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 Le général Béteille revient reposer en sa terre

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Montmirail



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Localisation : bourgogne
Date d'inscription : 08/09/2009

MessageSujet: Le général Béteille revient reposer en sa terre   Ven 25 Déc - 12:11

MILLAU Édition du lundi 30 novembre 2009

Y. E.

Millau. Histoire Le général Béteille revient reposer en sa terre


On vient de ramener à Rodez les cendres du général Béteille qui était enterré au cimetière du Père-Lachaise, à Paris. L'occasion de rappeler la mémoire de cet illustre militaire.
Né en 1763, comme quelques-uns de ses contemporains rouergats, Jean-Alexis Béteille fut l'un de ces héros issus du peuple qui s'illustrèrent sous l'Empire. Il était le fils aîné d'un commerçant ruthénois. Sa soeur devait connaître elle-même un destin hors du commun.
Après de bonnes études au collège, attiré par la carrière des armes, Jean-Alexis s'engagea dans le régiment de Berri-Cavalerie. Mais à peine s'était-il enrôlé qu'en 1781, une ordonnance royale proscrivit l'accès des roturiers aux emplois d'officiers.
Affilié en 1790 à la Société populaire de Rodez et, en 1792, engagé volontaire
au 2 e bataillon de l'Aveyron, il fut tout de suite élevé au grade de lieutenant. Ce 2 e bataillon fut envoyé en renfort de l'armée des Alpes où, sous les ordres du commandant d'artillerie Bonaparte, il participa à la reprise de Toulon livré aux Anglais. Béteille conçut à l'égard du futur empereur une indéfectible vénération qui allait renforcer encore son héroïsme naturel.
Il fut plusieurs fois blessé lors de la campagne d'Italie. Il partit ensuite en Egypte avec la 83 e demi-brigade où il retrouva son compatriote qui deviendrait son ami, le futur général Tarayre.
Bonaparte rentra en France pour s'opposer aux manoeuvres du Directoire. Il confia le commandement du corps expéditionnaire au général Kléber. Celui-ci, assassiné en 1800, fut remplacé par le général Menou. Au cours des mois qui précédèrent le retour des Français en métropole, Béteille s'illustra plusieurs fois, notamment en gardant, avec une poignée de braves, un fortin qui protégeait la retraite de ses compatriotes. Cet exploit, rapporté au ministre de la Guerre, valut au capitaine Béteille sa nomination dans le corps d'élite de la gendarmerie avec les galons de commandant.
La gendarmerie fut chargée de traquer les réfractaires aux obligations militaires. Béteille, alors commandant à Cahors du 22 e escadron, redouta d'avoir à traiter ses compatriotes comme des ennemis.
A la tête du 4 e escadron de la gendarmerie d'Espagne, après que Napoléon eut déposé le roi Charles IV pour placer sur le trône son frère Jérôme et inclure la péninsule dans l'Empire, Béteille rejoignit Saint-Sébastien au début de 1809 et se retrouva face aux Anglais venus au secours des résistants espagnols. Il mena des opérations pendant trois ans dans le nord du pays.
A la fin de 1810, promu colonel, il organisa la légion de Burgos afin d'assurer la sécurité des troupes d'occupation. Après 1812, quand Wellington eut assiégé Burgos, une bataille d'une violence inouïe coûta la vie à plus de quatre cents Français. Béteille, le corps déchiqueté, put être miraculeusement sauvé grâce à la robustesse de sa constitution.
Promu général de brigade, officier de la Légion d'honneur et baron d'Empire, il fut douloureusement affligé par la chute de Napoléon. Sous la Restauration, Louis XVIII le nomma chevalier de Saint-Louis et commandeur de la Légion d'honneur. Après les Cent Jours, mis en demi-solde, il se retira définitivement du service et vécut à Paris jusqu'à sa mort, en 1847. Il reposait jusqu'à ces derniers temps au Père-Lachaise, sous un monument gravé d'une longue épitaphe rappelant sa carrière et son courage.
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rigodon d'honneur



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Date d'inscription : 03/12/2009

MessageSujet: Re: Le général Béteille revient reposer en sa terre   Ven 25 Déc - 12:37

petite rectification : c'est son frère Joseph que Napo mis sur le trône d'Espagne, et pas Jérôme qui lui était roi de Westphalie.

BETEILLE (Jean-Alexis, chevalier), général de brigade. Né à Rodez le 7 août 1763. Mort à Paris le 13 février 1847.
Cavalier au régiment de Berry, 4 avril 1782 ; obtient son congé, 23 septembre 1785 ; lieutenant au 2ème bataillon de volontaires de l'Aveyron, 23 janvier 1792 ; capitaine, 28 juin 1792 ; à l'armée des Alpes et d'Italie, 1792 - 1798 ; blessé d'un coup de baïonnette à la main gauche au siège de Toulon en décembre 1793 ; versé par amalgame à la 56ème de bataille, 18 février 1794 ; puis à la 85ème de ligne, 19 juin 1796 ; sert à l'armée d'Orient, mai 1798 ; aux Pyramides, 21 juillet 1798 ; aux sièges de Jaffa et de Saint-Jean d'Acre ; blessé à la défense du fort du Marabout de deux éclats d'obus, l'un à l'épine dorsale et l'autre à la jambe gauche, 25 septembre 1799 ; chef de bataillon, 21 juin 1801 ; rentre en France, fin 1801 ; chef d'escadron à la 11ème légion de gendarmerie, 30 mars 1802 ; sert à l'intérieur jusqu'à la fin de 1806 ; commandant la gendarmerie sous Bernadotte en Allemagne, 1807 - 1808 ; commandant le 4ème escadron de la gendarmerie d'Espagne, 5 septembre 1809 ; colonel de la légion de Burgos, devenue 1ère légion de gendarmerie en Espagne, 13 janvier 1811 ; sous Drouet d'Erlon, puis Bessières, aux armées du Portugal puis du Nord, 1810 - 1812 ; à l'armée du Portugal, fin 1812 ; reçoit sept blessures à la tête et cinq aux bras et aux mains en chargeant au combat de Villadrigo où il est laissé pour mort, 23 octobre 1812 ; autorisé à se rendre à Rodez pour rétablir sa santé, 5 janvier 1813 ; général de brigade, 2 mars 1813 ; employé dans la 9ème division militaire, 17 mars ; commandant le département de l'Aveyron, 14 avril ; commandant une colonne mobile, 21 août ; employé à l'armée de Lyon sous Augereau, 10 janvier 1814 ; mis en non-activité, 28 avril 1814 ; chevalier de Saint-Louis, 29 juillet 1814 ; commandant de la Légion d'Honneur, 23 août 1814 ; employé dans la 1ère division militaire, 30 septembre ; président du conseil de révision de la 1ère division militaire, 16 février 1815 ; maintenu dans la 1ère division militaire, 30 mars ; mis en non-activité, 14 septembre 1815 ; à la retraite, 20 mai 1818 ; placé au cadre de réserve, 22 mars 1831 ; mis de nouveau à la retraite.

en complément, petite anecdote sur Beteille (source : Renseignements sur la bataille de Villadrigo trouvés sur Internet)

En fin de soirée, le 23 octobre 1812, sur le champ de bataille de Villadrigo, l'affrontement entre les redoutables dragons rouges britanniques et l'avant-garde française laisse sur le terrain plusieurs centaines d'hommes morts ou blessés. Parmi eux, le colonel Beteille, commandant de la 1ère légion de gendarmerie d'Espagne, et ancien des campagnes d'Italie et d'Egypte, où il s'était illustré aux batailles de Mondovi, des Pyramides et d'Héliopolis. Il avait reçu quelques douze coups de sabre à la tête, à l'abdomen, au bras gauche et aux mains. Laissé pour mort et dépouillé de ses bottes, la petite histoire veut qu'un de ses lieutenants l'ait reconnu grâce à la couleur de ses chaussettes !!
M. Degrusse, chirurgien-major du grand quartier-général de l'armée du Nord, décrit ainsi ses blessures : « un très large coup de sabre à la partie supérieure du coronat (l'un des os du sommet du crane) et des pariétaux (os de la voûte du crane réunis sur le plan de symétrie) dans toute leur étendue, avec écartement considérable de cet os qui a mis à découvert le cerveau ; un très large coup de sabre porté transversalement qui, en divisant les ailes du nez, a fracturé dans toute son étendue l'os de la mâchoire supérieure du côté gauche ; un coup de sabre au bras gauche qui a divisé transversalement les muscles jusqu'à l'humérus (os du bras s'articulant à l'omoplate) ». Le chirurgien-major termine ses constatations en recommandant au malade « de faire usage des eaux minérales » !!
Malgré son état, Beteille survécut et fut décoré de la croix d'officier de la Légion d'Honneur des mains même de l'Empereur et fut fait baron d'Empire, bien qu'il ne reçut jamais les lettres patentes confirmant son titre de noblesse.
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