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 A Camerone...La Légion se couvre de gloire....

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: A Camerone...La Légion se couvre de gloire....   Dim 17 Jan - 9:56

...... ......

A Camerone...La Légion se couvre de gloire.

....(Sources...Pierre Nord..1963)

....La Légion Etrangère à Camerone (Tableau de E.Detaille °1848+1912...Musée de l'Armée)


Avec son képi coiffé de blanc, ses épaulettes rouges, son chant grave et lent du fameux « Boudin », la Légion a gardé sa réputation légendaire, son halo de mystère et de courage…il était juste de l’évoquer tandis que la Légion garde la nostalgie de la terre d’Afrique sur laquelle elle s’est couverte de gloire comme en Crimée, en Italie, au Mexique, en Indochine, en France.

Entre une côte bordée de dangereux récifs de corail où grouillent les alligators et, cent kilomètres plus loin, les premiers gradins des montagnes qui s’élèvent vers l’intérieur des terres, à des altitudes très supérieures à celles des Alpes, s’étend une plaine brûlée.

La végétation tropicale s’y déploie dans toute son exubérance. Dans l’inextricable forêt vierge, serpents et chats-tigres pullulent. Les plus éclatantes fleurs du monde y croissent à l’état sauvage. Des papillons de pourpre, d’or et d’azur, des bandes de perroquets aussi nombreux que les moineaux de chez nous, des essaims d’oiseaux-mouches brillant dans le soleil comme des pierres précieuses déploient un chatoyant feu d’artifice autour des orangers et des citronniers. C’est la terre d’élection du coton, de la vanille, des lianes à caoutchouc, de la canne à sucre.

Pourquoi cette terre riche est-elle encore inhabitée ? C’est que cette parure somptueuse cache une région meurtrière. Sous une chaleur constante et lourde, les marécages exhalent des nuages de vapeurs malsaines, d’effroyables orages entretiennent une moiteur étouffante, le typhus et les fièvres y font de terribles ravages, surtout chez les Européens.

Tel était, en 1862, l’aspect de ces redoutables « Terres Chaudes » du Mexique, que le corps expéditionnaire envoyé par Napoléon III… pour défendre le trône de l’Empereur Maximilien, ayant débarqué à Vera Cruz, dut traverser avant d’escalader les montagnes et de marcher sur la capitale Mexico.

Ces quelques régiments, chargés de soumettre un lointain et sauvage pays, quatre fois plus grand que la France, ont déjà fait du chemin, en avril 1863, quand commence notre histoire. Ils assiègent Puebla, à deux ou trois étapes de Mexico et ils attendent impatiemment un immense convoi qui doit leur apporter plusieurs millions en or, toutes sortes de provisions de guerre et, surtout les canons lourds absolument nécessaires pour détruire les remparts de la ville, énergiquement défendue.

La colonne, formée à Vera Cruz, devra d’abord traverser les « Terres Chaudes » par l’unique route qui mène à Puebla. Peut-on l’appeler une route, cette « ligne que l’on suit par habitude », défoncée par les ornières profondes des charrois séculaires, coupée de ravins et de précipices, se perdant dans les gués et parfois effacée par les pluies torrentielles, comme un trait de crayon d’un seul coup de gomme.

Il ne reste plus alors que d’en frayer une autre, au hasard. Tout cela n’aurait d’autre inconvénient que de provoquer des retards.

Mais il y a pire. Les « Terres Chaudes » sont infestées de volontaires mexicains, les « Guérilleros », qui vivent en sécurité dans les forêts profondes où nous sommes trop faibles pour les traquer, en sortent soudain pour harceler et détruire nos lentes processions de chariots et de mulets que des tourbillons de poussière trahissent à des kilomètres à la ronde,
disparaissent en un clin d’œil, leur coup fait, au galop de leurs petits chevaux hirsutes. De rudes adversaires, ces Mexicains, patriotes ardents, braves jusqu’à la témérité, chevaleresques aussi, nous le verrons.

Le corps expéditionnaire périrait, perdu dans le cœur des hautes montagnes de ce continent hostile, si le ravitaillement n’arrivait pas. La garde de notre ligne de communication, à travers les « Terres Chaudes », est donc une importance capitale et il ne faut pas s’étonner que l’on ait confié cette mission, obscure mais vitale, à une unité d’élite, le Régiment étranger, ancêtre de la Légion étrangère.

Il ne devait pas être là. Il n’était pas prévu dans la constitution du Corps expéditionnaire. Mais ses officiers subalternes ont eu l’audace d’envoyer à l’Empereur une pétition revendiquant l’honneur de courir la belle et glorieuse aventure mexicaine.

Une telle démarche est contraire au règlement et même à la discipline, mais l’intention était si belle qu’elle excusait tout et le souverain, ému, l’a favorablement accueillie. Tandis que l’artillerie et la colonne de ravitaillement sortent de Vera Cruz, tous les postes disséminés le long de la ligne de communication s’agitent et bourdonnent comme des ruches. Il faut absolument que les canons arrivent devant Puebla.

Il faut donc se renseigner sur les guérilleros qui sont certainement aux aguets, les tromper, les attirer ailleurs, les retarder, les battre s’ils attaquent. Entre autres mesures, le poste de Chiquihuite… enverra une compagnie au-devant du grand convoi, jusqu’à Palo Verde, qui est à 24 kilomètres à l’est. C’est à la 3ècompagnie du 1er bataillon de Régiment étranger qu’échoit cette mission.

Elle est commandée par la capitaine adjudant major Danjou, un brave qui a perdu la main gauche en Crimée, mais n’a cessé de servir que le temps de se faire ajuster une main de bois articulée…. (A Sidi-Bel-Abbès, en Algérie, dans la salle d’honneur du 1er Etranger, se trouvait sur un socle sur lequel reposait la main articulée du capitaine Danjou)…. Un magnifique soldat au port altier, le teint bronzé par tous les soleils d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, des yeux au regard clair et fier sous un front haut et droit, un menton volontaire dont la saillie est accusée par une courte « impériale », à la mode du temps. Un chef expérimenté et intelligent, un entraîneur d’hommes que ses soldats suivraient jusqu’en enfer.

La compagnie ne compte que deux autres officiers, les sous-lieutenants Vilain et Maudet ce dernier porte drapeau du régiment, et 62 hommes de troupe, y compris les sous-officiers qui sont presque tous français. C’est très peu pour assurer, dans un tel pays, la sécurité d’un tronçon de route de 24 kilomètres. Mais le plus beau régiment du monde ne peut donner que ce qu’il a.

Le capitaine Danjou quitte Chiquihuite à 1 heure du matin. Il s’arrête à peine au poste de Paso del Macho (le pas de la Mule) où il refuse une section de renfort que son camarade, le capitaine Saussier, lui offre. Qu’importe, en effet, que l’on soit soixante ou quatre-vingts, quand il faudrait être mille.

Mais l’heure n’est pas encore venue. Les guérilleros doivent dormir. Il y a très longtemps que l’on marche, on a perdu la notion du temps et aucun signe précurseur n’a annoncé la fin de la nuit, lorsque soudain, le soleil saute d’un bond au dessus, de la ligne d’horizon, tout rond, entier en feu. Il n’y a pas d’aurore, ni de crépuscule, dans ce pays. Aussitôt une chaleur lourde s’élève de la terre moite et la soif commence.

Quelques débris d’habitations ont surgi de l’ombre qui se dissipe. C’est au milieu d’un désert où la forêt n’a pas pu pousser qu’un tapis de broussailles, une douzaine de cases indiennes couvertes de chaume, deux maisons inhabitées et une ancienne « hacienda », une grande auberge, un peu mieux conservée que le reste, dont le toit de tuiles rougeoie sous les rayons obliques du soleil.

Un silence de mort y règne. Néanmoins Danjou s’arrête pour fouiller ces vestiges. Il n’y trouve aucune trace de vie humaine. Eut-il, en une minute, le pressentiment que son nom resterait lié dans l’éternité à celui de ces ruines. Camerone ?..... Non, sans doute, car déjà son regard s’est tourné vers l’est, d’où le convoi doit venir, et il a commandé…. « En avant ! »

A 7 heures, il arrive dans la clairière de Palo Verde sans avoir rencontré âme qui vive. La petite colonne s’arrête, déploie des sentinelles et allume des feux pour faire la soupe et le café….Moment de repos et de détente, dans une atmosphère de bonne humeur et de camaraderie. Les plaisanteries jaillissent de partout. Les corvées d’eau et de bois s’affairent. Tout le monde attend avec impatience le frugal repas, bien mérité.

Soudain, le cri d’appel d’une vedette rétablit le silence. L’homme tend le bras vers l’ouest. On suit son geste du regard. Au loin vers Camerone, dans le dos de la petite troupe, par conséquent, des colonnes de poussière s’élèvent dans le ciel. Elles sont trop hautes, trop épaisses, elles tourbillonnent trop pour que ce soit le vent, d’ailleurs faible, qui les ait formées. Il ne peut s’agir que d’une troupe mexicaines en marche vers Palo Verde, de la cavalerie si l’on en juge à la vitesse du nuage, et elle doit être nombreuse.

Un cri retentit… « Aux armes ! L’ennemi ! »…. On donne avec regret un coup de pied aux marmites qui commençaient à bouillir et à répandre un fumet appétissant. On se rééquipe, on rompt les faisceaux. En quelques minutes, la 3è compagnie est sous les armes, « fin prête »… prête, à tout et attend les ordres de son chef qui a réfléchi.

Certes, il ne sait pas exactement a qui il a affaire. Il ne peut pas savoir que le colonel mexicain Millan était dissimulé dans la forêt et dans les ravins de la Joya, à huit kilomètres au nord de la route, avec huit cent cavaliers et douze cents fantassins, qu’il a promis au général Ortéga, le défenseur de Puebla, que les canons de siège, qui démantèleraient les remparts de la place n’arriveront jamais à pied d’œuvre.

Pour ses espions il a suivi la marche de la compagnie et veut l’anéantir. Le capitaine Danjou n’est pas devin. Mais son instinct de vieux soldat, qui s’est battu toute sa vie contre les adversaires les plus divers, l’avertit. Sa décision est prise, il s’agit d’empêcher l’ennemi d’attaquer le convoi.

La compagnie se met en marche vers Camerone, en s’écartant de la route. Elle progresse à la lisière de la forêt, parmi les arbres, les lianes gigantesques, les hautes herbes, le long des marécages où la cavalerie ne pourra charger. L’ennemi a disparu aussi brusquement qu’il était venu. Voici la « Troisième » arrivée au seuil du désert de Camerone. Pour le traverser, il faut quitter le couvert. Prudence. Des éclaireurs partent en avant.

Un sifflement rageur et métallique déchire l’air. Un homme tombe. La première balle de la journée vient d’être tirée, le coup de feu est parti d’une des maisons de Camerone. Mais ils ne peuvent pas être bien loin. On repart, à peine a-t-on fait 300 mètres que les cavaliers ennemis sortent de tous les replis du terrain, des lisières de la forêt, des buissons. Il y en a partout, devant derrière, sur les flancs.

Avec la précision et la promptitude des vieilles troupes, la compagnie forme le carré. L’adversaire s’est déployé en un cercle qui se resserre petit à petit, lentement, inexorablement… « Vous ne tirerez qu’à mon commandement »… ordonne Danjou d’une voix calme. Il a rapidement évalué les effectifs ennemis. Il sait qu’il combat à un contre quinze. Mais la partie n’est pas désespérée. Elle sera dure. On en a vu d’autres en Afrique.

Ces mexicains vont-ils se décider à attaquer ? Tout plutôt que cette inaction énervante. Enfin ! ça y est ! Un Officier lève son sabre pousse son cheval au trot, au galop, les autres suivent, la terre tremble, ils ne sont plus qu’à 80 mètres, 60 mètres…..Le capitaine Danjou se tait et, par conséquent, personne ne tire. Va-t-il attendre que les étincelles jaillissent du choc des sabres et des baïonnettes ?....Non. mais seulement jusqu’à ce que le plus mauvais tireur de la compagnie fasse sûrement mouche ….50 mètres….Feu !

Une épouvantable décharge ébranle l’air, suivie du crépitement discontinu du tir à volonté. L’effet en a été foudroyant. Tout ce qui reste de cette masse haute et profonde qui déferlait sur la petite troupe et semblait devoir la broyer, c’est un mince anneau d’hommes inertes et de chevaux couchés, se tordant furieusement dans les affres de la mort. Les autres ont tourné bride et fuient sous le feu qui les poursuit. Ils se reforment, reviennent encore une fois à la charge, vigoureusement, ils sont de nouveau décimés et rejetés.

Entre temps, Danjou, qui a gardé l’œil clair et la raison froide des vrais chefs de guerre, réfléchit. Pour retarder un ennemi aussi puissant et l’empêcher d’attaquer le convoi, le mieux et d’atteindre l’hacienda de Camerone.

..... A....Suivre.....






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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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Percy
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MessageSujet: Re: A Camerone...La Légion se couvre de gloire....   Lun 18 Jan - 0:23

Un récit captivant qui rend hommage à la bravoure de ce corps légendaire.
Merci pour ce régal de lecture. salut
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Re: A Camerone...La Légion se couvre de gloire....   Lun 18 Jan - 10:41

..... .....

A Camerone...La Légion se couvre de gloire.

....(Sources...Pierre Nord..1963)....


Qui était…Pierre Nord…. ?.....En réalité il était....André Brouillard.



Pierre Nord..... est né le 15 avril 1900 au Cateau (Nord), d'où le choix de son pseudonyme. Arrêté à Saint-Quentin par les Allemands pendant la première guerre mondiale (19l6) pour faits de résistance, condamné à mort, gracié, Il est déporté dans un « Strafbataillon. » Elève à Saint-Cyr (1920-1922), à !'Ecole supérieure de guerre (1932-1934), il est breveté d'état-major et diplôme de l'Ecole libre des sciences politiques. Officier des chars, campagne au Maroc, est blessé dans le Rif et fait chevalier de a Légion d'honneur. Spécialisé dans le Deuxième Bureau, il est en 1939-1940 chef' des Services spéciaux des 9' et 10" Armées. Prisonnier en 1940, il s'évade et devient un des animateurs de l'Armée secrète. Il finit la guerre comme colonel, titulaire de nombreuses décorations françaises (Commandeur de la Légion d'honneur, Croix de Guerre 1939-1945 et Croix de Guerre des théâtres d'opérations extérieures, six citations, Médaille de la Résistance avec rosette, etc.) et étrangères (Croix de Guerre belge avec palme, ordre des Barricades de Prague, etc.). Il quitte l'armée en 1946 pour se consacrer à la littérature où il a fait ses débuts en 1936 avec Double crime sur la ligne Maginot. Le Grand Prix du roman d'aventures lui a été attribué pour Terre d'angoisse (1937) et le Grand Prix Vérité pour son ouvrage sur La Guerre secrète 1940-1945 : Mes Camarades sont morts (considéré comme un manuel du renseignement et inscrit au programme de la « Special Warfare School de Fort Bragg » (Caroline du Nord), Pierre Nord est lauréat de l'Académie française pour Charles de Foucauld, Français d'Afrique...... Sept de ses soixante-dix romans ont été portés à l'écran. Un huitième, tiré du Treizième Suicidé, a obtenu un vif succès sous le titre Le Serpent….il est décédé le 9 décembre 1985 à Monaco.



Suite et Fin de l'Article.....



.......

Capitaine Jean Danjou (°1828+1863) Officier Français du Second Empire...La Main en Bois du Capitaine Danjou rapportée de Sidi-Bel-Abbès...Sidi-Bel-Abbès la Patrie de la Légion Etrangère depuis 1843....Avec l'Indépendance de l'Algérie en 1962...le 1er Régiment Etranger s'est replié à Aubagne (Bouches du Rhône).


C’est un bien misérable abri, mais c’est le seul. Derrière ses murs branlants, les pertes seront moins lourdes et on gagnera peut-être le temps nécessaire à l’arrivée d’un secours. Il faut faire une trouée de 300 mètres, à travers la cavalerie ennemie, et, peut-être, prendre d’assaut le bâtiment. Danjou pointe son épée dans la direction du village…. « En avant, et vive l’Empereur ! »

De soixante poitrines jaillit le cri magique qui enleva les armées françaises à travers toute l’Europe. Devant la herse de baïonnettes fulgurantes qui se précipite sur eux, les Mexicains s’écartent en désordre. Voilà qui est fait. La compagnie est dans l’hacienda…qui se compose d’une cour carrée, un corral d’environ 50 mètres de côté, entouré d’un mur de 3 mètres de haut.

A la face nord qui longe la route, est adossée l’auberge, un corps de bâtiment partagé en trois chambres. Sur le côté ouest, deux grandes portes cochères. Intérieurement, de vieux hangars délabrés, s’appuyant contre la clôture. En un clin d’œil, Danjou a tout vu. Il faudrait tout occuper et faire jaillir des quatre faces de cette construction une nappe de feux continue, sans fissure.

Hélas ! Il n’y a pas assez de monde pour cela, et, d’ailleurs, des guérilleros sont déjà retranchés dans deux des trois pièces de la maison et maîtres de l’escalier conduisant à l’unique étage. Les en chasser ? On y laisserait toute la compagnie, tant pis. On verra bien plus tard. Deux escouades occupent la seule chambre restée libre, à l’angle nord-ouest. Deux autres gardent les grandes portes. Une cinquième défend une brèche que l’on vient de découvrir dans le mur, à l’angle sud-est de la cour et par laquelle l’ennemi pourrait s’infiltrer, homme par homme, dans un des hangars. Le reste en réserve, entre les deux portails, prêt à se porter sur tout point menacé. Quelques hommes montent sur les toits et surveillent l’ennemi.

On comprend toute la faiblesse de ce fortin improvisé, ouvert à peu près partout et où l’ennemi a déjà pris pied. Une des chambres qu’il occupe à une fenêtre donnant sur le corral, par laquelle il peut tirer presque à bout portant sur tout Français qui le traverse. Or, il faut le traverser pour aller d’un poste à l’autre. Si précaire que soit ce refuge, tout en le barricadant et en le renforçant, on souffle un instant, après l’effort du premier combat victorieux.

Mais aussitôt la faim et la soif oubliées dans la fièvre de l’action assaillent ces hommes qui depuis la veille, n’ont rien mangé, n’ont bu qu’un peu d’eau, le matin. Le soleil est déjà accablant, l’air suffocant. Quelle heure est-il donc ? Neuf heures et demie seulement. Moins peut-être pour éviter des pertes que gêné d’attaquer à quinze contre un, honteux de sa force, le colonel Millan, qui a l’âme d’un gentilhomme, voudrait éviter une lutte inégale où il n’a aucun honneur à gagner. Sur son ordre, un de ses officiers crie au sergent Morzicki, qui est de guet sur le toit….. « Dites à votre capitaine, de la part du colonel Milllan, mon cher, qu’il n’a plus qu’à se rendre… »…..Puis il ajoute, un ton plus bas, d’homme à homme, d’une voix que l’émotion trouble…. « Vous avez assez prouvé ce dont vous êtes capables, que diable !.... Il est défaites auxquelles il faut se résigner ».

Le sergent pourrait aussi bien répondre lui-même et il a bien envie de la faire. Mais la discipline l’oblige à transmettre la sommation au chef qui a, seul le pouvoir de décision. Il le fait .Calmement, énergiquement, mais sans forfanterie, Danjou prononce ces mots…. « Dites-leur que nous avons des cartouches. On nous aura seulement quand nous serons tous tués, tous ! »….puis, tourné vers le corral, il élève la voix pour que tous les soldats l’entendent…. « Mes enfants, défendez-vous jusqu’à la mort ! »…Des quatre coins de la cour, soixante voix mâles répondent…. « Mon capitaine, jusqu’à la mort ! Nous en faisons le serment ! ».

Alors l’assaut commence, sur les quatre faces à la fois. Les mexicains attaquent à pied, cette fois, et furieusement. Mais leurs masses compactes viennent se briser et s’écrouler contre le mur d’enceinte où ceux qui ont échappé aux balles tombent, percés de baïonnettes. Non sans perte de notre côté. Le sergent-major Tonnel, qui se bat comme un lion, dans la chambre d’angle, meurt en hurlant…. « Allons, les enfants ! Courage ! Pour la France et l’honneur de la Troisième ! »….Un de ses hommes est tué près de lui, deux autres sont blessés, mais combattent encore. Aux portes, d’autres jonchent le sol.

Mais le plus grave danger ne vient pas de l’extérieur. Il est au cœur même de la place. Les Mexicains ont percé de meurtrières les deux chambres qu’ils occupent depuis le début et même celles de l’étage, qu’ils ont envahies. De ces ouvertures, de la fenêtre et même du toit, un feu d’enfer balaie le corral. Deux fusiliers y sont gravement atteints. Le tambour de la compagnie vient pour les secourir…. « Inutile » dit l’un d’eux. « Pour moi, c’est fini…prends ma carabine ! »….Il y a plus d’une heure que dure cette lutte inégale, lorsque la grande voix de Danjou retentit de nouveau…. « Mes enfants, jurez de lutter tant qu’il y aura un homme debout ! »…..D’un seul cri, si formidable que pendant plusieurs secondes l’ennemi
cesse de tirer, par peur ou par respect, tous les hommes prêtent serment….on pourrait vraiment croire que le capitaine Danjou a vu la mort arriver et que son dernier mot est un testament sacré…à peine l’écho de ce vœu solennel s’est-il tu, qu’il tombe, au beau milieu de la cour qu’il traversait en brandissant son arme.

Une balle l’a frappé en plein cœur. Le regard tourné vers le ciel, il meurt en quelques secondes, dans les bras du sous-lieutenant Maudet, accouru pour le relever. Le sous-lieutenant Vilain prend le commandement. La situation s’est aggravée. Par des trous percés dans les murs et le plafond, les Mexicains tirent maintenant presque à bout portant sur les défenseurs de la chambre d’angle, qui doivent l’évacuer.

Sur les 15 hommes qui y étaient entrés, il n’en sort que 6, presque tous blessés. Les Français n’ont plus, pour s’abriter, que les hangars en ruine. Autant dire qu’ils combattent à découvert. En très peu de temps, une demi-douzaine d’entre eux tombe encore. La faim mine les survivants. La soif les tenaille. Le soleil les accable. Soudain un espoir fou les redresse. Dans le lointain, on entend des tambours battre, des clairons sonner. Serait-ce une colonne de secours venue de Paso del Macho ?...Est-ce la victoire que l’on n’attendait plus ?

Hélas !.... L’illusion ne dure pas longtemps. Ces notes traînantes et monotones, ces battements sourds n’ont rien de l’entraînante, de l’enthousiasmante musique militaire française Il ne peut s’agir que de renforts ennemis. Le sergent Morzicki, remonté sur le toit, le confirme…..Ils sont là. Ils se massent en face l’hacienda….ils…ce sont les fantassins de Millan, les bataillons mobiles de Vera Cruz, de Jalapa et de Cordova, douze cents hommes de plus. Les ennemis sont maintenant deux mille. Il va falloir se battre à un contre quarante ou cinquante.

A partir de maintenant, Camerone est plus haut et plus grand qu’un combat. C’est l’immolation de martyrs de l’honneur. Crevant de faim et de fatigue, le corps déchiré par la soif, aveuglés par le soleil tropical, traqué par le feu de l’ennemi qui a fait de nouvelles brèches, les légionnaires tombent un à un. Les souffrances des blessés sont atroces et l’on ne peut rien pour les alléger. Quelques-uns d’entre eux boivent leur sang, pour tromper la soif. Mais personne ne pense à se rendre.

Aux plus mauvais moments, le sous-lieutenant Vilain, jeune chef à visage d’enfant, enflamme les courages en montrant, d’un geste de son épée, le corps du capitaine, étendu sur le sol, au milieu d’autres cadavres….. « Vous savez ce que nous juré à notre capitaine ! »…Il tombe, un instant plus tard, frappé d’une balle en plein front. L’ennemi semble être de plus en plus embarrassé de sa victoire sans gloire. Vers 14 heures, ayant aperçu le sergent Morzicki perché à son poste d’observation, le colonel Millan lui adresse, pour la seconde fois, la sommation de se rendre.

Cette fois, Morzicki ne résiste pas à l’envie de répondre lui-même. Mais comme il est fou de rage, sa réplique est impolie et si….raide…. que l’on ne peut la reproduire ici. Au moins, elle ne laisse aucune illusion à l’ennemi. Il semble que ce dernier ait renoncé à s’approcher des démons français. A cinquante contre un, il va lui falloir encore recourir à la ruse, à l’incendie. Il met le feu à la maison et, le vent venant du nord, les flammes lèchent bientôt les hangars et la fumée emplit le corral qui devient une fournaise.

Chacun se cramponne à son créneau ou à sa brèche, seul, séparé des camarades que l’on ne voit plus. Par miracle, l’incendie s’éteint de lui-même et son nuage se dissipe avant que l’ennemi en ait profité pour en venir au corps à corps.

Vers 17 heures, il y a un moment de répit et de profond silence. Mais ce n’est que le calme précurseur de la tempête. Les échos d’une voix vibrante, martelée, furieuse parviennent jusqu’aux légionnaires. C’est le colonel Millan qui exhorte ses hommes. Un soldat traduit sa harangue…..Il faut en finir. Quelle honte ineffaçable si nous ne pouvions venir à bout de ces quelques hommes épuisés, qui se meurent déjà ! Il faut se hâter. Qui sait si leurs camarades ne sont pas en marche pour les secourir ? Ils vont vite et peu leur importe le nombre et leurs adversaires. Au nom de la gloire, de l’honneur et de l’indépendance de la Patrie, un dernier assaut. Amenez-moi vivants, pour ajouter à votre triomphe, après tout, ce que peut une volonté invincible.

Des applaudissements frénétiques prouvent que l’appel a porté. L’infanterie ennemie se masse, en bataillons serrés. Dans le corral, les survivants, 15 à 20 hommes, se regardent et, spontanément renouvellent le serment de ne pas se rendre.

Les mexicains se ruent sur la cour. C’est une avalanche irrésistible qui enfonce les portes et déborde par toutes les ouvertures. Le sergent Morzicki et plusieurs hommes se font tuer sur place. A la grande porte, le caporal Berg, dernier et seul défenseur, entouré de cent ennemis, est pris. A la brèche de l’angle sud-est, les caporaux Magnin et Pinzinguer, les fusiliers Kunasseck et Gorki se défendent encore, des pieds et des mains, contre leurs nombreux agresseurs.

Si un seul légionnaire doit survivre au combat de Camerone, ce ne sera pas de sa faute, comme on dit. Ce sera seulement parce que le colonel Millan a donné l’ordre qu’on les prenne vivants. Il ne reste bientôt plus que le sous-lieutenant Maudet, avec le caporal Maine et les soldats Catteau, Winsel, Constantin et Léonard. Ils se sont retirés dans les débris écroulés d’un hangar fumant, à l’angle sud-ouest du corral. Ils ne sont plus que six et, pourtant, l’ennemi n’ose pas encore les aborder. Ils vont tenir pendant un quart d’heure… « Tirez toutes vos balles, dit l’officier….toutes, sauf une que vous garderez. »…Ils en sont vite réduits, à cette extrémité….. « Attention ! s’écrie alors le porte drapeau, les larmes aux yeux. Vous tirerez la dernière cartouche à mon commandement, puis vous chargerez à la baïonnette derrière moi. Mes enfants, je vous fais mes adieux. »

Quelques secondes d’un silence poignant, qui trompe les mexicains. Il se hasardent hors de leurs abris, avancent dans la cour…. « En joue…..Feu !....commande Maudet. Puis ils s’élance, sabre au clair, au-devant de l’ennemi. Catteau le dépasse, le couvre de son corps, s’abat foudroyé. Winsel, blessé tombe, se relève. Deux balles atteignent Maudet à la hanche. Il mourra huit jours plus tard, à l’hôpital. Les trois derniers(Ils se nommaient Catteau, Constantin et…. Maine qui devenu capitaine, a écrit le récit du combat dans l’historique du régiment de marche de la légion étrangère.)….se précipitent sur les baïonnettes ennemies qui les cernent.

« Arrêtez ! Crie un officier mexicain. » Du sabre, il relève les fusils de ses hommes…. « Et vous, Messieurs, rendez-vous ! dit-il aux Français….Nous nous rendrons, répond l’un d’eux, si vous nous promettez de relever et soigner nos blessés, de nous laisser nos armes et de dire, à qui voudra l’entendre, que nous avons fait notre devoir jusqu’au bout. ».

Ainsi finit la 3è compagnie du 1er Etranger, le 30 avril 1863, après 9 heures de combat ininterrompu qui coûtèrent à l’ennemi 300 à 400 hommes, soit cinq à six fois l’effectif des Français.

Leur sacrifice sauva probablement le convoi. Bien qu’il fût parvenu à huit kilomètres des forces du colonel Millan, celui-ci ne l’attaqua pas et lui laissa le temps de recevoir et d’exécuter l’ordre de faire demi-tour. Tout se passa comme si le chef mexicain hésitait, après ce combat de géants, devant un nouvel effort.

L’inscription « Camerone 1863 » figure sur les drapeaux des régiments de la Légion étrangère, suivie de celles-ci….Artois 1915…Champagne 1915….La Somme 1916…Verdun 1917…Picardie 1918…Maroc 1825-1926.

La première est celle d’une défaite, en somme, subie par soixante hommes. Les autres, celles de victoires remportées par des armées entières……Mais il est des défaites aussi glorieuses que des victoires.


……. FIN…….



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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: Re: A Camerone...La Légion se couvre de gloire....   Mar 19 Jan - 0:42

Une bravoure en tous points admirable, mais quelque peu futile puisque la défaite était inéluctable.
Il s'agit à n'en point douter d'un haut fait d'armes, mais à mes yeux, ceux qui se sont rendus n'ont pas moins de mérite que ceux qui se sont fait tuer sur place.
Leur reddition s'est faite dans l'honneur et ne gâte en rien leur admirable résistance.
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dups

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MessageSujet: Re: A Camerone...La Légion se couvre de gloire....   Mar 19 Jan - 19:21

Citation :
Une bravoure en tous points admirable, mais quelque peu futile puisque la défaite était inéluctable.

Citation :
Leur sacrifice sauva probablement le convoi. Bien qu’il fût parvenu à huit kilomètres des forces du colonel Millan, celui-ci ne l’attaqua pas et lui laissa le temps de recevoir et d’exécuter l’ordre de faire demi-tour. Tout se passa comme si le chef mexicain hésitait, après ce combat de géants, devant un nouvel effort.

Tout est dit ici.
La notion de défaite et victoire ne se mesure pas simplement aux nombres de pertes subies, mais à la réalisation de la mission. Le convoi est passé. Puebla tombera.
Et ceux qui se rendent ont honoré la parole donnée à leur chef.
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Percy
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MessageSujet: Re: A Camerone...La Légion se couvre de gloire....   Mer 20 Jan - 0:01

D'accord avec vous : un tel sacrifice n'a de sens que s'il vise à la réalisation d'un objectif précis.
De ce point de vue, on peut en effet estimer que les 60 héros de Camerone ont pleinement réussi leur mission.
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dups

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MessageSujet: Re: A Camerone...La Légion se couvre de gloire....   Mer 20 Jan - 13:10

Aujourd'hui ce combat est entrée dans la légende de la Légion étrangère pour deuxraisons:
- La fidélité à la parole donnée. Ici en tenant le serment fait au capitaine Danjou de se battre jusqu'au dernières limites et cela après sa mort.
- Le culte de la mission poussée au sacrifice suprême. Le convoi est passé.

A noter que le 2ème REI connu un combat de cette intensité au Maroc à El-Moungar, combat q'il commémore tous les ans avec les mêmes fastes que Camerone et là encore, il escortait un convoi...
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jowell

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MessageSujet: Re: A Camerone...La Légion se couvre de gloire....   Mer 20 Jan - 23:20

au sujet de camérone , j'ai trouvé cette chanson ,je ne connaissais pas .

http://www.dailymotion.com/video/x2n2ys_jeanpax-meffret-camerone_music

la légion est ma deuxième passion puisque je l'ai toujours connu , mon père fut légionnaire de 1946 à 1964.
il était au 3 eme r.e.i en indochine ,mais ça c'est une autre époque.
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ThiNap
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MessageSujet: Re: A Camerone...La Légion se couvre de gloire....   Mer 20 Jan - 23:55

Je connais la chanson. C'est un très beau texte qui rend un hommage appuyé aux héros de Camerone.
Lorsque j'étais dans la Royale, j'ai eu l'occasion de travailler avec la Légion Étrangère, plus particulièrement le 5° RE à Mururoa. Des types remarquables !

Citation :
la légion est ma deuxième passion puisque je l'ai toujours connu
Legio Patria Nostra
salut

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jowell

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MessageSujet: Re: A Camerone...La Légion se couvre de gloire....   Jeu 21 Jan - 0:13

légio patrio nostra cette phrase me donne toujours la chair de poule.
j'ai des tas de choses qui lui appartenait (ses médailles ,son képi,ses fouragères ,ses épaulettes et ses états de services).
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ThiNap
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MessageSujet: Re: A Camerone...La Légion se couvre de gloire....   Jeu 21 Jan - 0:45

C'est clair. 18 ans de Légion, ce n'est pas rien.
C'est vraiment un corps particulier au sein de l'armée. N'entre pas dans la Légion qui veut ... et y reste encore moins.

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MessageSujet: Re: A Camerone...La Légion se couvre de gloire....   Jeu 21 Jan - 1:18

...... .....

Bonsoir les Amis....

Merci Jowell...pour avoir mis cette superbe chanson...avec les images qui en disent long....!!!


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" Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter "   (Sagesse Chinoise).

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