Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

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 DAVOUT Louis Nicolas - Maréchal d'Empire

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FRIEDLAND
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MessageSujet: DAVOUT Louis Nicolas - Maréchal d'Empire   Dim 4 Fév - 16:51

Maréchal DAVOUT





Louis Nicolas DAVOUT - Maréchal en 1804 - Duc d’AUERSTADT, Prince d’ECKMUHL - né à ANNOUX (YONNE) le 10 mai 1770 –décédé à PARIS le 1er juin 1823.

DAVOUT, après des études de Cadet-Gentilhomme à l’Ecole Militaire de PARIS en 1785, devient Sous-Lieutenant en 1788. Ce fils de Militaire, d’ancienne Famille Noble et désargentée, se rallie aux idées Révolutionnaires.

Ardent adepte de la Révolution, il est mis deux fois aux arrêts à cause de son comportement, donne sa démission en 1791. En 1792, il se fait élire Lieutenant-Colonel et commande un Bataillon des Volontaires de l’YONNE dans l’Armée de BELGIQUE. Envoyé dans le nord, il participe à la bataille de NEERWINDEN le 18 mars 1793.

Quand DUMOURIEZ abandonne l’Armée FRANCAISE pour passer à l’ennemi, DAVOUT se rend à son Quartier Général pour l’arrêter, mais DUMOURIEZ parvient à s’échapper.

DAVOUT est envoyé à l’Armée de l’OUEST et nommé Général de Brigade en juin 1793. Il refuse sa nomination comme Général de Division en juillet 1793, pour se conformer au « Décret excluant de l’Armée les ci-devant Nobles » ... qu’il soit prisonnier de l’ennemi, en inactivité ou en service, DAVOUT reste constant dans ses « Objectifs de Carrière », allant jusqu’à étudier des Traités Militaires.

Il ne reprend du service qu'après l’élimination de ROBESSPIERRE, à l’automne 1794, et se bat sur le RHIN en tant que Général de Brigade. Il s’empare de MANNHEIM en 1795, mais il est fait prisonnier à la Capitulation de cette Ville le 18 septembre 1795. Echangé peu après, il revient sur le RHIN, attaque KEHL, il est à HASLACH le 14 juillet 1796, s’empare de la correspondance de PICHEGRU dans le fourgon de KLINGLIN le 21 avril 1797, ce qui permet de découvrir les tractations de celui-ci avec les Emigrés.

Il suit une progression exemplaire dans différents Corps d’Armée, se liant d’Amitié avec DESAIX.

DESAIX le présente à BONAPARTE en 1798. DAVOUT fait partie de l’Expédition d’EGYPTE, chargé d’une Brigade de Cavalerie de la Division DESAIX, il participe à la plupart des Batailles, aux PYRAMIDES, à LOUQSOR, à ABOUKIR.

En 1800, « unique Général à avoir refusé de signer la Capitulation après le départ de Bonaparte » , il repart avec DESAIX pour la FRANCE le 3 mars 1800. Il est nommé Général de Division le 3 juillet 1800. Retenu un mois par les ANGLAIS à LIVOURNE, il arrive à TOULON le 6 mai. Il prend alors le Commandement de la Cavalerie de l’Armée d’ITALIE, sous la direction du Général BRUNE.

En 1801, son mariage avec la sœur de LECLERC « fait de lui un Beau-frère de PAULINE, Sœur de NAPOLEON ». A l’avènement de l’EMPIRE, en 1804, il est nommé Maréchal le 19 mai.

Envoyé à BOULOGNE, il forme le III ème Corps, la future Aile Gauche de la Grande Armée.

Lors de la Campagne d’AUTRICHE en 1805, « il suit avec précision les Ordres de l’EMPEREUR et fait marcher ses Troupes pendant 144 kilomètres en 36 heures pour participer à la Bataille d’AUSTERLITZ », le 2 décembre 1805, DAVOUT joue un rôle décisif pendant cette Bataille, où il commande l’Aile Droite.

Les Récompenses suivent : il devient un des quatre Colonels Généraux de la Garde IMPERIALE, Grand Officier, Grand Aigle de la Légion d’Honneur etc. ...

Toujours à la tête du III ème Corps, c’est encore lui qui décide de la Campagne de PRUSSE de 1806 en soutenant le choc du gros de l’Armée ennemie, … il bat l’Armée PRUSIENNE de BRUNSWICK à AUERSTADT, le 14 octobre 1806, « malgré une infériorité numérique de un contre trois pendant que NAPOLEON combat à IENA ». Cette Victoire décisive, d’abord sous-estimée par l’EMPEREUR, lui vaut l’Honneur d’entrer le Premier dans BERLIN le 27 octobre 1806 et d’obtenir le Titre de Duc d’AUERSTADT en 1808.

A EYLAU, avec ses 14000 Hommes, DAVOUT force à la retraite les Armées RUSSES sur le flanc droite.

Alors Gouverneur Général du Grand Duché de VARSOVIE, il reprend « son service de Soldat », peut-être irrité par les soupçons de l’EMPEREUR sur ses aspirations à la Couronne POLONAISE.

A ECKMUHL en avril 1809, le Corps de DAVOUT s’illustre encore, se retrouvant seul face à l’essentiel de l’Armée AUTRICHIENNE. Il prend l’initiative de l’attaque et parvient à la faire reculer. A WAGRAM le 6 juillet, il dirige une attaque décisive en refoulant l’ennemi avec l’Aile Droite de l’Armée. L’EMPEREUR NAPOLEON le fait Prince d’ECKMUHL le 15 août 1809.

Le 1er janvier 1810, il est Commandant en Chef de l’Armée d’ALLEMAGNE, fonctions qui l’amènent « à dénoncer les activités frauduleuses de BOURIENNE en poste à HAMBOURG ».

DAVOUT est ensuite nommé Gouverneur des "Villes HANSEATIQUES" et à ce titre, chargé de veiller à la bonne application du « Blocus Continental au nord de l’Europe ». Surtout, il doit réorganiser la Grande Armée, avant la Campagne de RUSSIE. DAVOUT est persuadé « de la folie de cette entreprise en RUSSIE », mais pour ce Soldat : « un Ordre est un Ordre ».

Au début de l’année 1812, il quitte HAMBOURG à la tête du Ier Corps de la Grande Armée. Tout au long de la Campagne de RUSSIE, son Corps se distingue par la « Tenue et la Discipline des Hommes ». Dans les premières semaines de la campagne, il est envoyé vers le sud pour encercler l’Armée RUSSE de BAGRATION. Malgré ses manœuvres, le mouvement échoue du fait de la lenteur de Jérôme BONAPARTE, en charge de l’aile droite de la Grande Armée.

Préférant les solutions de MURAT à celles proposées par DAVOUT, l’EMPEREUR livre une bataille sanglante et non décisive à la MOSKOVA. Lors de cette Bataille, le cheval de DAVOUT est tué sous lui. Il perd un instant connaissance, mais reprend rapidement son Commandement.

Considéré comme « un Homme de Fer » (d'une extrême sévérité, terreur des Officiers et des Soldats et quand il le faut, "grand amateur de pendaisons et d'exécutions", mais le Maréchal DAVOUT est un des rares Officiers intègres de l'Epoque Napoléonienne.

Il pleure la mort de son "fidèle Général de Division GUDIN", tué devant SMOLENKS. Lors de la retraite, son Corps placé en Arrière-Garde « parvient courageusement à contenir les assauts ennemis ».

Après cette Campagne, DAVOUT est envoyé en ALLEMAGNE, pour « mater les soulèvements de la Population ». Cette fois-ci, il n’applique pas « les ordres à la lettre », se contentant de réquisitionner l’argent et la main d’œuvres nécessaire à la défense des places fortes.

En mai 1813, il occupe HAMBOURG. Pendant un an, il défend la ville assiégée, « qu’il ne rend que sur ordre exprès de LOUIS XVIII », le 27 mai 1814. Il envoie au nouveau Roi une lettre pour expliquer sa conduite, sans recevoir de réponse. (1)

Aussi, quand NAPOLEON revient de l’Ile d’ELBE, DAVOUT est le seul Maréchal qui n’ait pas prêté serment au Roi. Il est aussi l’un des rares à ne pas avoir connu la défaite sur un champ de bataille. Il se laisse convaincre d’accepter le Ministère de la Guerre (du 20 mars au 8 juillet 1815). En quelques mois, il parvient à reformer une Armée.

Quand il apprend la défaite de WATERLOO, le Maréchal DAVOUT comprend que tout est perdu. Le Gouvernement le délègue pour demander à l’EMPEREUR de quitter la Capitale. (2)

Le 3 juillet 1815, il signe l’Armistice avec les Alliés et quitte PARIS en faisant évacuer tous les objets de valeur du Musée d’Artillerie. Il revient toutefois pour défendre le Maréchal Ney, mis en accusation.

Privé de ses traitements, DAVOUT connaît une période difficile avant de recouvrer finalement « ses Titres en 1817 et d’être admis à la Chambre des PAIRS en 1819 ». Il meurt quatre ans plus tard.

Le Nom de DAVOUT figure sur l’Arc de Triomphe de l’Etoile.





(1) : Pendant la Première Restauration, DAVOUT fut le Chef d'une conspiration impérialiste qu'il abandonna. Il donna pour raison de sa défection, déclare le Comte LAVALETTE, dans ses Mémoires : « la légèreté des chefs et la certitude que la Cour avait des soupçons. C'était s'y prendre un peu tard ; son nom avait encouragé tous les autres ; les moyens d'exécution lui avaient été soumis et il les avait approuvés ; il reculait donc par peur, car on ne pouvait supposer un repentir dans le cœur d'un tel Homme ».


(2) : Lorsqu' après la Bataille de WATERLOO, l’EMPEREUR NAPOLEON résidait à la MALMAISON, le Maréchal DAVOUT « trahissant l'attachement, la reconnaissance, violant ses serments ... osa faire signifier à son Bienfaiteur et ancien maître que s'il ne partait pas de suite, lui, DAVOUT, irait le tuer de sa propre main … » (Général THIEBAULT).

D'après VAULABELLE, FLAHAUT Aide de Camp de l'EMPEREUR, aurait répliqué à DAVOUT, qui menaçait d'arrestation NAPOLEON déchu : « Je n'aurais jamais pu croire, Monsieur le Maréchal, qu'un homme qui était, il y a huit jours, aux pieds de NAPOLEON, pût tenir aujourd'hui un pareil langage. Je me respecte trop, je respecte trop la personne et l'infortune de l'EMPEREUR pour lui rapporter vos paroles ; allez-y vous-même, Monsieur le Maréchal ; cela vous convient mieux qu'à moi. » Le Maréchal DAVOUT ayant menacé l'Officier de le faire punir pour désobéissance, FLAHAUT lui jeta sa démission en lui disant : « Je ne pourrais plus servir sous vos ordres sans déshonorer mes épaulettes ».

FLAHAUT ignorait la raison pour laquelle le Maréchal DAVOUT était si pressé de voir s'éloigner l’EMPEREUR NAPOLEON : c'est que, Général en Chef de l'Armée FRANCAISE depuis la seconde abdication, il négociait à la fois le retour des BOURBONS et la Reddition de la Capitale à l'ennemi.
La duplicité de DAVOUT fut inouïe : pour détourner les soupçons des Officiers, il n'hésita pas à signer une adresse aux Représentants du Peuple repoussant toute idée de Restauration, dans le même temps qu'il s'engageait avec le Baron de VITROLLES, Agent du Roi LOUIS XVIII à PARIS.

Les deux armées, PRUSIENNES et ANGLAISES, qui marchaient sur la Capitale avaient commis l'énorme faute de se séparer et de s'établir de chaque côté de la SEINE dans une position extrêmement défavorable. L'Armée Ennemie ne comptait pas plus de 80000 Hommes, harassés par des marches forcées et manquant de munitions, alors que l'Armée FRANCAISE comportait 110000 Hommes, d'un Moral très ardent, avec 25000 Chevaux et 1 150 canons dont 550 pièces attelées.

La Victoire était certaine, mais DAVOUT était décidé à capituler. Comme il sollicitait une suspension d'armes, le Général BLUCHER lui répliqua une lettre d'une grossièreté inouïe où il disait : «... Prenez garde à ce que vous faites et ne plongez pas encore une ville dans le malheur, car vous savez ce que le soldat irrité se permettrait si votre ville était prise d'assaut. Voulez-vous vous charger des malédictions de PARIS comme de celles de HAMBOURG … ? ».

DAVOUT, épouvanté, signa la Capitulation qui livra la FRANCE non pas aux BOURBONS, … mais aux ANGLAIS et aux PRUSSIENS : « II était facile d'écraser les PRUSSIENS, remarque Hippolyte MAGEN (dans son Histoire Populaire des Cent Jours) : DAVOUT ne le voulut pas , il nous trahissait avec SOULT, ... il préparait sourdement la reddition de PARIS ».

« L'Armée FRANCAISE apprit avec une indignation profonde que le Maréchal DAVOUTavait paralysé les manœuvres d'EXELMANS qui venait de détruire la Cavalerie PRUSIENNE près des Bois de VERRIERES, … et qu'on n'avait pas secondé les mouvements de VANDAMME dont le succès assuré eût coupé toute retraite aux Soldats de BLUCHER, qu'on eût battus sans peine en réunissant contre lui 50 000 Hommes seulement. Au lieu de cela, DAVOUT rappela les 2e et 3e Corps en marche au-delà de SAINT-CLOUD ».

Ce même Maréchal DAVOUT qui, le 30 juin, écrivait aux représentants du peuple : « Nous jurons, entre vos mains et à la face du monde, de défendre jusqu'au dernier soupir la cause de notre indépendance et de l'Honneur National : les BOURBONS n'offrent aucune garantie à la NATION », signait le 3 juillet avec WELLINGTON et BLUCHER une convention qui livrait PARIS sans coup férir, quand la défaite des Alliés était inévitable et facile.

« BLUCHER ni moi, disait quelques jours plus tard WELLINGTON au Roi LOUIS XVIII, "nous" n'étions capables de vous rendre votre Couronne. Nous avions à faire à une Armée de 110 000 enragés qui nous auraient écrasés ; nous ne pouvions éviter une bataille et si on nous l'eût offerte, nous étions obligés de battre en retraite ».

En fait, si les alliés s'étaient avancés aussi imprudemment jusque sous les murs de la Capitale, c'est qu'ils avaient l'assurance donnée par FOUCHE que l'Armée FRANCAISE n'opposerait aucune résistance, FOUCHE qui voulait jouer en 1815, le rôle de TALLEYRAND en 1814, n'avait cessé d'écrire aux Généraux Alliés : « Arrivez, ne fût-ce qu'avec des têtes de colonnes et comptez que vous ne serez attaqués par personne. »

Et FOUCHE, par l'intermédiaire du Baron de VITROLLES et du Maréchal OUDINOT, s'était assuré la complicité du Maréchal DAVOUT dans cette capitulation qui livrait non seulement PARIS, mais la FRANCE toute entière, à l'Occupation la plus onéreuse et la plus dure que le Pays ait jamais connue.

L'Armée fut dirigée sur la LOIRE pour être licenciée ; les Soldats, en traversant PARIS, déchargeaient leurs fusils en l'air, en criant : « A BAS LES TRAITRES ! » et « couvraient le nom de DAVOUT d'imprécations » (VAULABELLE).

Le PRUSSIEN BLUCHER reçut trois millions de la Ville de PARIS auquel « il daignait épargner les horreurs du sac ».

DAVOUT n'était pas vénal et sa trahison fut gratuite : sitôt LOUIS XVIII replacé sur le Trône, le Maréchal DAVOUT, en effet, en dépit des gages qu'il avait donnés, fut exilé à LOUVIERS et privé de tout traitement, puis « mis sous la surveillance de la Haute Police » … Certaines trahisons ne payent pas.



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Dernière édition par FRIEDLAND le Ven 2 Mai - 21:45, édité 1 fois
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Jean-Yves
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MessageSujet: Re: DAVOUT Louis Nicolas - Maréchal d'Empire   Mer 16 Mai - 14:44

Davout à Louviers (source : Histoire des rues de Louviers par l'Abbé Delamare, 1932)

En 1816, notre hôtel de la sous-préfecture appartenait à M. Daireaux, proviseur du Lycée Charlemagne, à Paris, et ancien député de l'Eure. Ce fut la résidence qu'habita le maréchal Davout pendant son année d'exil à Louviers.

Le maréchal Davout, le héros "Auerstaêdt et de Thann, l'opiniâtre défenseur de Hambourg, fut sans contredit, le plus remarquable des lieutenants de l'EMPEREUR NAPOLEON qui le nomma ministre de la Guerre à son retour de l'île d'Elbe. la Seconde Restauration, ne lui pardonna ni le rôle qu'il avait joué pendant les cent-jours ni sa fidélité au souverain déchu. Sa noble attitude dans le procès du marécal Ney le rendit suspect et le gouvernement l'éloigna de Paris par mesure politique.

Suivant une ordonnance royale du 27 décembre 1815, le maréchal fut donc exilé et on lui assigna, comme résidence, l'arrondissement de Louviers. Peut-être lui avait-on laissé le choix de cette résidence. La maréchale Davout avait en effet des parents dans notre petite cité ; elle était alliée à Mlle Bératte et Mlle Tollay qui avaient épousé les deux frères : Charles langlois, filateur, 11 et 13, rue du fauboug de rouen, et Nicolas Langlois, négociant, 32 et 34, rue du quai. le maréchal Davout vécut à Louviers du 31 janvier au 1er juin 1816. Il fut réintégré dans ses dignités au mois d'août 1817 et reçut de nouveau le bâton de maréchal.

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MessageSujet: Annoux (YONNE) Louis-Nicolas DAVOUT - MARECHAL DE FRANCE -   Ven 16 Nov - 0:09

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET
Sources : M. Jean-Pierre BIBET – Archives nationales.
Dossier de la Légion d’honneur cote L0675037
Dictionnaire Révérend.
Blason dressé par Jean-Pierre BIBET

Département de l’Yonne
Arrondissement d’Avallon
Canton de L’Isle-sur-Serein
Commune : ANNOUX

D'AVOUT (Louis-Nicolas) alias DAVOUT
(1770-1823)


DUC D’AUERSTAEDT
PRINCE D’ECKMÜHL
Volontaire de 1791
Chef de bataillon
3e Bataillon de l’Yonne

MARECHAL DE FRANCE
Grand’Croix de la Légion d’honneur



Règlement d’armoiries :


« D’or à deux lions léopardés et adossés de gueules, tenant une lance polonaise, l’un au premier canton, l’autre au dernier, au chef des ducs de l’Empire ; de gueules semé d’étoiles d’argent. »

Né le 10 mai 1770, à Annoux (Yonne)
Fils du légitime mariage de Jean-François D'AVOUT, lieutenant au régiment Royal Champagne Cavalerie, et de Françoise Adélaïde Minard de Villars.
Marié à Adélaïde de Seguenot (nommée par décret du 13 ventôse an XIII (4 mars 1805), dame pour accompagner dans la Maison de Madame Mère, mais elle n’apparaît pas dans la liste de l’Almanach impérial)
Divorcé en janvier 1794.
Marié à Paris, en secondes noces à Louise Aimée Julie Leclerc, 9 novembre 1801.
Décédé à Paris, le 1er juin 1823.

Etat des services :

SEUL MARECHAL DE FRANCE INVAINCU et l'un des meilleurs lieutenants de L'Empereur.

Etudes à l’école militaire d’Auxerre.
Cadet gentilhomme avec rang de sous-lieutenant à l’Ecole Militaire de Paris, 27 septembre 1785.
Sous-lieutenant au régiment Royal Champagne Cavalerie, du 2 février 1788 au 15 septembre 1791.
Démissionne du régiment Royal Champagne Cavalerie, 15 septembre 1791.
Chef de bataillon au 3e bataillon de l’Yonne, 22 septembre 1791.
Elu lieutenant-colonel au 3e bataillon de l’Yonne, 22 septembre 1791.
Chef de brigade en mars 1793.
Chef d’une demi-brigade composée du 3e bataillon de l’Yonne, du 3e bataillon de l’Aube et du 2e bataillon du 104e régiment d’infanterie, 1er mai 1793.
Chef de bataillon, 13 juin 1793.
Adjudant-général, 8 juillet 1793.
Général de brigade, 25 juillet 1793.
Général de division et refuse le grade, 30 juillet 1793.
Démissionne et se retire chez lui, à Ravières, 29 août 1793, en raison du décret excluant les ci-devant nobles de l’Armée.
Supprime sa particule et demande à rentrer au service, 11 septembre 1794.
Général de brigade de cavalerie, remis en activité, 24 septembre 1794.
Commande la brigade Ambert à la 6e division en remplacement de celui-ci, en septembre 1795.
Commande une brigade de la division Duhesme au passage du Rhin, à Diersheim, 20 avril 1797.
Commande le 14e régiment de dragons, brigade de réserve, division Dumas, 23 juin 1798.
Commande le 18e régiment de dragons, 29 juin 1798.
Commande la cavalerie de la division Desaix à la place de Mineur, 11 juillet 1798.
Employé au Quartier Général de l’armée d’Orient (1799)
Général de division, 5 juillet 1800.
Commandant la cavalerie de l’armée d’Italie, en juillet 1800.
Inspecteur général de cavalerie, 24 juillet 1801.
Commandant des grenadiers à pied de la Garde des Consuls, 6 frimaire an X (27 novembre 1801)
Commandant en chef le camp de Bruges, 29 août 1803.
Maréchal de l’empire par décret du 29 floréal an XII (19 mai 1804)
Colonel-général des chasseurs à pied de la Garde impériale.
Commandant en chef du 3e corps d’armée de la Grande Armée, par décret impérial du 23 septembre 1805.
Gouverneur général du grand-duché de Varsovie, par décret impérial du 15 juillet 1807.
Commandant en chef de l’armée du Rhin, par décret impérial du 12 octobre 1808.
Commandant en chef du 3e corps de l’armée d’Allemagne, par décret impérial du 8 avril 1809.
Commande les 2e, 3e et 4e corps de l’armée d’Allemagne, la réserve de cavalerie et les troupes alliées le 7 novembre 1809. Commande toute l’armée d’Allemagne, 1er janvier 1810 en qualité de gouverneur général des départements hanséatiques, son quartier général étant établi à Hambourg.
Commandant en chef du corps d’observation de l’Elbe, par décret impérial du 19 avril 1811.
Commandant en chef du 1er corps de la Grande Armée, par décret impérial du 1er avril 1812.
Commande l’arrière-garde de la Grande Armée du 26 octobre au 3 novembre 1812.
Commandant du 2e corps de la Grande Armée en Allemagne, par décret impérial du 12 mars 1813.
Commandant de la 32e division militaire avec sous ses ordres le 1er corps de Vandamme,
Commandant du 13e corps de la Grande Armée, par décret impérial du 1er juillet 1813.
Mis en non-activité à son retour en France en 1814.
Ministre de la guerre aux Cent Jours, en mars 1815.
Gouverneur de Paris et commandant supérieur de la garde nationale et des fédérés, en avril 1815.
Démissionne le 6 juillet 1815.

Nommé général en chef de l’armée de la Loire, le 6 juillet 1815.
Démissionne de nouveau le 27 juillet 1815,à l’annonce d’une épuration.
Rappelé en activité par Louis XVIII, le 27 août 1817.


Campagnes militaires :
En garnison à Hesdin au 19e régiment de cavalerie en 1791.
A l’armée du Nord, sous les ordres de O’Moran en 1791, fait preuve de « talents et d’une froide intrépidité »
A l’armée de Belgique, combat sur la Roër, à Neerwinden, 18 mars 1793.
A l’armée de Vendée et à l’armée des Côtes de La Rochelle en 1793.
A l’armée de la Moselle, 25 septembre 1794.
Fait partie de la division Lebrun au siège de Luxembourg, 16 octobre 1794.
A l’armée du Nord, en 1795.
A l’armée du Rhin et de la Moselle, sous Desaix, 7 juin 1795, s’empare de Mannheim.
A l’armée d’Angleterre, 18 janvier 1798.
A l’armée d’Orient, 14 avril 1798.
Embarqué sur mer avec Desaix, 3 mars 1800.
Prisonnier de guerre par la flotte anglaise en avril 1800 et retenu un mois à Livourne par l’amiral Keith.
A l’armée d’Italie, au début de juillet 1800.
Rentre en France, 1er juillet 1801.
A l’armée des Côtes de l’Océan, en juin 1805.
En Autriche, en 1805.
Sert en Prusse (1806)
Employé en Pologne (1807)
Combat en Autriche (1809)
En Russie (1812)
Occupe Minsk, 8 juillet 1812, Borisow, 9 juillet 1812.
Bat Bagration à Mohilew, 23 juillet 1812. Attaque Smolensk, 17 août 1812, bataille organisée par Napoléon contre son avis, et qui n’est qu’une demi-victoire. Quitte Moscou, 9 octobre 1812.
S’oppose au projet de Murat sur l’itinéraire de retour, itinéraire que préfère l’Empereur, le même qu’à l’aller, à travers une région très dévastée et c’est une des causes de la catastrophe.
Il sert à Malojaroslawetz, 24 octobre 1812. Combat à Kolotskoï, 31 octobre 1812, à Wiasna, 3 novembre 1812.
Napoléon lui retire le commandement de l’arrière-garde, 3 novembre 1812, jugeant l’avance trop lente, faisant courir à l’armée le risque d’être coupée en deux.
Rejoint le reste de la Grande Armée et donne au combat de Krasnoë, 17 novembre 1812.
Combat en Saxe (1813). Défend Dresde, du 9 au 19 mars 1813. Pour sauver l’Armée, il fit sauter le vieux pont provoquant le désespoir et la colère du roi de Saxe et des habitants de la ville.
De nouveau à Hambourg, il s’y établit en décembre 1813. Soutien victorieusement le long siège de la ville. Défend Hambourg comme un lion, qu’il n’évacue seulement que le 27 mai 1814 sur l’ordre formel du nouveau souverain Louis XVIII, après une occupation de l’Allemagne qui aura durée presque 5 ans.
Chargé par l'Empereur de la défense de Paris, en 1815.

Actions :
Adopte les principes de la Révolution.
Mis aux arrêts pour un toast très engagé, et, à la suite d’une mutinerie, il est emprisonné à la citadelle d’Arras.
Cherche à arrêter Dumouriez et fait tirer sur lui, 4 avril 1793.
Est fait prisonnier à la capitulation de Mannheim, 18 septembre 1795. Libéré sur parole et échangé. Sert à nouveau sous Ambert, attaque Kehl, combat à Haslach, 14 juillet 1796. Défend Kehl, en novembre 1796. S’empare à Offenbourg, du faubourg de Klinlgin qui contient la correspondance de Pichegru, 21 avril 1797. Est présenté par Desaix à Bonaparte, l22 mars 1798. Attaché au Grand Quartier et embarqué pour l’Egypte, 19 mai 1798. Combat à la bataille des Pyramides, 21 juillet 1798. Tombe malade au Caire ; rejoint Desaix à Girgeh, 29 décembre 1798. Bat Mourad Bey six fois du 3 janvier 1799 au 18 mai 1799. Assiège Aboukir, du 25 juillet 1799 au 2 août 1799 et s’empare de la ville, à la prise du fort. Revenu à Toulon, 6 mai 1800. Charge à Molino, 17 décembre 1800, Combat à Pozzolo, 25 décembre 1800, Charge au passage du Mincio, à Valeggio, 26 décembre 1800. A l’armée des Côtes de l’Océan, commande le corps de droite, 20 juin 1805. Passe le Rhin à Mannheim, 26 septembre 1805, entre à Speyer, 4 novembre 1805. Commandant l’aile droite, il prend une part décisive à Austerlitz, 2 décembre 1805. Bat le roi de Prusse et le duc de Brunswick, à Auerstaedt (situé à 10 km à l’ouest de Naumbourg, en Saxe, 14 octobre 1806. Reçoit de l’Empereur l’ordre de rentrer le premier à Berlin, 25 octobre 1806. S’empare de Custrin, Posen, 10 novembre 1806, Varsovie ; est vainqueur à Nasielsk, à Golymin, 26 décembre 1806, à Ziegelhoff, 8 janvier 1807 et à Eylau où il commande l’aile droite, 8 février 1807. Prend Königsberg. Victorieux à Than, 19 avril 1809 et à Shierling, 21 avril 1809. Sert sous Napoléon, à Eckmühl, le 22 avril 1809, à Ratisbonne, le 23 avril 1809, à Wagram, 6 juillet 1809 où il commande l’aile droite de l’armée. Prend la parole au nom de l’armée au transfert de Lannes au Panthéon. Rend visite en 1810 à Dom Laporte, son ancien maître du collège Jacques Amyot, il reconnaît le concierge Philippart alors bien vieux. A partir de 1810, ne quittant pratiquement plus l’Europe du Nord et de l’Est, il devient une sorte d’archi-douanier de l’Empire dans les départements hanséatiques, veillant avec sévérité au strict respect des règles du blocus continental. Intervient contre Bourrienne qui trafique et exige conformément aux ordres de l’Empereur, que soient brûlées les marchandises anglaises entrées en contrebande. Occupe Stade (ouest de Hambourg), en avril 1813. Occupe Hambourg, 30 mai 1813. Est vainqueur à Lauenburg. Remet sur pied, aux Cent-Jours, une armée de 120.000 hommes avec tout ce qu’il peut trouver et l’équipe. A la suite de la défaite de Waterloo, Davout demande à Napoléon, 22 juin 1815, de quitter la capitale après que ce dernier aura été contraint d’abdiquer par la Chambre ; les adieux sont glaciaux. Sa déposition au procès du Maréchal Ney est interrompue par le Général Bellard. Perd sa qualité de pair de France, est exilé à Louviers, 27 juillet 1815, privé de traitement et surveillé par la police. Accusé d’avoir fait tirer sur le drapeau blanc, il lui est interdit à son retour en France de rester à Paris. Ne se rallie pas à la Restauration. Rentre dans ses terres au château de Savigny-sur-Orge.

Blessures :
- Au passage du Rhin, 20 avril 1797.
- A Auerstaedt, 14 octobre 1806.
- Blessé par un boulet à la bataille de la Moscowa, 7 septembre 1812.

Décorations :
- Membre de la Légion d’honneur (Chevalier), 11 décembre 1803.
- Grand officier et chef de la 6e cohorte de la Légion d’honneur, 14 juin 1804.
- Grand-aigle de la Légion d’honneur, 2 février 1805.
- Chevalier de la Couronne de fer
- Chevalier de Saint-Louis, 10 février 1819.

- Grand-croix du Christ du Portugal, 28 février 1806.
- Grand-croix de Saint-Henri de Saxe, 16 avril 1808.
- Grand dignitaire du duché de Varsovie, 17 avril 1809.
- Grand-croix de Saint-Etienne de Hongrie, 4 avril 1810.
- Grand-croix de l’Eléphant du Danemark.

Tires :
- Fait duc d’Auerstaedt, 2 juillet 1808 par lettres patentes du 8 juillet 1808,
- Fait prince d’Eckmühl, 15 août 1809, au palais de Schönbrunn, en Autriche.

Dotations :
Traitement annuel de 24000 francs en tant que commandant des grenadiers à pied de la Garde des Consuls, 6 frimaire an X (27 novembre 1801) Le château de Brühl (Augustusburg), à 12 km de Cologne, érigé en principauté d’Eckmühl, estimé à 200.000 francs, une dotation sur les salines de Nauheim, 40.000 francs en Westphalie, 60.000 francs en Hanovre, 300.000 francs en Hanau, 200.000 francs sur le Monte Napoléon, 17.647 francs sur le Grand Livre, 293.201francs en Pologne, 300.000 francs en capital pour l’achat d’un hôtel particulier et 100.000 francs, en 1811 sur le Domaine extraordinaire.

Le nom de DAVOUT est gravé sur le côté Est de l’Arc de Triomphe de l’Etoile.

Pair de France, 5 mars 1819.
Maire de la commune de Savigny-sur-Orge jusqu'à sa mort.


Le discours prononcé aux obsèques de Davout par le maréchal Jourdan parut dans le Moniteur du 5 juin 1823. L’année suivante, Suchet fait son éloge devant la Chambre des pairs ; ce texte parut dans le Moniteur du 12 juin 1824.

Sites du département de l’Yonne se rapportant à Davout :

Annoux :
Maison natale du maréchal Davout, avec plaque commémorative.

Auxerre :
Dans le musée d’Auxerre sont exposés divers objets du 1er Empire ainsi que les objets personnels ayant appartenu au maréchal Davout.
La caserne du 4è R.I se nomme Caserne Davout.
Boulevard Davout, à Auxerre se trouve sur piédestal, la statue en bronze du maréchal Davout.

Avallon :
Dans la salle des Maréchaux, de l’hôtel de ville, se trouve le portait du Maréchal Davout, debout, en tenue, tenant le plan d’une place forte dans une main et serrant de l’autre main, son bâton de maréchal d’Empire.
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