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 LASALLE Antoine - Hussard de la Gloire - Général d'Empire

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FRIEDLAND
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MessageSujet: LASALLE Antoine - Hussard de la Gloire - Général d'Empire   Jeu 4 Jan - 19:56

Général LASALLE - Héros d'Empire





ANTOINE LASALLE, HONNEUR, BRAVOURE et NOBLESSE

Symbole complet du Cavalier d'Empire, poussant à l'extrème et plus naturellement du monde d'extraordinaire qualités de courage et d'audace, LASALLE offre l'image du Héros Antique qui regarde la mort non comme une fin mais comme un accomplissement.

Fils d'une famille de petite noblesse originaire du Quercy, Antoine-Charles-Louis COLLINET de LASALLE, comme un bon nombre de jeunes officiers de son milieu séduits par les idées nouvelles, préfère abandonner sa particule quand la Révolution le trouve sous-lieutenant au 24ème régiment de cavalerie.

Il est né le 10 mai 1775 à Metz, où son père était commissaire ordonnateur, c'est-à-dire fonctionnaire royal chargé de l'administration et de l'entretien des armées. Par sa mère, née DUPUY de la GARDE, il est l'arrière petit-neveu du Maréchal de FABERT.

Selon certaines rumeurs, il serait aussi le fils du Marquis de CONFIONS, lui aussi Maréchal de FRANCE, auquel sa mère, autant réputée pour sa beauté que pour la générosité de son tempérament, était présumée d'accorder ses faveurs.

Antoine ne reste qu'un an au 24ème de cavalerie dont il démissionne en 1792 pour s'engager comme simple volontaire dans la Garde Nationale Parisienne , section des Piques, puis, c'est l'armée du Nord et le 23ème régiment de Chasseurs à Cheval où son expérience de la cavalerie lui vaut aussitôt les galons de Maréchal-des-Logis.

Cavalier de belle prestance et présentant les plus parfaites manières, instruit, intelligent, actif, le jeune sous-officier est remarqué par le Général KELLERMANN, le Vainqueur de VALMY, qui le fait nommer Lieutenant et l'attache à son état-major en qualité d'aide de camp.
Haut dignitaire du Grand Orient de FRANCE, le Général initiera LASALLE à la Franc-maçonnerie à laquelle il se montrera toujours fidèle.

En mars 1795, KELLERMANN est nommé Commandant en Chef de l'Armée des Alpes, laissant la seconde au Général BONAPARTE. C'est avec ce dernier que LASALLE poursuit la Campagne. Nommé Capitaine, il est alors au côtés d'un autre KELLERMANN, François, fils du précédent, Colonel de cavalerie légère et bientôt Général.

Avec un tel Chef, qui va lui aussi devenir l'une des plus grandes figures de la Cavalerie de l'Empire , LASALLE est à bonne école. Le 1er Août 1796, il charge à BRESCIA, mais il est fait prisonnier par les Autrichiens et conduit devant le vieux Felf-Maréchal WÜRMSER. celui-ci, qui a du mal à se persuader qu'il est tenu en echec par un tout jeune Général, lui demande l'âge de BONAPARTE : "L'âge qu'avait SCIPION lorsqu'il vainquit HANNIBAL", répond LASALLE. Charmé par l'esprit du jeune officier et flatté d'avoir été comparé au prestigieux Carthaginois, WÜRMSER fait remettre le prisonnier en liberté.

Homme d'esprit, plaisant compagnon sachant tourner la rime et composer des couplets, cavalier magnifique portant à merveille le somptueux uniforme des Hussards, brave et insolent, mais usant d'une distinction naturelle, LASALLE acquiert une réputation flatteuse chez les officiers comme parmi la troupe.

Il collectionne les succès féminins et entretient une relation passionnée avec la belle marquise de SALI, qui habite VICENCE. Mais la ville est retombée entre les mains de l'ennemi. Qu'à cela ne tienne, le bouillant capitaine est prêt à tout pour revoir, ne serait-ce que quelques heures, celle qu'il aime.

A la tête d'un peloton du 1er Hussards, il franchit les lignes Autrichiennes à la tombée de la nuit, parvient jusque dans VICENCE, cache son escorte et court chez la Marquise, Peu après, ayant récupéré sa troupe, il rejoint le camp français, non sans bousculer au passage quelques Autrichiens auxquels il prend des prisonniers et neuf chevaux, et rapporte une moisson de précieux renseignements sur le dispositif ennemi.

Une telle audace sidère BONAPARTE qui ferme les yeux sur l'incartade et le nomme sur-le-champ chef d'escadron. Quelques jours plus tard, LASALLE est l'un des principaux artisans de la Victoire de RIVOLI, ayant pratiquement à lui seul obtenu la reddition d'un bataillon de six cents Autrichiens. Au soir de la bataille, BONAPARTE, qui le voit épuisé, lui désigne un entassement de Drapeaux pris à l'ennemi : « Couche-toi dessus, lui dit-il, tu l'as bien mérité.

Puis c'est l'EGYPTE, et, de nouveau, des exploits. Nommé colonel du 22ème Chasseurs à Cheval, LASALLE charge à REDEMIEH, sauvant du massacre l'avant-garde de DAVOUT submergée par les Mamelouks. Il les disperse de nouveau à SALAYEH, au cours d'une action mémorable qui oblige le Cheikh IBRAHIM BEY à s'enfuir en SYRIE.

De retour en FRANCE en 1800. LASALLE reçoit le commandement du 10e Hussards. Ses exploits fameux lui valent une grande notoriété dans l'armée. Il n'a que vingt-cinq ans, mais ne nourrit aucune illusion sur l'avenir qui l'attend. « Tout Hussard qui n'est pas mort à trente ans est un jean-foutre », déclare-t-il avec cette désinvolture superbe et provocatrice qui fait de lui le chef de file des « sacripants ». C'est ainsi qu'on appelle les jeunes officiers de cavalerie légère, Hussards ou Chasseurs à Cheval, dont l'insolence tapageuse et la dissipation font grincer les dents à la société bourgeoise.

Magnifiquement équipés, follement élégants, ils engloutissent des fortunes au jeu et pour la splendeur de leurs uniformes, multiplient les dettes et les duels, séduisent les femmes et ridiculisent les maris.

Dans plus d'une ville de garnison, c'est un soupir de soulagement quand le régiment part en campagne. Des pleurs aussi quand il revient et qu'il faut compter les vides...

Pourtant, il se produit un événement qui va quelque peu modifier le comportement turbulent du colonel Lasalle. Le 5 décembre 1803, il se marie avec Joséphine Jeanne d'AIGUILLON, jeune femme d'excellente famille et épouse divorcée de Léopold BERTHIER, frère du futur Maréchal. Peu après, la naissance d'un premier, puis d'un deuxième enfant, va contribuer à assagir l'Officier qui écrit à sa femme : « Mon Coeur est à toi, mon sang à l'EMPEREUR et ma VIE à l'HONNEUR. »

Car, s'il renonce aux tripots et aux aventures faciles. LASALLE ne renonce pas à la Gloire, en 1805, il est nommé Généra! de Brigade et reçoit le commandement des 5ème et 7ème régiments de Hussards qui vont bientôt devenir célèbres sous le nom de
Brigade Infernale ».

Le 26 octobre 1806, à ZEHDENICK, LASALLE attaque avec moins d'un millier de cavaliers et taille en pièces plusieurs régiments de la cavalerie Prussienne en retraite, dont les redoutables Dragons de la Reine.

Trois jours plus tard, avec les même effectifs et seulement deux canons, il obtient la capitulation de la place forte de STETTIN qui livre une garnison de six mille hommes avec 280 canons !

Ces exploits valent à LASALLE de recevoir sa troisième étoile de Divisionnaire, le 30 décembre 1806. Désormais, il commande une Division de cavalerie légère au sein du Corps de réserve de cavalerie de MURAT aux côtés duquel il s'illustre lors d'une charge mémorable à la bataille d'HEILSBERG, le 10 juin 1807.

L'année suivante, LASALLE et sa Division passent en Espagne, sous le commandement du Maréchal BESSIERES. LASALLE remporte ses premiers succès les 10 et 12 juin 1808, à TORQUEMADA et à CABEZON en balayant l'armée du Général Espagnol LA CUESTA, et permettant ainsi aux Français de s'emparer de VALLADOLID. Un mois plus lard, à MEDINA DEL RIO SECO, il met en fuite la cavalerie Espagnole et ouvre la route de MADRID au Roi JOSEPH, le frère de l'EMPEREUR qui vient prendre possession de son trône.

Le 28 mars de l'année suivante, c'est la bataille de MEDELLIN où les charges furieuses de la Division LASALLE rétablissent une situation un moment compromise et mettent en fuite la Cavalerie ennemie. Les Cavaliers de LASALLE sont devenus la Terreur des meilleures troupes Espagnoles qui ont appris à reconnaître le Général qu'ils ont surnommé "EL PICARO*" (le Terrible*). Une réputation qui n'empêche pas LASALLE de donner libre cours à son naturel de joyeux vivant.

A SALAMANQUE. il fonde la Société des Altérés, association de francs buveurs où, selon le Général THIEBAULT, « il n'était jamais permis de dire que l'on n'avait pas soif. » Peut-être, d'ailleurs, est-ce à cette occasion que LASALLE compose l'air et les paroles de la fameuse Fanchon, laquelle « aime à rire, aime à boire, aime à chanter comme nous »... Mais l'EMPEREUR qui prépare une nouvelle campagne contre l'Autriche rappelle des troupes d'Espagne. La Division LASALLE traverse l'Europe.

Les 5 et 6 juillet 1809, a lieu la bataille de WAGRAM. Le 6, vers 18 heures 30, alors que WAGRAM est pris et que les Autrichiens fléchissent partout, la Division LASALLE charge en direction du village de LEOPOLDAU ou résiste encore un bataillon de grenadiers Hongrois du Corps de KLENAU. Ceux-ci sont retranchés derrière un fossé large de deux mètres que les Cavaliers de LASALLE hésitent à franchir. Un feu de salve bien dirigé arrête la première charge des français.

LASALLE qui ne veut pas reculer, regroupe ses hommes et pousse son cheval. En face, un fantassin ennemi l'ajuste posément entre les deux yeux, et tire. Le Général LASALLE s'écroule, foudroyé. Il avait trente-quatre ans, quatre ans de plus que le terme fatidique qu'il avait lui-même fixé à tout Hussard digne de ce Nom.

La mort du Général LASALLE fut ressentie dans toute l'armée comme une perte considérable. En plus d'un Combattant Magnifique et d'un Homme de Haute Valeur Morale, c'est tout un Symbole de Bravoure et d'Elégante Audace digne de l'Ancienne Chevalerie qui disparaissait.

La mort de LASALLE en entraîna une autre, plus inattendue. Celle de la belle Marquise de SALI, pour l'amour de laquelle il avait douze ans plus tôt bravé la garnison Autrichienne de VICENCE. Restée très attachée à son Souvenir, la Marquise, en apprenant sa mort, ne put surmonter son chagrin et s'empoisonna.



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MessageSujet: portrait du général Lasalle   Mar 17 Nov - 15:42

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