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 William Pitt......

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: William Pitt......   Sam 13 Fév - 11:10

...... .....

William Pitt....

...(Sources.... Maurice Reclus...né le 6 juillet 1863 à Paris...Mort en 1972...était un historien Français).

.....William Pitt...(Fils...°1759 +1806).




Il fut l’adversaire le plus résolu de Napoléon…..Voici un Portrait d’ensemble de l’homme d’Etat Anglais.

De ce côté-ci de la Manche on voit surtout dans le second Pitt…et c’est tout naturel….l’irréconciliable ennemi de la Révolution Française, l’ennemi acharné et obstiné de Napoléon, l’âme des coalitions auxquelles, de Fleurus à Austerlitz, la France eut à tenir tête sur l’immense champ de bataille qu’était alors l’Europe.

Cette idée n’est pas fausse, mais elle est sommaire, et la légende de Pitt, issue de quelques « slogans » jacobins très diffusés (Pitt et Cobourg, l’or de Pitt, etc..) ne correspond que partiellement à la véritable figure de l’homme d’Etat Britannique telle que nous la montre l’impartiale histoire.

William Pitt le second, fils de William Pitt, comte de Chatham, naquit en 1759, à l’apogée de la gloire ministérielle de son père, alors couronné des lauriers de la guerre de Sept ans. Elevé pour la politique en vue de laquelle il reçut, écrit…. Jacques Chastenet dans un livre remarquable (A.Fayard) que nous suivons ici, « le rigoureux entraînement d’un poulain de sang », il devait être le type même de l’homo politicus et conserva toujours de son éducation, au cours de laquelle il fit preuve d’une grande précocité intellectuelle, « quelque chose d’abstrait, voire d’un peu inhumain ».

Ce « porphyrogénète » à la mort de son père, survenue en 1778, n’est rien de plus qu’un cadet maigrement pourvu, présentant déjà tous les traits qui marqueront son originale physionomie…amour et même manie du travail, chasteté singulière (il ne comptera pour ainsi dire aucune amitié féminine), désintéressement exemplaire contrastant avec l’avidité des dirigeants de l’époque, goût décidé pour le porto, qui sera à la fois le stimulant de son écrasant labeur et l’une des causes de sa fin précoce, le tout assorti d’un certain pédantisme qui fera, lors de la constitution de son premier ministère, comparer l’Angleterre à « un royaume entre les mains d’un grimaud de collège ».

Inscrit au barreau en 1780, il est en 1781, « sur recommandation », élu, si l’on peut s’exprimer ainsi, député de la circonscription d’Appleby, bourg pourri parmi beaucoup d’autres.

Son succès dans la vie publique sera foudroyant au point qu’on en résume à peine les étapes en les indiquant en quelques lignes….ses premières interventions ayant fait de lui, d’emblée, une force aux Communes, il est en 1782, à vingt trois ans, chancelier de l’Echiquier, refuse à vingt quatre ans d’être premier ministre, acquiert une popularité hors de l’enceinte du Parlement en combattant certains abus, et, estimant son heure enfin venue, forme en 1783, alors qu’il n’avait pas encore vingt-cinq ans, un cabinet qui durera dix sept ans.

L’extraordinaire rapidité d’une telle ascension s’explique par des raisons tirées tant de la personnalité du jeune chef de gouvernement que de la situation politique du moment, résultant elle-même de l’état social, moral, économique de l’Angleterre dans la seconde moitié du XVIII siècle.

De ce « milieu » où se déroula la première phase de la carrière de William Pitt, Jacques Chastenet nous a donné un éblouissant raccourci….il a tracé notamment un tableau bien évocateur de cette haute noblesse protestante, de ces grands whigs qui, bénéficiaires de la révolution de 1688 ayant chassé les Stuarts, puis du coup d’Etat de 1744 ayant appelé l’électeur de Hanovre au trône de Grande-Bretagne, gouvernaient l’Angleterre presque sans partage, disposant en fait, grâce à un régime électoral comportant des circonscriptions inchangées depuis le XVI è siècle, de la Chambre des Communes aussi bien que celle des lords, dictant leur volontés à la dynastie fraîchement importée, se disputant, avec le pouvoir, les richesses de l’Etat.

Lord Chatham, s’il avait honoré et illustré le parti whig, ne tenait pas de droit à cette aristocratie, le second Pitt, qui y appartenait par sa mère, une Grenville, se garda d’en épouser la tradition dans ce qu’elle avait de plus discutable en réduisant la politique à un marchandage de sinécures.

Sans rompre avec son parti il sut (et ce fut la sa grandeur en même temps que le secret de sa fortune) regarder plus haut et plus loin que le Parlement et que l’oligarchie qui le manoeuvrait, agir en conformité des idées, des sentiments, des intérêts du pays réel.

De là sa popularité, encore augmentée par son refus de s’adjuger les trois mille livres sterling annuelles de la charge fantôme de « clerc de parchemins »…de là son éclatant triomphe au élections de mars 1784 sur l’opposition alors dirigée par le séduisant et fameux Charles Fox, le « phénomène de l’époque », son adversaire de toujours.

Pour l’emporter ainsi sur les latifondiaires whigs « dont le règne, en son temps glorieux, avait fini par passer de corruptions en scandales, aux humiliations de la guerre d’Amérique et du traité de Versailles », Pitt s’était appuyé sur le roi, l’honnête et peu prestigieux Georges III, dont les crises de folie cyclique devaient un peu plus tard singulièrement compliquer le gouvernement de la Grande-Bretagne, et qui, s’il se trouve bien des services de « cet étudiant grave, un peu ennuyeux », dont il avait fait son premier ministre, ne lui témoigna jamais qu’une gratitude toute relative et s’accommoda toujours difficilement de ce qu’il appelait « sa damnée longue figure ».

A la vérité, Pitt n’appartient pas à proprement parler à ce qu’il appelait alors… le parti du roi….il fut plutôt à sa manière, et sans doute à son insu, le chef d’un grand parti innomé dont la doctrine, alors informulée, lui eût valu de nos jours l’appellation de parti de gouvernement ou de parti national.

C’est, en tout cas, en vue du seul bien du pays et de l’Etat que ce ministre laborieux, soucieux avant tout d’équilibre budgétaire et de bonne fiscalité, prit les efficaces mesures qui lui valurent sa grande réputation financière (laquelle dure encore), s’attachant d’autre part à favoriser l’essor du commerce et le développement de l’industrie, alors en progrès vertical, cependant qu’en digne fils du premier Pitt, dont l’exemple et les leçons lui avaient appris à ne pas aimer la France, il menait à l’extérieur la vie dure au cabinet de Versailles, faisant ainsi figure de restaurateur de l’influence britannique sur le continent.

Vers 1788 cet homme de vingt neuf ans, premier ministre depuis bientôt cinq ans, « strictement vêtu d’un habit foncé qu’égayait un filet clair, les cheveux soigneusement poudrés, son long visage coloré par le vin de Porto », solidement assis dans le fauteuil d’acajou de son cabinet de Downing-Street, atteignait au zénith de la popularité….il aimait…suprême hommage ! Qu’on le comparât à son père.

Mais voici la révolution française qui, de secousse en secousse et d’ébranlement en ébranlement, devait finalement, après plus de trois lustres de rude bataille, conduire William Pitt au tombeau. A vrai dire celui-ci se trouva dès le début aussi loin que possible de l’idée que les évènements de France pussent raisonnablement conduire l’Angleterre à la guerre. Cet homme que la légende a représenté comme une sorte de maniaque de la croisade anti-révolutionnaire était tout au contraire à l’origine un véritable « pacifiste » et ce non point du fait d’un dogmatisme qui lui fut toujours tout à fait étranger, mais simplement parce qu’il redoutait par-dessus de compromettre dans une aventure militaire l’équilibre des finances publiques et la prospérité économique du royaume.

Il estimait que les troubles français, paralysant la rivale continentale de l’Angleterre, servaient automatiquement celle-ci, sans qu’elle eût à se mêler de rien. C’est ainsi qu’il garda la neutralité après la déclaration de Pillnitz, consentit en 1792 aux pourparlers mi-officieux poursuivis par lord Grenville, son cousin germain et ministre des Affaires étrangères, avec le gouvernement français représenté par Talleyrand (qu’il avait un peu connu lors de son unique voyage en France)….qu’il demeura encore neutre après le 10 août et même lorsque après Valmy, il vit les Français à Anvers….il avait la neutralité tenace.

Il fallut pour l’en faire sortir le manque d’esprit politique du gouvernement de Paris, qui, par ses provocations (menace directe contre la Hollande, etc,)……finit par amener Pitt à reconnaître que la situation était grave et que la plus sûre chance d’éviter la guerre était de se déclarer prêt à la faire….il la prépara donc, en dépit de l’obstruction forcenée de l’opposition conduite par Fox, alors « Français » à tous crins.


.....A...Suivre....






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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: Re: William Pitt......   Sam 13 Fév - 18:37

Pitt fut une personnalité de premier plan, célèbre en raison de son irréductible adversité envers la Révolution et Napoléon.
Ce dernier ne disait-il pas : "si Fox avait vécu, la paix avec l'Angleterre se serait faite." ?
Malgré le rôle primordial qui fut le sien, Pitt reste fort peu connu et le découvrir ici sous les traits d'une personne désintéressée, pacifiste et neutre bouscule plus d'une idée reçue.
Une fois de plus, merci à vous, mon cher Bernard, de nous proposer cette très intéressante biographie. salut
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Re: William Pitt......   Dim 14 Fév - 10:31

...... ......

William Pitt....

...(Suite et Fin)...

....William Pitt...Malade et Usé meurt en 1806.


Peu soucieux des constructions politiques et philosophiques de la Révolution française, n’ayant cure de la cause des Bourbons, mais convaincu que la présence des Français aux bouches de l’Escaut et sur les côtes de Hollande pouvait constituer un danger pour la suprématie britannique, il fit donc front lorsque la Convention nationale déclara le 1er février 1793, la guerre à la Grande-Bretagne et à la Hollande avant de le déclarer lui-même, quelques mois plus tard, « l’ennemi du genre humain ».

Il crut au début à une guerre courte….il méconnaissait les forces navales, les impondérables, les Marseillaises qui décident parfois du sort des guerres et des empires… « Sa tête bourrée de chiffres, négligera toujours, le facteur enthousiasme ».

Il finança la première coalition, inaugurant ainsi le rôle de commanditaire des ennemis continentaux de la France que l’Angleterre allait jouer jusqu’à Waterloo…il finança également ce qu’en France les patriotes dénonçaient alors comme le « gouvernement de l’étranger ». Il prit en Angleterre des mesures d’autorité allant jusqu’à la suppression de l’habeas corpus. Mouton devenu enragé, il était maintenant « jusqu’auboutiste » intransigeant, sans donner le moins du monde dans quelque mystique que ce fût, car il pensait surtout à la ruine de la marine française et préparait la conquête de la Martinique.

Après Fleurus et la dislocation de la première coalition, ce fut Quiberon et l’échec de la tentative de Pitt en vue d’atteindre la République par l’intérieur…décidément ce financier n’avait pas le génie de la guerre….mais écrit M. Jacques Chastenet, « lorsque le génie de la guerre lui-même apparaîtra sous les traits de Napoléon Bonaparte, il fera face aux nouvelles épreuves qui l’attendront avec la même étroitesse de vues et la même remarquable obstination ».
Cependant commençait pour l’Angleterre et pour Pitt des « temps difficiles », la misère régnait, la famine menaçait, la situation en Irlande était quasi révolutionnaire, la suspension des paiements en or, qui fut alors décidée, allait durer jusqu’en 1819 ! Pitt, las, dégoûté des coalisés qui se faisaient battre ou qui trahissaient, dégoûté de la guerre « qui coûte si cher », subit alors une crise physique et morale aggravée encore après Rivoli, par la grande révolte de la marine britannique qui mit ses nerfs à bout. Il se prêta à deux reprises à de vains pourparlers avec le Directoire.

Sa solitude était à ce moment impressionnante, il avait peu ou point d’amis, sa popularité subissait une éclipse totale (il lui arriva d’être hué dans la rue). Il devenait de plus en plus irritable, se montrant, aux Communes, hautain et arrogant, prenant les allures d’un dictateur…à la fin de 1797 (à moins de quarante ans !) il était ce qu’on appelle un homme usé.

Mais le découragement n’était pas dans le caractère de ce ministre « malheureux et harassé ». Dès 1798 il se reprenait, fomentait la deuxième coalition, en dépits de ses forces déclinantes, son activité était alors prodigieuse…Jacques Chastenet nous le montre, de son cabinet de Downing-Street ou de son bans aux Communes, « gouvernant avec un soin en quelque sorte passionné ».

Il ne songe plus du tout à la paix, lorsque le 18 Brumaire Bonaparte la lui propose, il repousse cette offre avec hauteur, faisant preuve en cela d’un « cran » caractérisé, car la guerre ruine littéralement l’Angleterre….il a fallu créer l’income tax ! .

Puis Marengo entre dans l’histoire, la seconde coalition a le sort de la première, Pitt doit s’avouer son échec. Son œuvre financière est ruinée, ses buts de guerre, malgré d’immenses succès maritimes et « impériaux », sont manqués, la République étant maîtresse du continent. Il prend raison ou prétexte de l’échec d’un projet concernant l’Irlande pour démissionner le 1er février 1801, laissant à ses successeurs le soin de signer une paix qui sera la paix d’Amiens.

Au cours de l’interrègne de plus de trois ans qui sépare le premier cabinet Pitt du second, l’ancien et futur premier ministre va se concentrer surtout à ses affaires privées, dont l’état est proprement catastrophique.

Pitt est en effet accablé de dettes, s’il s’est décidé depuis plusieurs années à accepter du roi la très honorable sinécure de « gardien des cinq ports » qui vaut trois mille livres par an, il a décliné l’offre des corporations de Londres lui votant un don de cent mille livres, offre qu’il décline encore lorsqu’elle est renouvelée après qu’il a quitté le pouvoir, il réserve le même accueil à un geste analogue de Georges III… lui offrant trente mille livres.

On rend d’ailleurs de toutes parts justice à ses éminents services nationaux, les Communes par une initiative inouïe dans les annales parlementaires de la Grande-Bretagne, votent une motion portant qu’il a hautement mérité de la gratitude de la Chambre…à un banquet qui lui est offert à l’occasion de son quarante-troisième anniversaire, Canning lit son fameux poème…Le Pilote qui a dominé la tempête.

Pitt fait aux Communes en mars 1803, une rentrée sensationnelle, la paix d’Amiens est bien malade…il redevient l’homme de la situation, il est le véritable maître de l’heure, en attendant de fournir son nouveau ministère après une crise au cours de laquelle les jeux de la politique, en dépit de la gravité de la situation, se donnent libre carrière.

Pitt eût voulu constituer un cabinet de totale union avec Fox, ce à quoi se refusa absolument le roi, celui qu’il présenta le 18 mai 1804, le jour même où Napoléon fut proclamé Empereur n’était guère qu’un cabinet de « gens de maison », aussitôt baptisé par la malignité publique « le ministère de William et de Pitt ».

Pitt se consacra immédiatement à la mise en défense des îles Britanniques, menacées par le camp de Boulogne et « l’immense projet » de Napoléon…il repoussa dans le même temps l’ultime tentative de paix de celui-ci à l’égard duquel il ressentait une invincible méfiance non moins qu’une violente antipathie. Il s’attacha une fois de plus à trouver des armées sur le continent…difficile entreprise au moment où l’Europe paraissait aux genoux de la France !

Cependant qu’il forgeait ainsi la troisième coalition, de furieuses attaques étaient dirigées contre lui aux Communes, rendant plus dure encore la vie de forçat qu’il menait. Si l’échec de l’immense projet, si la victoire de Trafalgar lui donnèrent quelque apaisement, Austerlitz lui porta le coup fatal.

Désormais « un air de découragement, presque de désespoir, ne quittera plus son visage »…après un véritable calvaire physique et moral, il mourra le 23 janvier 1806 à quarante six ans et huit mois, « vingt-cinq années jour pour jour après son entrée au Parlement, victime d’une hérédité arthritique, d’un labeur forcené, de l’abus du porto et de la bataille d’Austerlitz ».

Il fut inhumé à Westminster, avec les mêmes honneurs jadis réservés aux restes de lord Chatham…Les Communes payèrent ses dettes qui s’élevaient à quarante mille livres.


.….FIN….


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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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Percy
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MessageSujet: Re: William Pitt......   Dim 14 Fév - 19:14

Voilà qui démentira les dires de tous ceux qui doutaient encore que le pouvoir pût être usant. Wink
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