Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET
Département de la Côte d’Or
Arrondissement de Dijon
Canton de Dijon
Commune :
DIJONPRIEUR-DUVERNOIS (Claude-Antoine)
dit
« PRIEUR de la CÔTE D’OR »
(1763-1832)Officier du GénieDéputé - Président de la CONVENTIONMembre du Comité du Salut PublicMembre du Conseil des Cinq-CentsComte de l’Empire Né le 22 septembre 1763 à Auxonne (Cote-d’Or)
Fils du receveur des finances du bailliage d’Auxonne (Côte d’Or)
Décédé le 11 août 1832 à Dijon (Côte-d'Or)
Inhumé dans le cimetière Les Péjoces, à Dijon (Côte d’Or)
La sépulture existe encore de nos jours- Polygone E - 180.
Entré en 1782 à l’Ecole de Mézières, ayant eu une excellente formation pratique et intellectuelle (Gaspard
Monge fut l'un de ses prinicipaux professeurs), il en ressort officier du Génie
Affecté aux places fortes d’Auxonne, de Fort-Louis, aux citadelles de Landau et de Belfort jusqu'en 1789.
Adhère en 1790 au club des Jacobins de Bourgogne.
Elu député représentant la Côte-d’Or, à l’Assemblée législative (1791), il paru peu à la tribune.
Rencontre son compatriote Carnot avec lequel il se liera d'amitié.
Réélu député représentant la Côte-d’Or à la Convention nationale. (1792)
Au cours de ses mandats confiés par la Convention, en qualité de représentant en mission,
il destituera Rouget de l’Isle, ainsi que de nombreux officiers et généraux. Certains seront envoyés à l’échafaud.
Membre de la commission chargée de monter un dossier à charge contre le roi de France.
Refuse l’appel au peuple,
vote la mort du roi Louis XVI sans sursis et sans appel
Elu au Comité de Salut public, 14 août 1793 aux côtés de son ami Carnot.
qu'il ne cesse de regarder avant de prendre une décision. Il signera les nombreuses condamnations à mort prononcé par le Comité, et restera toujours dans l’ombre de Robespierre et de Saint-Just, ne se mêlant jamais des débats politiques à la tribune de la Convention. Il sut s’effacer.
Il vota la mort de Georges Danton.
Installé dans son bureau du pavillon de Marzan, , jusqu'en vendémiaire an III, entouré de spécialistes, il règle les questions techniques concernant la production de l'armement, le service et l’organisation des hôpitaux et surtout de la récupération du salpêtre pour la fabrication de la poudre à canon, tandis que son ami Carnot menait l’art de la guerre au côté de Lindet, chargé des subsistances.
Elu président de la Convention, 1er prairial an 2 (20 mai 1794), il se range, peu de temps après, aux Thermidoriens (1795), échappant ainsi à l'arrestation et à l'échafaud.
Réélu député au Conseil des Cinq-Cents, il y restera jusqu’en 1798.
Membre de la Commission des Poids et mesures.
Fait adopter sous le Directoire l’unification du système métrique.Participe à l'établissement du Télégraphe et à la création du Bureau des Longitudes.
Principal artisan de la création de
l'Ecole normale et de
l'Ecole polytechnique.Fut l'un des fondateurs du
Conservatoire des Arts et Métiers.
Non réélu après le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) il met fin à sa carrière d’élu.
Néanmoins, il est rappelé et réintégré dans l'armée sous le Consulat, à l’initiative de son ami Carnot.
Nommé
inspecteur général des armées, ayant rang de colonel.
N’adhère pas au pacte additionnel de l’Empereur durant les Cent-Jours.
Régicide, Prieur, s’exilera en 1816.
Titres : Comte de l’Empire par décret impérial du 27 novembre 1808.