l’intérieur. Il promulgue les règlements, décide des promotions, délivre les diplômes. Un conseil de trente membres l’assiste, dont dix sont nommés à vie par l’Empereur, les vingt autres choisis par les doyens, proviseurs, professeurs de faculté, inspecteurs généraux. Ces inspecteurs généraux, au nombre de trente, sont depuis 1802 chargés de surveiller à travers le pays le bon fonctionnement des diverses écoles….ils forment vraiment …. « L’œil de l’Empereur »….ou de son ministre.

L’Université est divisée en Académies (Une Académie par cour d’appel….27 en tout en France). Chacune de ces Académies est dirigée par un recteur (A Paris ce recteur est Fontanes) nommé pour cinq ans par le grand maître. Le recteur est assisté par deux inspecteurs d’Académie et par un conseil de dix membres.

.....A.....Suivre.....

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" Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter "   (Sagesse Chinoise).

Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: L'Université de Napoléon.....   Dim 8 Nov - 11:15

....... ....... ....Suite et Fin.....L'Université de Napoléon....

(Sources B.Boringe).

Strictement hiérarchisée, l’Université à la haute main sur les trois branches de l’enseignement…primaire, secondaire, supérieur. Cependant en pratique, le monopole de l’Etat ne s’exerce que sur les enseignements supérieur et secondaire.

Un grand effort est fait pour l’enseignement supérieur. On voit d’abord apparaître, ou réapparaître, à partir de 1804, à travers la France, douze écoles de droit. On y enseigne surtout le droit romain et le nouveau code napoléonien. En 1806, on compte environ deux mille étudiants en droit. Pour faire leurs cours, les maîtres arborent des robes noires et rouges.

Les facultés des lettres et des sciences, crées au début de l’Empire, n’entreront réellement en fonction que vers 1810. On compte quinze facultés des sciences (les principales sont Paris, Dijon, Grenoble, Lyon, Strasbourg, Toulouse, Bruxelles, Gênes, Turin, Pise) ayant en principe deux chaires de mathématiques, une de physique et chimie, une d’histoire naturelle (à Paris existe neuf chaires scientifiques)

Les facultés de lettres sont plus nombreuses. Outre celle de Paris, les plus cotées sont celles de Lyon, Montpellier, Toulouse, Strasbourg, Nancy, Orléans, Poitiers, Rennes, Rouen, Bruxelles, Gênes, Genève, Turin.

Sont également rattachées à l’Université impériale les écoles de médecine (les plus célèbres sont celles de Paris et de Montpellier), dix facultés de théologie protestante. Enfin continuent et se développent les grandes créations de la Convention….Polytechnique (qui devient de plus en plus militaire), les écoles des mines et des ponts et chaussées, l’école normale.

Les facultés des sciences et des lettres donnent des cours généralement fort bons à Paris, souvent médiocres en province. Les étudiants pourraient à bon droit s’écrier, comme Mme de Chateaubriand parodiant un alexandrin célèbre…..L’ennui naquit un jour de l’Université.

Mes les facultés sont surtout surchargées de délivrer des diplômes. Le baccalauréat, institué en 1809, sanctionne les études secondaires qui durent six années. Ils n’y a plus d’option entre le scientifique et le littéraire….tous les élèves reçoivent maintenant la même instruction. On prête à Fontanes ce mot magnifique…. « A cet instant, les élèves de la même classe font tous aujourd’hui le même thème ou la même version.

On compte, pour les classes secondaires, deux années de grammaire, deux d’humanité, une rhétorique, une de philosophie (ou de mathématiques spéciales pour les candidats à Polytechnique). Le nombre des reçus au baccalauréat, qui n’est que de 31 en 1809, passera à 1700 en 1813. En 1804 on a vu le rétablissement du concours général, ou peuvent se présenter les élèves des collèges et des écoles privées, et qui contribue grandement à l’émulation. La distribution des prix se fait chaque année, en grande solennité, à la Sorbonne. Les bacheliers admis dans les facultés pourront, après trois ans d’études, se présenter à l’examen de licence. Le doctorat leur demandera un an de travail supplémentaire.

Et les filles ?...Il n’est évidemment aucune question d’elles dans ces programmes. … « Je ne pense pas qu’il faille s’occuper d’un régime d’enseignement pour les jeunes filles, a déclaré Napoléon….elles ne peuvent être élevées que par leurs mères. L’éducation publique ne leur convient point puisqu’elles ne sont pas appelées au niveau public…Le mariage est toute leur destination.

Pour l’Empereur, la femme a donc pour unique horizon de s’occuper de son mari et de ses enfants. Devant Auguste de Staël venu l’implorer en faveur de son illustre mère (alors exilée de Paris), il résumera son point de vue sur le rôle du sexe faible par cette simple formule… « Il faut que les femmes tricotent »…ce qui dû plaire médiocrement à la dame.

Il s’intéresse pourtant aux filles d’officiers, pour lesquelles il a ainsi institué les maisons de la Légion d’Honneur, et a toujours protégé l’institut de la bonne Mme Campan où ont été élevées ses sœurs et Hortense de Beaumarchais. Dans l’ensemble, l’éducation des jeunes filles est confiée, sous l’Empire, à des maisons d’éducation privées.

A mesure que le temps passe, l’emprise des autorités sur les diverses établissements enseignants devient plus forte. Les écoles secondaires privées ne peuvent s’ouvrir sans l’autorisation du grand maître de l’Université….elles doivent en outre payer des taxes énormes.

En 1810, Savary, duc de Rovigo, a succédé à Fouché au ministère de la Police générale. Cet ancien gendarme, dévoué corps et âme à son maître, manifeste dans tous les domaines une extrême rigueur. Il tient en particulier à savoir tout ce qui se passe dans les écoles et les Lycées des départements, et charge les préfets de le renseigner.

Ainsi demande-t-il des détails précis sur tout le corps professoral….recteurs, proviseurs, professeurs ont leurs fiches au ministère. Les préfets indiqueront l’âge, les aptitudes, les principes moraux et les pratiques religieuses de chaque individu. Le duc de Rovigo s’intéresse en particulier aux sujets de compositions proposés aux élèves. Les professeurs d’histoire insistent-ils assez sur la grandeur de Sa Majesté l’Empereur et Roi ?

Certains établissements, qui n’exaltent pas assez de bienfaits apportés au pays par Napoléon, seront tenus à l’œil. A Limoges, le recteur de l’Académie….un prêtre….a le grand tort de diriger les jeunes gens vers la vocation ecclésiastique alors qu’il pourrait leur conseiller la carrière militaire….il sera sévèrement réprimandé.

En revanche, le lycée de la ville ne mérite que des éloges…. « Les sujets de compositions sont souvent tirés de l’histoire de la dynastie régnante…c’est une des écoles de France où l’instruction est le plus conforme aux vœux et aux principes du gouvernement », note le ministre dans son bulletin de police destiné à passer sous les yeux de l’Empereur.


Les professeurs savent parfaitement qu’ils sont strictement surveillés. En 1812, le grand maître leur explique du reste, dans un noble discours, ce que doit être leur idéal. Il attend d’eux, en effet, « un dévouement sans bornes à la personne du souverain, à sa dynastie, à la monarchie impériale ». Il va sans dire que les maîtres doivent avoir une vie privée impeccable.

A l’école normale supérieure, pépinière des futurs enseignements, se développe pourtant quelques timides essais de critique. On voit aussi les élèves profiter de leurs études sur la Rome antique, pour se permettre de discuter des méfaits de la tyrannie ou du danger des conquêtes. Les jeunes normaliens, tous boursiers, sont d’ailleurs favorisés parmi les autres étudiants…ils ne sont pas astreints au service militaire, mais doivent s’engager à servir l’Etat pendant dix ans.

Parmi tous les jeunes gens de son empire, Napoléon s’intéresse tout particulièrement à ses futurs officiers. Au début du Consulat il a créé une école militaire qui s’est installée à Fontainebleau, puis à Saint-Cyr lorsque le prytanée a été transféré à la Flèche. Une école de cavalerie siège à Saint Germain, une école d’artillerie à Châlons. Ces établissements relèvent du ministère de la Guerre, et non pas du grand maître de l’Université.

Les élèves officiers montrent généralement beaucoup d’enthousiasme pour leur futur métier. Cependant, dans certaines régions le recrutement n’est pas toujours facile. Des oppositions se font sentir. Mais le duc de Rovigo, toujours vigilant, donne à ses agents des consignes pour dépister les récalcitrants.

Les familles fortunées de Belgique ou d’Italie sont spécialement surveillées. Les parents peu soucieux de payer des pensions onéreuses et surtout inquiets à l’idée de se séparer de leurs rejetons, cachent souvent les réfractaires, ou même inventent pour eux des infirmités imaginaires. Lorsque ces supercheries sont découvertes, le duc de Rivigo se charge de faire venir de force les adolescents en France.

En 1811, un certain M. Depret, d’Anvers, est contraint par les autorités du lieu de renvoyer le précepteur de ses fils, prêtre émigré dont l’influence sur les jeunes gens semble néfaste….des trois garçons, deux seront expédiés à l’Ecole Militaire de Paris le plus jeune dans un lycée de la capitale. En 1812, un Romain de vieille souche, le marquis Patrizzi, essaie en vain de garder auprès de lui ses deux fils, Xavier et Philippe, âgés respectivement de quatorze et huit ans. Ses biens seront séquestrés et lui-même incarcéré dans la forteresse de Fenestrelle, puis au château d’if. Quant aux enfants, ils seront envoyés tous deux à la Flèche….

Vers la fin de l’Empire les problèmes se compliquent…il faut à tout prix de nouveaux cadres pour remplacer les officiers disparus au cours des dernières campagnes. Mais le pays commence à être las de la guerre. A Paris, l’Ecole Polytechnique devient un des points chauds de la résistance au despotisme. En Novembre 1812 une émeute s’y produit pour un motif futile. Les élèves vont jusqu’à piller la salle d’armes.

De retour de Russie, l’Empereur donne à un détachement de la garde de Paris l’ordre d’occuper les lieux. Des arrestations sont opérées, mais le calme n’en revient pas pour autant. Napoléon Fulmine. Les jeunes polytechniciens sont pourtant de bons patriotes. Ils participeront de leur mieux, en mars 1814, à la défense de Paris contre les Prussiens et les Russes.

Pendant les Cent Jours, ils se mettront aux ordres de Napoléon, tandis que des étudiants en droit défendront, contre « Napoléon », le roi légitime. Waterloo, cependant, sonne le glas de l’Empire. L’ère de la réaction est proche. Le visage de l’Université va de nouveau se modifier.


…….FIN…..

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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