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 RUSCA Jean-Baptiste-Dominique

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rémy Godbert
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MessageSujet: RUSCA Jean-Baptiste-Dominique   Jeu 3 Déc - 21:13

RUSCA Jean-Baptiste-Dominique

général et baron d'Empire

Né le 27 novembre 1759 à La Brigue (Alpes-Maritimes)
Décédé le 14 février 1814 à Soissons.

Il fit ses premières études dans les universités de Turin et de Pavie,puis il étudia la médecine.
Revenu en France,il s'attacha au prince de Monaco en qualité de médecin.
Lors de l'entrée des troupes françaises à Nice,il connut le général Biron,ses liaisons avec les militaires lui inspirèrent le goût des armes.

Il obtint du service et se fit connaître par son intrépidité,son intelligence et son activité,son avancement fut rapide.
En moins de 4 ans,il devint général de brigade,grade qui lui fut conféré sur le champ de bataille même,àVado.
Il se couvrit de gloire à Lodi où il eut l'honneur d'être choisi par Bonaparte pour passet le pont de Lodi à la tête de sa brigade,et il traversa au pas de charge sous un feu terrible et continu de batteries qui tiraient à mitraille.

Quelques temps après,il fit voir tout ce que peuvent l'art et le talent contre le grand nombre.Avec une poignée de soldats,non seulement ol tint tête à un corps considérable d'austro-napolitains,mais il le battit compètement à Porto-Fermo.
Cette victoire sauva l'armée qui aurait pu être coupée si des troupes qui débarquèrent à Livourne eussent pu opérer leur jonction avec l'armée ennemie.
Il fut fait général de division sur le champ de bataille de Port-Fermo.

Dansla retraite de Naples,où il commandait l'aile droite de l'armée française,il eut à combattre pendant trois jours de suite des forces bien supérieures et les repoussa constamment:faire de grandes choses avec peu de moyens,voilà les traits par lesquels se manifestent les grands talents.

Gouverneur de l'île d'Elbe en 1804,il célébra le couronnement de Napoléon par des actes de bienfaisance;il réunit à Port-Ferrajo tous les pauvres de l'île,les fit habiller de neuf et leur donna un repas sur la place publique;c'est ainsi qu'il faisait aimer et respecter le gouvernement français en Italie.
Dans la dernière guerre contre l'Autriche,il eut le commandement du Tyrol.
Pendant que l'Empereur marchait sur Vienne,il tint en échec plusieurs corps autrichiens et les empêcha de rejoindre leur armée.

Après cette guerre,d'anciennes et de nouvelles blessures le contrainrent à se reposer,l'empereur qui l'estimait trop lui accorda un congé illimité.
Il se retira donc à Milan,près de sa fille et coula des jours heureux et tranquilles.
Lorsqu'il apprit le malheur de nos armées et que toute l'Europe était liguée contre l'Empereur,il sortit de sa retraite et reprit du service malgré son âge et ses infirmités.
Il arrive à Lyon et dépose dans le sein de son frère ses derniers sentiments : " Nous nous voyons peut-être pour la dernière fois,mais je sacrifie volontiers ma vie pour la France et pour le grand Napoléon,que j'ai toujours aimé et admiré".

Chargé par S.M du commandement de la ville de Soissons,il avait pris toutes les mesures pour la défendre,il opposait une vigoureuse résistance à l'ennemi,lorsqu'en visitant les postes,il est frappé par un boulet de canon,coup fatal qui entame le courage des défenseurs et qui décide du sort de la ville.
Il n'a vécu qu'une heure après sa blessure.
Le 15,les russes lui rendirent les honneurs.

Le général Rusca était bon et affable,même populaire avec ses soldats,il les regardait comme ses enfants,sa bourse leur était ouverte dans leurs besoins,il alliait à cette bonté,une sévérité dans le maintien de la discipline.
Sa loyauté,sa justice,son humanité lui avaient concilié l'affection des citoyens autant que celle des troupes.
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rémy Godbert
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MessageSujet: Re: RUSCA Jean-Baptiste-Dominique   Jeu 3 Déc - 21:37

Jean-Baptiste Dominique Rusca




Général de division et baron d'Empire

naquit à La Brigue (Alpes Maritimes), le 27 novembre 1759
Décéda à Soissons le 14 février 1814.

Il fit de bonnes études et exerça la médecine dans le comté de Nice. Lorsque la Révolution française éclata, Rusca en adopta les principes, se mit en relation avec les Jacobins de Nice, fut banni de son pays et eut ses biens confisqués.
Venu en France, il se retira au quartier général de l'armée du siège de Toulon(1793) et exerça sa profession de médecin dans les hôpitaux militaires.

Nommé chef de bataillon au 6e bataillon de sapeurs le 1er mai 1793, puis adjudant-général chef de bataillon le 23 frimaire an III, il suivit l'armée de Dumerbion qui envahit l'État de Gênes et menaça l'Italie. Il guida l'armée dans le comté de Nice, chassa les Piémontais du col de Fouvelus, et concourut à réduire la forteresse de Saorgio, que le général André Masséna attaquait à la tête des grenadiers.
Il combattit seul dans la ville de
Bores contre trois dragons autrichiens ; il en tua un et fit les deux autres prisonniers. Le département des Alpes-Maritimes, en reconnaissance de cette action, lui décerna un sabre au mois de thermidor an II.

L'invasion de l'Italie ne pouvant avoir lieu, Rusca passa à l'armée des Pyrénées orientales commandée par Pérignon, ensuite par Schérer, fut fait adjudant-général, chef de brigade le 25 prairial an III, et le lendemain se distingua à l'affaire de Crospia où, commandant une petite colonne de chasseurs, il s'empara de trente paires d'épaulettes d'officiers espagnols. La paix avec l'Espagne le ramena, toujours sous les ordres de Schérer, sur le territoire piémontais.
Sa conduite devant Loano, le 2 frimaire an IV. où il enleva avec beaucoup d'ardeur et de courage plusieurs camps retranchés, le fit nommer par les représentants du peuple général de brigade sur le champ de bataille même, nomination qui fut confirmée le 3 nivôse suivant.

À Dego, le 28 germinal, il fit 100 prisonniers, prit deux pièces de canon et s'empara des hauteurs de San Giovani.
Le 18 floréal, il attaqua avec succès le camp retranché de Ceva, et le 21, à Lodi, il décida peut-être de la victoire en se jetant sur une colonne autrichienne qui menaçait la position. Le gouvernement lui écrivit deux lettres de félicitations à propos de sa conduite à San Giovani et à Lodi.
Chargé de garder Salo, il défendit cette place avec vigueur et y fut dangereusement blessé de deux coups de feu à la cuisse gauche le 11 thermidor. Il passa à l'armée de Rome le 22 germinal an VI. Il eut plusieurs commandements en Italie et fut attaché à l'armée de Naples aux ordres de Championnet.
Au mois de frimaire an VII, cette armée quitta les États pontificaux pour se porter en avant. Rusca battit avec deux bataillons une colonne de 14 000 Napolitains à Torre-de-Palma, sur l'Adriatique (États-Romains), fit beaucoup de prisonniers, prit 32 pièces de canons et 40 caissons de munitions de guerre ; il fit 300 prisonniers à Monte-Pagano, et concourut à la prise de Naples. On reconnut ses bons services en le nommant général de division le 17 pluviôse.

Quand Macdonald eut succédé à Championnet et que la retraite eut été ordonnée, Rusca suivit le mouvement de l'armée. Il se trouva à l'affaire de la Trebia (20 prairial), où il déploya une grande valeur, et où il reçut deux coups de feu à la jambe gauche. Abandonné à Plaisance avec d'autres généraux blessés, il demeura prisonnier des Autrichiens pendant 20 mois.
Rentré des prisons de l'Autriche, le premier Consul lui confia le commandement de l'île d'Elbe, le 23 frimaire an X, commandement dans lequel l'Empereur le fit remplacer le 8 prairial an XIII ; il l'avait nommé membre de la Légion-d'Honneur le 23 vendémiaire an XII et commandant de l'Ordre le 25 prairial de la même année.

En l'an XI, il avait offert 600 francs pour concourir aux frais de l'armement qu'on préparait contre l'Angleterre. Remis en activité le 28 mars 1809 à l'armée d'Italie, il commanda une division dans le Tyrol.
Envoyé dans la Carniole contre Chasseller, il le rencontra près de Villach, le battit, lui fit 900 prisonniers et le força à une retraite précipitée.
Après la paix de Vienne, l'Empereur le fit baron.

Il resta en disponibilité jusqu'au 20 janvier 1814, époque de sa nomination au commandement de la 2e division de réserve de Paris. Nommé commandant en chef du camp de Soissons le 12 février, Rusca fut frappé mortellement par un boulet,le 14 sur les remparts de cette ville.

Le 15, les Russes, qui s'étaient rendus maîtres de la place, rendirent les honneurs funèbres aux restes de ce général.
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